partie anéantis d du Danube, s pour la preue encore au
du bohémien, !
ssie. Il est vrai
e, des bords de !
batie et Grande.
yrie. Cette opint ces peuples
eur idiome resbe; et à l'égard montagnards, et solument difféérent aux Avatuelle; d’autres iux petits États llia ou le comté oprement dite | Albanie et en pour croire que ions longtemps , peuple connu
ble prouver que |
décider à cet considèrent les avec les argumme également
>u en Bohême, 1ème, doivent à ralement, ceus
i, Sorabes ou |
em avant ; la Bohême est en effet le plus occidental des grands États fondés par les Slavons. Les Liaiches ou Lèches fonderent ies divers) duchés de Pologne, dont la Silésie fit partie jusqu’en 1163. Nous avons déjà reconnu cette nation dans les Lygiens que Pline place sur les bords de la Vistule. D’autres tribus slavonnes semblent avoir toujours rempli ls pays sur la Vistuie et l’Oder ; dès 536, on voit les Francs altaquer deux États slavons connus également des auteurs byzantins. La Grande Chrobatie embrassait la Bohème, du moins en partie, la haute Silésie et peut-être la haute Pologne. Les Avares subjuguerent la Grande Croatie; mais Samo, particulier devenu riche et puissant par le commerce, affranchit ses compatriotes et fonda, vers 623, un grand empire slavon. Séduits par le nom de Croates, quelques historiens ont voulu circonsrire les exploits de Samo dans l’étroite sphere des régions Illyriennes. Mais les Wendes-Bisulciens, ses premiers sujets, habitaient plutôt sur la Vistule, nommée Bisula par Ptolémée, que dans le petit canton de la Marche-Venède. Les Belo-Crcates ou Croates blancs ne difléraient probablement pas des habitants de la Grande Croatie; la prononciation et l'orthographe des Grecs byzantins leur faisaient confondre les deux mots slavons, #eli et Beli qui signifient grand et blanc. Apres la mort de Samo, les Slavons formèrent de petits États, parmi lesquels la Moravie ou Mahravania devint une puissance respectable. Il est diflicile de décider en quels lieux et à quelle époque a existé le royaume slavon, nommé grande Serblie ou Servie. L'opinion là plus généralement reçue comprend sous ce nom une partie du royaume actuel de Saxe, depuis lOder jusqu’à la Saale, pays que les Slavons de Bohème appellent en-core Serbsko et où les armes de Chariemagne rencontrèrent si souvent une puissante nation slavonne ou wende, désignée dans les chroniques du temps sous le nom latinisé de Sorabes.
Les Wendes, proprement dits, se répandirent dans toutes les contrées où l'Oder et la Vistule roulent leurs flots vers la mer Baltique. Les Lutzizes où Leuticii ont laissé leur nom à la Lusace; ils étaient une des principales tribus de la nation appelée Wilies par les Allemands, et Welatabi ou plutôt Wladavi dans leur propre langue. Ce nom exprime
leur pui isance qui, surtout dans les vue ct vue siècles, s’étendait sur le Brandebourg, la Poméranie occidentale, et une partie du Mecklemboursg. L'Oder les séparait des Poméraniens ou des Po-morski, c'est-à-dire peu-
ples maritines; la rivière d'Harwel servait de limite entr’eux et les So. !
rabes ou Serbes; leur capitale s'appelait Rhetra. Les Obotrites occupaient
le Mecklembourg; leurs rois, dans le xie siècle, eurent quelque célébrité, | Deux nations de race slavonne avaient bâti à une époque inconnue, |
l’une la ville de Kiow, sur le Dnieper, l’autre la cité de Novogorod, sur les bords du lac Ilmen. Vers 850, des Scandinaves nommés Wariégues,
et conduits par Rurik, devinrent les maîtres de l'État de Novogorod; | mêlés avec les Slavons, ils formèrent un peuple connu depuis sous le | nom de Russes, Les conquérants scandinaves, en suivant le cours du Bo- À
rysthènes, soumirent encore l'État de Kiow, et firent retentir, jusquà Constantinople, le bruit de leurs armes victorieuses.
A l’est de ces vastes contrées demeuraient les restes des Scythes d’Ev- |
rope, connus sous l'appellation moderne de nations finnoises. Les siégos actuels des Lapons, des Finnois, des Permiens, des Tchérémisses et des autres nations comprises dans cette race, indiquent assez l’ancienne étendue des régions qu’ils occupèrent depuis la mer Glaciale jusqu’au Wolgaet vers la mer Caspienne. Au sud-est des nations finnoises, vers le lac Aral et au pied du mont Altaï, demeuraient les Turcs, et plus loin,
vers le centre de l'Asie, les Oïgours ou Igours-les uns et les autres très- |
vraisemblablement sont des restes des Scythes d’Asie. C’est de ce monde presqu’inconnu aux Grecs et aux Komains, même à ceux de Byzance, que, dans le vie siècle, on vit sortir un nouvel essaim de barbares, connus sous les noms de Bulgares, Awares, Chazares, Ougres, Hongrois et autres. Les savants n’ont pu s’accorder encore sur l’origine de ces hordes, qui, probablement, étaient un mélange de tribus finnoises et turques.
Les Bulgares, qui, selon les auteurs byzantins, seraient une branche des Ougres, mais qui offrent bien plus de traits de ressemblance avec les Turcs, tiraient sans doute leur nom du fleuve sur lequel ils habitaient originairement, Leur premier pays, ou la Grande Bulgarie, était arrosé par le Wolsa. Ils demeurèrent ensuite sur le Kouban et enfin sur Je Danube, où ils subjugucrent, vers l’an 500, les Slavons-Serviens établis sur le bas Danube. Soumis à leur tour par les Awares, ils s’affranchirent de ce joug en 635; leur empire comprit alors les Cuturgores, restes des Huns, établis vers les Palus-Méotides. La Bulgarie danubienne, démembrement de ce vaste État, se rendit longtemps redoutapie à l'empire byzantin.
A côlé d loches, mé le prouve les vallées demeures, merent des
Les Awa montrés d’ portèrent & Gtpides, ik d'où ils ra:
que leur m lepays de A Plusieurs a mais comn en Europe nous resto]
L'empire mer Adria du cours d qu'en Thu dans leurs srva pas | res avec le:
migne, en h proie de
Les Chaz &emontrèr és du jot mation j vi: siècles mi des Pe puissants :
tbrunler le xl! siècle à
Les Ougr
’eux et les Soe ites OCCUpaient lque célébrité, que inconnue, lovogorod, sur més Wariégues, ie Novogorod; depuis sous le
e cours du Bo- À
etentir, jusqu'à
s Scythes d’Euises. Les siéges rémisses et des ssez l’ancienne laciale jusqu’au nnoises, vers le cs, et plus loin, es autres trèsst de ce monde x de Byzance, barbares, con- Hongrois et aude ces hordes, es et turques.
t une branche semblance avec equel ils habi- » Bulgarie, était an et enfin sur s-Serviens étares, ils s’affranles Cuturgores, Bulgarie danups redoutapié
A côlé des Bulgares on voit paraître les Valaques, Walaches ou Wo= loches, mélange d’anciens Gètes ou Daces et de colons romains, comme le prouve leur langue, composée du slavon et du latin. Réfugiés dans ls vallées du mont Hémus, ces peuples revinrent dans leurs anciennes demeures, où successivement esclaves de diverses nations, ils ne formerent des États indépendants que dans le xuie siècle.
Les Awares paraissent être les 4orsi de la géographie ancienne. S’étant montrés d’abord comme ennemis des Sabires, peuples du Caucase, ils se portèrent sur le Danube et pillèrent la Thrace en 474. Vainqueurs des Gépides, ils établirent, en 566, un royaume dans la Dacie et la Pannonie, d'où ils ravagerent toute l'Allemagne méridionale ; leur barbarie, ainsi que leur mélange avec quelques restes des hordes hunniques vivant dans lepays de Hunnivar, ou dans la hauteHongrie, les fitnommer Huns-Avarcs. Plusieurs auteurs du moyen àäge les considèrent comme de vrais Hunë, mais comme les historiens byzantins assurent que les Avares parvenus en Europe n’étaient que des Ougres, autrefois sujets des vrais Avares, sous restons dans le doute.
L'empire des Chagans, ou princes des Avares, s’étendait depuis la mer Adriatique jusqu’au Pont-Euxin; il embrassait une grande partie du cours du Danube et de la Vistule. Leurs courses s’étendaient jusqu'en Thuringe. Les richesses de vingt contrées étaient accumulées dans leurs Ringi, ou camps retranchés ; mais ce peuple brigand ne consrva pas longtemps sa funeste puissance. Très-affaiblie par les guerrs avec les Bulgares, la Hunavarie succomba sous les armes de Charlemagne, en 796; ct, resserrée en Dacie, elle devint dans le 1x° siècle h proie des Moraviens et des Patzinakites.
Les Chazares, nommés aussi Ougres blancs par les historiens byzantins & montrerent d’abord entre la mer Caspienne et la Palus-Méotide. Délis tés du joug passager des Huns et des Bulgares, ils étendirent leur domation jusqu’à la rivière de Thcisse, et restèrent pendant les ve et vu siècles la nation prépondérante dans cette partie du monde. Enne : ni des Persans ct ensuite des Arabes, l'empire byzantin eut en eux de puissants alliés; mais vers l'an 884, les Patzinakites commencèrent à tbrinler leur puissance. Le nom de Chazaria resta jusque dans le ki siècle à la péninsule de la Tauride, aujourd'hui la Crimée.
Les Ougres, dont le nom s'écrit aussi Hongrois, Onogures, Hunnugares i. 21
210 CHAPITRE QUATORIÈME.
et Unnogundures, mais qui s’appelaient eux-mêmes Magyar, d’aprèsla principale de leurs tribus, vivaient dans le ve siècle vers les sources du
Wolga dans une contrée qui conserva jusqu’au xt le nom de Grande |
Hongrie. Ils s’approchèrent, dans les vue, vie et 1x- siècles, des bords du Don et des Palus-Méotides; les ruines d’une ville nommée Madchar, qui se trouvent dans les déserts au sud-ouest d’Astrakan, attestent leur séjour dans ces régions. Dans le 1xe siècle, ils se rapprochérent des monts Carpathes, d’abord comme auxiliaires des Slavons-Moraviens contre ies Allemands, et ensuite comme alliés d’Arnulphe, roi de Germanie, contre la Moravie. Ils finirent par s'emparer du vaste pays qui porte encore leur nom, et d’où leurs hordes sanguinaires se précipitaient tan.ôt sur l'Allemagne et tantôt sur l'Italie. On les confondit avec les Avares, qu’on avait déjà confondus avec les Huns; mais comment le Hongrois à la taille élancée, à la mine noble et fière, serait-il le descendant de l’informe Hun ou Mongol? La langue hongroise, qui a quel. ques rapports avec le turc et les autres langues orientales, ressemble par les caractères les plus essentiels aux langues finnoises, et prouve que les Hongrois’ont dû leur origine à un mélange de Turcs ou Tatars et de Finnois.
Ici se termine, du moins pour l’Europe et pour quelques siècles, cette immense série de hordes barbares, qui, semblables aux nuages chargés de foudres qu’un vent impétueux roule les urs sur les autres, se sont précipitées des déserts du nord et de lorient sur les fertiles ré gions de l’occident et du midi.
souvent
Décadence «
Nous & migratior époque o nes du m Pausanias dans lesqn la Table P phique du de l’école le zèle av vrages 0 naissance mère, pare du rr et d Denys le
graphie, e Carthagin des côtes cus, les di ture nous graphiqu les lieux n res moder beaucoup
Cosmas,
ar, d’aprèsla es sources du |!
om de Grande , des bords du e Madchar, qui attestent leur rochèrent des ons-Moravicns he, roi de Gervaste pays qui res se précipiconfondit avec mais comment serait-il le desjise, qui à quelles, ressemble oises, et prouve l'urcs ou Talars
es siècles, cette x nuages charir les autres, se les fertiles ré
Décadence de la Géographt>; ep Europe. Voyages, découvertes et ouvrages géographiques DEA CENT des Arabes. A. 700-1400. RENE.
Nous avons esquissé les changements géographiques dont la grande A AS migration des peuples fut la source. Comment fixer les détails à une Le se époque où la science géographique avait presque disparu sous les rui- The nes du monde ? La Géographie de Ptolémée, et le Voyage en Grèce par "que Pausanias, qui florissait sous les Antonins, sont les derniers ouvrages dans lesquels brillent encore les lumières de l’antiquité. Les Itinéraires, la Table Peutingérienne, que nous avons fait connuître, le dessin géogra- sets phique du monde entier qui, encore dans le 1v° siècle, ornait les murs en Lt de l’école d’Autun et quelques autres monuments semblables, prouvent es le zèle avec lequel la géographie avait été cultivée; mais dans ces ou- sr vrages on n’aperçoit que peu de science. Nous devons quelque recon- at ‘ naissance à des faiseurs d’abrégés, comme Marcien d'Héraclée et Agathé- Mai À mère, parce qu'ils nous ont conservé des fragments des ouvrages perdus : en du rer et du 11° siècle. Festus Avienus, froid imitateur des beaux vers de : Denys le Périégète, a rendu un service éminent à l’histoire de la géographie, en nous conservant dans son Ora maritima, les traditions des ‘ Carthaginois sur les voyages que leurs navigateurs avaient faits le long | des côtes de l’Espagne, des Gaules et d’Albion. La géographie d'Ethicus, les diverses notices des provinces et d’autres ouvrages de nomencla- nt ture nous fournissent des renseignements utiles. Les diclionnaires géo- it graphiques de Vibius Sequester pour le monde romain, et d’Eusèbe pour ss les lieux nommés dans la Sainte Ecriture, ressemblent à nos dictionnai- ‘a res modernes; ils ne sont m exacte ni complets; celui d’Etienne de Byzunce, beaucoup mieux fait, ne nous est parvenu que par extrait.
Cosmus, moine égyptien, à qui ses vogages dans l’Ethiopie, appelée souvent Inde, avaient fait donner le surnom d’Indopleustes, nous a laissé
le seul ouvrage original de toute cette époque. Sa Topographie du Monde chrétien offre beaucoup de détails que les naturalistes ont cherché à expliquer, ct dont on trouvera quelques exemples dans la suite de cet ouvrage. Nous avons déjà cité ses notices sur le Tzinistan, et cette fameuse inscription qu'il avait copiée à Adulis, en Ethiopie. Le système cosmographique de cet auteur du vie siècle mérite peut-être autant d'attention que celui de Ptolémée ; il considère la terre comme une vaste surface plane, entourée d’une muraille ; le firmament comme une voûte appuyée sur cette muraille, et la succession des jours et des nuits comme l'effet d’une grande montagne placée au nord de la terre et derrière laquelle le soleil se cache tous les soirs. Cosmas démontre trèsbien que ces opinions étaient celles des plus anciens philosophes grecs; son système ne differe de celui d'Homère que par la figure carrée qu'il assigne à la terre; ainsi, cette cosmographie, adoptée par beaucoup d'écrivains chrétiens, est-elle un monument de l'influence que la gcographie poétique d'Homère eut sur les idées même des générations les plus éloignées.
À côté de la géographie ancienne qui expirait, nous voyons la géographie du moyen âge naître dans les ouvrages des écrivains sortis du sein des nations barbares. Moses Chorenensis, Arménien, composa dans le ve siècle un ouvrage géographique où l’on trouve plusieurs traits
curieux sur les parties orientales de l'Asie. Un historien du vie siècle, À
Jornandes, nous a transmis, quelques renseignements précieux sur Ics migrations des Goths et des Huns, ainsi que sur la géographie du nord et de l’est de l'Europe à cette époque. A peu près dans le même temps, vivait Paul Warnefrid ou Paulus Diaconus, auteur d’une histoire des Lombards où le géographe ne découvre que peu d’indices. Un Goth dont on ignore le nom, et qu’on appelle communément le géographe de Ravenne, nous à laissé une description générale du monde connu dans le van siècle.
Les pélerinages des chrétiens commencèrent déjà dans le vu siècle à ressusciter l'esprit observateur.
Adaman, ablt de Jona, composa une description de Jérusalem et des lieux saints d’après ce que lui raconta Saint Arculfe. Willibald, premier évèque d’Aichstedt, a laissé une relation détaillée de son pelerinage à la terre sainte en 730 : il s’y rendit par l'Italie et l’île de Chypre.
Il existe faite en On cite Saint G:
vivait d abbaye :
connaît représen Dans un qui est d qui reprc de Rave composé l'Océan « séjour di jusqu’à < Aband lée et dé plusieurs vrées à le d’alimen
faire des Mamoun latitude d sure, rép de la te arabes, nc aux terres La nation desetde 1 rurent ct « del’Asie, sement le
iphie du Monde ont cherché à la suite de cet n, et cette fae. Le système ut-être autant nme une vaste ame une voûte s et des nuits a terre ct derlémontre trèsosophes grecs; re carrée quil par beaucoup ce que la géoes générations
voyons la géoains sortis du composa dans plusieurs traits
n du vi: siècle, À
récieux sur ls raphie du nerd
mème temps, stoire des Lom- . Un Goth dont séographe de Ra-
counu dans le
le vue siècle à
érusalem et des Willibald, prede son pèleril'île de Chypre.
ilexiste aussi une autre relation d’un moine français nommé Bernard, faite en 870, et celle d’un voyage de Bâle à Constantinople par Haiton. On cite même des cartes géographiques de ces siècles de barbarie : Saint Gall, fondateur de la célèbre abbaye qui porte son nom, et qui vivait dans le vue siècle, en possédait une, qu'un historien de cette abbaye appelle mappam sublili opere, « carte d’un dessin élégant. » On
représentées la terre entière, les villes de Rome et de Constantinople. Dans un commentaire manuscrit de l'Apocalypse, composé en 787, et qui est dans la bibliothèque de Turin, on trouve une carte très-curicuse qui représente toute la terre et peut servir à l'explication du géographe de Ravenne. Elle représente la terre comme un planisphére circulaire, composé de trois parties inégales. Au midi, l'Afrique est séparée par l'Océan d’une terre appelée la quatrième partie du monde, où est le séjour des Antipodes, et que la chaleur excessive a empêché de visiter jusqu’à ce moment.
Abandonnons pour quelques moments l’Europe, qu’avaient ébranlée et dévastée les invasions des barbares et les guerres sanglantes de plusieurs siècles. D'autres parties du monde vont être maintenant livrées à l'esprit de découvertes, La géographie, qui en Europe manquait d’aliment, est mi:e en honneur et cultivée avec succès par les Arabes. Ce peuple dont l’orgueil avait été exalté par Mahomet, recula les bornes du monde connu, surtout en Asie et en Afrique. Dès leurs premières conquêtes, les califes ordonnèrent à leurs généraux de faire faire des descriptions géographiques des pays soumis. En 833, le calife Mamoun fit mesurer, par les trois frères Ben Schaïter, un degré de latitude dans le désert de Sandgiar, entre Racca et Palmyre : cette mesure, répétée près de la ville de Kufa, servit à déterminer la grandeur de la terre. Longtemps avant Christophe Colomb, des aventuriers arabes, nommés les Almagrurim, firent voile de Lisbonne pour arriver aux terres occidentales au delà de la mer Ténébreuse ou Atlantique. La nation arabe fit des découvertes plus positives dans la mer des Indes et de la Chine. Deux observateurs zélés, Wahad et Abouseid, parcoururent ct décrivirent, depuis 851 jusqu’en 877, les pays les plus reculés del’Asie, qui avaient échappé à la connaissance des anciens. Malheureusement le laps de temps et l'ignorance de la langue, nous ont fait perdre
connaît les trois tables d'argent de Charlemagne sur lesquelles étaient |
da plupart des monuments géographiques des Arabes. Nous ne connais. sons plusieurs de leurs plus célèbresauteurs en cette partie, que par des citations d’autres écrivains qui mirent leurs ouvrages à profit, ou par des extraits que plusieurs savants en ont publiés. En attendant, les géographies arabes, imprimées jusqu’à présent, donneni une idée des connaissances étendues que ce peuple avait acquises ; mais ce que nous en possédons ayant été composé durant un période d’environ 600 ans, et la m.nière d'écrire des Arabes étant contraire à une méthode chronologique exacte, le tableau de leurs connaissances ne saurait être tracé avecla précision que nous avons cherché à mettre dans celui de la géographie grecque et rornaine. Indiquons d’abord les principaux auteurs arabes et persans dont les ouvrages vnt été extraits ou imprimés en entier et traduits.
Massoudi écrivait en 947 et mourut au Caire en 957. Il existe de lui,
sous le titre de La Prairie dore et les mines de pierres précieuses, une histoire générale des royaumes les plus connus des trois parties du monde. Ilentre dans de grands détails géographiques, particulièrement à l'égard de l'Afrique, de l’Inde, et de l'Asie moyenne.
Le xe siècle vit naître Ibn-Haukal, auteur d'une géographie intitulée |
Kilaab Messaalek. Grand voyageur et écrivain élégant, Ibn-Haukal à tracé des tableaux aussi instructifs qu'intéressants de tous les pays soumis à l’Islam ou religion mahométane : le reste n’est traité que superficiellement, et la raison qu’en donne l’auteur ne fait voir que sa haine contre les chrétiens. « Quant aux pays des Nazaréens ( ou Chrétiens )et des Ethioniens, je n’en ferai, dit-il, qu’une mention légère, attendu que mon amour inné pour la sagesse, la justice, la religion et les gouvernements réguliers, ne me laisse rien à loucr ni à citer chez ces nations.»
Vers l’an 4153, le chérif Al-Edrisi, appelé communément le gcographe de Nubie, composa, à la cour de Roger le", roi de Sicile, sts Récréations géographiques pour donner l'explication d’un globe terrestre, en argent, que ce prince avait fait faire, et qui pesait huit cents marcs, Edrisi était né à Ceuta, et avant de composer sa géographie avait étudié à Cordoue ; il descendait d’une famille qui avait régné en Nubit ou en Egypte, de sorte que ce n’est pas sans raison qu’on lui a donné le nom de géographe de Nubie.
Ibn-al-0 physique, dhistoire.
sur l’Afriq rope, l’Int générale d dessinateu
Le géo tous les or
Aboulféd lèbre chez descriptior mais, avec fait cepenc divers pay:
chaque co duction, il etles mon trie d’Abo renseigne Perse, l'E; l'Afrique.
offrent f quentes cd et les con dignes d’e
El-Bako
vivait à 1
a fait ch teur d’un boldaan, a
Léon VA qu'à la gé phes arah
Ce peu
docirine
18 ne connaisie, que par des profit, ou par ndant, les géoe idée des cone que nous en n 600 ans, et la chronologique re tracé avec la > la géographie teurs arabes et és en enlier et
Il existe de lui,
ieuses, une histies du monde.
lièérement à l'-
raphie intitulée |
, Iba-Haukal à e tous les pays n’est traité que le fait voir que
des Nazaréels , qu’une menesse, la justice, : rien à loucr ni
nément le géoi de Sicile, ses globe terrestre, uit cents marcs, éographie avait régné en Nubie n lui a donné ke
Ibn-al-Ouardi composa à Alep, en 1932, un ouvrage de géographie physique, intitulé La Perle merveilleuse, I] y emé beaucoup de détails d'histoire.des trois règnes de la nature. Il entre dans de grands détails sur l'Afrique, l'Arabie et la Syrie, mais il est très-succinct sur l’Europe, l'Inde, et le nord de l’Asie. Il avait joint à son ouvrage une carte générale de la terre qui a fait croire que les premiers géographes et dessinateurs de cartes chez les Chrétiens, avaient copié les Arabes.
Le géographe persan, Hamdaullah, dont l’ouvrage est estimé par tous les orientalistes, vivait à peu près du temps d’Ibn-al-Ouardi.
Aboulféda, prince de Hamah en Syrie, morten 1331, est un écrivain célèbre chez les Arabes. Nous avons de lui le Takwim al boldan; c’est une description très-détaillée de la terre par tables rangées suivant les climats, avec les degrés de longitude et de latitude de chaque lieu; il ne fait cependant pas comme les autres géographes arabes, qui parlent des divers pays, de chaque climat, en allant de l'occident à l'orient ; il décrit chaque coutrée principale dans un chapitre séparé; et, dans l'introduction, ils’étend sur la géographie mathématique, les mers, les rivières etles montagnes les plus considérables du monde. La Syrie, étant la patrie d'Aboul‘éd:, est le pays qu'il a le mieux décrit. Il donne aussi des renseignements précieux sur les contrées voisines, comme l'Arabie, la Perse, l'Egypte et le Hagreb, c'est-à-dire toute la côte septentrionale de l'Afrique. Ses notions sur le Turkestan ou la Tartarie et sur la Chine, v'offrent pas les détails auxquels on pourrait s’attendre d’après les fréquentes communications des Arabes avec ces pays. L'Europe chrétienne et les contrées de l’Afrique habitées par les Nègres lui ont paru peu dignes d’attention : c’est toujours le même orgueil arabe.
El-Bakoui, qui a publié les Merveilles de la toute-puissance sur la terre, vivait à la fin du xiv° siècle : une confusion dans le manuscrit parisien a fait changer son nom en El-Yakouti, quoique le véritable Yakouti, auteur d’un grand dictionnaire géographique intitulé Æitaab modschaan el boldaan, ait vécu à la fin du xure siècle.
Léon l’Africain, auteur d’une description del’Afrique, appartient presqu’à la géographie moderne, Il serait inutile de nommer d’autres géographes arabes moins célèbres et moins importants.
Ce peuple connut principalement les pays qui avaient embrassé la docirine du Coran, et qui furent visités par leurs commerçants, ou
916 CHAPITRE QUINZZLÈME.
vaincus par leurs armes. Cependant les contrées de l'Europe les plus re. culées et les déserts de l'Asie au delà de la mer Caspienne, n’échappi rent pas entièrement à leurs regards; mais les notions isolées qu'on trouve dans leurs géographies sur quelques pays et villes, comme sur l'Irlande, sur Paris, sur l'Angleterre, sur le Schleswig, la ville de Kiow, et quelques autres endroits, font qu’on a peine à concevoir comment ils ont obtenu sur quelques points ces renseignements précis, tandis qu'ils n'ont rien su du tout sur tant d’autres contrées voisines.
Les Arabes étant maîtres de la plus grande partiede l'Afrique, parcon. |
rurent cette partie du monde jusqu'aux environs de Sofala à lorient, et jusqu’au delà du Niger dans l’intérieur ; mais sur la côte occidentale leurs connaissances se:nhlent s'être arrétées vers le cap Blanc. Les six iles Fortunées des anciens ét:isnt connues des Arabes. Quelques auteurs s’en tenant aux plus grandes, n’en nomment que deux, Lancerote et Forteventura. Les statues qui montraient du doigt l'occident, et qui figurent sur tant de cartes du moyen âge, se trouvent indiquées par les auteurs arabes dès le commencement du xme siècle. Les peuples qui habitaient ces îles sont représentés sans barbe. Parmi les autres îles de la mer Occidentale ou Ténébreuse, les Arabes semblent avoir connu Ttuériffe avec 52 célèbre montagne sous le nom de Chasaran. D'autres terresse montrent dans un lointain obscur. En ne marquant aucune distance, les Arabes ont ouvert la porte à toutes les conjectures; ona
même prétendu que les frères Almagrurim avaient fait un voyage en 4
Amérique avant l’an 1147.
Huit habitants arabes de Lisbonne, auxquels on donna le nom d’Almagrurim, ou errants, entreprirent un voyage pour découvrir les terres les plus reculées à l'occident ; ayant navigué onze jours à l’ouestet vinglquatre au midi, ils trouvérent plusieurs îles. L'une d'elles était très-riche en brebis qui avaient la chair si amère qu'ils n’en purent pas manger. Une autre était habitée par des hommes qui leur dirent que l'Océan était encore navigable trente journées plus loin, mais qu’au delà l’obscurité empôchait d'avancer. La relation des pays qu’ils prétendaient avoir vus pourrait s'appliquer à cette grande île hypothétique que plusieurs cartes, faites avant les découvertes de Christophe Colomb, placent à l’occident de l’Europe. Mais il est plus naturel d'admettre la réalité du voyage, et de croire que ces navigateurs auront visité les Canaries, puis-
qu'ils rev ou l’Afri
négal. D( Rio do O naissance La géo, ceux que Ainsi, la descripti( M. de La être un j Niger. L d'Oulil Lamlam :
tons s’ap les de 7 merce, € désert de saient, ot l'or, les « L’Afric quentée tion et le trées son Mombaze placent a recherch où l’on t l'or. Sur guebar, encore C l'or, pro bes. Les ne faisait de leurs
ope les plus re.
ine, n'échappe.
1s isolées qu'on les, comme sur a ville de Kiow, ir comment ils is, tandis qu'ils S.
frique, parconofala à l’oricnt, Ôte occidentale anc. Les six ile elques auteurs x, Lancerotc et ccident, et qui idiquées par les es peuples qui s autres îles de voir connu Ttn. D'autres terant aucune disnjectures; on un voyage en
a le nom d’Aluvrir les terres l’ouestet vinglétait très-riche nt pas manger.
que l’Océan était delà l’obseuritc laient avoir vus e plusieurs carplacent à l’occie la réalité du Canaries, puis-
HISTOIRE DE LA GEOGRAPHH qu'ils revinrent au port d’4#sf ou d’4safi situé dans le M ou l'Afrique la plus occidentale,
Edrisi connaît les Zanhagi, tribu qui a donné son nom au fleuve & négal. Des documents du x siècle, conservés à Genes, indiquent le Rio do Ouro sous le nom arabe de Wadimel. 11 semble donc que les connaissances des Arabes ont dépassé le cap Boyador.
La géographie moderne n'offre guère de renscignements postérieurs à ceux que donnent les Arabes sur la plus grande partie de la Nigritie. Ainsi, la discussion sur le Nil des Nègres, ne saurait èlre séparée de la description de l'Afrique. Ce fleuve que, selon la juste remarque de M. de Lalande, quelques auteurs arabes font couler à l'ouest sera peutêtre un jour retrouvé dans une riviere différente du Joliba ou notre Niger. La contrée Meczara, avec la ville, ou, selon d'autres, l'ile d’Oulil termine ici la géographie arabe à l'occident comme le pays de Lamlam au midi. La Nigritie ou le Belad-al-Soudan, dont certains cantons s'appellent aussi Belad-al-Tibr (pays de l'or), renfermait les villes de Tocrur, Sallah, Berassa, Gana, célèbres par leur grand commerce, et qui peut-être florissent encore. Au nord de ces pays était le désert de Sahara, que les caravanes des habitants de Vareclan traversaient, ou sur les confins duquel elles se rendaient, pour aller chercher l'or, les esclaves, et l’ivoire du pays des nègres.
L'Afrique orientale, depuis l'Égypte jusqu'au cap Corientes, fut fréquentée par les Arabes dès le x° siecle. Ils y établirent leur domination et leur religion. Les noms qu'ils donnérent aux peuples de ces contrées sont les mêmes qu’ils portent aujourd’hui. Les villes de Mélinde, Mombaze et Sofala florissaient dès le xu° siècle. Les géographes arabes placent au-dessous de l'Égypte, la Nubie, dont les habitants étaient trèsrecherchés pour esclaves. A ce pays confinait l’Æabach ou l’Abyssinie, où l’on trouvait beaucoup de girafes, et qui était limitrophe du pays de l'or. Sur la même côte, plus au sud, était le pays de Zindges ou Zanguebar, où se trouvent les villes dont nous venons de parler, et d’autres encore célebres par leur commerce. Avec le pays de Sofala, qui, outre l'or, produisait beaucoup de fer, se terminait l'Ethiopie connue des Arabes. Les Arabes ne savaient pas que la mer entre l'Afrique et l'Inde ne faisait qu’un tout avec la mer Atlantique; au contraire, quelques-uns de leurs géographes répètent les erreurs de Ptolémée sur Padhérence
des parties méridionales de l'Afrique et de l'Asie. Du moins, Édmisi place près des îles de Sanf et de Malai, les plus reculées des Indes, une grande terre quis’étendait de l’ouest à l’est, qui à l’ouest est unie à la côte de Zindge en Afrique, et au nord se prolonge jusqu'aux côtes de Sin, c'est-à-dire, l'Inde au delà du Gange, Les géographes arabes parlent de beaucoup d'îles de l'Océan indien. I est certain que dès lors Madagascar était fréquenté par les étrangers, ainsi que le prouvent d'anciennes colonics arabes qui y sont établies. Massoudi dit, qu'à environ deux journécs de navigation de Zangucbar, était l'île de Phanbalu, dont les habitants avaient embrassé la religion de Mahomet. Nous avons déjà fait remarquer la ressemblance de ce nom avec celui de Phébol, grande ile de la mer des Indes, connue du temps d’Aristote.
L'île Seranda ou Strandip, évidemment le Selandiv des Indiens ct notre Ceylan, est placée près de l'Afrique par Édrisi. C’est encore une suite des idées des Grecs sur Taprobanc.
Les Arabes connurent la plupart des pays et des peuples de l'Asie, ct ce qu'ils offraient de remarquable. Leurs commerçants répandirent la doctrine de Mahomet jusque dans les recoins les plus cachés de cette partie du monde. Ils conservèrent et augmentèrent même les notions que l’on avait déjà sur la Syrie et la Perse. L’Arabie, leur patrie, ne tarda pas à sortir de l'obscurité; et grâce à leurs écrivains, on connut chaque province et chaque ville de celte presqu'île, dont on ne distinguait auparavant que quelques villesle long de la côte. Parmi les autres contrées de l'Asie, celles au nord de l'Inde et de la Perse, l’ancienne Bactriane, et la Transoxiane, ayant passé de la domination des Perses sous la leur, ils en acquirent une connaissance tres-détaillée. Ils avaient aussi appris beaucoup de particularités sur les contrées au nord et à l'est du fleuve Gihon; mais comme ces pays n’ont été que fort peu visilés depuis cette époque, comme les villes et les royaumes y disparaissent, ainsi que les collines de sable se dissipent devant le souflle des vents impétueux, ce que les Arabes en ont écrit reste pour nous d'une obscurité impénétrable. La presqu’ile au delà du Gange, et les îles de l’inde découvertes par les Portugais au delà de Sumatra et de Java, n'ont élé que vaguement indiquées par les Arabes.
Leurs connaissances exactes et détaillées de l'Asie à l’est de la mer ” Noire, et des contrées limitrophes de l'Europe, habitées par les peuples
Slaves, fin espèce d'il les Russe:
ques erre un autre Celui-ci « près de li il est clai fer, près son ouvr:
est famet feddin, s il se trou lan par principal aussi da il était.
Aboul les Lesgi denstedt montagr avaient bre, ain ainsi qu peuple f beaucou que l’on dans K'é les Choz païens € que tou tale, sit au-dess ÿrientat monde | de Sibéi
noins, Édrsi es Indes, une
nie à la côte côtes de Sin, es parlent de s Madagascar
nciennes Cori deux jouront les habijons déjà fait ol, grande île
hdiens et noore une suile
s de l’Asie, ct épandirent la chés de cette ne les notions ur patrie, ne s, on connut on ne distinmi les autres e, l'ancienne on des Perses détaillée. Ils trées au nord que fort peu mes y dispaant le souflle ste pour nous ge, et les îles "a et de Java,
est de la mer r les peuples
Slaves, finissaient aux gorges du Caucase du côté de Bab-el-4buab, Xcctte espèce d'immense mur de séparation, découvert dans le xvi° siècle par les Russes, près de Derbent. Le défilé de Derbent a donné lieu à quelques erreurs géographiques, parce qu'on l’a souvent confondu avec un autre qu’on aurait dû chercher dans la Boukharie au delà du Gihon, Celui-ci s'appelait, comme le premier, la porte de fer, et se trouvait près de la ville de Termed, sur le Gihon, dans la province de Balk. Mais il est clair qu’Aboulféda et Édrisi le confondent souvent avec la porte de fer, près de Derbent. Cependant ce dernier auteur, dans un endroit de son ouvrage, assigne à celle-ci sa véritable place. Le passage de Termed est fameux, parce que Tamerlan le traversa avec son armée; et Cherefeddin, son historien, donne le nom de Kolugga à l'endroit près duquel il se trouvait. Clavijo, qui, en 1403, fut envoyé en ambassade à Tan v lan par ie roi de Castille, est celui qui a le mieux décrit ce pussag principal de l'Inde à Samarcand. L’allemand Schildberger le travor aussi dans le mème temps à la suite de Scharock, au service duquel il était.
Aboulféda a placé dans le voisinage de la porte de fer près de Derbent, les Lesgiens et autres peuples qui parlaient des langages différents. Guldenstedt les a trouvés dans le Caucase. Au delà de cette chaine de montagnes était situé Seclab ou le pays des Esclavons. Les habitants avaient les cheveux rouges. Parmi leurs villes Maschput était fort célèbre, ainsi que les salines de Susith. La contrée limitrophe de celle-ci, ainsi que du Volga, était Belad-al-Rus, la Russie actuelle, habitée par un peuple fort sale. Quelques géographes arabes donnent les noms de beaucoup de villes russes ; mais ce n’est qu'avec beaucoup de difficulté que l’on vient à bout de reconnaître celui de Kiow, l’ancienne capitale, dans Æénan, Kujah ou Kujavah. Sur le bord du Volga ou 4Atil, ils placent les Chozares, peuple tartare, parmi lequel vivuent des chrétiens, des païens et des mahométans. A ceux-ci confinaient les Bulgares. Presque tous les géographes font mention de Bolgar ou Bolar, leur capitale, située sur le Volga. Ses ruines qu’on voit encore à 80 verstes au-dessus de Sinbirsk, prouvent son ancienne importance. Quelques ÿrientaux la regardaient comme L ville la plus septentrionale du monde ; on trouvait dans ses environs les os de mammouth ou l’ivoire de Sibérie.
£2n CHAPITRE QUINZIÊME,
Les Arabes connaissaient la véritable figure et l'étendue du nord au sud, de la mer Caspienne dite de Chozar, de Tabaristan ou de Gorgan, et les principaux fleuves qui s’y jettent. Ils donnaient aux vastes plaines situées au nord de cette mer, et où erraient plusieurs hordes turques et tartares, les noms de Kiptchack où Descht-Kaptschack, déserts de Kaptschack, qu'elles portent chez les OGricntaux. Entr’autres hordes, on rencontrait là celle qui s'appelait la dorée, ou les peuples du trône d'or, dont Le khan demeurait dans la ville de Saray près de l'embouchure du Volga. Avant sa destruction par Tamerlan en 1395, Saray était un marché d'esclaves très-fameux. Les caravanes des chrétiens qui se rendaient à la Chine, avaient coutume d'y passer. A lorient de la mer Caspienne, les armes des Arabes ne pénétrerent pas beaucoup plus loin que celles d'Alexandre et de ses successeurs. La Transoxiane ou le äiavarelnahr fut l'État arabe le plus reculé vers le nord, Il confinait avec le Turkestan, nommé Belad-Tatar et Belud-Kargis, habité par ces mêmes hordes qui y errent encore aujourd'hui. La contrée au nord-est de la Perse, et qui s’étendait jusqu'à l’Oxus, s'appelait le Khorasan; quelquefois on y comprenait le Candahar et la province de Balk. Les viiles de Herat, Nisabour, Khojen et les deux Merou, dont Aboulftda et Bakoui font mention, subsistent encore.
Plus au nord, ou le long de la côte sud-est de la mer Caspienne, s'étendait le pays de Khowurezm où Karizm, traversé par le Gihon, et ontouré de plusieurs côtés de déserts sablonneux et stériles. Les principales villes étaient Otrar ou Farah, Urgenz, Amol, Hazarasp et Calh. Quelques-unes existent encore. Abdul-Kerim, qui accompagnait Nadir- Schah, parle d'Urgenz et d'Hazarasp comme des villes les plus florissantes de cette province. Au Khorasan confinaient les provinces de Gur et de Badakschan. Celle de Gur était un petit État particulier dans la partie orientale des montagnes du Khorasan au midi de la province de Balk, et avait une capitale du même nom. Le Badakschan ou la Baluœiana de Marc Paul, fameuse par ses mines de pierres précieuses, confnait, selon Édrisi,avec leroyaumeindien de Canoge sur le Gange, état jadis très-célébre dans tout l'Orient. Le Thibet, situé dans les hautes montagnes entre l'Inde et la Chine, paraît dansles géographies arabes sous les noms de Tobbat et d’Alboton ; il était alors divisé comme aujourd'hui en trois parties, le Thibct supérieur, celui du milieu, et l'inférieur. Les
Arabes $ ce qu’ils s'accordi plus au 1 connus suite un Tarlarie après av principa jeter dar graphes vers le 1 tendait écrivains tarie, dd férentes Quant fleuves d ct d’autr le plus s de Gog € nuage d du mont il fallait fables qt graphie « âge, ct m Caspienn Gog et Blacuw
Magog, :
équivale:
Des an une époc des envc Cashgar,
3e du nord au de Gorgan, et tes plaines sides turques et serts de Kaptordes, on rendu trône d'or, nhouchure du aray était un étiens qui se ent de la mer coup plus loin iane ou Île Hanfinait avec le par ces mêmes nord-est de la asan; quelque- . Les villes de féda et Bakoui
aspienne, s'é- Gihon, et cnes. Les princiarasp et Calh.
pagnait Nadires plus florisvinces de Gur culier dans la la province de n ou la Balaicieuses, confnge, état jadis hautes montarabes sous les ujourd’hui en ‘inférieur. Les
Arabes savaient qu’on y trouve le borax et l'animal qui donne le musc; ce qu’ils disent de la manière dont on recucille la première substance, s'accorde avec le rapport des naturalistes modernes. Les autres pays plus au nord, à l'exception du Mavarelnabr, paraissent ne leur avoir été connus que d’une maniere très-confuse. Le Mavarelnabr qui devint ensuite un État mogol particulier, et porta, avec une partie de la grande Tarlarie, le nom de Zagathai, était situé entre le Sihon et le Gihon; aprés avoir arrosé cette province et avoir passé assez près de ses villes principales, Bokhara, Samarcand et autres, ces fleuves étaient censés se jeter dans la mer Caspienne. Celle ancienne erreur, répétée par des géographes européens, est contredite par Abdul-Kérim qui visita ce pays vers le milieu du siècle précédent. Le pays des Turcs, le Turkestan, s'étendait au delà du Gihon vers le nord et l’est; mais ce qu’en disent les écrivains arabes ne répand qu’une lumière très-faible sur la grande Tartarie, dont les conquêtes des Russes nous ont fait connaître les différentes parties.
Quant à la partie la plus reculée au nord de l'Asie, où les grands fleuves de l’Oby, duJenisei, dela Lena arrosent les déserts des Tongouses et d’autres peuplades barbares, elle resta inconnue aux Arabes. Le pays le plus septentrional de ceite partie du monde, selon eux, était celui de Gog et Magog; mais celte contrée ne se montre qu'au milieu d’un nuage de fables. Suivant quelques auteurs, celte prétendue extrémité du monde était séparée des autres pays par une muraille énorme, et il fallait vingt-huit mois pour venir de la mer Caspienne jusque-là. Les fables qu'ils débitaient sur ce pays inaccessible, passèrent dans la géographie des chrétiens. Voilà pourquoi les faiseurs de cartes du moyen âge, et même ceux du xvire siècle, plaçaient dans le voisinage de la mer Caspienne une grande chaîne de montagnes et au delà le château de Gog et Magog. Des géographes moins crédules, tels que Mercator, Blacuw et Sanson, ont cependant conservé sur leurs cartes Gog et Magog, avec cette différence qu'ils regardèrent ces noms comme les équivalents de ceux des peuples mogols.
Des ambassadeurs arabes et d’autres voyageurs allèrent en Chine à une époque assez reculée. Sous le calife Walid, qui régna de 704 à 715, des envoyés de cette nation se rendirent dans ce pays en traversant Cashgar, et en rapporterent de riches présents. Depuis lors, les voya-
Fins
ges par terre de Samarcand à Canfou, en Chine, furent assez fréquents, Dans le 1x° siècle, cet empire fut visité par les navigateurs arabes, comme nous l’apprend le voyage que Wahab et Abouseïd firent à Canton par mer. C’est, selon toutes les apparences, le même endroit que MarcPaul appelle Canfou ; c’est là que se bornait leur commerce par mer. En 850, ils y avaient un consul et se trouvaient en grand nombre dans l'empire.
Outre le port de Canfou, plusieurs villes de l’intérieur leur étaient | ouvertes, comme Jangu, Chansa, Zayton et d’autres; leurs commerçants !
connaissaient parfaitement le pays et les avantages qu'ils pouvaient en retirer; mais leurs géographes n’ont su ni déchiffrer ni comprendre les noms des provinces et des villes. Aussi ne citent-ils que les plus renommées, et sont-ils très-concis sur un pays que les deux voyageurs traduits par Renaudot ont uécrit avec tant de détails. Ceux-ci y trouvèrent des communautés chrétiennes; la langue ct la religion des Arabes n'y firent que de faibles progrès. C’est dans leur relation que nous voyons la plus ancienne mention qui ait été faite de l’eau-de-vie, du thé, de la porcelaine, et de cette monnaie chinoise de bas aloi, appelée Falus, et qui conserve encore aujourd’hui son ancienne forme, Chez eux, la Chine porte plusieurs noms. Ils distinguent les provinces du nord de celles du midi; ils appellent les premières Cathaï et Tcha- Cathai, c’est-à-dire Cathai du Thé, et leur capitale Chanbalek où Cambalu; celles du midi étaient nommées Tchin ou Sin. On pourrait même croire que, sous ce dernier nom, ils comprenaient toute la presqu'île au delà du Gange, dont aucun de leurs géographes re fait mention sous une dénomination particulière; peut-être est-ce là qu'il faudrait chercher plusieurs villes de Sin, dont les noms ne ressemblent en aucune manière à ceux des villes dela Chine; peut-être ces noms ont-ils été mal entendus et écrits peu correctement, ou bien ces villes, comme celles du Turkestan mentionuées par Edrisi, aurontelles été détruites avec les royaumes où elles étaient situées. L’Arménien Haiton place au midi de la Chine le riche pays de Sym, où il y a des mines de diamants, et qui confine avec Inde et le Cathai. L’Ayin-Akbery dit qu’au commencement du xvir siècle le Pégi. portait dans l'Orient le nom de Chin ou Tschin. Nous avons vu que c’est dans ces environs qu’on doit chercher le pays de Sinæ rt la fameuse ville de Thinæ, Pour distinguer le midi de la Chine, on lui donna le nom
de Maha Manci.
Ce qua divisé € nait les Guzarate était à l d'Oude e la presq
géograpl de ses chaîne d vent l’'Ét Y'Indus ; mention Nahelwal les Aral c'est-à-c le Conca était cor versé pa gale!, ét d’après marchés tent enc due; ce Les géo, Benarès lent au:
Les A pilotes
ssez fréquents, !
ateurs arabes,
firent à Canton !
tqueMarcPaul
r mer. En850, | dans l'empire. | ir leur étaient s commerçants !
Is pouvaient en !
ni comprendre ls que les plus les deux voya-
tails. Ceux-ci y | Ja religion des |
ir relation que le l’eau-de-vie, se de bas aloi, ncienne forme, t les provinces Cathaï et Tchanbalek ou Cam- . On pourrait aient toute la zéographes re t-être est-ce là
noms ne res- | >; peut-être ces |
nt, ou bien ces Edrisi, aurontuées.
e pays de Sym, le et le Cathai, e Pégi. portait que c’est dans fameuse ville donna le nom
HISTOIRE DE LA GÉOGRAPHIE. 293 de Maha-Chin, c’est-à-dire Grande-Chine, d’où l'on fit par corruption Manci.
Ce que nous comprenons aujourd’hui sous le nom d’Hindostan, était divisé en deux grandes provinces, Sind et Hind. La première comprenait les pays le long de l’Indus, le Lahor, le Moultan, l’Adjmir et le Guzarate, ou plutôt une partie de ces provinces et des voisines. L'Hind était à l'orient, et renfermait les provinces de Delhy et d’Agra, le pays d'Oude et le Bengale, ou les contrées le long du Gange. Le Decan ou la presqu'ile méridionale appartenait au Sind. Les Arabes ne connaissaient ni l’intérieur ni la côte de Coromandel. La connaissance certaine et détaillée qu’ils avaient du continent, finissait au cap Comorin ou Ras-Comr. Une partie du £ind leur fut soumise de bonne heure; à la même époque où le calife Walid fit achever la conquête de l'Espagne et du Khorasan, ses armées réduisaient le Moultan et le Lahor. Les géographes arabes dépeignent les délices de la vallée du Cachemire et de ses villes populeuses; ils parlent de son climat tempéré et de la chaîne de montagnes dont elle est ceinte de tous les côtés; ils décrivent l’État florissant d’Almansoura qui s’étendait sur tout le Delta de YIndus ; ils connaissaient plus particulièrement le Guzarate; ils font mention des villes de Sumenat, Cambay, et surtout de Nahrwahra ou Nahelwahra, résidence du roi le plus puissant des Indes, connu chez les Arabes sous le nom de Maha-Balara. Aboulfeda l'appelle Ilbara, c’est-à-dire roi des rois; son royaume s'étendait depuis le Guzarate et le Concan jusqu'au G‘nge. Les autres rois de l’Inde, dont le nombre était considérable, lui cédaient le rang. Ce royaume de Balara fut renversé par les Mahométans en 1204. Il était borné à l’orient par le Be :gale', état ancien et puissant qui portait alors le nom de Canoge, d’après celui de sa capitale. Elle était sur le Gange, et avait trois cents marchés seulement pour les pierres précieuses. Les ruines qui en existent encore aujourd’hui, font voir qu’elle était d’une immense étendue ; cependant l’Ayin-Akbery n’en fait pas la plus légère mention. Les géographes arabes citent encore, dans cette partie de l’Hindostan, Benarès ou Banars, l'antique école de la philosophie indienne. lis pare lent aussi de la forteresse imprenable de Gualior.
Les Arabes ayant fréquenté les côtes de Concan et de Maïabar comme pilotes des Romains, et ayant servi de guides aux Portugais lorsque
ceux-ci découvrirent la route si longtemps cherchée pour y arriver par mer, il s'ensuit qu’elles leur étaient connues; cependant leurs écrivains ne parlent d'aucune ville de commerce aujourd'hui fréquentée, excepté Mangalor. 11 est possible que celles dont its font mention aient éprouvé le sort général des autres villes de l'Asie. On croit reconnaître Tanna dans l’île de Salcette, voisine de Bombay, et qui, dans le xie siècle, était renommée par son commerce. Ils sitent aussi la côte de Malabar ou Melibar ou a! Mabar, comme le soi natal du meilleur poivre; ils y connaissaient encore la ville de Coilan, Quilon ou Caulam, dans le royaume de Travancor, à l'extrémité de la Côte du poivre. Ils placent aussi sur cette côte une ville dont les habitants étaient Juifs; ils avaient donc des notions sur la colonie juive qui, depuis un temps immémorial, est établie à Cochin. Peut-être s’étaient-ils eux-mêmes fixés de bonne heure le long de la côte du poivre. Ce qui est certain, c’est que les Portugais, lors de leurs premiers voyages à la côte de Malabar et au royaume de Cananor, y trouvèrent les Mahométans, sous le nom de Mapouletes, en si grand nombre, qu’ils composaient la cinquième partie des habitants. Ce ne fut que l’arrivée des Portugais et leur présence qui les empêcha de se rendre maitres de toute la côte.
Le cap Comorin, avec une ville du même nom, formait la limite entre le Sind et l'Hind. Les îles Maldives furent connues des navigateurs arabes sous le nom de Rohaïbat, Ils les fréquentaient dès lors pour le commerce des cauris ou coquillages servant de monnaie ; ils remarquerent que les habitants préparaient toutes sortes de tissus avec l'enveloppe fibreuse du coco. Ils estimaient le nombre de ces îles à 4900. Quelques-uns de leurs géographes placent exactement pres de l’Inde l'ile de Ceylan ou Serendip, et la décrivent comme étant grande, riche, bien peuplée, et produisant des épiceries, du bois de sandal et de Brésil, ainsi que des perles. A la suite de cette île vient ordinairement le royaume de Ramani, que l’on pourrait, d’après la mythologie indien: e, prendre pour la partie méridionale du Coromandel, où s’étend le banc de récifs nommé pon: de Rama, et par où le dieu de ce nom est censé avoir passé pour combattre les géants de Ceylan. Une île entre Ceylan et le continent porte le nom de Ramana-Coil, et, dans le delta formé par le fleuve Madura, il existe une ville de Ramana, ancienne capitale
d'un roi de Rama côte de Ci nom de 4 vérité, d’1 souverain tendre pat rattes. D’a reconnais:
Mugat, I € Malaï d’'Ec
Mais il 1 entendaio cmphre, clics que où Jambé Ce dernie re, appel jte en 15 jarle d’un
dns tout désignent ambre, qu k dénom qu'une vi connent k lants était au les claves et où A! Dja cn épiceri indiquèrer depuis par en font, les peuvent autre : ils le
y arriver par
urs écrivains
équentée, ex-
mention aient
croit recont qui, dans le aussi la côte | du meilleur on Où Caulam, du poivre. Ils étaient Juifs; puis un temps s eux-mêmes ai est certain, s à la côte de Mahométans, mposaient la des Portugais s de toate la
mait la limite s des navigaaient dès lors
monnaie ; ils de tissus avec es îles à 4900.
pres de l’Inde brande, riche, l et de Brésil, inairement le pgie indien: €, ’étend le banc om est censé entre Ceylan e delta formé enne capitale
d'un rogaume. Cest donc ici qu'il faut chercher l'ile ou le royaume de Ramani, quoique les Arabes l’aient confondu avec Sumatra. La côte de Coromandel et du Bengale leur était vaguement connue sous le nom de Aah’bar. Les deux voyageurs de Renaudot font mention, à la vérité, d’un royaume de Zapaga qui <e terminait à Comor, et dont les souverains avaicnt le nom de Mehrage, Nous ne savons si on peut entendre par-là le titre de Maha-rajah que portaient jadis les princes mahrattes, D'autres anciens royaumes, placés sur cette côte, sont aussi peu reconnaissables, comme, par exemple, ceux de Tufex, d’Hitrage, de Mugat, Il est peut-être méme trop hardi d'affirmer que la grande île de Malaï d'Edrisi est la presqu'île de Malacca.
Mais iln'y a pas de doute que, sous le nom de Lamery, les Arabes entendaient l'ile de Sumatra. Les productions de Lamery, telles que le mphre, le bois de teinture (lignum Brasilii ), Vor, l’ivoire, etc., sont clics que l’on tire encore aujourd’hui de Sumatra. Le nom de Lam2ry ou Jambée existait encore du temps de Marc-Paul ct de Mandeville. Ce dernier fait mention d’une île de Lamery, qui est auprès d’une auire, appelée Sumabar où Sumatra. Ribeiro place, sur sa moppemonde ïite en 1529, un royaume de Lambry dans l'ile de Sumatra. Marc-Paul parle d’un ancien royaume de Fanfour situé dans cette île, et fameux dans tout l'Orient pour l'excellence de son camphre. Les Arabcs désignent sous ce nom, tantôt une ville, et tantôt une île riche en ambre, qu’ils placent dans le voisinage de Java. Edrisi connaît même k dénomination actuelle de Sumatra, ou une autre qui n'en est qu'une viriante : il l'appelle Soborma, ce qui cst un des noms que lui ‘onnent les Arabes ct les écrivains du moyen âge. Alors ses habiants élaicnt encore sauvages et anthropophages; Oderich de Porluau les trouva de même dans le xive siecle. Ils vendaient des sclaves engraissés aux étrangers qui abordaient sur leurs côtes. Java, où A! Djauah, était déjà connue des Arabes comme une île riche cn épiccries, mais ébranlée par ses volcans. Les géographes arabes indiquèrent confusèment les îles situées plus à l’est, et découvertes depuis par les Portugais et les Hollandais. Mais les descriplions qu'ils en font, les noms qu'ils leur donnent, et les fahles qu'ils débitent, ne reuvent s'appliquer avec certitude à l'une de ces îles plutôt qu’à une autre : ilssavaient que le pays des épicéries se trouvait dans ces parages
le 29
(RFA
220 CHAPITRE QUINZIÈME, rhréépet de temps avant l’arrivée des Portugais aux Moluques, deg colons arabes venaient de s’y établir et d’y introduire leur religion et
leur commerce, dans Tidor et dans Ternate. Leur langage, leur reli. !
gion et leurs opinions se retrouvent aux Philippines, à Mindanao, ct peut-être jusqu'aux Carolines.
Toutes ces terres avaient sans doute été découvertes et peuplées par | 227 asrin ñ A FE les Malais et les Japonais, longtemps avant Qu’un navire arabe ne R
feudit les flots de l'Océan oriental,
Voyages et
Tandi jusqu’au héroïsm de siècle Anglo-S:
Normand.
de l’Eur« cursi ns théâtre.
Après instruits services
landaises tion clair Le roi AIf sa tradua Scandina puis le Blanche, par le Su,
à Finnmi
loliques, des ar religion et
ige, leur reli !
Mindanao, ct
t peuplées par | vire arube ue
Voyages et découvertes des Normands ou Scardinaves. Première découverte de l'Amérique, Discussioù des relations des frères Zeni. An 100-1380,
Tandis que le peuple de Mahomet étendait ses courses victoricuses jusqu'aux extrémités de l’Orient, le peuple d’Odin, toujours agité d’un héroïsme fanatique, continuait ses migrations qui avaient, depuis tant de siècles, ébranlé l'Europe. Les freres des Goths, des Hérules et des Anglo-Saxons, reparaissent de nouveau sur la scène, sous les noms de Normands, de Warégurs, d'Ostmens et autres : mais, arrélées au centre de l’Europe par les rois d'Allemagne et de France, ces nouvelles excursi ns des Scandinaves durent principalement avoir 1a mer pour théâtre.
Après leixe siècle, il sortit du milicu de ces pirates des géographes instruits et des navigateurs avides de découvertes. La mémoire des services qu’ils ont rendus à la géographie nous a été cuniservée par le roi Alfred, par Adam de Brème, par l’Æims-Kringla, ouvrage historique de Snorron, écrit dans le xt siècle, par diverses autres chroniques islandaises et par la carte des deux frères Zeni. La plus ancitnne dexcription claire et précise des pays du nord de l'Europe est celle qu’en traca le roi Alfred. Ce roi d'Angleterre, qui régna de 872 en 900, inséra dans sa traduction anglo-saxcnne d'Grosius un extrait de deux relations scandinaves ; dans l’une le Norwégien Other retraçait ses voyages depuis le Haloguland en Norwége jusqu'à la Biarmie à l’est de la mer Blanche, ct, d'un autre côté, le long ücs côtes norwégiennes et danoises par le Su, d jusqu’à la ville de Hæthum ou Sleswick ; l'autre relation était celle d’un voyage du Danois Wulfstan, depuis Sleswick jusqu’à Zruso, ville de commerce dans le pays d'Estun ou la Prusse.
Alfred comprend dans la Scandinavie les pays suivants : La Biarmie, kh Finnmarkie, le Queenland, la Gothie, la Suède, la Norwége et le
Danemarck . Le nom g ntrel, le plus ancien, pour désigner toutes les contrées de la fc:ndinuvie habitées par des Goths, paraît avoir été celui de Marinaheim, c'est-à-dire patrie des hommes.
La Norwége ou Northmannalind consistait dans la côte occidentale de la Scandinavie, depuis la riviére Gotha jusqu’à Halogaland . Les côtes méridicna'es se nommaient Viken, c'est-à-dire le golfe; c'est là qu'il faut chercher la ville de Æiningesheal, le Koughille moderne, nommé Scyringesheal par une faute de copisle.
La Finnmarchie ou le Finmærk est la Laponie actuelle, dont les habitants avaient la rcputation d’être sorciers. Ayant passé cette extrémité de l'Europe, Other entra dans le grand golfe, nommé aujourd’hui la mer Blanche, alors Quen-Sia, 1° er des Quènes ou Gandvik, Il visita ensuite la Biarmie ou Permic; c’est la côte habitée par les Samoyèdes le long de la mer Blanche près de l'embouchure de la Dwina. Les Biarmiens, peuple de race finnoise ou scythique, s'étendaient jusqu'aux Bulgares vers les sources du Wolga. Le commerce des velleteries et peutêtre les mines de l’Oural les enrichissaient. Les princes norwégiens ravageaient souvent ces contrées.
Les noms de Quêne et de Quenland, par leur ressemblance avec le mot gothique qui signifie femme, donna occasion aux écrivains du moyen âge de placer dans l'extrême nord un royaume des Amazones. Les Quénes s’étendaient depuis la mer Blanche jusqu’à l'ouest du golfe
Bothnique. Ils toucherent à la frontière de la Norwége. Ces pays, peu |
habités aujourd’hui, n'étaient alors que des déserts couverts de forêts épaisses.
La Suède (ou Suéonie) avait alors des bornes bien plus resserrées qu'aujourd'hui; d’ailieurs, les voyages d’Other et de Wulfstan ne los y avaient pas conduits. IL faut donc se garder de conclure du silence d’Alfre 1 sur cette contrée, qu’elle était un désert inhabité. Le témoignage de Tacite, d'accord avec les historiens islandais, prouve assez que les Suiones ou Sviaer formaient dès le 1°" siècle une nation puissante et plus civilisée que les tribus de la Germanie. L'Hérodote du Nord, Snorron, explique même le passage obscur où Tacite parle des Sitones, en nous apprenant qu’une partie de l’Upland, le pays des Up-Sviar, c'està-dire la haute Suède, formaient un État particulier qui, de sa capitale, pritie nom de Sigtun.
Alfre que las.
une ju de Brèn trogothi meland, ait nom époque i tres pro marck p de Lang ville de !
Toute jusqu'à mytholo; physique pris dans des anti avec la £ un seul € dite. Mai nomades dinaves ces natio
Jusqu’ exerçaic nois, qué actuelle, conservé dans qua appelé Z plus fré chrétien:
Dans cet mée en
marché,
er toutes les avoir été ce-
ccidentale de id . Les côtes est là qu’il rne, nommé
dont les habitte extrémité ujourd’hui la , Il visita enamoyèdes le na. Les Biarjusqu'aux Buleries et peuts norwégiens
mblance avec x écrivains du des Amazones.
ouest du golfe
iverts de forêts
lus resserrées Julfstan ne lc ure du silence Le témois, prouve assez ation puissante dote du Nord, rle des Sitones, Up-Sviar, c'esl- |, de sa capitale,
, Ces pays, peu |
Alfred, -a se Lornant aux pays visités par Other, ne put nommcr que la Scanie, Sehoneg ; la Blekingie, Becinga- Eg ; le Méore, probablement une juuie du Smoland ainsi que les îles d'OEland et Gothland. Adam de Brême, qui écrivait deux cents ans après lui, fait mention de l’Ostrogothie et de la Vestrogothie, déjà connues de Jornandès, du Vermeland, et des villes de Birca, Sigtuna, et Scara. Il est le premier qui ait nommé l’Helsingie, qui, longtemps déserte, avait peut-être été, à une époque inconnue, la demeure des Æuns scandinaves. Les noms des autres provinces de la Suède sont de temps plus modernes, Le Danemarck portait déjà ce nom etcomprenait les îles de Seland ou Sillande, de Langeland, Laland, Falster et autres, ainsi que le Jut:ind où la ville de Sleswik était célèbre, sous le nom de Fæthum.
Toutes les relations sur la Scandinavie, depuis le siecle de Pythéas jusqu'à celui d'Alfred, offrent des noms gothiques. D'un autre côté, ia mythologie scandinave, conservée dans l'Edda, ne présente que des traits physiques conformes à la nature des pays septentrionaux, et des usages pris dans la vie d’un peuple guerrier et navigateur. Tout cet ensemble des antiquités scandinaves, soit poétiques, soit historiques, concourt, avec la géographie, à nous montrer depuis les temps les plus reculés un seul et unique peuple, comme maître de la Scandinavie proprement dite. Mais à l’est de la terre héréditaire des Goths, erraient les tribus nomades des Scythes et des Sarmates. C’est aux entreprises des Scandinaves que le x° et le x1° siècic durent quelques notions positives sur ces nations.
Jusqu'en 1157, la Finlande r’était que le repaire de sauvages qui : exerçaient la piraterie, et qu'on appelait Finnois et Kyriales. Les Finnois, que dans le r° siècle nous avons trouvés établis dans la Poiogne actuelle, étaient déjà avant le vi siècle en possession du pays qui a conservé leur nom; il paraît que des colonies finnoises pénétrèrent dans quelques cantons de la Scandinavie. Le golfe de Finlande est appelé Æyria-Botn dans le x° ou xi° siècle ; c'était une des arènes les plus fréquentées par Ms pirates scandinaves. Les Suédois, devenus chrétiens, soumirent les côtes de la Finlande vers la fin du xu° siècle. Dans cet intervalle, on bâtit dans le midi du pays la ville d’Abo, nommée en finnois Turku, du mot suédois Torg, qui veut dire une place ou marché, On bâtit aussi Tavastehus et Vibourg. La mer Baltique, nom-
mée par les Scandinaves Austur-Saltr, c'est-à-dire, eau saléc d'est, était le théâtre ordinaire où s’élançait une jeunesse avide de combats et de pillage, Les côtes méridionales ct orientales de cette mer portèrent les noms scandinaves d’Austurveg, route d’est, d’Eystland, contrée d’est, et autres semblables. Eginhard écrivit le premier une description de la mer Baltique, mais il n’en connaît pas l’extrémité orientale, et se contente de nommer les principales peuplades. Le Danois Wulfstan, contemporain d’Other, en donna une description plus complète au roi Alfred. Il lui marque en particulier les îles les plus considérables, et outre celles dontona déjà parlé, il indique l'ile de Bornholm sous le nom de Burgendaland, nom que les Scandinaves rendaient plus souvent par Borgundar-Holm, et qui rappelle d’une manière frappante les Burgundiou Bourguignons, peuples autrefois voisins des Gothones sur les bords de la Vistule. Il donne l'embouchure de la Vistule pour le point de séparation entre le Weonodland ou le pays des Wendes ct les contrées des Estiens. Il ne connaît pas encore Jumme ou Vineta, république célèbre fondée cent ans plus tard par Palnatoke, soumise tantôt aux Normands et tantôt aux Vendes, et enfin détruite par l'archevêque Absalon.
| La première description exacte et détaillée de la Prusse est due aux Normands; cependant ils ne parlèrent point de l’ambre jaune qui yestsi abondant. Wulfstan fait mention de la Prusse sous le r:m de Wäitland, nom dont on voit un indice dans les Vitiens du géographe de Ravenne, et qu’une partie du Samland portait encore dans le xin° siècle. Les Scandinaves donnaient généralement l’épithète d’Estiens à tois les peuples qui habitaient à l’est, à l’orient de la Vistule. C’est dans le pays des Estiens que Wulfstan trouva une ville nommée Truso , probablement sur le lac Drausen ron loin d’Eïbing. Ce navigateur nous apprend que les Estiens buvaient du koumis ou lait de jument, qu’ils n’entcrraient point leurs morts pendant l'hiver, comme faisaient encore les Russes à lafin du xvi° siècle, et qu ils laissaient leur héritage, non point à leur parent le plus proche, mais au meilleur cavalier de leur tribu. Les écrivains islandais ç.u xi° ou xu° siècle connaissent l’Ermeland province de la Prusse, désigr ée aussi sous le nom d’Ormanland, et dont les habitants sont appelés Ormoii et Wermiani, Derrivre ces contrées, Alfred plaçaitle #'islaland, ou le pays de la Vistule, qui dans les Sagas porte le
nom de Pot nous l’avon sagas parle dela Cité, ( naves appe golfe de Fi gues-Russe aussi les $ diverses br Palteskia ou Depuis le de Norman de la mer peu fréque suivant leu la langue « Dauair ou l'arrivée d visités par hommes d et de Conr soumis pa bitants.
Les Nor Jetland ou des Orcad paître ra celle de T1 nommés P romains. I le nom de qu'extrêm qu'aucun est la plus mais SON !
celui des
salée d'est, de combats e cette mer Eystland, conier une desrémité orien- 8. Le Danois on plus coms les plus conde Bornholm endaient plus ère frappante des Gothones istule pour le endes et les Vineta, répu- Duimise tantôt l'archevêque
e est due aux ine quiyestsi m de Witland, > de Ravenne, 1° siècle, Les à tous les peut dans le pays so , probablenous apprend qu’ils n’entcrnt encore les e,nonpointà eur tribu. Les land province dont les habintrées, Alfred Sagas porte le
HISTOIRE DE LA GÉOGRAPHIE. 291 nom de Poulina-land ou Pologne. Plus loin, les Scandinaves, ainsi que nous l'avons vu, jetèrent les fondements de l'empire russe, dont les sagas parlent très-souvent en l’appelant Gardarike, c’est-à-dire l'empire de la Cité, Cette cité était la célèbre ville de Novogorod, que les Scandinaves appelaient Holmgard et Austurgard. Le port de Novogorod sur le golfe de Finlande se nommait Aldeigubord. Les liaisons entre les Wariégues-Russes et les autres Scandinaves, furent longtemps très-intimes ; aussi les Sagas connaissent-elles les Etats formés en Russie par les diverses branches de la famille de Rurik, tels que Ksænugard ou Kiow, Palteskia ou Polocz, Muramar ou Murom, Sursdal ou Susdal, et autres.
Depuis le 1x° siècle, les navigateurs scandinaves, connus sous les noms de Normans et d'Ostmans, visitèrent les îles et les côtes les plus reculées de la mer du Nord, qui auparavant étaient ou inconnues ou du moins peu fréquentées. L’Irlande, quoique très-éloignée de leur patrie, fut, suivant leurs écrivains, découverte dès la fin du vu siècle. Leterme de la langue du pays dont on se sert encore pour désigner un étranger, Dauair ou Danois, confirme par son étymologie l’assertion qu'avant l'arrivée des Scandinaves, les Irlandais du nord n'avaient encore été visités par aucun cCtranger. Les Scandinaves, nommés ici Ostmens ou hommes d'est, fondèrent dans cette île les royaumes de Dublin, d’Ulster et de Connaught, qui leur payérent longtemps tribut, et qui furent soumis par les Anglais depuis 4171, de même que les anciens habitants.
Les Normans occupèrent plus tard (An 964) les îles de Shetland, Jetland où Hialtland, qui firent pendant quelque temps partie du comté des Orcades. Ce furent encore les flibustiers normans qui firent connaître plus exactement ces dernières îles, confondues souvent avec celle de Thule; ils chasserent et exterminerent les anciens habitants nommés Peti et Papa, et qui sont probablement les Picti des auteurs romains. Il paraît même que les Islandais donnaient à toute l'Ecosse le nom de Pettoland. Mais l’origine scandinave des Picti ou Petti, quoiqu'extrêmement vraisemblable, se rapporte à des siècles reculés qu'aucun rayon historique n’éclaire. La province de Cathness, qui est la plus septentrionale de l’Ecosse, formait un État très-peu connu ; mais son souvenir existe encore dans la tradition du pays, ainsi que celui des Normans, ses fondateurs, à qui on attribue tous les monu-
272 CHAPITRE SEIZIÈME, ments dont on découvre les ruines dans ces sauvages montagnes, Les Normans avaient conquis en 893 les îles Hébudes des anciens, situées le long de la côte occidentale d’Ecosse, et qui portèrent le nom de Suder-Eyar, Îles méridionales, par rapport aux Orcades et au pays de Cathness.
L'audace ou le hasard conduisit, vers l'an 861, un bâtiment scandi.
. nave aux îles Féroer; cet archipel lointain semblait annoncer d'autres
terres; le vol des corbeaux confirmait cet indice. Entre 860 et 872, !
{rois navigateurs visitérent l'Islande, Île célèbre par les manuscrits qi y ont été conservés ct par les services que ses habitants ont rend. à l’histoire du Nord. Les premicrs navigateurs scandinaves indiquirent la vraie circonférence de l'Islande d'une manière conforme aux observations modernes des astronomes français ; on pouvait, disaient. ils, faire le tour du pays en sept jours, et la circonférence était de 163 vikur ou lieues de 15 au degré.
Le Groenland, grande île ou presqu'île séparée de l'Amérique septen. trionale par le détroit de Davis, fut découvert, suivant la plupart d; chroniques, en 982, et peuplé en 986; suivant d'autres, il le fut dès 93), L'Islandais Eric Rauda fut le premier qui s'y fixa. Il n’y avait guëre que des aventuriers très-hardis qui entreprissent ces voyages. Par la même raison, le Grocnland était le pays des prodiges; on en &bitait les fables les plus incroyables. Le livre islandais intitulé : Miroir royal, en donne une idée plus juste. L'ancien Groenland ne diflérait presqu’en rien du Groenland moderne; la côte, même en été, était en-
tourée de montagnes énormes de glace, telles que les Norwégiens n'en
avaient jamais vu dans leur patrie. Les colons établis sur cette pres: qu'ile ne connaissaient pas le pain, et n'exerçaient point l’agriculture. Ils échangeaient des dents de walross et des peaux de veaux marins contre le bois dont ils avaient besoin pour se chauffer et pour construire leurs habitations. Ils avaient du gros bétail et des brebis, tandis que les colons actuels, moins industricux, n’ont que de ces dernières. La côte n’était habitée que dans les endroits où la pèche était abondante; l’intérieur du pays, rempli de montagnes et de vallées couvertes de neige et de glace, m’ofirait pas un accès plus facile qu'aujourd'hui. Le nombre des colons était peu considérable et ne Risait que le tiers de celui d’une grande paroisse de Norwège. La co
lonie sc occiden trouvai En ex partant sud-ouc Gunbiot au norc Norwég à l’oues!
oiscaux carte, or nale du rait été côte d'ot quelque:
nom de haut, le et du c pirates | des No trouvé E églises. / trouvé deux sé deux co La gr:
et dépet Le com des reit en 1418, quer la Cette flo Ces r Groenlai
Norman L\
es montagnes, s des anciens, Jrtèrent le nom ides et au pays
Atiment scandinoncer d'autres atre 860 et 872, manuscrits qui ants ont rend:
inaves indiqui- * conforme au ouvait, disaicnlice était de 168
mérique seplenit la plupart di; il le fut dès 932,
n’y avait guëre us voyages. Par liges; on en tiintitulé : Miroir land ne différait en été, était en-
sur cette prespoint l’agriculpeaux de veaux chauffer et pour il et des brebis, ’ont que de ces roits où la péche tagnes et de valaccès plus facile nsidérable et nt Norwège. La co
Norwégiens n'el
lonie scandinave dans le Groenland était divisée en deux cantons, l’un occidental où il n’y avait que quatre églises, l’autre oriental où se trouvaient les deux villes ou plutôt hameaux.
En examinant les relations des premicrs navigateurs, on voit qu'en partant de lislande pour aller au Groenland, ils se dirigeaient au sud-ouest, évitaient une côte entourée de glaces, vue par le nommé Gunbiorn, doublaient la pointe de Ævarf, et faisaient ensuite voile au nord-ouest pour arriver à la colonie. En partant de Bergen en Norwége, pour aller à cette pointe de Hvarf, ils se dirigeaient droit à l’ouest, reconnaissaient les Îles Shetland et Féroer, et voyaient cles oiseaux arriver de l'Islande, En suivant ces deux routes sur une carte, on reste persuadé que la pointe Hvarf est l'extrémité méridionale du Groenland, Par conséquent, l’ancien Groenland oriental n'aurait été que la portion la plus orientale et la plus méridionale de la côte d'ouest. En ellet, c’est là seulement que, pendant le mois de juin, quelques bosquets de boulcaux et le parfum des fleurs justifient le nom de Terre-Verte que les Islandais donnérent à cette contrée. Plus haut, les glaces accumulées par le double effet du courant Polacie et du courant dit du Golfe, ont de tout temps dû repousser même les pirates les plus hardis, Enfin, les ruines des anciens hameaux et églises des Normans mettent le dernier sceau à cette explication. On en a trouvé beaucoup sur la côte sud-ouest; on y a découvert jusqu’à sent églises. Après un espace absolument dépourvu de ruines, on en a encore trouvé au nord du cap de Désolation, mais en très-petit nombre. Ces deux séries de ruines indiquent, sans contredit, les emplacements de deux colonies scandinaves.
La grande peste qui, vers le milieu du xiv° siècle, ravagea l’Europe et dépeupla surtout le Nord, étendit ses ravages jusqu’au Groenland. Le commerce avec cette colonie devint ensuite un droit régalien des reines de la Norwége. A ces causes de décadence se joignit enfin, en1418, une invasion ennemie; une flotte vint, on ne sait d’où, attaquer la colonie déjà affaiblie; tout fut détruit par le fer et le feu. Cette flotte appartenait probablement au prince Zichmni de Frislande.
Ces recherches sur la vraie position des colonies scandinaves en Groenland, nous conduisent à une question bien plus intéressante; les
Normans ont-ils découvert l'Amérique avant Christophe Colomb? Nous v 30
ne pensons pas qu'on puisse hésiter à y répondre affirmativement après avoir lu les détails qui vont suivre.
En 1001, l'Islandais Biorn, cherchant son père au Groenland, est poussé, par une tempête, fort loin au sud-ouest; il aperçoit un pays plat tout couvert de bois, et revient, par le nord-est, au lieu de sa destination. Son récit enflamme l'ambition de Léif, fils de cet Eric Rauda qui avait fondé les établissements du Groenland. Un vaisseau est équipé; Léif et Biorn partent ensemble; ils arrivent sur la côte que ce dernier avait vue. Une île couverte de rochers se présentc; elle est nommée elleland, Une terre basse, sablonneuse, couverte de bois, reçoit le nom de Markland, Deux jours aprés, ils rencontrent une nouvelle côte, au nord de laquelle s’étendait une île ;ils remontent une rivière dont les bords étaient couverts de buissons qui portaient des fruits très-agréables; la température de l'uir paraissait douce à nos Groenlandais; le sol sembiait fertile, et la rivière abondait en poissons, surtout en saumons. Etant parvenus à un lac d’où sortait la rivière, nos voyageurs résolurent d'y passer l'hiver; dans le jour le plus court, ils virent le solcil rester huit heures sur l'horizon; ce qui suppose que cette contrée devrait être à peu près par les 49 degrés de latitude. Un Allemand, qui était du voyage, y trouva des raisins sauvages ; il en expliqua l'usage aux navigateurs scandinaves, qui en prirent occasion de nommer le pays Vinland, c'est-à-dire, pays du vin. Les parents de Léif firent plusieurs voyages au Vinland. Le troisième été, les Normans virent arriver dans des bateaux de cuir quelques indigènes d'une petite taille qu'ils nommerent Skrælingues, c’est-à-dire, nains, ils les massacrèrent et se virent attaqués par toute la tribu qu'ils avaient si gratuitement offensée. Quelques années plus tard, la colonie scandinave faisait un commerce d'échange avec les naturels du pays, qui leur fournissaient en abondance les plus belles fourrures. Les richesses que ce commerce avait procurées à quelques hommes entreprenar:ts, engagerent beaucoup d’autres à suivre leurs traces. Aucun témoignage positif n’indique que ces navigateurs y aient fondé des établissements stables; seulement, on sait qu'en 11921, un évèque Eric se rendit du Groenland au Vinland, dans l'intention de convertir au christianisme ses compatriotes encore païens,
Révoquer en doute la véracité de rapporis aussi simples et aussi
vraisem
être pas premier tion sui
Car, si vers l’an {ions exc qui, ent visitèren ou du 1 tions isl:
besoin d de la car ges, pub dant de éclairer
La car offre, SO du côté Danemai onrecon d’Amere Bovenbe la Gothi les posit commen Géranes.
l'île de retrouve la Norw grande € bercouit,
irmativement
sroenland, est rçoit un pays au lieu de sa Is de cet Eric . Un vaisseau nt sur la côte se présenic; e, couverte de ncontrent une emoutent une portaient des t douce à nos ndait en pois- Poù sortait la ans le jour le l'horizon; ce les 49 degrés es raisins saus, Qui en pri- , Pays du vin.
. Le troisième quelques indi- , c’est-à-dire, oute la tribu s plus tard, la s naturels du Les fourrures.
5 hommes entraces. Aucun ent fondé des in évêque Eric convertir au
mples et aussi
vraisemblables, ce serait outrer le scepticisme; mais, si on les admet, ilest impossible de chercher Vinland autre part que sur les côtes de l'Amérique septentrionale. Cette partie du monde avait donc été découverte par des Européens, cinq siècles avant Christophe Colomb; et cette découverte, la première qui soit historiquement prouvée, ne fut peutêtre pas entièrement inconnue à l’habile et courageux Génois, qui, le premier, sut ouvrir entre les deux hémisphères une communication suivie.
Car, sans parler ici d'un voyage douteux, attribué à Afadoc-ap-Oren vers l'an 1170, nous possédons les documents authentiques des navigations exécutées dans le x1v° siècle par les deux Zéni, nobles vénitiens, qui, entrés en 1380 au service d’un prince des îles Féroer et Shetland, visitèrent de nouveau les contrées découvertes par les Scandinaves, ou du moins en recucillirent une description qui confirme les relations islandaises et qui a dù être connue de Colomb. Cette assertion a besoin d’être prouvée ; mais les preuves ne sauraient être tirées que de la carte des navigations des deux Zéni, et de {a relation de ces voyages, publiées pour la première fois à Venise, en 1558, par un descendant de Niccio Zéno. Voici des détails que nous croyons suffisants pour éclairer l’opinion de nos lecteurs.
La carte des deux Zéni, copiée d’après une vieille gravure sur bois, offre, sous une graduation grossière, les pays suivants. Au midi, et du côté d’est, on voit Scocia, l’Ecosse. Au sud-est se présente Dania, le Danemarck : la forme en est remarquablement exacte pour ce siècle ; onreconnaît tous les détails de la côte occidentale du Jutland, les îles d’Amere où Amro, Salt ou Sylt, et ainsi de suite jusqu’à la pointe de Bovenbergen, dont le nom est écrit Bomienbergen. A l’est on voit Gocia, la Gothie, et Suecia ; les côtes offrent des contours assez exacts. Toutes les positions sont cependant trop au nord; la Norwége, Norvegia, no commence qu’à 64 degrés, Le cap Lindesnes ou Der-Neus est nommé Géranes. On reconnaît Bergen dans Pergen, Trondhiem dans TFrondo, et l'île de Tromsæ dans Trons; le cap Stat est marqué par son nom; on retrouve jusqu'à des villages, tels que Gasendel ou Giesdal. A l’ouest de la Norwége, on aperçoit un archipel nommé Estland, composé d'une grande et de plusieurs petites îles. La position, ainsi que les mots Sum-
bercouit, ou cap de Sumburg, S. Magnus, baie de S. Magne, Bristund,
Bressa-Sound, Scalogui, Scallowag, et quelques autres, démontrent que ce groupe de la carte de Zéno représente les îles Shetland, appelées par les Norwégiens Jetland, Hialteland et Hitland. La carte donne même à un îlot de cet archipel le nom d’Iland. Le, position de l'Islande n’est pas moins évidente; on reconnaît, dans Scalodin et Olensis, les villages de Scalholt et d'Hola; le dernier nom n’est évidemment qu'une abréviation de ces mots Olensis episcopi sedes. La partie orientale de YIslande est représentée comme un assemblage d'iles.
Jusqu'ici tout s'explique saus efforts; les difficultés vont se présenter. Au midi de l'Islande, au nord-est de l'Ecosse, entre les 61 et 65 degrés de latitude, on aperçoit ue grande île entourée de plusieurs petites. Cette terre, appelée Frislande, appartenait au roi de Norwége; mais elle lui fut enlevée par un prince du nom de Zichmni ou Zicno qui, à l'instar des anciens kéros normans, fondait sa gloire sur des courses de piraterie, Celle île de Frislande est nommée, dans la vie de Christophe Colomb, de manière à laisser douteux si cet illust"? navigateur l'a visitée en 1477, ou si c'est vers l'Islande qu’il avait .- sa course; elle a été copiée, d'après la carte de Zéno, par biiuscouup d'auteurs du xvr° siècle, Buache a prouvé que la position géographique de la
Frislande répond à celle de l'archipei Féroer. Zéno dit expressément |
que les îles d’Estland ou Shetland étaient entre la Norwége et la Frislande, La distance de vingt journées de navigation entre cette dernière terre et le cap méridional d’Engroneland ou Groenland, évaluée à vingt licucs marines par jour, nous reporte vers les îles Férocr, dont la latitude correspond à celle de la Frislande. Eggers s’est surtou attaché à démontrer l'identité des noms, tels que Monaco ou le Moine, rocher au sud de cet archipel; Sorand, ou Sorrey, pour Sudereyan, l'il là plus méridionale; Sudero-golfo, encore aujourd'hui appelée détroit de Suderoé; Andeford où Andefiord, baie des canards, et d’autres ressemblances moins évidentes. Si à ces arguments on ajoute que Zéno, en nommant toutes les possessions du roi de Norwége attaquées par Zichmni, passe sous silence l’archipel de Féroer, et que, de l’autre côté, aucun écrivain islandais ne connaît la Frislande, l'identité de ces deux contrées, désignées sous deux noms différents, devient extrêmement vraisemblable. La grande étendue de l'île prineipale dans la carte de Zéno, provient sans doute de ce que le dessin original, très-délabré
iorsqu’il parent les très-comi jande, q qu'une mination scandina
Forster qu’un co pou’rait avant de examino
Au no par sa co Norwége.
où les m Toutefois lande, et appelée Z noms d’l L'un et l’ réponden des color ressembl ceux qui
Dans | carte, Zé dédiée à
comme |
» d’eau | » nastèr » est par » les me » de cuir
|» nièrec
» de pet
, démontrent hetland, appea carte donne on de l'Islande et Olensis, les mment qu’une je orientale de
1t se présenter.
1 et 65 degrés asieurs petites.
Norwége; mais i ou Zicno qui, sur des courses vie de Christonavigateur l'a sa Course; «vuup d'auteurs raphique de Rà t expressément ége et la Frisntre cette dernland, évaluée es îles Férocr, rs s’est surlou o ou le Moine, udereyan, l'ik li elée détroit de autres resscme que Zéno, en attaquées par de l’autre côté, ité de ces deux t extrémement ans la carte de al, très-délabré
HISTOIRE DE LA GÉOGRAPHIE. 937 jorsqu’il fut capié, n’offrait qu’une image confuse des canaux qui séparent les Îles de Férocr. D'ailleurs, les exagérations de ce genre sont très-communes dans les cartes du moyen âge. Quant au nom de Frisjande, que les auteurs anglais écrivent Freeslund, il semble n'être
D qu'une modification de celui de Fereys-land, ou terre de Féroer, déno-
mination pléonastique, il est vrai, mais conforme au génie des langues scandinaves.
Forster, qui d’ailleurs a très-mal expliqué le voyage de Zéno, observe qu’un comte Sinclair, possesseur des Orcades vers la fin du x1v° siècle, pourait bien être le prince Zichmni ou Zéno de ce voyageur. Mais avant de parler des terres découvertes au sud-est de la Frislande, examinons le haut de la carte.
Au nord de l'Islande, on voit une immense péninsule semblable, par sa configuration, au Groenland et qui, au nord-est, va joindre la Norwége. Il est vrai que la liaison n’est formée que par une ligne vague, où les mots « mare et terre incognite » indiquent les doutes de l’auteur. Toutefois la relation dit positivement que Nicolo Zéno, allant de l'Islande, et probablement de l’islande orientale au nord, trouva une lerre appelée Engroniland dans le texte, mais qui, sur la carte, porte les deux noms d’Engronelandt ct de Grolandia, l’un placé à l’ouest, l'autre à l'est. L'un et l’autre mot rappelle le Groenland ; mais les noms particuliers ne répondent point à ceux que donnent les topographics tres-détaillées des colonies scandinaves. Le seul endroit habité que la relation indique ressemble un peu à un château des fées, et a servi d'argument à ceux qui traitent de fabuleux tout le voyage.
Dans l’Engronelandt, selon la relation, ou dans le Grolandia, selon la carte, Zéno trouva un monastère de frères prêcheurs, et une église dédiée à Saint-Thomas, située près d'une montagne qui jetait du fou
comme l’Etna et le Vésuve. «Il y a, dit-il, dans cet endroit, une source
» d’eau bouillante avec laquelle les moines échauffent l’église, le mo- » nastère et leurs chambres; l’eau est encore si chaude lorsqu'elle » est parvenue à la cuisine, qu'on n’a pas besoin de feu pour apprêter » les mets. Pour faire le pain, il suffit de mettre la pâte dans des vases » de cuivre, et de tenir ces vases dans l’eau; le pain cuit de cette ma- | » nière comme s’il était dans un four. Il y a aussi, dans ce monastère, » de petits jardins couverts en hiver ; on les arrose avec cetle eau, ce
» qui les garautit de la neige et du froid qui, dans ces pays situés si près » du pôle, estextrêmement piquant. Par ce moyen, les moines font ve-
» nir desfleurs, mürir des fruits, et pousser diverses espèces de plantes ! » qui végè.ent aussi bien que si elles se trouvaient dans des climats » tempérés ; au point que les sauvages grossiers qui habitent ces con- !
» trées, étonnés de ces effets qu'ils regardent comme surnaturels, prennent les moines pour des dieux.
« Ceux-ci non-seulement chauffent leurs maisons au degré qu'ils jugent convenable, mais en ouvrant leurs fenêtres, ils peuvent en
un instant tempérer la chaleur à volonté. Ils n’emploient, pour les | bâtiments de leur monastère, d’autres matériaux que ceux qui leur
sont fournis par le volcan; ils prennent les pierres brüiäntes qui sont lancées en forme de scories ou fraisil par la bouche de la montagne; ct lorsqu'elles sont le plus chaudes, ils jettent de l’eau dessus: elles se dissolvent entièrement par ce moyen, et se convertissent
en une bonne chaux qui se lie si bien après avoir été employée, | qu'elle ne se détruit jamais. Les scorics, lorsqu'elles sont froides,
servent, au licu de pierres, à faire des murs et des voûtes très-solides; car, lorsque ces matières sont une fois refroidies, elles 2e peuvent être entamées que par un instrument de fer. Les voûtes faites avec ces scorices sont si légeres, qu’il n’est pas besoin d'appui pour les soutenir, ct qu’elles se maintiennent toujours entières. Ces facilités sont cause que les moinés ont construit une quantité étonnante de murs et de bâtiments de différentes espèces. Les couvertures ou les faîtes de leurs maisons se font, pour ia plupart, de la manière suivante : le mur cst élevé d'abord perpendiculairement à la hauteur qu’on veut lui donner; on le fait ensuite incliné et penché à peu près jusqu’à ce qu’il forme une voûte régulière. On n’est cependant, dans ce pays, guère incommode de la pluie; car la première neige qui tombe reste gelée pendant l’espace de neuf mois, temps que dure l'hiver. Ils vivent d'oiseaux sauvages et de poissons ; l’eau chaude du volcan, en se jetant dans un grand hâvre, empêche la mer d'y geler, ce qui attire en cet endroit une si grande quantité de poissons et d'oiseaux, que les religieux en prennent autant qu’il leur en faut » pour leur subsistance, et pour celle d’un grand nombre d’habitans
GS EEE ET 7%
» du pays qu'ils occupent continuellement tant à bâtir qu’à la chasse |
» età la » au MO » chaqu » largeu » petite » MaisO!
» sentir « IL vi » ques d » de Tro » d'obje » en éch » fait sé » moines » siles de » drapp » dont {c » procur » Des mi » ment » rant 1] parce du pri « Les vette d verts € ques s( tempêt peu ing » persua » fendues » un roc.
» ques, » le milic » couler » deux m
ys situés si près noines font ve-
èces de plantes
ns des climats bitent ces con- !
naturels, pren-
u degré qu'ils iis peuvent en oient, pour les > ceux qui leur brüiäntes qui he de la mon- Le l’eau dessus :
e convertissent
* été employée, |
es sont froides, yoûtes très-solis, elles ne peues voûtes faites n d'appui pour ères. Ces facilintité étonnante couvertures ou | de la manikre ent à la hauteur nché à peu près ependant, dans ière neige qui emps que dure l’eau chaude du che la mer d'y tité de poissons pu’il leur en faut bre d’habitans
qu’à la chasse |
EEE = = 5
HISTOIRE DE LA GÉOGRAPHIE. 239 et à la pêche, ainsi qu'à divers autres ouvrages et affaires relatives au monastère, Leurs maisons sont bâties autour de la montagne de chaque côté; la forme en est ronde; elles ont vingt-cinq pieds de largeur; elles s'élèvent en cône, au sommet duquel ils ménagent une petite ouverture pour avoir du jour et de l'air. Le plancher de la maison est si chaud, que le froid le plus rigoureux ne se fait point sentir dans l'intérieur de la maison.
« Il vient dans cet endroit, pendant l'été, un grand nombre de barques des îles voisines et du cap au-dessus de la Norwége, aiusi que de Trondon (ou Drontheim); elles sont chargées de toutes sortes d'objets d’agréments ou d'utilité destinés pour les pères, qui donnent en échange des peaux de différents animaux et du poisson qu’ils ont fait sécher au soleil ou qu'ils ont conservé au moyen du froid. Les moines reçoivent à leur tour du bois pour le chauffage et des ustensiles de bois très-ingénicusement sculptés, avec différents grains ct du drap pour faire leurs vêtements. L’échange des deux derniers articles, dont toutes les nations voisines ont besoin, aide les religieux à se procurer sans peine et sans dépense tout ce qu'ils pravent désirer. Des moines de Norwége, de Suède et d'autres pays, mais principalement d'Islande, se rendent à ce monastère: on Y trouve toujours, du rant l'hiver, un grand nombre de barques qui ne peuvent sortir, parce que la mer est tout à fait gelée, et qui attendent le retour du printemps.
« Les barques des pêcheui's d'Engroneland ont la forme d’une navette de tisserand; clles sont faites d'os d'animanx marins, recouverts de peaux de poissons cousues en plusieurs doubles; ces barques sont si imperméables et si solides, que, dans les plus grandes tempêtes, ceux qui les montent se contentent de s’y tenir tranquilles, peu inquiets de l’endroit où les vents et les vagues les porteront; bien persuadés d’ailleurs que leurs barques ne courent pas risque d’être fendues ou submergées; même s'il arrive qu’elles soient jetées sut un roc, elles ne sont pas endommagées. Ils ont, au fond de ces barques, une espèce de manche qui est toujours serrée fortement dans le milieu; et lorsqu'il est entré de l’eau dans la barque, ils la font couler dans une moitié de la manche, dont ils lient le bout avec deux morceaux de bois. Lâchant ensuite la manche en bas et en
210 CHAPITRE SEIZIEMF.
» dehors, ils évacuent l’eau. Cette opération est répétée aussi souvent » qu'ilest nécessaire, sans le moindre danger ni dommage. »
Ce tableau c 2s merveilles a £ngroneland offre probablement des fragments d’une relation véridique, mal réunis, et surtout mal appliqués. Le fameux mont ignivome de l'Islande, les bains que les anciens habitants de cette île avaient construits en y employant des sources thermales, les églises et monastères du Groenland qui possédaient en domaine presque tout ce pays, les barques de cuir des Esquimaux, toutes ces circonstances, vraies en elle-mêmes, auront ét *ceumulées pour former l’ensemble fantastique que nous venons de mettre sous les yeux de nos lecteurs. Un peu de vanité chez Zéno le voyageur, ou un peu de négligence chez Zéno le rédacteur de la relation, ont facilement pu faire naître cette confusion. Conformément à ces explications, nous regardors la côte orientale du Groenland de la carte de Zéno comme n'étant autre chose que la côte sud-est mal orientée et étendue outre mesure, peut-être d’après les récits ou inexacts ou mal compris de quelque Islandais.
A plus de mille milles à l’ouest de la Frislande, ou des îles Féroer, et au sud du Groenland, la carte et la relation de Zéno indiquent deux côtes nommées Estotiland et Droceo. Voici comment ces pays avaient été découverts. Une barque de pêcheurs de Frislande, jetée par une tempête tres-loin à l'ouest, alterrit à une île nommée Estotiland, dont les habitants conduisirent les Krislandais dans une ville bien bâtie et peuplée, où demeurait le souverain. Un interprète qui parlait latin, et qui avait également été jeté sur cette côte par le hasard, se fit comprendre des naufragés, et leur intima l’ordre de rester dans l'île. Ils apprirent la langue du pays; l'un d'eux, ayant pénétré dans l’intérieur, assura que l'ile, moins étendue que l'Islande, était beaucoup plus fertile, qu'elle abondait en toutes sortes de denrées, et que le centre était occupé par une haute montagne d’où sortaient quatre rivières. Les habitants exerçaient divers arts et métiers; ils avaient des caractères d'écriture qui leur étaient particuliers. Dans la bibliothèque du roi se trouvaient des livres latins qu'ils n’entendaient point. Le commerce avec l’Engroneland leur fournissait du soufre, de la poix ct des fourrures. Ces insulaires semaient du blé, buvaient de la bière, demeuraient dans des maisons de pierre, et naviguaient, quoique sans le secours de lu boussole. Les
Frislandai tiland, d' Drogeo ou tion d’ant habileté d SAUVA£ES ; maître à l’ sura que habitants, les peaux lance de b vorait le ve connaissai temples, n ses idoles.
nées, il re quête du f des terres lcaria, il fl l rieures qu’ suite de la Il nous Terre-Neu!
villsés, n0 Vinland, ch
qu'on &urs évêque grd
Ncuvellce-E Le nom gnificrait t de Terre-N Qu'on se léunisse sd
ussi souvent
nage. »
ent des frag-
al appliqués.
inciens habi-
1rces thermaaient en domaux, toutes imulées pour sous les yeux r, OU un peu facilement pu ons, NOUS re- Zéno comme tenduc outre mpris de quel-
les Féroer, et diquent deux ys avaient été par une temand, dont les bâtic et peut latin, et qui it comprendre ls apprirent la r, assura que ertile, qu'elle hit occupé par abitants exerl'écriture qui rouvaient des
l'Engroneland Ces insulures des maisons
boussole. Les
Frislandais, munis de cet instrument, furent chargés var le roi d'Estotiland, d’une expédition maritime vers un pays situé au sud, et nommé Drogeo où Droceo. Le malheur les fit tomber entre les mains d’une nation d’anthropophages; un seul Frislandais, épargné à cause de son habileté dans la pêche, devint un sujet de guerre entre les chefs de ces sauvages ; chacun voulut posséder un esclave aussi utile; transféré d’un maître à l’autre, il fut à portée de connaître toute cette contrée. Il assura que c'était un pays fort étendu et comme un nouveau monde. Les habitants, ignorants et grossiers, ne savaient pas même se couvrir avec les peaux des bêtes qu'ils tuaient à la chasse. Armés d’un arc et d’une lance de bois, ils se livraient des combats continuels. Le vainqueur dévorait le vaincu. Plus loin au sud-ouest, des peuples un peu plus civilisés connaissaient l’usage des métaux précieux, bâtissaient des villes et des temples, mais offraient cependant des sacrifices humains à leurs affreuses idoles. Tel fut le raport du Frislandais, lorsqu’après de longues années, il revint de Drogéo et d’Estotiland dans sa patrie, devenue la conquête du prince Zichmni. Ce chel entreprenant se mit à la recherche des terres occidentales; mais, après avoir découvert "ne île nommée Icaria, il fut poussé vers les parages d’Engroneland. Les tentatives ultél rieures qu'il aura pu faire nous sont restées inconnues, attendu que la suite de la relation de Zéno n’a pu être retrouvée.
Il nous semble que la description de l'Esiotiland ne convient qu'à Terre-Neuve, et non point à la terre Labrador. Les habitants, assez ci visés, aous paraissent être les descendants des colons scandinaves de Vinland, chez qui la boussole devait ètre inconnue, et dont la langue, pendant trois siècles, avait pu changer assez pour être devenue presqu'inintelligible aux pêcheurs de Féroer. Des livres latins, circonstance qu'on âurait difficilement pu imaginer, y avaient été portés par cet évèque groenlandais qui, en 1121, sc rendit au Vinland pour y prècher le christianisme. La contrée de Drogéo serait, dans cette hypochèse, la Ncuvelle-Ecosse et la Nouvelle-Angleterre.
Le nom d’Estotiland paraît scandinave; Est-Outland, en anglais, signifierait terre extérieure d’est, dénomination qui convient à la situation de Terre-Neuve à l'égard du continent d'Amérique.
Qu'on se rapelle maintenant toute cette série de recherches; qu’on téunisse sous un scul point de vue les découvertes des Scandinaves
le si
dans les x° et x1° siècles, et les voyages des frères Zéni dansle xiv°, on : restera persuadé que le nouveau monde a été visité par les peuples du nord dès l’an 1000, et l’on pensera, peut-être, que cette premiere découverte, historiquement prouvée, après avoir été constatée de nouveau en 1390, par le vénitien Zéno, a pu être connue de Colomb en 4477, lors de son voyage dans les mers du Nord. Loin de nous l'intention de vouloir ternir la gloire de l’immortel Génois; mais un coup d'œil sur la carte montrera, mêms aux esprits les plus préoccupés, que la nature elle-même avait désigné Terre-Neuve pour recevoir la première visite : des Européens. Les déc monde il savants d dans le m pourrait « de Paris ] n’osa se ri établir un faits de ce l'amour d voyages NI rendit des Les anna sérèrent s éloignés.
pays de ( (an 1217) tous les f les Paysde la foi Saint Bon donnant ( avec le rç rants eur vangile.
pontifes, sans dou
Coup
ansle xiv*, on les peuples du première détée de nouveau ben 1477, lors ention de vouup d'œil sur la , que la nature
première visile :
CIIAPITRE DIX-SEPTIÈME.
Coup d'œil général sur les voyageurs et les géographes européens du moyen âge. An 1000-1400.
Les découvertes des Arabes et des Normands dans les parties du monde inconnues aux anciens, restèrent assez longtemps cachées aux savants de l'Europe chrétienne. Cependant l’ignorance de la géographie dans le moyeu âge, n’était ni aussi générale ni aussi grande qu’on le pourrait supposer d’anrès la réponse d’un abbé de Cluny. Les environs de Paris lui semblaient une contrée si éloignée et si peu connue, qu’il
n’osa se rendre aux vœux äu comte Bourcard, qui lavait engagé à venir établir un monastère de son srdre à Saint-Maur des Fossés. Mais des faits de ce genre prouvent seulement que dans certains monastères l'amour de la retraite avait succédé à l'esprit des entreprises et des voyages périlleux. On doit avouer que le clergé, dans le moyen âge, rendit des services à la géographie, comme uux sciences en général, Les annalistes du moyen âge, qui étaient pour la plupart moines, insérèrent souvent dans leurs écrits les descriptions des pays voisins ou éloignés. C’est ainsi que la chronique d’Emon, abbé de Werum, dans le pays de Groningue, contient, à l’occasion d’une croisade en Paleitine, (an 1217), la relation détaillée du voyage enticr, avec la description de tous les pays et de tous les endroits que les croisés traverserent depuis les Pays-Bas jusqu’en Palestine. Mais ce furent surtout les prédica'eurs de lafoi chez les païens, qui reculérent les limites de la géograhie. Saint Boniface, apôtre des Allemauds, a reudu de grands services en donnant connaissance des pays etdes peuples qui confinaient à l’orient avec le royaume des Francs. Environ cent ans après que ces conquérants eurent appris à connoître les Slavons, il alla prêcher à ceux-ci l’Évangile. Ses lettres prouvent qu’il obéissait aux ordres des souverains pontifes, en leur envoyant des relations sur ces peuples sauvages. C’est sans doute d’après ses relations et celles des Anglais ses compaguous,
qu'Alfred composa dans le 1x° siècle la première description des pays esclavons. Nous avons déjà parlé des principales tribus slavonnes de l'Allemagne, les V'ilzcs, les Obotrites, les Sorabes et les Bohèmes, connus par Alfred sous les noms de Wäiltes, Apdredes, Surpes et Bohèmes, Les missionnaires, conjointement avec les commandants des frontières, firent encore connaître les nations sur l'Oder et la Vistule. De ce nombre sont les Polonais qui paraissent, pour la première fois, sous le règne d’Othon JT, dans les écrits de Ditmar de Mersebourg, sous le nom de Poleni : il y est aussi question de la Silésie sous celui de Pagus Silensis qu’elle tira d’une haute montagne. Un ermite espagnol, nommé Bernard, qui introduisit l’arithmétique des Arabes en Allemagne, mais qui n’eut pas autant de succès dans ses travaux pour convertir les Slaves, engagea saint Otton, évêque de Bamberg, à aller prècher ces païens du côté de Camin, Julin, Stettin, Belgard et Colberg, et même à essayer de planter la vigne chez eux. I visita aussi l’île de Rugen dont les habitants repoussaient les étrangers de leurs côtes, comme font aujourd’hui lcs habitants de la Nouvelle Zélande. Avant çe voyage, Otton n'avait
guère entendu parler de la mer Baltique. Aussi fut-il très-surpris de |
trouver cette mer si large, qu'un navigateur, en la traversant, n'apercevait les côtes que comme des nuages lointains. Sous Louis le Déhonnaire, Anscaire, moine de Corbie, parcourut les royaumes de Suède et de Danemarck, peu connus jusqu'alors. Le journal détaillé de ses travaux et des dangers qu'il courut n’existe plus. Rambert, qui a écrit sa vie, et qui a parlé le premier de la Courlande sous le nom de Coros, n’a pas assez mis ce journal à profit, pour nous faire juger quelles étaient les connaissances que les chrétiens avaient des États du nord avant les recherches d’Alfred. Dans le moyen âge, ce journal fut la source principale de renseignements sur le Nord. En 1260, Ty, abbé de Corbie, l’envoya complet à Rome.
Adam de Brême, qui vivait deux cents ans après Anscaire, puisa dans son ouvrage; ill’imita en faisant une description détailiée des royaumes du nord, d’après les observations qu’il uvait recueillies de la bouche de Svenon, roi de Danemarck. Cette description nous a été conservée. Adam de Brême décrit le Jutland dans le plus grand détail, et parle de plusieurs îles de la mer Baltique, dont ses devanciers n’avaient pas fait mention. Il traite de l’intérieur de la Suède dont Other et Wulfstan nt
conna était c sa capi Grecs britan
brensis, le table heureus diges; i de pois:
taureau Parm encore i trait des ques tra Le cle les étude cueillies venons d ford, sa « vres de I:
à la bour les seuls national.
maient l historiqu critique, ces d’une elqui, à « d’un haut Quelqu
tion des pays slavonnes de Bohèmes, conet Bohèmes. Les frontières, fi- De ce nombre sous le régne ous le nom de le Pagus Silensis |, nommé Berjagne, mais qui rtir les Slaves, y ces païens du me à essayer de ont les habitants nt aujourd’hui ;e, Otton n'avait très-surpris de
traversant, n'a- |
ous Louis le Dés royaumes de urnal détaillé de Rambert, qui a sous le nom de aire juger quels États du nord e journal fut la n 1260, Tyn0,
aire, puisa dans be des royaumts de la bouche de
été conservée.
étail, et parle de Vavaient pas fait
et Wulfstan nt
HISTOIRE DE LA GIOGRAPIIE, 241 connaissaient que les côles, et de la Russie dont auparavant le nom seul était connu. Il dit que c’est le royaume Slave le plus considérable ; que sa capitale est Kiow ou Chue, et que ses habitants commercent avec les Grecs par la mer Noire. Il étend même sa description jusqu'aux îles britanniques qu’il n’avait point visitées; mais il ne fait que répéter à leur sujet les contes merveilleux de Solin et de Martianus Capella. Cette disposition était générale parmi les géographes du moyen âge : il transportaient les fables de l'antiquité dans la description des pays qu'ils n'avaient pas vus eux-mêmes. Témoin la première description détaillée de la principauté de Galles, composée par Giraud Barry ou Giraldus Cambrensis, grand doyende Saint Asaph, sous Henri Il; cet auteur y joignit le tableau de l'Irlande qui venait d’être conquise, mais il s’occupa malheureusement beaucoup trop de la recherche des merveilles et des prodiges; il parle de canards qui croissent en Irlande sur des ürbres, de poissons à dents dorées et de monstres moitié hommes et moitié taureaux.
Parmi les ecclésiastiques qui ont bien mérité de la géographie, il faut encore nommer Dicuil, moine irlandais, dont l’ouvrage contient l’extrait des mesures de l'empire romain, prises sous Théodose, et quelques traits particuliers sur le Ni et sur les îles de l’Ecosse.
Le clergé, maître de l'instruction publique, encor ragea d'ordinaire ls études géographiques. Les relations des pays étrangers étaient accueillies avec un singulier enthousiasme. Giraud le Gallois, que nous venons de citer, fut obligé de lire trois jours de suite en public, à Oxford, sa description de l'Irlande. Le premier jour fut consacré aux parivres de la ville; le second aux docteurs, clercs et étudiants ; le troisième à la bourgeoisie. Les Scandinaves étaient cependant, avec les Arabes, les seuls peuples chez qui le goût des lectures historiques était devenu national. Les savants islandais, honorés dans les cours du Nord, y charmaient l'oreille des rois et des héros en leurrécitant ces sagas ou contes historiques écrits avec la naïveté d’Hérodote, et dans lesquels une saine critique, en fixant leurs dates au xie et au xue siècle, reconnaît les traces d’une histoire traditionnelle qui remonte aux temps les plus reculés, etqui, à côté de quelques obscurités, offre tous les caractères intérieurs d’un haut degré de véracité.
Quelques souverains surent apprécier la science qui fait connaître
aux rois leurs propres États et les diverses contrées du monde, Les princes scandinaves, si la boussole leur eût été connue, auraient fait le tour du globe. Waldemar 11, roi de Danemarck, fit dresser, en 1934, un cadastre ou tableau topographique de toutes les provinces de son royaume, ouvrage étonnant pour le xine siècle. Les rois d'Angleterre so montrèrent pénétrés du même esprit. Malgré la destruction générale des livres sous Henri VIIE on a trouvé, dans les anciennes bibliothèques d'Augleterre, sept cartes de ce royaume et des îles voisines faites dans le xu° siècle, et qui jettent du jour sur l’histoire de Mathieu Pâris, sur le Polychronicon de Higeden, et sur les relations de Giraud. Les monarques anglais voulant connaître leurs États plus en détail, firent rassembler et composer des tableaux généraux des provinces et des terres où étaient marqués les terrains cultivés et ceux en friche, les villages avec le nombre de leurs habitants, et la quotité d'impôts qu'ils payaient. Tel est l'ouvrage connu sous le nom Doosmdaybook, auquel Guillaume le Conquérant fit travailler de 4080 à 1083, et où, à l'exception de la principauté de Galles et des provinces de Northumberland, Cumberland, Westmoreland' et Durham, tout le reste de l'Angleterre est décrit de la manière la plus circonstanciée. Les districts cultivés et habités ou déserts, les habitants libres ou serfs, avec les espèces de services auxquels ils étaient assujettis; tout y est noté, jusqu’au nombre des têtes de bitail et des ruches dans quelques comtés. Edouard II fit travailler, en 4291, à un tableau général et détaillé des possessions territoriales du clergé en Angleterre et dansle pays de Galles. En Allemagne, l'empereur Charles IV fit dresser une description financière de la Marche de Brandebourg, dans le genre du Doomsdaybook : On y travailla depuis 1375 jusqu’en 1377. Mais les principaux progrès de la géographie, pendant le moyen âge. furent dus aux grandes révolutions de l'Asie, qui, en amenant sur là