‹ Géographie universelle (volume 2)Chapitre 28 sur 229 · II. 121, en ail.— («} Caylus, Hist. de rAcadémie des · texte numérisé non relu

II. 121, en ail.— («} Caylus, Hist. de rAcadémie des

Belles-Lettres, XXIX. Langlhs, Mém. sur Persépolis,

dans la Collect. portât, des Voyages , III , 200 sqq.

— (5) tieeren. Idées sur la politique, etc., Il, IRO.

Manuett, V, 516. — («) Langlès, Mém. pag. 225 s<iq.

Saine-Croix, Rxim.des lîisl. d^AIoxaràîre .?:> .s(|<j.-

280 sqq.

LIVIB HUITIEME.

Aristebule troavH on Ht d*or et qb eereodl du mêflie métal^ Hûe table garnie de vases à boire, diva^ habillements et des bijonx précieux. La SuHane, m la Suêiée, province où régnait un éternel printemps , est souvent considérée comme une subdivision de la Perside; mais elle en est séparée par des mimtagnes , et ses deux rivières, VBulems et le Peuitigris, sujets de beaucoup d'incertitudes et de discussions (ij, confondent leurs embouchures avec celles du Tigris , de. la Mésopotamie; d'ailleurs la langue syriaque ou araméehne parait y avoir dominé 0, et les maisons de Suse étaient con- 8trultes,*comme celles de Babylone, en briques dmentées par du bitume (^}. Les iSum, qui, selon Strabon, étaient les mêmes que les Kis- $U , semblent donc appartenir à la grande famille des peuples araméens ou syriens; mais la cÀte, bordée de bas-fonds inaccessibles, ap- ' partenait à une nation différente , les Elymœi des Grecs et les Elam de la géographie hébraïque. Ce peuple , anciennement très puissant , subjugué ensuite par les Babyloniens , forma, du temps de Strabo», un royaume indépendant (4). Une autre tribu, les Çossœi, ou Koêsm, ont laissé à la Susiane le nom moderne de Khosistan.

» En nous approchant des bords de TEuphrate et du Tigre , les souvenirs géc^raphiques se multiplient et s'agrandissent trop pour que nous les puissions faire entrer dans le cadre étroit de ce Précis. Gomment résumer seulement toutes les discussions qui ont eu heu sur les divers empires fondés dans les trois contrées ^AssyrU, de Mésopotamie et de Babylome, contrées unies par la même langue, habitées par des Araméens, mais dans lesquelles les peuples montagnards de TArménie et de la Médie paraissent avoir souvent Élit des invasions et formé des établissements de plus ou de moins de durée? Gomment concilier entre eux Hérodote, Ctésias et les écrivains hébreux? Cependant ces révolutions rapides et fréquentesquiflrenttransférerrempire tantôt à Babylone, tantôt à Ninive, doivent avoir fait varier les limites des Etats, et même des provinces; mais il suivit ici de nous en tenir aux notions de Strabon et des autres Grecs

{«) Fincentt Voyage de Néarque III, 2îl, sqq. Manneri, V, 473, sqq. — (») Asfem, Biblioth. orient, p. 758.-^5) Sirab, XV, 1059. Alm. — (4) Bochart, rhaleg, II, 2,a/(dV. 11,3, cap. !(.

postérl^irs à la conquête de l'empire persan par Alexandre.

» Le nom é'A$iyr%e, ou, selon le dialecte ehaldéen, d'Aturie (*), qui parait avdr été aneiennemait la dénomination générale de ces contrées, semble, sous les Persans, lorsque le satrape ou gouverneur général r^idait à Babylone, avohr cédé la place à celui de Babylome, qui d'abord ne comprenait que le royaume d(mt cette ville était la capitale. Strabon emploie qijfflquefois les deux noms comme synonymes (^j ; et plus tard, sous les Parthes, celui d'Assyrie redevint le plus généralement usité (3). La contrée comprise entre le Tigris etrEuirfirate, l'itraiii-iVaAaratm des Hébreux, fut appelée, sous les successeurs d'Alexandre, Mesopotamia, nom inconnu à Xénophon, qui comprend les riantes vallées de la partie septentrionale sous le nom de S^^ria, et les déserts de la région méridionale sous celui d'ilra6ta (*) ; division qu'on retrouve chez les Hébreux (5), et qui a été suivie par plusieurs historiens (% C'est comme province romaine toujours attaquée par les Parthes, que la Mésopotamie a eu le plus de célébrité ; mais ses limites changeaient au gré de la f(t»rtune.

» Tous les anciens vantent l'extrême fertilité de la Babylonie, arrosée par d'innombrables canaux que la négligence des habitants actuels a laissés disparaître en partie. Cependant le dattier était alors comme aujourd'hui la principale ressource du pays. D'autres canaux , parmi lesquels on distinguait le Flewoe Royal, servaient à la navigation intérieure (^ ;* mais le défaut de bois, qui obligea reconquérant macédonien de transporter sa flotte par terre desportsdelaPhéniciedansl'Euphratei*!, réduisait cette navigation à des bateaux dont une partie était en osier couvert de cuir ou enduit de bitume (^. Les parcs royaux fournirent à la flotte macédonienne quelques cyprès; cependant nous ne déciderons point si , comme Bochart le pense, Noé a construit de ce bois sa fameuse arche ('<^1. Le commerce de Babylone parait donc avoir été entre les mains des ba-

(') IWH hcbr. 1»nK chaM. Bochart, Phaleg. IV, 19. Dio Cass. LXVIII. ftS. — {') Strab. XVÏ, 1070. 1074. Alm. — (5) Âmm, XXIV. 2, etc. — (*) Xenoph. Exped. Cjr. I. 5. — (») Id. II.CbroB. XÏX, 6.—

(6) Dio Cass. LXVIII , 31. Comp. Hérod, HI . 9. —

(7) Arriatu VIÏ,7. — (8) trriojt.VII, 19. — (s) Hérod. I, 104. Sirab. X\l,tms, Alm. —O») Phaleg, p. 24.

HisToiBB tm lA eâoiqiÂPHiE.

bitants de G$rrk0, irille d'AraMe, doit kg iMh Tires rèBumtaifiDt l'Enphrate jnicpi'à Thapsaeus (^). Da temps de Strabon, la splaadeur de Ba^hne était édipsée par le voifitaage de Séleueie, nommée antârieuremeDt Hydatopo^ tam, ville nouvellement bâtie sur le Fleuve Boyal , non loin de Tigris. Forteresse inesipugnable, cité florissante, bientôt Séleudeeompta six cent mille habitants, .et Babylone devint déserte (2). Les murs de Sémiramis , le temple de Bélus et les jardins suspendus en Tair sur des voûtes hardies se sont écroulés, et les voyageurs ne trouvent qu'un immense amas de briques où s'élevaient les palais des maîtres de TAsie. Les indications des anciens sur la dreonférence de cette ville antique fournissent un nouvel exemple de remploi de stades différents; car, en évaluant les 4dO stades donnés par Hérodote, selcm les habitants eux-mêmes, à833 par degré , et en prenant les 38d stades de Strabon à 714 par degré, on trouve que ces deux mesures, en apparence différentes, sont au fond les mêmes P). Cette enceinte, 4^ quatorze à quinze lieueâ anciennes de France, n'a rien d'incroyable pour une ville d'Asie. >•

A quelques lieues de l'Ëuphrate, est Bcm^byee, appelée Edessa et ÈierapoUs, ou la mile sacrée, parce que Ton y adorait Atargatis, déesse syrienne que Lucien nous représente avec la tête d'une femme et le corps d'un poisson. Sur la gauche du fleuve, une route conduisait à travers le désert jusqu'à Seenœ, vers les limites de la Babylonie proprement dite et de la Mésopotamie. Cette ville, située sur un canal, était considérable (*). Les Scenitœ, qui habitaient les environs, levaient un tribut sur les voyageurs qui traversaient leur désert.

M Au midi de Babylone, s'étendait, vers l'Arabie et les bouches de l'Ëuphrate, la Ch(Udé€, aujourd'hui presque déserte, mais anciennement couverte de villes.

» V Assyrie proprement dite, ou YAturie de Strabon , avait déjà , cinq ou six siècles auparavant, vu disparaître une autre ville célèbre, la Ninive des écrivains h^reux, nommée Ninuê par les historiens grecs (s). Ses murs avalent 100 pieds d'élévation, et ses deux cents

(«^ Strab, XVI, 1110.— W Plin. VI, 2e.«S>a*.XVI, 1078. — (5) Hérod. I. J78. Sirab, XVI, 1072. Alm. —(4) Sai?ant M. Du Thell, elle devait être à eoTiron 10 lieaes au nord de Bagdad. J. H.

—(5) Wi-od. I, 193; H, 250.

tours MO. Elle avait, sehm Diodore, 480 Stades de pourtour; mais comme il la place sur TËuphrate , tandis qu'elle était sur le Tigre, ne pourraitron pas croire qu'il l'a ecmfondue avec Babylone? Quoique Lucien confirme la prophétie de Néhémias en affirmant qu'on ignorait l'emplacement de Ninive (^) , des auteurs graves en parlent long-temps après comme d'une ville existante (^j; ce qui a £ait soupçonner qu'elle avait été rebfttle, ouplutAt que les Romains en avaient appliqué le nom à une autre ville. Il parait même que l'ancienne Ninive était beaucoup plus rapprochée de Babylcme que Gellarius et d' Anville ne l'ont cru ; et peutêtre se trouvait-elle vis-à-vis de Bagdad dans la Mésopotamie (s).

» La région appelée VAdiabena, remplie de sources de naphte. et comprenant Arbela, célèbre par la victoire qu'Alexandre remporta sur Darius , et le canton A'Arrapackitis , qui rappelle l'Arphacsad de Moïse , ne doivent point nous arrêter. Ctésiphon , résidence d'été des rois des Parthes, n'était, du temps de Strabon, qu'une ville du second rang. Nous en dbxms autant de Nisikts , dévoue depuis le renq>art de l'empire romain ; à' Edessa et d'autres villes de la Mésopotamie; leur célébrité est postérieure à l'époque dont nous parlons.

H A l'ouest de l'Ëuphrate, nous voyons s'élever les montagnes de la Haute^Syrie, entremêlées de vallées riantes et bordées par les sables du désert. Là coule VOronte, que d'innombrables machines à roues forcent à versar malgré lui ses eaux fécondantes sur les campagnes voisines; ici brillent les cités ixmdées ou rétablies par les Séleuddes, et dont les proconsuls romains mêmes ne pouvaient épuiser les richesses. La pi^uleuse Antioehe (Antioekia)^ rivale de Rome, d'Alexandrie et de Séleucié sur le Tigris (*), voyait accourir dans ses théâtres, son cirque, ses boutiques, et dans les voluptueux bosquets de Daphaé, tout ce que le mcmde possédait alors d'heureux oisifs; et pourtant sa splendeur n'avait pas encore atteint son plus haut degré. Sur la côte , Laodicée florissait par son port et ses vignobles. Près de l'Oronte, Emesa, dont le nom indigène était alors et est encore Hems , renfermait im ma-

(.) Lucian. 1, 621 , edit. Rellz. — (•) Tac, XII, 13. Piolem, ilwim<an.XVII1.7.— (s) P/in. VI, 13. 26. Jves, Voyages, liv.ll, ch. 3. Mannert, V. 447. — (4) Strab. XVI, 1089. Alm.

UVBE HUniEBfE.

goifique temple où Ton adorait le soldl sous remblème d*ane pierre noire (i) ; Apamia, dcmt le canton, disait-on , poavait nourrir une armée entière, s*accroissait, tandis que Hamath, 8i importante dans la géograpliie des Hébreux (^] , n'était plus que Tinsignifiante Epiphania, et attendait Tépoque des Arabes pour refleurir. Vers l*Euphrate, la ville des palmes, ou Tadmor, dont la fondation est attribuée au roi Salomon('), n*était encore que faiblement connue sous le nom demi-latinr de Palmyra; déjà cependant elle commerçait avec Tlnde (*). Berœa, qui, sous celui d'Haleb ou Aleppe, devait un jour hériter des grandeurs encore naissantes de Palmyre , avait aussi peu de célébrité; mais Hierapolis, nommée en syrien Mabog (& , attirait, par son temple de la déesse Dercetis , une population immense et des trésors que Crassus employa plusieurs jours à ftdre peser ^^j. Les descendants des Séleuddes, relégués à Samosata, régnaient sur le fertile canton de Comagène,

n Dans la partie méridionale de la Syrie , le Liban eîY Anti-Liban, fidèles asiles de Thiver au sein d'une contrée brûlante (^), portaient encore sur leurs cimes de vastes forêts de cèdres (S), et ombrageaient au loin ces vallées profondes qui composaient la Cœle-Syrie, littéralement ti*aduit « la Syrie creuse. » Damaieus ou Damas n'était encore connue que par la beauté de ses environs ; cependant elle était,' suivant Strabon, la plus remarquable des villes de celte région au temps de la domination des Perses. Héliopolis, nommée en syrien Baal-bek, c'est-à-dire maison du Seigneur, possédait sans doute déjà le fameux temple qu'Antonin fit agrandir ou rebâtir.

M Le nom de la Phénicie restait toujours à une côte assez étendue en longueur; mais ses villes ne concentraient plus le commeifto du monde. 2'yr se soutenait par ses teintures en pourpre, Sidon par ses verreries (^). Strabon indique Ptolémaïs, en syrien nommée Aeo,

(•) Uérod.y, 3. Test, Arien. V, 1090. — (») Gcn. X , 18. Samuel, II, c. 8. 9. Reg. II. c. 18, 34. Jemm. etc. Joseph, Anliq. 1,7.-- (s) Reg. I, cap. 9. 18. Chron. Il, cap. 8, 4. — (*) Appian. Bell. civ. V, 9, — (5) Slrab. XVÏ, 1990. Plin, V, 23. Comp jUyde et SchultenSf index in voce Mambesjun. Abulfedœ , Tab. Syr. .p. 138. — (6) Appian, Parth. 28. Schweighœuter, — (f) « Tantos inter ardorcs fldam nivibus. » Tac, V. 6. — («) Diod. XIX, 58. — (s) Plin. V, 19. Slrab. XVÏ, 1099,

comme la ville principale de ses contrées.

» Les Iturai, qui scmt peut-être les aticétres des Druzes ('), avaient leurs petites seigneuries disséminées dans toute l'étendue du Liban , de l'Antî-Liban et des montagnes voisines. La fertile Galilée avec Tibérias^ sur le lac da même nom; la Samarie, où la naissante Ce— sarée rivalisait avec Ptolémaïs, où la ville de Samaria, rebâtie par Hérode, avait reçu de celui-ci le surnom de Sébaste en Tbonneur d'Auguste; la Judée, encore bien cultivée et fertile, avec la florissante et populeuse Jérusalem, V Hiero-Solyma à&& Grecs; et au-delà de la riante vallée qu'arrose le Jourdain, la Perée, le Décapolis ou le pays de dix villes, les petits cantons de Gaulonitis, Trachomtiê, Batanea et Auranitis .• voilà ce qui formait le nouveau royaume des Juifs, que la politique d'ïlérode ne sut pas mettre sur un pied stable, et sur lequel planait déjà une destinée cruelle. Strabon, qui, avec Diodore, nous a conservé des détails intéressants sur la naissance de l'asphalte dans la mer Morte (^j, confond pourtant ce lac d'une manière inconcevable avec le lac ou plutôt la lagune de Sirbonis, voisine des côtes de l'Egypte ; mais Strabon expie cette négligence en rendant un bel hommage à la véracité des historiens hébraïques, par l'éloge qu'il fait du génie de Mojise et de l'andeone constitution du peuple juif.

» Toute la Syrie , avec la Palestine et la Phénicie, n'était, aux yeux d'Hérodote, qu'une côté de l'Arabie p). En effet, les tribus arabes se sont de tout teqnps répandues dans les contrées voisines; témoin les Arab -Egyptiens que Ptolémée place sur la côte occidentale de la mer Rouge (<), les colonies arabes d'Ethiopie indiquées par le roi Juba (^), et peut-être les Indi sur le fleuve Indus en Asie-Mineure, qu'un auteur romain semble appeler Arabes («•. Hérodote ne parle des Arabes que d'une manière générale : en peignant quelques traits de leurs mœurs, il indique comme leurs principales divinités Urotalt, ou Eraiallah, le dieu du feu, et Alitait, ou Alatla, unedée-sse semblable à la Vénus céleste (';. Alatta, nommée

C) Annal, des Voy. rv. 371.— (») Voyez ladcscriplion de ce lac dans la snile de ce Précis. — (*) Uérod.

II, 12.— (♦) Piolém, IV, 6. — (5) Plin, V, 29. — (6) FibiuS'Sequest. dcGenllbus. — {f)tiérod, I, 131,

III , 8. Bochart, Géogr.sacr. p. 112. Assemann. Bibl. orient, m, 581.

SI

dans le Coran, était adorée sous la figure d'une pierre noire [^]. Nous savons par les écrivains hébreux que les Arabes ont, de temps immémorial , été partagés en d'innombrables tribus, les unes errantes, les autres fixées dans des villes. Strabon y i^oute que les Arabes méridionaux étaient, comme les Egyptiens et les Indiens, divisés en castes au nombre de cinq, les gu^ers, les cultivateurs, les artisans, les savants et les marchands pj. Les Arabes, peu belliqueux, se livraient presque tous au commerce ; les habitants de la côte méridionale recevaient derinde, et enpartierecueillaientdans leur propre pays, de Tencens, de la myrrhe et des aromates que les Arabes nomades transportaient sur leurs chameaux dans les villes commerçantes de la Syrie et de TEgypte. C'était ce commerce qui accumulait entre les mains des princes ou cheykhs arabes Torde l'Europe et les pierreries de l'Inde. Cependant les Hébreux P) et les Grecs s'accordent pour donner À TArabie des mines d'or; ils en décrivent l'exploitation (*]\ ils en marquent la nature trop en détail (^j pour qu'il nous soit permis, à nous qui connaissons si peu l'intérieur de ce pays, de rejeter absolument des renseignements aussi positifs, surtout depuis que Niebuhr a dit à l'académie des inscriptions qu'on montrait enccnre dans T Yémen les endroits où se trouvaient anciennemeiit les mines de ée métal précieux (^]. Comme, selon Strabon, Torse trouvait en nids sous la forme de petites boules, il ne palraltra nullement étrange aux minéralogistes que ces mines aient pu s'épuiser (^j. Les pierres gemmes de l'Arabie, les émeraudes, les topazes, vantées par les anciens(sj, n'étaient peut-être en partie que des variétés de cristal de roche. Cependant, le voyageur sévère qui a fait révoquer en doute tous les rapport^ des anciens sur ce pays, convient que TYémen

(») Max. Tyr. SiUd. Euthym. Zigab. Joann,- Daman, cités par Assemanni et Bochart,—- (*) Sttab, XVI, 1129. Alm.— (5) Reg. I, lO, v. «, lesaïah, 60, v. 6. E%ech. 27, v. 22. — (♦) Jgatharchid. Peripl. Mar. Rub. 22, 26. — (5) Strab. XVI, 1103. Diod. II, 60. — (•) mebuhr, cilé par Biœrnitahl, Lettre 1,117, sqq.

(7) Cette assertion d'Artémidore, rapportée par le géographe grec, indique tout simplement en Arabie, au temps de ces écrivains , Texistence de terrains d'alluTion aurifères. On sait que ce sont les plusricbes et les plus faciles à exploiter; maison sait aussi qu'ib s'épuisent assez promptement. J. H.

(•) JgaUt. 54, 55. Sirab, XVÏ, 1125. Diod.UtBi.

produit certaines pierres précieuses (^. 11 ne faut donc pas repousser avec trop de dédain les jolis contes d'Hérodote et de Diodore sur ces immenses forêts d'arbres à myrrhe , à baumeetà cassie, dont les suaves odeurs, répandues au loin dans l'atmosphère, annonçaient aux navigateurs le voisinage de la région des aromates, où toutes les maisons étaient bâties en bois odoriférants. Un voyage par terre de Mascate à Moka prouverait peut-être que ces peintures ne sont pas entièrement chimériques.

» Strabon ne distingue que deux grandes divisions dans TArabie: la partie déserte, Slu nord, entre la Syrie, l'Euphrate et la Palestine, et au midi de ces plaines abandonnées aux Scenitœ ou habitants des tentes, VArabie-Hei^ reuse, qui , dans l'idée de ce géographe et de la plupart des anciens , comprenait la majeure partie de la péninsule. Mais les connaissances de Strabon sur les diverses nations de TArabie sont bien incomplètes. Sur le golfe Persique , il décrit, d'après Eratosthène, d'abord lé pays de Macine, et ses vignes en paniers, flottantes au sein des marais; il connaît la ville de Gerrha, située à 3,400 stades des bouches de l'Euphrate et à 200 de la mer , bâtie en sel gemme, et dont les habitants , Chaldéens d'origine, faisaient un grand commerce en marchandises de l'Inde p). L'ile de Tyro^, dont Strabon voudrait faire la patrie des Phéniciens, parait appartenir aux côtes de la Perse, et n'avoir rien de commun avec Tlle Bahrein , que Pline apprit plus tard à connaître sous son vrai nom de tylos , et dont il vante déjà les pêcheries de perles (^).

(•) jyubuhr, Descript. pag. 140, en ail. Au témoignage de ce voyageur on peut ajouter celui de Seetzen et celui d'Ali-Bey, d'après lesquels les monUgces de TArabie sont composées de granité, de micaschiste et d'autres roches appartenant à Tépoque granitique. En conséquence, on doit regarder c^mme exacte Vasserlion d Agatharchides, puisque les diverses variétés d'éroeraudes et de topazes se trouvent dans les roches que nous venons de désigner. J. H.

(*) Agatharch. 57, in Geog. mm. I. Diod, III, 42. Strab. XVI, 1122. — P)P/w. VI, 28. Theophrast. Hîst. plant. V, 26. Arlemid. ap. Suph. tieeren , de Anliquà slnûs Persici tocîe, in Comm. soc. Gotl.

Les noms de Tyros et de Tylot n'ont en effet rien de commun que leur origine phénicienne : voici comment on peut l'expliquer en s'appuyant sur ce qu'en ont dit Gossellin et M. Heeren. Il exisUlt, au rapport de Néarque, sur les cOtes de la Carmanie, une ville de

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