DE L'ÉTUDE DE U GÉOGRAPHIE
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tants ; les résultats de ces recherches pénibles peuvent souvent être de nature à intéresser l'histoire ; souvent aussi , placées et groupées dans les vastes tableaux de la géographie politique, ces vérités arfdes s'embellissent d'un éc]at et d'un Intérêt qu'elles ne devront qu'au voisinage des grands aperçus géographiques auxquels on les aura associées. Cette espècecU coinmerce d*échange anime toute la république des sciences et des lettres. Mais les diverses contrée^ de cette république ont leur langue, leur constitution et leurs intérêts à part ; ce sont des objets qu'il ne faut point confondre. Toute discussion de politique, de religion, de morale ; toute recherche d'histoire, de chronologie et d'antiquités qui ne toucherait pas directement aux changements géographiques ; tout calcul de haute géométrle;touteappllcation ou citation superflue des thèses de chimie et de physique; tout détail d'histoire naturelle qui ne saurait être exprimé qu'en termes de naturaliste, ou qui ne formerait point un trait essentiel dans le tableau physique d'un pays, voilà ce que nous considérons comme absolument étranger à une bonne géographie unl^ verselle, quoique plusieurs de ces choses puissent entrer convenablement dans des traités spéciaux de géographie mathématique y physique ou politique.
i> Elle est assez vaste, sans tout cet attirail étranger, la science du géographe ; elfe offre assez de difficultés , assez d'épines. Quand on aurait tu, comparé, Jugé toutes les relations des voyageurs de toutes les nations, relations souvent si mensongères j souvent si peu satisfaisantes; quand on aurait analysé un immense nombre d'itinéraires, d'observations MroDomiques, de dissertations, de descrip-
tions et de notices , de recensements et de tableaux ofdciels, d>stimationsetde calculs faits par des particuliers ; quand on aurait cherché péniblement quelque renseignement géographique, perdu dans un mémoire d'histoire na* turelle, dans une topographie médicale , minéralogique ou botanique, souvent même dans des almanachs de commerce et des Journaux de politique , on n'aurait pas encore épuisé toutes tes sources de la géographie, et il resterait encore à découvrir tout ce qui est caché dans les archives des gouvernements , ou enterré dans les portefeuilles des particuliers, et tout ce qui, bien qu*étalé à nos yeux dans le grand livre de la nature, n'a pas encore trouvé un observateur attentif.
« Mais si les connaissances historiques en général, et celles du géographe en particulier, sont tirées de tant de sources différentes et plus ou moins authentiques, n'est-il pas indispensable d'indiquer celles qu'on a consultées? N'est-il pas de la bonne foi de mettre les savante à même de Juger si l'on s'est appuyé sur des autorités suffisantes? N'est-il pas de la Justice llttémire de faire connaître à nos lecteurs les noms, souvent ignorés , de ceux qui nous ont servi de maîtres et de guides ? Il nous a paru que la réponse à ces questions ne saurait être douteuse ; en conséquence, nous indiquons au bas de chaque page les principaux passages sur lesquels nos assei*tions se fondent. Mais ces citations n'ont rien de- commun avec ces notes qu'on a reprochées aux érudits modernes, et que nous nous sommes rigoureusement interdites. Ceux qui prennent ce livre dans l'intention de s'instruire etnon dans celle de nous Juger, peuvent et doivent le lire dt suite et sans s'arrêter aux renvois. »