LIVRE VINGT-QUATBIEME
glais Beeehey traversa Tarchipel de la mer Mauvaise et découvrit quelques nouvelles îles qu'il nomma Barrow, Cockbum elEyam-Martin. Sa principale mission avait pour objet de rejoindre le capitaine Franklin, envoyé vers la même époque dans la mer polaire ; mais le capitaine Beeehey, après s*être rendu deux fois dans cette mer sans pouvoir y rencontrer son compatriote, fut forcé par les symptômes d'un hiver rigoureux de revenir en Europe le 12 octobre 1828 après plusieurs explorations qui ne sont pas sans utilité pour la science.
Les meilleures cartes des côtes de TAmérique méridionale qui avaient été dressées par les Espagnols et par les Portugais, étaient reconnues insuffisantes, lorsque la France et r Angleterre entreprirent Texploration de toutes ces côtes pour Tutilité de la navigation générale, r^s Français reconnurent les côtes du Brésil, et les Anglais celles de ta Patagonie, de la Terre-de-Feu, du Chili et du Pérou. Au mois de mai 1826, le capitaine anglais Ph. King, commandant VAdventure, et le capitaine Pnngle Stokes, commandant le Beagle, quittèrent TAngleterre pour explorer les côtes méridionales de rAmérique.
Les côtes orientales et occidentales de la Patagonie, ainsi que la plus grande partie du détroit de Magellan, avaient été étudiées par le capitaine Stokes, lorsque la mort Tenleva à ce pénible travail. Le lieutenant Skyring le remplaça ; mais peu de temps après, M. King, commandant en chef de la station , confia le Beagle au capitaine Fitzroy. En 1 829 et 1 830, les deux bâtiments continuèrent leur reconnaissance avec Taide d'un troisième plus petit commandé par le lieutenant Thomas Graves. A la fin de 1830, ils retournèrent en Angleterre après avoir ajouté aux travaux déjà faits les cartes des côtes sud-ouest et sud de la Terrede-Feu, et celles d'un grand nombre de passages entre les lies qui la composent.
Vers la fin de Tannée 1831 le Beagle^ sous les ordres du capitaine Fitzroy, se remit en route pour l'Amérique méridionale dans le but d'y déterminer des longitudes. On a levé tm plan de tous les ports et de tous les mouillages de la côte à partir de la rive droite du fleuve de la Plata. Depuis le 46* degré de latitude jusqu'à la rivière du Guayaquil, toutes les côtes du Chili et du Pérou ont été reconnues. Après un travail de quatre années, le Beagle
retourna en Angleterre par le cap de Bodun Espérance ; il arriva à Plymouth dans le cottrant d'octobre 1836.
Au commencement de l'année 1829, le capitaine d'Ur>ille, commandant rAitrolabt, termina le voyage de circumnavigation qaH avait entrepris dans un but analogue à celui des expéditions de M. Freychiet et de M. Baperrey ; mais il eut le triste et précieux avantage d'acquérir la certitude que le capitaine anglais avait bien reconnu la terre inhospitalière qui fut témoin de la mort de La Pérouse et de ses compagnons, et de contempler les débris qui ne laissaient aucun doute ni sur le lieu ni sur l'événement. La recherche de la plage qui les vit périr était une des obligations qui depuis long-temps faisaient partie des instructions données aux navigateurs français qui devaient parcourir le grand Océan. Suivons un instant dans sa route le capitaine d'Urville. Le 22 avril 1826, VAêtrokhelm l'ancre et s'éloigna de Toulon. Après avoir vérifié et rectifié la position de quelques points importants, le commandant s'acquitta de la tâche difficile de reconnaître et de préciser celle de l'archipel Fidji : il en a donné une carte complète, en restituant à ces lies le nom de Viti que leur donnent les indigènes ; mais en mémoire du célèbre navigateur qui les a découvertes, il a imposé à l'une d'elles celui de Tasman. Plus tard, il reconnut complètement les lies Laughlan, puis la côte méridionale de la Nouvelle-Bretagne, où il découvrit un groupe d'iles qu'il appela îles du duc d^Angoulém.Cx fut le 21 février 1828 qu'il jeta l'ancre entre les récifs de File Mallicolo, qu'il nomme avec raison Vanikoro, suivant l'exacte prononciation des habitants. Il vit près de la côte, an fond des eaux calmes et transparentes, des ancres, des canons, des boulets et une immense quantité de plaques de plomb, seuls restes d'un de nos vaisseaux naufragés. On retrouva au milieu des récifs de Paîou et de Vanou une ancre pesant 1800 livres et un canon en ftote du calibre de huit, tout corrodé parla rouille, ainsi que deux pierriers en cuivre assez bien conservés : comment douter que ce fût sur ces écueils que se perdirent les deux vaisseaux de La Pérouse? Cette triste certitude inspira à M. d'Urville la généreuse idée d'élever à la mé* moire de nos infortunés compatriotes, sur cette funeste lie de Vanikoro, dont le climat
fflSTOIRE DE LA GÉOGRAPHIE.
malsaiii faisait déjà^ dans fespace de quelques jours, éprouver à nos marins le besoin de Tabandonner , un modeste monument auquel chacun se fit un devoir de travailler.
ÉcouttHis le savant chargé de faire à TAcademie des sciences un rapport sur la navigation de r Astrolabe, résumer les détails recueillis sur la perte de nos compatriotes (^). « Les renseignements obtenus par M. d'UrvilIe firent juger que les frégates commandées par La Pérouse auraient rencontré Inopinément, dans ime nuit obscure et pendant un vent violent de sud-est, les récifs qui entourent Ttle de Vtankoro, et s'y seraient brisés. L'un d'eux serait venu heurter Fun de ces récifs taillé à JHC et aurait coulé à fond presque immédiatement. L'autre vaisseau, plus heureux, serait entré dans une des coupures de ce récif; mais n'ayant pas trouvé assez d'eau, il se serait éclu)ué et aurait demeuré en place. C'est celui dont les débris aperçus au fond des eaux attestent le naufrage.
• Trente hommes du bâtiment coulé à fond auraient pu gagner la terre. M. d'Urville ne parle pas du sOrt qui leur a été réservé , mais les récits du capitaine Dillon tendent à faire croire qu'ils auraient été massacrés par les naturels de l'île. Quant à l'équipage du bâtiment qui s'est échoué, et qu'il a été impossible de relever de la côte, M. d'Urville a entendu dire qu'il aurait débarqué dans le district de Palou, lieu voisin du naufrage, et aurait construit, avec les débris qu'il aurait pu sauver, un petit bâtiment à l'aide duquel tous les Français se seraient mis en mer, après un séjour de sept lunes dans l'Ile, pour venir dans quelques uns des établissements européens des Moluques ou de la Nouvelle-Hollande. On ne peut malheureusement que trop prévoir le sort qui a été réservé à ces infortunés, dont depuis plus de quarante ans on n'a pas entendu parler. Quelques récits cependant assurent que deux hommes de l'équipage restèrent dans nie, mais qu'ils moururent en moins de deux années. Ainsi le fruit de toutes nos rcchei'chcs a été de nous procurer quelques canons, une ancre rongée par la rouille, qui, en nous faisant connaître le lieu du naufrage des compagnons de
(*) M. JRosself Rapport sur la navigation deV-^sirotabe, lu à l'Académie des sciences dans la séance du f7aoûtl»39.
La Pérouse, nous enlèvent Te^ioir de jamais en retrouver un seul. »
D'après la position que lui assigne M. d'Urville, l'Ile de la Recherche de d'Entrecasteaux ne serait autre que celle de Yanikoro ; ainsi, lorsque ce capitaine, envoyé à la recherche de nos compatriotes, découvrit cette lie en 1793, c'est-à-dire environ quatre ans après le naufrage de La Pérouse, il était loin de se douter qu'en mettant pied à terre il devait atteindre le but de sa mission.
En traversant l'archipel des Carolines, M. d'Urville crut devoir compléter la reconnaissance que M. Duperrey avait faite des Iles Dublon, découvertes en 1814 par le capitaine de ce nom. Il leva aussi le plan d'un groupe que les habitants appellent Elivi et qui forme la prolongation des Carolines. Enfin les travaux géographiques du capitaine d'Urville et de ses dignes compagnons sont tellement considérables qu'ils forment 63 cartes de côtes, de ports et de mouillages terminées ; 12 plans esquissés, 866 dessins destinés à faire con-r naftre les races d*hommes, leurs armes, leurs habitations, etc., et 400 autres dessins de vues de eûtes, faits dans l'intention de présenter l'aspect des pays visités pendant cette impor-» tante expédition, qui ajoute à la gloire que s'est acquise depuis long- temps la marine française.
Au commencement de 1829, le gouvernement des Etats-Unis expédia trois navires pour explorer l'océan Pacifique, déterminer la position incertaine de plusieurs des nombreuses lies de cet océan, ea i-eoonnattre les écueils et les fixer sur les cartes.
Le capitaine Rois, dont nous avons précédemment parié, n'était point encore satisfait de ses tentatives pour trouver au nord de l'Ame* rique un passage de l'océan Atlantique au grand Océan. Plusieurs amis généreux secondent sa résolution et pourvoient à l'armement du navire la Victoire. Le capitaine s'embarque le 25 mai 1829 pour la baie de Baffin avec son neveu sir James Ross, MM. William-Thom, Mac-Diarmid et vingt hommes d'équipage. Son but était de gagner le détroit de liuicaster, celui de Barrow, rentrée du Prince-Régent, et de poursuivre ses découvertes vers le sud et vers l'ouest, dans des parages qui lui seraient accessibles.
Parvenu à Tendroit même où le navire la
IJVRE VINGT-QUATBIÈME.
Fvriê, entr*ouvert par le choc des glaces, avait été abandonné quatre ans auparavant, il en retrouva encore sur la plage les canots et les provisions, et continua sa navigation vers ie sud-ouest le long de la c6te occidentale du détroit du Prince-Régent. Vers le 70* parallèle on trouva un port où Ton put hiverner, et qui reçut le nom de Feliœ Harbour, On eut sous les yeux un vaste bassin maritime, et les terres que Ton découvrait à 40 milles au sud s^étendaient de Test à Fouest et appartenaient au continent américain. La contrée dont on venait de longer le rivage faisait elle-même partie du continent : c'était une vaste presqu1le liée à la terre-ferme par un isthme de 15 milles anglais de largeur, qui s^arait la mer orientale de la mer occidentale, et qui présentait sur Fisthme môme une double chaîne de montagnes. Le détroit du Prince-Régent forme rentrée de cette mer orientale qui pénètre dans les terres et qui communique avec rOcéan par la baie de RafQn.
L'année 1832 fût consacrée par le capitaine Ross à de nouvelles excursions sur le continent. On visita et on releva les côtes de Ja presqu'île que nous venons de désigner ; mais les barrières de glaces ne permettant plus d'avancer, il follut laisser le navire la Victoire dans un port auquel on donna ce nom, et l'on partit le 29 mai 1832 pour regagner la plage où le navire la Furie avait naufragé. Ce voyage se fit le long des côtes dans des canots qu'il fiillait souvent transporter par terre lorsque les glaces rendaient la navigation impraticable; et l'on parvint après deux nsois des plus pénibles fatigues à gagner l'île Léopold, située vers le 74* parallèle au nord-ouest de l'entrée du Prince-Régent. Mais l'hiver approchait ; il fallut retourner vers la plage de la Furie où se trouvait encore une partie des provisions de ce navire; et ce dernier héritage de l'expédition du capitaine Parry conserva la vie du capitaine Ross et de ses compagnons. Une cabane de 32 pieds de longueur sur 16 de largeur, couverte de grosse toile et bientôt chaînée d'une couche de 7 pieds de neige glacée, fut le seul asile des voyageurs pendant neuf mois de l'hiver le plus rigoureux. « Les habitants de la » montagne de glace, dit un élégant écrivain ('), «n'ont ni lit, ni couverture, ni nourriture
(')^ M. Roux de Rochelle , Mémoire sar les Voyages [ •atrêpiis pour trouver au nord de rAinérique , un {
» animale ; mais leur courage, l'espoir du ren tour dans la patrie, la perspective d'une re- » nommée impérissable, relèvent leurs âmei » et les roidissent contre l'adversité ; ils acoq^ » tent, ils chérissent des maux dont rillu8tra« » tion doit être le prix. £t cette vie de privan tions et de souffrances ne nous aguerrit-elle » pas contre la douleur ? n'a-t-elle pas ses coik » solations, ses Jouissances même quand lésai* » très du ciel scintillent plus vivement dans » les longues nuits ; quand les aurores boréalei M y versent leurs clartés ; quand le soleil, exilé » pendant plusieurs mois, reparaît et s'élève » par degrés en circulant autour de l'horizoDf » Les rigueurs mêmes de l'hiver n'offirent-cllei » point un éblouissant spectacle ? Ses palais de » cristal qu'environnent des brouillards ob- » scurs, reflètent tout-à-coup la lumière : les » faibles plantes ont changé leurs rameaux eo » prismes étincelants qu'agite le souffle des » orages ; un voile éclatant couvre la terre, nul » vestige de végétation n'apparaît ; mais lapins » noble des créatures est là ; elle respire dans » cette vaste solitude : l'homme observe \m » ces majestueux phénomènes, il mesure les » distances des astres, il pèse l'atmosphère qui » l'entoure, il fixe sa position sur la terre; il » approche du foyer où paraissent tendre les » courants magnétiques; il croit l'avoir décout vert; et quand il arbore, au milieu de ses » conquêtes, l'étendard de sa nation, un noble >» orgueil se mêle à l'amour du pays natal. Par n quelle barrière il en est alors séparé! Mais il » le revoit dans sa pensée, il s'attache à l'image » des biens dont il Jouit en ccnnmun avec lui : » ce soleil qu'il vient de revoir éclaire aussi sa » patrie ; il remarque dans le ciel la. plupart » des astres qu'elle aperçoit : les mêmes flots » qui s'ouvriront un jour devant lui ont peut- » être battu les rivages de la vieille Angleterre; » l'aîr qui l'enveloppe et qui circule autour di » globe portera peut-être à ses compatriotes M quelque bruit de son existence, de ses tra- » vaux, de ses adieux.
» Non; les airs étaient muets; l'Angleterre » n'apprenait rien du sort de ses enfants ; et ce » silence de plusieurs années lui inspirait de vi- » ves Inquiétudes, lorsqu'au mois de mai M% » le gouvememeot britannique invita les capi- » taines baleiniers à faire leurs efforts pour dépassage entre les deux océans» lu â la Société dt géographie dans sa séance du 20 décembre 183S.
HISTOmS I» LA GÉOGRAPHIE.
B couvrir les traces da capitaine Ross et pour » lui porter des secours. La même invitation » fut adressée par notre gouvernement aux baaleiniers français. Aurions-nous pu rester » étrangers à une recherche qui intéressait les » sdences et Thumanité? Et l'exploration des » lieux où naufragea La Pérouse n'avait^Ue »'pas également occupé les navigateurs des » deux nations? Puissent, pour la gloire des • sdcDces et pour la prospérité Commune, les » Uens de ces peuples avoir une longue durée ! »
En 1833, l'amirauté anglaise, le frère et les amis du capitaine Ross pourvurent aux frais d'ime expédition destinée à aller à la recher- <*e de celui-ci. Elle M confiée au capitaine Bock, qui avait déjà pris une noble part aux voyages de G. Franklin. Le nouveau voyageur partit au mois de février pour New-York, d'où il se rendit par terre vers l'extrémité du continent américain, dans la direction du Fish- River, qui coule à l'orient du Copper-Mine et qui doit se diriger comme lui vers la mer Roi^le. Mais tandis que le capitaine Rack dierehait les traces du capitaine Ross, celui-ci, avec le reste de ses compagnons, réduits au nombre de treize hommes valides, portait à 70 lieues de distance les malades, qui ne pouvaient marcher, les instruments de leurs observations, les collections d'histoire naturelle qu'ils avaient faites et quelques faibles provisions de vivres qui allaient s'épuiser. Ils retrouvèrent dans la baie de la Furie leurs canots, au moyen desquels ils arrivaient au détroit de Rarrow, lorsque le 25 Juillet un pavillon sauveur leur apparut vers l'horizon : c'était celui du navire t Isabelle, sur lequel le capitaine Ross avait entrepris en 1818 sa première expédition.
De son c6té le capitaine Rack, après avoir hiverné dans ces régions glacées, réunissait de nouveaux documents sur leur étendue et sur leur positi<m géographique.
Le capitaine américain Jafnes Broum, parti le !•» octobre 1829, découvrit, le 8 décembre 1830, par 58 degrés de latitude sud et 28 de lonjgitude ouest, une lie à laquelle il donna le nom de Potter; quatre jours après, une autre se présenta qui fut appelée île des Princes et qui renferme un volcan actif. A 2 ou 3 degrés plus au sud il découvrit VUe de WUUy et VUe de Noèl.
La corvette de l'Etat la Favorite, com-
mandée par le capitaine Laplace, partit da Toulon pour un voyage de circumnavigatioo en 1830, et revint en 1832 après plusieun travaux utiles, tels que le lever des c6tes du nord-ouest de la Cochinchine, et d'une partie de celles de Togkuing, ainsi que le plan détaillé de la baie de Touranne. Ces travaux lui ont permis de rectifier plusi^u's erreurs dans les cartes, notamment dans celles de Dayot.
Les explorations faites en 1828 et 1829 par le capitaine 5riin dans l'Australie ont rempli plusieurs lacunes, en déterminant d'une manière précise le cours de quelques rivières de la Nouvelle-Hollande.
Les autres résultaU de ses pénibles explorations sont la découverte d'un fleuve nu\jes-> tueux appelé le Dariing, la reconnaissance du Morumbridgée, opérée jusqu'à sa jonction avec le Murray, et celle de ce dernier, courant jusqu'au lac Alexandrina, qui sert de réservoir aux eaux de l'Australie méridionale.
L'expédition de la goélette américaine FAn^ tarctique, sous le commandement du capitaine MorreU^ mérite d'être citée, pour les découvertes géographiques qui en ont été le résultat. Equipée pour foire le commerce de fourrures, elle partit de New-York en septembre 1829* Après avoir fait voile pour la Nouvelle-Zélande, où elle ne put réussir à opérer son chargement, elle se dirigea vers l'Ile de Luçon. Le 23 février 1830, elle se trouva en vue d'un groupe de six ties qui ne sont mentionnées sur aucune carte, et que le capitaine Morrell a nommées groupe de Westerfwld s elles sont petites et liées par des récifs de madrépores. Le lendemain il découvrit un autre groupe d'Iles qu'il appela groupe de Berght. Enfin, le 25, il reconnut une nouvelle terre qu'il nomma ile Livingston : elle paraissait couverte de cocotiers, mais elle ne lui offrit aucune trace d'habitants. Parti le 12 avril de Manille pour les Iles Fidji, il découvrit, le 23 mai, six petites lies réunies par des récifs madréporiques ; mais ayant eu besoin de faire quelque réparation à son navire, il fit débarquer la forge ; plusieurs naturels, qu'il nous peint conune noirs, robustes et fort adroits, dérobèrent quelques outils. Le capitaine envoya un renfort à terre et força les voleurs à restituer ce qu'ils avaient pris. Ce fut un motif pour que les naturels se missent en état d'hostilité, et