SOS
mée Truio , probablement sur le lac Brausen , oon loin d*£lbing. Ce navigateur nous apprend que les Estiens buvaient du koumis ou lait de jument ; qu'ils n'enterraient point leurs morts pendant rhiver, usage que pratiquaient encore les Russes à la fin du seizième siècle [*), et qu'ils laissaient leur héritage , non point à leur parent le plus proche, mais au meilleur cavalier de leur tribu. Les écrivains islandais du onzième ou douzième siècle connaissaient VErwneland (2) , province de la Prusse , désignée aussi sous le nom d'Ormaland [^) , et dont les habitants sontapiMîlés Ormoii et Wermiani (*). Derrière ces contrées, Alfred plaçait le WUlor land ou le pays de la Yistule , qui, dans les Sagas , porte le nom de Poulinaland ou Pologne {«). Plus loin, les Scandinaves, ainsi que nous l'avons vu, jetèrent les fondements de rempire russe , dont les Sagas parlent très souvent en rappelant Gardarike, c'es^àrdire l'empire de la Ct7^. Cette cité était la célèbre ville de Novgorod, que les Scandinaves appelaient Holmgard et Austurgard («). Le port de Novgorod , sur le golfe de Finlande , se nommait Aldeiguhorg, Les liaisons entre les Wari^es-Russes et les autres Scandinaves furent long-temps très intimes ; aussi les Sagas connaissent-ils les Etats formés en Russie par les diverses branches de la famille de Rurik , tels que Kiœnugard ou Kief , Palteskia ou Poloez, Muramar ou Murom, Sursdal ou Susdal, et autres [^).
n Depuis le neuvième siècle , les navigateurs Scandinaves , connus sous les noms de Normans et d'Ostmans , visitèrent les îles et les côtes les plus reculées de la mer du Nord, qui auparavant étaient ou inconnues, ou du moins peu fréquentées. Nous allons en parler dans un ordre moins chronologique que gé(^aphique.
» Llriande , quoique très éloignée de leur patrie, fut, suivant leurs écrivains, découverte de très bonne heure, et même dès la fin du septième siècle (*). Le terme de la langue
(») AlfreitM Orosîus, pag. 19. --' {*) Langebek , II, 36. Ari Frode seheds, c. 8. p. 50. — (3) Uerrandi Saga , p. 69. — (^) Thunmann, Recherches , etc., 60. — {i)Onar Odd% Sa«à. MSS. Ara. Magn. n» 340, p. 304 — («) SoAm. II, 51. etc., etc. — (') Geogr. is- Und. MSS, Ara. Magn. no 281, p. 151. Orvar Odd's Saga, 303-305, etc. — («) Murrary, de coloniis scandicis in Insalis Britannicis, p. 71 , in Gomment. Gottiog. t. III.
du pays dont on se sert encore pour désigner un étranger, Danair ou Danois , confirme, par son étymologie, Tassertion que, avant Tarrivée des Scandinaves, les Irlandais du nord n'avaient encore été visités par aucun étranger. Les Scandinaves, nommés ici Otsmam ou hommes d*est («) , fondèrent dans cette île les royaumes de Dublin , d' U Ister et de Ck)nnaught, qui leur payèrent long-temps tribut, et qui furent soumis par les Anglais depuis 1171 , de même que les anciens habitants. Les vieilles chroniques disent même que dans le neuvième siècle les Normans trouvèrent à Touest de rirlande une très grande terre qu'elles appellent grande Irlande, ou le pays des hommes blancs. Mais les meilleurs critiques rangent cette découverte parmi les traditions fabuleuses (2). Les descendants des Scandinaves se maintinrent long-temps aux environs de Dublin sans se mêler avec les indigènes [').
n Les Normans occupèrent vers Tan 964 (^) les lies de Shetland, Jft^ane/ ou Hialtland, qui firent, pendant quelque temps, partie du comté des Orcades {*). Ce furent encore les flibustiers normans qui firent connaître plus exactement ces dernières iles , confondues souvent avec celle de Thule («j ; ils chassèrent et exterminèrent les anciens habitants ,. nommés PeH et Papa (') , et qui sont probablement les Picii des auteurs romains. Il parait même que les Irlandais donnaient à toute FÉcosse le nom de Ptttoland^]. Mais Torigine Scandinave des Picti ou Petti^ quoique extrêmement vraisemblable, se rapporte à des siècles reculés qu'au* cun rayon historique n'éclaire (•).
» La province de Gaithness , qui est la plus septentrionale de l'Ecosse, formait un État très peu connu , mais dont les chants , attribués à Ossian , ont conservé quelques souvenirs. Cet État eut souvent, avec les Orcades, les mêmes
(') Comp. /Are, Glossar. sviogoth. Il, 332. SchUuzer, Hist. du Nord, pag. 302 (en allem.). — (•) TAorkelin^ Fragments of engtish and irish history . p. 80. Sprengel, Hist. des découvertes , § 20. — (^ Innés, Essay on the ancient inhabitants of Brilaln , II , 453. Petiy's Political survey of Ireland , 104. -« (4) Campbell, Political survey of Great - Brltain , t. V, p. 677. — (5) Orkneyinga Saga, seu Historia Orcadensium e\ edit. Joa. Jonaci. Hafkiie , 1730, p. 23-29. — (6) Geogr. Ravenn. liv. V, ch. 31.— (7) Orkneyinga Saga , p. 549. — (») Snorro , 1 , 390. IViaU Saga, c. 86, p. 126. — (9) Archaol. bril. I, 230- 237. CFlaheriy, Bathius, etc. Comp. Sitilm , m«« tolre de Danemark, 1 , 299 , tmd. «Uem.