‹ Géographie universelle (volume 2)Chapitre 86 sur 229 · UVRE VINGT-TROISIÈME · texte numérisé non relu

UVRE VINGT-TROISIÈME

rent partout la religîon chrétienne, publièrent plusieurs descriptions du pays , et firent imprimer l'tiistoire.de leurs succès (*). .

» Tels furent les résultats du projet formé par le prince Henri; cjir c'était Tesprit de ce grand homme qui , animant les Gama et les Albuquerqtie, les avait conduits des extrémités occidentales de l'Europe jusqu'aux lieux où l'immense Océan oriental semble avoir brisé en mille îles la vaste masse de l'Asie. Rien n'avait pu les arrêter, ni l'étendue des cotes arides et sauvages qu'il avait fallu parcourir, ni l'exemple effmyant de plus d'une flotte naufragée. Ils avaient dépassé ce redoutable promontoire où la muse de Gamoens vit le génie de l'Océan , du haut d'un trône de nuages, se^ couer en courroux son sceptre flamboyant , qui soulevait les flots et déchaînait les tempêtes ; ils avaient dispersé ces nombreuses armées d'Arabes belliqueux, défendant, contre une poignée d'étrangers, leur foi, leurs trésors et leurs vies, sous la conduite de princes illustres et de yaillants capitaines. Tout avait cédé au

courage d'une petite nation européenne; toutes les côtes de l'Asie et de l'Afrique envoyaient leurs tributs à Lisbonne. Mais la témérité du roi Sébastien lassa enfin la fortune, et la puissance portugaise trouva son tombeau dans les plaines sanglantes d'Alcaçar-Quker on Akê' çar^El-Kibir (']. Languissant sous le joug e»pagnol , le Portugal vit son magnifique empin en Asie et en AMque dépérir et se réduire 8uo> cessivement à quelques comptoirs. La soif de For, qui avait inspiré aux chefs des colonies portugaises une conduite t^Tannique ; le soulèvement des nations orientales , les attaques des Hollandais , les discordes intestines, tout concourut à rendre inutiles les prodiges de valeur par lesquels le grand Castro et quelques autres Portugais cherchèrent à dé* fendre les conquêtes d'Asie. Une autre nation hérita de leurs découvertes ; mais les renseignements nouveaux que la patience 1»tave nous a ]^rocurés sur -ces régions appartiennent entièrement à la géographie moderne.»

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