LIVRE DOUZIÈME
daient la soie brute à leurs Yoisins les Indiens. » En réunissant à la suite de notre analyse de Ptolémëe toutes les relations- des anciens sur la Sérique , .nous prouverons que ce p^ys n'est autre chose que le petit et le grand Tibet , avec quelques portions de Tlnde septentrionale. En attendant, et pour que Ton ne nous reproche pas d*avoir admis rien d'arbitraire, nous ferons observer que Pline considère Tembouchure du Gange comme le point le plus oriental de T Asie et du monde oramu (^) ; qu'il n*admet qu'un petit intervalle aitre l'O-
céan sérique et le prétendu détroit par lequel il fait communiquer la mer Caspienne à l'Océan scythique (*), et qu'il regarde comme une chose très probable que des Indiens aient pu être Jetés par une tempête sur les côtes de la Germanie (3) ; que , par un conséquence forcée, l'Océan, dans le système de Pline, aussi* bien que dans celui de.Strabon, occupait les vastes espaces où la géographie moderne place la Sibérie , le plateau de la Mongolie et la Chine, pays dont les anciens n'ont pas en la moindre idée. «