LIVRE SEIZIEME
riosité pousse à une vie vagabonde ; doué d'une profonde instruction, il mérita i^estime de tous les peuples qu'il visita , et remplit pendant quelque temps les fonctions de cadl dans la ville de Dehiy et dans les îles Maldives. De quel intérêt ne serait pas pour nous la relation originale d'Ibn-Batouta 7 Malheureusement il n'est jusqu'ici parvenu en Europe que des abrégés de Touvrage (')•
» Léon f Africain, auteur d'une Description de r Afrique, appartient presque à la géographie moderne. Il serait inutile de nommer d'autres géographes arabes moins célèbres et moins importants. Ignorant la langue dans la«quelle ils ont composé leurs ouvrages , nous devons éviter de nous engager dans trop de détails; et ce n'est qu'en réclamant l'indulgence des orientalistes que nous tracerons le tableau des connaissances géographiques des Arabes.
» Ce peuple connut principalement les pays qui avaient embrassé la doctrine du Koran, et qui fuiitfit visités par leurs commerçants, ou vaincus par leurs armes. Cep'endant les contrées de l'Europe les plus reculées et les déserts de l'Asie au-delà de la mer Caspiepne n'échappèrent pas entièrement à leurs regards ; amis les notions isolées qu'on trouve dans leurs géographies sur quelques pays et villes, comme sur l'Jriande, sur Paris, capitale des Francs, sur l'Angleterre (Ancalthar)j sur le dudié de Sleswig, la ville de Kief et quelques autres endroits, font qu'on a peine à concevoir comment ils ont obtenu sur quelques points ces renseignements précis, tandis qu'ils n'ont rien su du tout sur tant d'autres contrées voisines.
» Les Arabes étant maîtres de la plus grande