‹ Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde [microforme] (volume 3)Chapitre 21 sur 24 · UE · texte numérisé non relu

UE

É rZ:

mémoir. qu'avait rédigé Haïton I, roi d'Arménie, lorsqu'il était avec Rubruquis à la cour du khan Mangu, et enfin ce qu’il avait lui-même appris durant son séjour en Arménie. Ce Haïton, qui avait échangé la pourpre royale contre le froc, fut mandéen France en 1307 par le pape Clément V, poux ÿ donner des renseignements touchant la croisade qu’on préparait; et, se trouvant à Poitiers, il dicta son ouvrage en français, de mémoire, et sans aucune note écrite, à un certain Nicolas Salconi.

Dans les esquisses géographiques du prince arménien, on doit distinguer ce qu'il dit du royaume de Tarse situé à l’ouest de la Chine, et à l’est du Turkestan; Mandeville indique aussi la même position. Haïton donne aux habitants de Tarse le nom d’Igours; il y avait parmi eux des chrétiens qui se servaient de lettres narticulieres. Le Turkestan était borné à l’ouest par le Chowarezm. Ses habitants vivaient presque toujours sous des tentes. Leur ville principale s’appellait Ocerra, Otrar. Le Chowarezm s’étendait jusqu’à la mer Caspienne, et vers le nord jusqu’à la Cumanie. Il appelle sa capitale Charesm; c’est le nom qu'elle porte chez le géographe de Nubie. Haïton ne fait mention que de l'ile d’Ormus qu’il nomme Hermes, parce que, dit-il, le philosophe Fermès l’a produite par l’effet de son art. Il parle aussi de Ceylan, dont le roi possédait le plus gros rubis du monde; enfin, nous lui devons le trait si souvent répété depuis sur l’orgueil des Chinois, qui disent qu'eux seuls ont deux yeux, et que les autres habitants de la terre n’en ont qu'un.

Un moine, nommé Oderic de Portenau, plein de zèle pour la conversion des infidèles, parcourut l’Asie depuis les côtes de la mer Noire jusqu’à la Chine. On ne sait pas en quelle année il commenca ses courses; elles furent terminées en 1330. La relation de son voyage a été écrite en latin par Guillaume de Sologne, d’après les entretiens qu’il avait eus avec Oderic.

Oderic parcuurut l’Asie dans le même temps que Mandeville; et la conformité souvent textuelle de leurs relations ferait croire que l’un a copié l’autre, ou qu'ils ont puisé tous deux dans une source commune. Un trait particulier de la relation d’Oderic, c’est que très-souvent il affirme, par serment, la vérité de plusieurs de ses récits qui n’en paraissent pas moins incroyables. C’est en arrivant sur la côte du Malabar que ce voyageur commence à mériter quelaw’attention. Selon lui, le poivre croissait dans une immense forêt, longue de quinze journées de

çante, Oderic laissait saint honor saient

dont la royaum [ci lord de Æicur et des rt paru, il Ceylan, des anth Oderic n'indiqu rois. Selc il la non qualite e causée 1 retour d Pour r tale s’ap] ville, la cest, AI

lil était avec it lui-même it échangé la 1 par le pape roisade qu’on 1 français, de Salconi. , on doit disla Chine, et position. flaïait parmi eux Le Turkestan aient presque Ocerra, Olrar.

s le nord jusnom qu'elle on que de l’île sophe Fermès in, dont le roi levons le trait t qu'eux seuls en ont qu'un.

pour la conla mer Noire nea CS COuroyage a été treticns qu’il

ideville; et la re que l’un à

e commune.

ès-souvent il ui n’en pae du Malabar Selon lui, le » journées de

HISTOIRE DE LA CÉOGRAPHIE. 6 Da!

marche, et où étaient situées deux villes encore inconnues, Flandrima et Cycilin, où Alandrina et Ziniglin : Mandeville les nomme l'ladrina ou Glandina et Cinglane ou Cinglante. La première était habitée par des juifs et des chrétiens; das leur voisinage était Polumbrun, ville très-commerçante, où les femmes se brülaient avec le corps de leur mari défunt. Oderic ajoute qu’on n’exigeait pas d'elles ce sacrifice lorsque le mari laissait des enfants. A quinze journées de là était Méliapour, où l’apôtre saint Thomas était enterré. Ici Oderic décrit la manière dont les Indiens honoraient leurs divinités, les pénitences extraordinaires que s’imposaicnt les fakirs, et comment, lors des fêtes, les Indiens se faisaient écraser sous les roues des chars qui portaient leurs idoles. De là il fit voile pour Sumatra ou l’île de Lameri, dont une province s'appelait Symoltra; ses habitants étaient anthropophages. Auprès de Lameri, était Java, Île très-considérable. Entre ces deux îles, il place le royaume de Boterigo, À peu de distance de ce royaume inconnu, il y en avait un autre, celui de Paten, que Marc-Paul nomme Peten; mais il est situé dans l'île même de Sumatra. Dans celui de Paten, croissait l’arbre du Sagou dont la moelle servait de nourriture aux habitants. Oderic visita le royaume de Ciampa, où il y avait abondance de poissons et de tortues. [ci l’ordre du voyage paraît interrompu. On ignore ce que c’est que l'ile de Hicunera. En parlant de Ceylan, Odcric raconte qu’outre des diamants et des rubis, on y trouve des oiscaux à deux tétes, monstres qui ont reparu, il y à peu d’années, dans une géographie française. Au sud de Ceylan, devait se trouver une autre île de Dadin ou Badir, habitée par des anthropophages.

Oderic comprend dans les Indes quatre mille quatre cents îles dont il n'indique pas les noms, et qui étaient gouvernées par soixante-quatre rois. Selon lui, le Hanci ou laChine méridionale fait aussi partie de l’Inde; il la nomme Inde supérieure. Il parle des longs ongles des personnes de qualite et des petits pieds des femmes; il dépeint le surprise que lui ont causée la grandeur et la richesse des villes qu'il visita lors de son retour de Zaiton à Pékin.

Pour revenir en Europe, il traversa le pays du prêtre Jean, dontlacapitale s’appelait Kosan. Mandeville rapporte plusieurs particularités de cette ville, la nomme Suse et Sofa sans qu’on en sache mieux quel endroit

cest, A plusieurs journées de ce pays, on trouvait la grande province L 86

de Cassan, soumise à l’empereur de la Chine, et où croissait la rhu- À barbe; cette racine y était à si bon marché, que, pour six grossi, on en M

pouvait acheter la charge d'un cheval. Oderic a sans doute voulu par-

ler du Kaschgar que Marc-Paul traversa aussi, et qu'il nomme Cassar À et Cascan. Le Cussar est limitrophe du Thibet, dont les habitants, selon M

Oderic, conservaient la coutume mentionnée par d’autres voyageurs de

faire servir leurs estomacs de tombeaux aux corps do leurs proches | parents qui venaient à mourir, et d'employer les cränes humains en ! guise de gobelet. Oderic avait entendu parler du Dalaï-Lama, qu'il ap- À pelle le pape de ces contrées; il dit que son titre est al/abs où abassi, Son |

voyage se termine au Thibet, et on ignore par quelle route il est revenu en Europe.

Le désir de parcourir les pays étrangers et de voir les célèbres mer-

veilles de l'Asie, engagea Jean Mandeville, chevalier anglais, à quitter |

sa patrie en 1327. Il servit d’abord le soudan d'Egypte, puis le grand khan du Cathai dans ses guerres contre Je roi du Manci. Il avait écrit ses voyages à son retour chez lui en 1356, afin de charmer les ennuis de sa solitude. De son propre aveu, ilemprunta beaucoup de traits à de vicilles chroniques et à des romans de chevalerie. IL copie des pages enticres du voyage d’Oderic et de la géographie d’Haiton. Conformémeni au goût de son temps, Mandeville rapporte les choses

les plus incroyables: ce sont desîles habitées par des géants qui ontvingt- |

huitet cinquante picdsdehaut; ce sont desmontagnesau sommet desquelles on voit des tètes de diable qui vomissent feu et flamme; il parle aussi du fameux agneuu de Tartarie qui était engendré par un melon. Dans le voisinage de Sumatra, Mandeville place les îles de Calouac, Tracoda, Cassalos et Multa. Selon Sprengel, aucune de celles qu'on connait dans ces parages n’a la plus légere ressemblance de nom avec ces iles. Ce voyageur rapporte beaucoup de choses singulières sur le pays du prétre Jean, il donne à ce royaume le nom d’ile de Pentaæoire, dont dépendent la province de Milstorac, l'île de Taprobane ct une autre appelée Bragman, arrosée par le fleuve Thebe. 11 décrit, dans ce pays, les villes de Nyse et de Suze. Dans cette dernière, le prêtre Jean avait un palais magnifique : on y admirait, entr'autres choses, une haute tour ornée de deux grosses pommes d'or très-éclatantes; elles contenaient chacune deux grandes escarboucles qui toute la nuit brillaient d’un éclat singu-

lier. Da Manuel une des ce passé chacun:

jour, et Ce g x1v* siè tingue $ véridiqi Le br tille, à € ver au mœurs tère du Pelajo d le Leva Bajszct, queurr pagner ] envoya qui revi raconte avait ol Clavij les égli dans s0 vigation sonde, « L'ambhs souvent

sadeur li ame

roissait la rhu- à ix grossi, on en !

jute voulu par- !

nomme Cassar # habitants, selon {| es voyageurs de À > leurs proches

us humains en |!

Lama, qu'il ap- !

x OÙ abassi, Son À ute il est revenu

8 célèbres mernglais, à quitter e, puis le grand nci. 11 avait écrit irmer les ennuis up de traits à de copie des pages on.

porte les choses

nts qui ontvingt- È

sommet desquel-

e; il parle aussi un melon. Dans Calouac, Tracodu, ‘on connait dans avec ces iles. Ce le pays du prétre ire, dont dépenne autre appelée pays, les villes de ait un palais mate tour ornée de enaient chacune d’un éclat singu-

re

lier. Dans une lettre que le prêtre Jean fit remettre, dans le xue siècle, à Manuel Comnène, empereur de Constantinople, et dans laquelle il fait une description exagéréce de sa puissance et de ses richessce, on trouve ce passage : « Sur le faîte de mon palais sont deux pommes d’or, et dans chacune d'elles deux escarhoucles; de sorte que l’or brille pendant le jour, et les escarboucles reluisent pendant la nuit. »

Ce goût des merveilles règne dans presque toutes les relations du x1v* siècle ; celles du xv° offrent un caractère moins fabuleux. On distinguc surtout Ruy-Gonzales de Clavijo comme un voyageur instruit et véridique.

Le bruit des conquêtes de Tamerlan engagea Henri III, roi de Castille, à envoyer à ce khan des Tartares une ambassade qui devait le trouver au sein de son empire. Il désirait connaître la puissance et les mœurs des nations qui l’habitaient, la position des vaincus et le caractère du vainqueur. En conséquence, deux nobles de son royaume, Pelajo de Sotomayor et Ferdinand de Palazuelos, partirent en 1393 pour le Levant, arrivérent à la horde de Tamerlan avant sa victore sur Bajc:et, et furent témoins de la défaite complète des Turcs. Le vainqueur renvoya les Espagnols chez eux avec des présents, et les ft accompagner par une ambassade dont il honorait le roi de Castille. Henri Il en envoya une seconde à Tamerlan en 1403. De cette dernière était Clavijo, qui revint en Espagne en 1406 ; il écrivit le journal deson voyage, où il raconte la réception qui lui avait été faite à Samarcand, et ce qu'il avait observé dans les différents pays qu'il avait traversés.

Clavijo s'arrêta quelque temps à Constantinople, dont il visita surtout les églises. Cette immense ville n’était pas très-peuplée; on voyait, dans son enceinte, des jardins et des champs labourés. Après une navigation très-lente dans la mer Noire, il arriva le 41 avril 1404 à Trébisonde, où les Génois et les Vénitiens occupaient chacun un château. L'ambèssade traversa l'Arménie, le nord de la Perse et le Khorasan : souvent elle fut obligée de passer la nuit au milieu des déserts, ou bien avec une horde errante que Clavijo nomme Chacateis. Il est impossible de reconnaître les noms de beaucoup d’endroits visités par ce voyageur. A Hoï, sur la frontière de Perse et d'Arménie, il rencontra un ambassadeur du sultan de Bagdad qui, entre autres présents pour Tamerlan, ai amenait une girafe vivante. Il fit route aveelui jusqu’à Samarcand.

Depuis Tauris, il y avait des stations réglées où était un certain nomlre de chevaux toujours prêts à porter les ordres du khan, ou pour le scrvice des voyageurs. Tauris faisait un grand commerce ; on y trouvait en abondance des perles, de la soie, des toiles de coton et des huiles odoriférantes. Les Génois y jouissaient de la liberté du transit pour leurs marchandises. Sultania était aussi un marché célèbre pour les marchandises des Indes. Tous les ans, depuis juin jusqu’en août, il y arrivait des caravanes de ce pays; ilen venaitencore d’Yésen, probablement Yezd, et de Serpi ; les toiles de coton de toutes couleurs et le coton filé y étaient apportés du Khorasan. Les perles et les pierres précieuses venaient d’Ormus, éloigné de soixante journées, et où, suivant Clavijo, les marchands du Cathai apportaient des perles ct de très-beaux rubis. Les caravancs des Indes faisaient surtout le commerce d’épiceries fines, comme girofle, muscade et macis, dont on trouvait les meilleures qualités à Sultania. Clavijo est le premier qui nous fasse connaître cette nouvelle route du commerce entre l’Inde et l'Europe. On commença peut-être à la suivre lorsque Bagdad eut été détruite par les Mogols ; mais il paraît que Sultania ne conserva pas longtemps après le passage de Clavijo ce commerce florissant ; car Josaphat Barbaro, Contareni et autres voyageurs ou marchands, qui vinrent dans cette ville vers la fin du xv' siècle, disent qu’il n’y avait de remarquable que les minarets d’une mosquée qui étaient en métal et travaillés avec beaucoup de délicatesse. Clavijo décrit, avec les expressions d’une admiration extrême, les fêtes que Tamerlan donna aux ambassadeurs. Les tentes nombreuses où mangeaient la cour et les principaux Tartares, étaient revêtues de brocard d’or, d’étoffes de soie précieuses, enrichies de perles, de rubis et d’autres pierres fines : on y voyait des tables d’or; les plats, les vases pour boire était d’or, d'argent, de faïence et de porcelaine. Les convives étaient régalés avec de la chair de cheval bouillie et rôtie, avec du mouton, du riz et des fruits. On servait aux envoyés des portions si énormes, qu’elles auraient suffi pour les nourrir eux et leur suite pendant un an. Les moutons et les chevaux bouillis ou rôtis étaient posés sur des brancards revêtus en or, portés par des chameaux que les domestiques conduisaient aux écuyers tranchants. Il y régnait une semblable profusion de boissons. Les convives s’enivraient avec du vin etdu coumis, Celui qui buvait le plus, avait le titre de bahadar. Pour rehausser

davant préson partir, pas plu faubou lan y a tirés de et des Samar( res y à éloftes barbe d balou, ( seris, C les épic sujet l’c ries ne :

Parm prisonn suivit T vers au n'offre ] qué que cherché Schildb noncial d’un au Le gé Barbaro Perse, la Tart tous les et dep Russie de vas que da

rtain nomlre ju pour le scron y trouvait et des huiles nsit pour leurs jour les maroùt, il y arriprobablement et le coton filé précieuses veuivant Clavijo, s-beaux rubis.

épiceries fines, neilleures quaconnaître cette On commença ar les Mogols ; près le passage ro, Contareni et ville vers la fin minarets d’une ) de délicatesse.

trême, les fêtes nombreuses où ‘evêtues de broles, de rubis et ; plats, les vases 1e. Les convives rôtie, avec du des portions si t leur suite penis étaient posés eaux que les doait une sembladu vin etdu cou- , Pour rehausser

HISTOIRE DE LA GÉOGRAPHIE. 995 davantage l'éclat de la fête, on jetait de temps en temps aux personnes présentes des pièces d'or et d'argent ou même des turquoises, Avant de partir, les ambassadeurs visitérent la ville de &amarcand; elle n’était pas plus grande que Séville, mais beaucoup plus peuplée, etavait des faubourgs immenses avec de grands jardins et des vignobles : Tamerlan y avait transporté et établi plus de cent cinquante mille hommes tirés des pays qu’ilavait conquis, surtout des ouvriers en soie de Damas et des fourbisseurs de Turquie et d'autres endroits. A cette époque, Samarcand faisait encore un grand commerce : les Russes et les Tatares y apportaient descuirs, des pelleteries et des toiles; il y venait des éloffes de soie, du musc, des perles, des pierres précieuses et de la rhubarbe du Cathai. Il fallait six moi, pour se rendre de Samarcand à Cambalou, capitale Au Cathai, et l’on en employait deux à traverser des déserls, Celte ville avait aussi des relations avec l'Inde, d’où elle recevait les épiccries fines, telles que le girofle ctle macis. Clavijo répète à ce sujet l'observation qu’il a déjà faite à Sultania, que ces sortes d’épiceries ne se trouvaient pas à Alexandrie,

Parmi les autres voyageurs du xv‘ siècle, on a souvent distingué un prisonnier de guerre allemand, nommé Jean Schildberger, de Munich ; il suivit Tamerlan dans ses expéditions jusqu'en 4405, et servit encore divers autres khanstartarces jusqu'en 1127. Sarclation, écrite de mémoire, n'offre pas de grandes lumières à la géographie ; nous avons déjà remarqué que le passage qu’il appelle Témurcapit, ou la porte de fer, doit être cherché entre la Tartarie et la Mongolie, et non pas à Derbent. Comme Schildberger n'avait point étudié, il écrit tous les noms d’après la prononciation, tandis que les autres voyageurs de son temps les défigurent d’un autre manière, en leur donnant une tournure italienne ou latine.

Le géographe trouve plus d'instruction dans les voyages de Josaphat Barbaro, Vénitien, envoyé par sa république à Tana, en 1436, et en Perse, auprès du roi Hussum-Cassan, en 4471. Barbaro parcourut toute la Tartarie, c’est-à-dire, le Khanat de Kaptchak, qui alors embrassait tous les pays depuis l'embouchure du Duiester jusqu'aux monts Oural, et depuis les portes de Moscou jusqu’à la mer Caspienne. Le duché de Russie était un État sans force el mal peuplé; Moscou renfermait de vastes espaces, couverts de bois. Nous avons déjà fait observer que dans la Crimée, nommée encore Cha:aria, notre voyageur ren

RSS pds aimant sb pus dant em à Es > . sn st T ns

contra des restes des Goths. Pourquoi le suivrions-nous au milieu des peuplades du Caucase, dont il défigure les noms en changeant, par exemple, celui des Mingréliens en Menglériens ? Il serait plus intéressant de l'accompagner en Géorgie, où une nation, retombée dans l’état sauvage, ne conservait de son ancienne civilisation que des mœurs corrompucs. Barbaro visita les principales villes de la Perse, telles que Schiras, qui comptait alors deux cent mille habitants ; Yezd, riche par ses manufactures de soieries, et Strava ou Estrava sur la mer Caspienne, port où fleurissait le commerce, et qui répond à l’Astrabad de nos jours. Elle était à vingt-cinq journées de marche à l’est de Tauris. Mais les observations de Barbaro, ne peuvent être considérées comme des découvertes.

Il est temps de quitter les voyageurs d’Asie et d’aller observer sous d’autres climats le nouvel essor de l’esprit de découvertes. Mais, avant de nous élancer sur l'Océan pour suivre les traces des Colomb et des Vasco de Gama, il faut jeter un coup d’œil rapide sur les résultats des changements géographiques opérés en Europe pendant le moyen âge.

Le traité de Verdun consacra le partage de l'empire de Charlemegne, et la séparation des royaumes de France èt de Germanie : l'empereur Lothar I, en donnant à son fils, qui portait le même nom, les pays entre lc Rhin, la Meuse et l’Escaut, fit naître la dénomination de Lotharingie ou royaume de Lothar, d’où nous avons fait Lorraine. La Lotharingie répondait alors à peu près à l’ancienne Austrasie. Le duc Boson, ayant enlevé aux rois de France la Provence, le Dauphiné, la Savoie, le Lyonnais et une partie de la Franche-Comté, on forma le royaume de Bourgogne cisjurane. Pendant les dissensions qui suivirent la destitution de Charles le Gros, on vit l'Helvétie détachée par Rodolphe, se transformer en royaume de Bourgogne transjurane. Les deux Bourgognes réunies prirent le nom de royaume d’Arélate ou d’Arles. Une troupe de Normands, plus redoutable par la valeur que par le nombre, força les faibles descends ts de Charlemagne à la cession de la province qu'on désigne encore aujourd’hui sous le nom de Normandie. (An 911.) Les ducs de ce nouvel État, ceux de Bourgogneet d'Aquitaine ou Guienne, les comtes de Toulouse, de Champagne et de Flandres, quoique vassaux, jouirent longtemps d’une puissance presque souveraine. La maison ducale de Bourgogne acquit même en souveraineté les riches États connus depuis sous

le nom d rôle parn

En All Souabe, ment des des front ayant pr nique, vi Hongrie.

éclat; ré

sur la M xu1° siècle provinces déjà hérit liers teut.

nais domi rope, le ; des Russi

durable ; quelques Scandina

Sois État

u milieu des it, par exCmMtéressant de js l’état saumœurs COre, telles que zd, riche par la mer Casl’'Astrabad de st de Tauris.

érécs comme

pbscrver sous s. Mais, avant olomb et des ; résultats des moyen âge.

Charlemcgne, empereur Loles pays entre de Lotharingie a Lotharingie Boson, ayanî avoie, le Lyonaume de Bourdestitution de se transformer es réunies pride Normands, rca les faibles qu'on désigne Les ducs de ce >, les comtes de , jouirent longucale de Bourus depuis sous

le nom de Pays-Bas, et joua jusque vers la fin du xv° siècle ur, grand rôle parmi les puissances de l’Europe.

En Allemagne, les maisons de Luxembourg, de Hohenstaufen ou Souabe, de Bavière, de Saxe et d'Hapsbourg, se formèrent successivement des États dont les noms, après beaucoup de changements à l'égard des frontières, subsistent encore. L'Autriche grandissait. La Bohème ayant pris le titre de royaume et presque détachée de l’empire germanique, vit quelquefois ses rois monter sur les trônes de Pologne et de Hongrie. Mais de tous les États orientaux, la Pologne seule jeta un grand

à éclat; réunie sous Uladislas le Nain, elle étendit sa domination jusque

sur la Moldavie et la Valachie; enfin la Lithuanie, État qui, dans le x siècle, avait arraché à la Russie, humiliée par les Mongols, de vastes provinces sur le Borysthène, fut incorporée à la monarchie polonaise, déjà héritière d’une partie des conquêtes faites en Prusse par les chevaliers teutoniques. Depuis la Baltique jusqu’à la mer Noire, le nom polonais dominait sur l'antique Sarmatie; mais loin des regards de l’Europe, le grand Iwan rétablissait, à la même époque, le vaste empire des Russies qui devait un jour engloutir tout l’orient de l’Europe. La nation des Cosaques paraît s’être formée dans le xu° ou x siècle par un mélange des tribus russes et mongoles. Les États voisins du Danube, tels que la Hongrie, la Scrvie, la Bulgarie et autres, devinrent, dans le xve siècle, l’arène sanglante où le croissant de Mahomet devait si longtemps lutter contre les armes chrétiennes.

Dans le nord, les trois royaumes de Suède ou d’Upsal, de Norwége ou de Tronhiem, et de Danemarck ou de Léthra héritèrent successivement (An 800-900) de tous les autres petits États scandinaves, et prirent les limites qu'ils ont conservées jusqu’en 1660. Près des glaces du pôle, la liberté fit fleurir pendant deux siècles la république d'Islande, devenu ensuite une misérable annexe de la Norwége. Les conquêtes des Danois en Angleterre, Prusse et Livonie, ne produisirent aucun changement durable ; ce fut aussi en vain que la Sémiramis du Nord noua, pour quelques instants, le lien de cette fameuse union qui devait embrasser la Scandinavie entière.

L'Espagne, plus heureuse, vit les couronnes de Léon, de Castille et d'Aragon se réunir successivement sur la même tète. Le dernier de ces sois États comprenait, outre l’Aragon, la Catalogne ct Valence, les îles

283 CITAPITRE DIX-NEUVIÈME.

de Sicile, de Sardaigne et les Baléares qui avaient successivement été conquises par la dynastie issue de Raymond, comte de Barcelone (An 1437-1474.) L'État de Navarre, démembré de l'empire de Charlemagne, se fond aussi dans la monarchie espagnole ; le Maure fugitif pleure dans les sables d’Afrique la perte du paradis de Grenade ; une lisière de la pcninsule, seule détachée de l’ensemble, forme le royaume de Portugal. Parmi Jes petites républiques d'Italie, brillaient Florence, la moderne Athènes, Pise, redoutée des Sarrasins, Génes ct Venise, illustres rivaies dans la carrière des conquêtes maritimes ; ces États semblaient retracer dans les xui° et xive siècles une image de la Grèce. Venise et Gèncs survécurent à la chute de la liberté générale. La première restait à la fin du xv° siècle, maitresse d’un grand territoire en Lombardie, des côtes de la Dalmatie, des îles Ioniennes, de Candie et de Chypre. Dépouillée de ses comploirs en Crimée et sur la mer Noire, Gênes retomba dans un état de faiblesse, d’où le génie dédaigné de Colomb aurait seul pu la faire sortir. Cependant les aulres républiques italiennes virent sortir de leur propre sein les usurpateurs qui leur enlevérent le plus précicux bien d’un peuple; les Médicis, les Este, les Gonzaga, les Visconti, changèrent ainsi Florence, Modène, Mantoue, Milan, ct d’autres États libres, en autant de duchés. Les comtes de Savoie fondent obscurément cette puissance qui devait un jour devenir la gardienne des Alpes. Le pontife romain avait été longtemps l'arbitre des rois, sans avoir pu sc rendre souverain des États dont Pepin et Charlemagne avaient donné la suzeraineté à l’Église de Rome. Enfin, l’ancienne capitale du monde reconnut pour prince son évêque, et après avoir été agitée par diverses intrigues aristocratiques, après avoir même vu pour un instant renaître la république romaine, elle trouva dans une obéissance tranquille le plus sûr garant de sa prospéritéet de sa grandeur nouvelles. Avant d’être une puissance temporelle, le pape avait déjà des vassaux dans les comtés de la Pouille et de la Calabre, qui, après avoir chassé de l'Italie méridionaie ics Grecs et les Arabes, se proclamèrent rois des Deux-Sicitrs.

Une l'Afriqu des anc comme routes ( révolut:

change:

lisation

Les P virent j

faisait cula ei

sivement été arcelone (An harlemagne, f pleure dans ière de la ple Portugal.

e, la moderne ustres rivaies aient retracer et Gèncs surrestait à la fin die, des côles e. Dépouillée retomba dans rait seul pu la irent sortir de plus précicux isconti, chanutres États lit obscurément des Alpes. Le ns avoir pu SC aient donné la du monde reée par diverses nstant renaitre e tranquille le es. Avant d’être dans les comde l'Italie mé- 234 Deux-Sicilrs,

Découvertes des Portugais en Afrique et en Asie. An 1400-1543.

Une nouvelle carrière va s'ouvrir à nos regards. La vaste étendue do l'Afrique, et les chaleurs de la zone torride avaient paru, à la plupart des anciens, rendre impossible la navigation autour de l'Afrique. Le commerce entre l’Europe et l'Inde avait suivi constamment les deux routes de l’Euphrate et d'Alexandrie. Les événements amenèrent une révolution qui, avec la découverte du Nouveau Monde, concourut à changer la face de l’Europe, et à fixer dans l'occident le siége de la civilisation moderne.

Les Portugais, parvenus à chasser de leur pays les Maures, poursuivirent jusque sur les rivages d'Afrique ces ennemis du nom chrétien. On voulut exterminer leur religion, mais on voulut surtout s'emparer de leurs richesses. Chaque nouvelle victoire entraîna une nouvelle expédition. La boussole, invention d’une origine incertaine, avait permis aux marins de quitter les rivages et de parcourir la haute mer. Cependant c’est principalement aux succès éclatants obtenus devant Ceuta, et à la louable curiosité de l’infant don fienri, que la géographie est redevable du renouvellement de la navigation autour de l'Afrique, de la découverte des pays qui s'étendent depuis le cap Nun jusqu’au cap Guardafui, et enfin de la connaissance plus exacte de l’Indostan et des régions méridionales de l’Asie depuis Ceylan jusqu’à la nouvelle Guinée, contrées auparavant enveloppées des ténèbres de la fable. Parmi les motifs du prince Henri, il faut peut-être compter les rapports que des Juifs et des Arabes lui fournirent sur l’intérieur de ce pays, sur les Azenaghis qui habitaient au delà des Nègres, et sur les mines d’or de la Guinéc. Le cap Nun ou Noun avait jusqu'alors été le terme ordincire des navigations. Chacun redoutait les dangers affreux que la tradition faisait craindre à ceux qui le doubleraient. C’est ce que Gilianez exé-

cuta enfin en 1433, après plusicurs tentatives mutiles. Cependant les 1 37

tempêtes et les orages qui retardèrent si longtemps cctte entreprise poussérent Jean Gonzalez Zarco et Tristan Vaz vers l'île de Porto-Santo et vers celle de Madère, qui probablement avait déjà été visitée plus d’une fois, sans être pour cela connue des navigateurs. Cette terre élevée parut d’abord aux Portugais n’être qu'un épais brouillard dans le lointain. Ce fut dans les forêts immenses de Madère que les Portugais fondèrent leur première colonie; l’infant y envoya des habitants et des animaux domestiques; il y fit planter des cannes à sucre de Sicile, ainsi que des vignes de Chypre, ct y fit établir des moulins à scie, afin que la mère patrie pût profiter des beaux bois qui avaient échappé aux ravages de l'incendie allumé par ceux qui avaient découvert l'île Vers le temps où l’on doublu le cap Nun, d’autres Portugais découvrirent les Açores. Gonzalo Velho Cabral aborda à l’île de Sainte-Marie en 1432; les autres furent trouvées peu à peu, et leur découverte ne fut complétée qu’en 1450. On les prit d’abord pour les Antilles ou îles en avant des Indes de Marc-Paul, et Martin Behaim plaça dans sa carte les côtes du Cathai à leur couchant. Elles commencèrent à être peuplées en 1449. En 1466, la duchesse de Bourgogne y envoya unc colonie de Flamands, ce qui leur a aussi fait donner le nom d'îles flamandes.

Il règne dans l’histoire de la découverte des Açores beaucoup d’obscurité. On s'accorde à représenter ces Îles comme absolument inhabitées avant l’arrivée des Portugais, on prétend qu'on n’y trouva pas même un seul quadrupède. Cependant nous avons vu que les cartes du xiv* siècle indiquent des Îles dans ces parages. La statue équestre qu’on dit avoir été trouvée par les premiers colons dans l’île de Corvo, et qui, selon les uns, montrait du doigt vers l’ouest, ou selon les autres, faisait signe aux voyageurs de retourner sur leurs pas, nous paraît la preuve d’une découverte antérieure. Mais les monnaies carthaginoises et cyrénaïques qu’on a trouvées à Corvo ne nous autorisent point à faire remonter cette découverte aux siècles de l’antiquité : elles ont pu y être portées par des Arabes et même par des Normands revenant d’une expédition en Afrique.

Cependant la guerre avec les Maures ou Arabes continuait toujours au delà du cap Bojador. En 1449, Lisbonne vit avec étonnement les premiers esclaves noirs avec leurs cheveux crépus et entièrement différents des prisonniers de guerre Maurcs qui n'étaient que basanés : les Malio-

méte patri ncn l'île « mis] étaier au Sc ples « faisai

Cadan Verd.

et all:

côte d prince chevel était t des dé Quo aux cl cen{s1 gniren curent La c( au Cap Leone; voire à

naissan dans le

luuluir

te entreprise , Porto-Sunto

; visitée plus , Cette terre uillard dans ue les Portus habitants ct icre de Sicile, ns à scie, alin échappé aux vert l'île Vers découvrirent Marie en 1432; » ne fut comu îles en avant carte les côtes iplées en 1449.

de Flamands,

caucoup d’obument inhabiy trouva pas he les cartes du équestre qu’on Corvo, et qui, autres, faisait araît la preuve noises et cyrébint à faire res ont pu y être

ant d’une ex-

nuait toujours ement les prement différents és : Les Malio-

HISTOIRE DE LA GÉOGRAPHIE, 291 métans les avaient donnés pour ranços de quelques-uns de leurs compatriotes tombés entre les mains des Portugais; car, avant Pélablissement dé la compagnie créée pour le commerce d'esclaves et établie à l'île d’Arguin découverte en 4452, et avant que l'or de la Guinée eût mis les Portugais en élai d'acheter les nègres, les malheureux Africains étaient tous les jours enlevés de force. En 1445, les Portugais arrivèrent au Sénégal où ils trouverent les premiers nègres païens. Tous les pet ples qu’ils avaient vus plus au nord, et avec qui leur comptoir d’Arguin faisait un commerce réglé, étaient mahométans. En 1456, Aloysio de Cadamosto, en compagnie de quelques Génois, découvrit les îles du cap Verd. Peu après Pierre de Cintra atteignit le premicr la côte de Guinée, ct alla au sud de Serra-Leone jusqu’au cap Mesurado (An 1462). Déjà la côte d'Afrique, en se repliant vers l’est, semblait ouvrir aux émissaires du prince Henri la route de l'Inde. Déjà ce prince pouvait se flatter de voir s'achever ses nobles projets lorsque la mort l’enleva en 1463. Mais la route était tracée. L'état imparfait de la navigation retarda seul les progrès des découvertes.

Quoique la compagnie privilégiée, qui seule avaït la peninission d'aller aux côtes de Guinée, se fût obligée de pousser les découvertes à cinq cents milles plus au sud dans l’espace de cinq ans, les Portugais n’atteignirent le cap de Bonne-Espérance que cinquante-trois ans après qu’ils eurent doublé le cap Nun (An 1486).

La compagnie privilégiée ne pouvait faire le commerce à Arguin ou au cap Verd, mais seulement sur les côtes inconnues au sud de Serra- Leone; le roi de Portugal se réservait le droit exclusif d'y acheter l’ivoire à un pr.x assez bas. Des navigateurs, dont les noms sont oubliés, découvrirent en 1472 les îles de Saint-Thomé, du Prince et d’Annobon, situées sous la Ligne. La première ne tarda pas à devenir fameuse pour la culture du sucre. Beaucoup de juifs espagnols s’étant réfugiés en Portugal, y furent exilés : et longtemps avant la découverte de PAmérique, des esclaves nègres y cultivèrent la terre. La construction du fort de la Mine sur la Côte-d'Or, découverte en 1471 par Jean de Sanutarem et Pierre Escobar, facilita beaucoup l’accroisscinent des connaissances sur la Guinée. En 1484, Diego Cam trouva le fleuve du Zayre dans le royaume de Congo dont plusieurs habitants s'emibarquèrent vo luutairemueut pour le Portugal, Laudis que les Portugais de leur côté

implantaient la civilisation et la foi dans le pays même dont ils prenaient solennellement possession en y plantant une croix et en y élevant un pilier avec une inscription portugaise. Ce pilier de pierre fit d’abord donner au fleuve Zayre le nom de Rio Pedrao qu'il porte chez Martin Behaim. A la même époque, Alfonse d'Aveiro découvrit le Benin, et en apporta le piment à Lisbonne : on le connaissait déjà dans cette ville depuis longtemps. Les marchands italiens le tiraient du nord de l'Afrique, où les caravanes l’apportaient de Guinée en traversant le pays des Mandingues et les déserts du Sahara : comme on ignorait en Italie quel était le pays qui produisait cette précieuse épicerie, on lui dornait le nom de graine de Paradis.

Ceux qui abordèrent les premiers au Benin, ayant appris des habitants qu'à 250 milles à l’est de leur pays résidait un prince chrétien qui adorait la croix, on crut enfin avoir trouvé en Afrique le royaume du prétre Jean qu’on cherchait depuis si longtemps, et on confondit avec ce personnage le négus d’Abyssinie.

Les Portugais ne firent pas d'établissement au sud du cap Negro dans le Benguela et la Cafrerie, et n’examinèrent pas le pays avec autant de soin que les parties plus septentrionales de l'Afrique. Enfin Barthélemy Diazatteignit, en 1486, l'extrémité méridionale : il la nomma cap des Tourmentes; mais le génie du roi Jean IT y vit le cap de Bonne-Espérance, et bientôt l’on ne douta plus de la possibilité de faire le tour de l'Afrique par mer.

__ Avant que Diaz apportât la nouvelle de sa découverte à Lisbonne, Jean II avait envoyé deux moines à Jérusalem pour obtenir des renseignements sur le prètre Jean qui demeurait en Afrique. Cette députation n’eut aucun succès, parce que les envoyés ne comprenaient pas l'arabe. Pierre Covilham et Alphonse de Païra furent ensuite dépêchés À Alexandrie pour y chercher des notions sur ce prince chrétien, de même que sur l'Inde. Ils allèrent jusqu'au Caire : là, s'étant mis de compagnie avec des marchands maures de Fez et de Tlémecen, qui se rendaient à Aden, ils partirent pour Suez. Covilham s’y embarqua, visita Goa, Calicut et plusieurs autres villes commerçantes des Indes, ainsi que les mines d’or de Sofala en Afrique. Il revint par Aden au

Caire, afin d’y attendre son compagnon Païra : celui-ci s'était rendu

par terre en Abyssinie où il Ctait mort, Mais, avant que les rapports de

Covilh:

longtei seigner D'après d'une :

voyé, el de conc merce « très-pui Les non route, ti bes, se La mer !

Arabes, | Espéranc il donna la décou des relat Sofala, c nait au vcrain.

rons des Homen, p bien des f

ls prenaient ) y élevant rre fit d’a- 1 porte chez rit le Benin, jà dans cette t du nord de raversant le n ignorait en cerie, on lui

ris des habie chrétien qui royaume du fondit avec ce

du cap Negro pays avec au- Afrique. Enfin Le : il la nomma p de Bonne-ËEse faire le tour

te à Lisbonne, bnir des rensei- . Cette députaprenaient pas iite dépêchés à e chrétien, de s'étant mis de 1émecen, qui SC s’y embarqui, antes des Indes, nt par Aden aü ci s'était rendu , Les rapports de

HISTOIRE DE LA GÉOGRAPTIE, 293 Covilham parvinssent à Lisbonne, deux juifs portugais, qui avaient été longtemps à Ormus et à Calicut, donnèrent au roi de tres-bons renseignements sur les Indes et sur tous les royaumes qui en dépendaient, D'après leur relation et d’après la connaissance qu’on avait acquise d'une mer qui s’étendait au midi de l'Afrique, Vasco de Gama fut euvoyé, en 4497, à la recherche des Indes par cette voie; il eut la mission de conclure avec le prêtre Jean une alliance pour protéger le commerce de ces contrées contre les Maures et les Arabes qui y étaient très-puissants, Gama navigua le long des côtes orientales de l'Afrique, Les nombreuses flottes portugaises qui le suivirent, ayant tenu la même route, toutes les parties dela côte, qui n'étaient connues que des Arabes, se déployèrent pour la première fois aux regards des Européens, La mer Ténébreuse au delà de Sofala qui avait paru inaccessible aux Arabes, fut parcourue en tout sens. Après avoir doublé le cap de Bonne- Espérance, Gama visita une partie de la côte de Cafrerie, à laquelle il donna le nom de pays de Natal, d’après le jour auquel il en fit la découverte. Il n’alla pas jusqu’à Sofala; mais on en cut bientôt des relations par Pierre de Rhaja, qui y fit bâtir un fort en ::66, Sofala, connu chez les Arabes sous le nom de Pays de l'Or, appartenait au grand royaume de Monomotapa, ainsi appelé d’après son souvcrain.

Les royaumes de Quiteve, de Sedanda, de Chicova et de Butua, dépendants du Monomotapa, furent bientôt visités avec soin après que les Portugais eurent commencé à naviguer sur le grand fleuve de Zi:m= bèze, et eurent bâti sur ses bords les forts de Sena et de Tate : ils y Lenaient toujours, ainsi qu'à Bucati et à Nacapa, des missions et des comptoirs pour acheter l’or des Cafres qui demeuraient dans les environs des mines. Une armée, commandée par les Portugais Baretio ct Homen, partit en 1573 de Sofala et de Mozambique ; après avoir essuyé bien des fatigues et livré de fréquents combats, elle pénétra jusqu'aux mines de Manica et de Butua. Il fut impossible aux Portugais de s’établir dans ces déserts. Ce n’était qu'avec beaucoup de difficulté qu'on séparait l'or du sable en le lavant ; un ouvrier après avoir travaillé longtemps, en obtenait à peine quatre à cinq grains. Les Cafres ne savaient pas chercher les veines d’or dans l’intérieur de la terre : les fouilles qu'ils faisaient se comblaient journellement. Ils ne voulaient point par-

tager le commerce de l’or avec les étrangers ; ils leur refusaient des vivres, et leur dressaient des embüches,

Gama, n'ayant pas touché à Sofala, découvrit Mozambique, où il cnercha en vain des pilotes pour les Indes. Il aborda à Mombaze, ville de commerce. Ici les Portugais éprouvèrent une surprise agreable; pour la première fois, une ville d'Afrique leur présenta des maisous ré gulièrement bâties ct des mœurs civilisées; c'était une colonie arabe, Is visitèrent ensuite le royaume de Méliade, où régnait le luxe ct le commerce, ét où Gama vit pour la première fois des Banians ou commerçants indiens; et y obtint des pilotes pour le guider dans sa route.

Les flottes qui le suivirent, et qu’on envoyait tous les ans de Lishonne aux Indes, achevèrent la découverte de l'Afrique orientale jusqu'à la mer Rouge : Faria y Souza en a tenu un registre qui embrasse cent qnarante ans de 4500 à 4640. Pierre Alvarez Cabral arriva en 1500 à Quiloa, capitale d’un royaumc arabe très-puissant, sur la côte de Zangucbar qui posséda assez longtemps Mombaze, Mélinde, les îles Comores et plusieurs ports à Madagascar. Albuquerque le Grand découvrit, en 4503, l'île de Zanzibar, dans le voisinage de Mombaze, et imposa à son souverain un tribut annuel. Plusieurs autres États arabes ne tardèrent pas à être soumis à de semblables contributions. On exigeait cinq cents mitigales par an de la république de Brava. Le roi de Portugal tirait un revenu considérable de tous ces États nègres, l'or de l'Afrique était principalement employé à payer les marchandises des Indes. Le bruit qu’on avait répandu que Madagascar, ou, comme on l’appelai: alors, l'ile Saint-Laurent, produisait des épicerices fines, engagea Tristan d’Acunha, en 1506, à la visiter en détail. Il n’y trouva que du gingempre, des Nègres farouches, et quelques Arabes répandus le long des côtes. Vers ce même temps, d’autres navigateurs portugais aborderent à la côte d’Ajan, nom sous lequel les Arabes comprenaient tous les pays entre le fleuve Quilmance et le cap Guardafui. La vill: de Magadoxo faisait alors un trèsgrand commerce; ses habitants avaient découvert le pays de Sofala, ct étendu leur commerce le long de cette côte. Magadoxo était fréquentéc par les marchands d’Aden et de Cambaye qui venaient y échanger les marchandises de l'Inde contre de l'or et ue l'ivoire. Albuquerque étant enfin venu à bout d’expulser les Arabes d’Aden en 1513, la mer Rouge fut ouverte aux Portugais; ils acquirent une connaissance exacte des

ports et pér sade Q ce roy une fl:

ambas Ains que, p sible I:

se refu cle, en frique, était p:

de la de parler Khozare la fois l’

aient des vi-

bique, où il ymbaze, ville se agreable; S MAÏisOUS ré olonie arabe, t le luxe ct le ians où COMans sa route.

s de Lishonne ale jusqu'à la rasse cent qui- 1500 à Quiloa, Zanguebar qui res etplusieurs 14503, l'ile de n souverain un pas à être souts mitigales par a revenu COnsiprincipalement qu’on avait r'él'ile Suint-Laucunha, en 1506, | des Nègres fas, Vers ce méme sôte d’Ajan, nom

re le fleuve Quilait alors un trèsays de Sofala, ct ) était fréquentée nt y échanger !6s 1buquerque étant 13, la mer Rouft ssance exacte des

ports et des pays qui en bordent lescôtes, ainsi que de sa navigation lente et périlleuse, L’Abyssinie leur avait été connue, dès 1487, par l’ambassade qu’ils y avaient envoyée; mais ils ne parurent pas sur les côtes de ce royaume avant 4520. Avant cette époque, Lopez Segucira y vint avec une flotte. François Alvarez fit connaître le pays par la relation de son ambassade.

Ainsi les côtes d'Afrique furent entièrement connues. *ccordons que, parmi les anciens, quelques géographes aient regardé cc.nme possible la circumnavigation de cette partie du monde, tandis que d'autres se refusaient d'y croire; admettons qu'un navire arabe, dans le 1x° siècle, en allant aux Indes, ait été poussé par une tempète au sud de l'Afrique, ct soit arrivé dans la Méditcrrante; la route autour du cap n’en était pas moins inconnue; et les Arabes, auxquels il eût été plus facile de la découvrir, y pensèrent si peu que le navire dont nous venons de parler leur parut devoir être rentré dans la Méditerranée par la mer des Khozares, c’est-à-dire par la mer Caspienne qu'ils supposaient joindre à la fois l’Océan oriental et la mer Noire.

Il faut jeter un coup d’œil sur les voyages des Portugais en Asie. Nous avons perdu une des sources principales, la géographie d’Asie par Barros, la plus complète de celles de cesiècle; mais nous en avons deux autres qui contiennent d’excellents renseignements sur l'Asie méridionale depuis la mer Rouge jusqu’au Japon. L'auteur de l’une est Edouard Barbosa où Barbessa; il y recueillit tout ce qu’il y avait observé par luimême et ce qu’il avait appris d'autrui. Barbosa accompagna Magellan dans son voyage autour du monde, et éprouva le même sort que lui dans l’île de Zébu. Le nom de l’auteur de la seconde géographie ne nous est pas connu, cependant il avait lu Barbosa, car il dispose daïs le même ordre les pays dont il parle. Il promet une description détaillée des Moluques ; mais cette partie de son ouvrage est entièrement perdue.

C’est d’après ces sources que nous indiquerons les services que les Portugais ont rendus à la géographie en complétant nos connaissances sur l'Asie.

Vasco de Gama aborda en 1498 à Calicut, capitale des États du Zamorin sur la côte de Malabar. Ses compagnons ne tardèrent pas à se répandre à Cochin, à Cranganor, et dans les autres ports qui faisaient le commerce du poivre ou celui des épiceries fines. Les Arabes et les voya-

geurs du moyen âge avaient fait connaître isolément quelques endroits de la côte de Malabar ou d’autres contrées de l'Inde. Les premières relations des Portugais représentèrent les pays et les peuples même les moins considérables selon leur position et leur importance réelles; ct on put enfin former un tableau général de l'Inde. Barbosa et Barrog font déjà mention des royaumes situés entre les caps Dilli et Comorin, tels que ceux de Calicut, Cranganor, Cochin, Coulan et Travancor, ainsi que de plusieurs petits États des Naïrs, comme Porca et Chettua. Ces deux auteurs décrivent aussi avec les plus grands détails les usages du M.labar, la division par castes, et tout ce qui distingue les Indiens des autres nations. Les Portugais ne tardèrent pas à arriver aux montagnes des Gates, d’où sortent tous les fleuves considérables qui arrosent la côte de Coromandel. Bientôt après leur arrivée, ils s’étendirent tout le long de la côte occidentale jusqu’au golfe de Cambaye. Ils pénétrèrent dans le royaume de Canara qui touche au Malabar ; sa capitale était Onor, ville commerçante qui existe encore. Baticale et Mangalor étaient dès lors des villes célèbres. Le fleuve Aliga formait aux environs des Ankedives la limite septentrionale du pays de Canara : là commençait le Décan, État très-puissant alors, qui s’étendait jusqu'à la côte de Coromandel, et qui était partagé en plusieurs royaumes nommés par des écrivains mouernes Visapour, Bérar, Golconde et Candisch. En 1510, Albuquerque conquit dans le Décan la ville de Goa, depuis si célèbre, et le centre de la domination des Portugais dans les Indes. Dabul, Chaul et autres villes maritimes furent aussi forcées de se s umettre au vainqueur, Le fleuve Bate séparait le Décan du royaume de Cambaye, qui renfermait plusieurs villes de commerce très-florissantes, telles que Basseen, Daman, Borrach et Surate. Il avait aussi dans sa dépendance l’île de Salcette, dont les pagodes creusées dans les rochers, les idoles gigantesques et les autres antiquités, attirent encore l’admiration des voyageurs. Parvenus au Guzarate, les Portugais bâtirent une forteresse près de Diu, endroit qui faisait un très-grand commerce avec l'Arabie, la Perse et les pays voisins. Au nord dans les montagnes habitaient les indomptables Rajepoutes.

Les princes mahométans de ces États ayant essayé d’éloigner les Portugais de leurs côtes, ceux-ci formèrent des relations d’amitié avec plusieurs royaumes hindous de l’intérieur. L'alliance avec le royaume de

Bisnago

qui por rajabs la côte Il dit qu

minait dans ce deçà du Les P qu’aprè:

arrivère

le mêm

cherche riens po Tanjaou lesquelle Masulip:

avecleri del était trouvait part exis ou Chat que pe avec to diait po 200 dud grande gembre Les i quéran d’interc Portug:

Malaba fut jeté cos; el ges qu’ )

es endroits mières res même les réelles; et sa et Barros t Comorin, ancor, ainsi hettua. Ces s usages du s Indiens des x montagnes i arrosent la lirent tout le pénétrèrent capitale était galor étaient environs des à commençait côte de Coroamés par des . En1510, Ali célèbre, et le bul, Chaul et au vainqueur, e, qui renferque Basseen, dance l’île de idoles giganion des voyavrteresse près 2c l'Arabie, la habitaient les

signer les Pormitié avec plule royaume de

Bisnagor ne tarda pas à leur devenir extrêmement importante. Get Itat qui portait le nom de sa capitale, aujourd'hui détruite, comptait jes rajahs de Canara parmi ses vassaux. Sa domination s’étendait jusqu'à la côte de Coromandel. Barbosa donne à ce royaume le nom de Nursinga, Il dit qu’au nord du fleuve Aliga il était borné par le Décan, et qu'il dominait sur le Tanjaour et le Travancor. Barros semble comprendre dans ce royaume toutes les provinces méridionales de la presqu'ile en deçà du Gange.

Les Portugais ne commencerent à fréquenter la côte de Coromandel qu'après avoir découvert Malacca et les îles des épiccries, En 1518, ils arrivèrent au Bengale sous le commandement de Jean de Silvcira. Vers le même temps, le roi Emmanuel donna ordre de s’occuper de la recherche du tombeau de saint Thomas à Méliapour. Aucun des historiens portugais ne fait mention des royaumes actuels de Marawar, de Tanjaour et de Carnatic, mais bien d'un grand nombre de villes parmi lesquelles Tutucoryn; Negapatnam, Tranquebar, Pondichéry, Paliacate et Masulipatam existent encore. La côte de Coromandel était approvisionnée avecleriz du Malabar. Dansla partie septentrionale de la côte de Coromandel était le royaume d’Orissa, entre les caps Gondavéri et Palmeiras : on y trouvait aussi plusieurs villes de commerce très-florissantes, dont la plupart existent encore. Lorsque Jean de Silveira arriva au port de Chittagong ou Chatigam dans le Bengale, il y fut reçu très-froidement et n’apprit que peu de chose sur ce jardin de l'Inde. Chittagong avait des relations avec tous les ports de l’Inde. Lors de l’arrivée des Portugais, on y expédiait pour la Perse un grand nombre d’eunuques qu’on vendait 100 et 200 ducats. On fabriquait au Bengale des tissus de coton de la plus grande finesse ; il en venait aussi beaucoup de sucre en poudre, du gingembre et de la soie.

Les îles voisines de l’Inde ne tardèrent pas à être visitées par les conquérants portugais : François d’Almeïda bâtit un fort aux 4nkedives, afin d’intercepter les navires maures qui s’y rassemblaient depuis que les Portugais s'étaient emparés de Cochin et de Calicut, et que la côte de Malabar tourmillat de corsaires chrétiens. En 1512, Simon d’Andrada fut jeté sur les Maldives, qui devinrent bientôt fameuses pour leurs cocos; elles étaient déjà fréquentées ; les Arabes y cherchaient les corda-

ges qu’on y fabriquait avec les fibres des cocos, et les cauris qui tenaient 1. 38

lieu de petite monnaie au Bengale et à Siam. Les Portugais seuls ti. raient annuellement deux à trois mille quintaux de ces petits coquillages qu'ils portaient en Guinée, au Congo et à Benin. Dès 106 ils avaient visité Ceylan, Almcïda chercha à en chasser les Maures qui 5ortaient la cannelle à Aden et à Ormus, et qui faisaient servir cette île de lieu de rafraîchissement à leurs navires chargés d’épiceries venant de Malacca et des Moluques, et se rendant aux golfes de Perse et d'Arabie, Les Portugais enscignèrent aux insulaires l'usage des armes à feu, ainsi que la fabrication des canons et d’autres armes, La forteresse de Colombo fut leur premier établissement dans cette île, Bientôt tous les rois voi

sins furent obligés de leur payer un tribut annuel en cannelle, en bagues garnies de perles et de rubis, et en éléphants, Cette Île était alors divisée en neuf royaumes. Au centre était celui de Candy. On nomme déjà les villes de Jafnapatnam, Cale, Trinquemale et Battikalo.

L'espoir de trouver à Malacca ou dans les îles voisines la patrie des épiceries, y attira Lopez Sequeira en 4509; mais on n’y forma d’établissement fixe qu’en 1511, après la prise de Malacca par Albuquerque. Cette ville avait été bâtie depuis environ deux cent cinquante ans à la place de celle de Singapour, jadis renommée par son commerce : elle était la capitale d’un royaume particulier qui s'était séparé de celui de Siam; son port était le marché principal pour les marchandises de la Chine et les épiceries : on y voyait des négociants de l’Arabic et de la Perse; il s’y rendait des navires du Malabar, du Bengale, de Siam, de Java, de la Chine, des Moluques et des Philippines. La conquête de cette ville rendit les Portugais maîtres du commerce des épiceries, et leur ouvrit tout l'archipel Indien ainsi que la presqu'île au delà du Gange. Ils trouvèrent le royaume de Siam, composé de neuf autres dont Barros nous a conservé les noms. Sa capitale s'appelait Judia, et ses ports les plus fréquentés par les étrangers étaient Tennasseriro ot Oneda. Le roi de Pégu, le plus puissant parmi ses voisins, pren.‘ (,2 le titre de maïtre de l’éléphant blanc. Martaban était l'endroit le plus commerçant du Pégu. Outre les autres marchandises des Indes, on y trouvait de fa gomme laque, de Ja porcelaine et des aromates. Les autres royaumes de cette presqu'île, comme ceux de Brama ou Birman, d’Aracan, d’Ava, de Camdoje, de Ciampa et de la Cochinchine, jusqu'alors ignorés des Européens,

à li ava plus lui à C4 ds imn le n rent raill étai en renf me

des

à l’o cère

ugais seuls ti.

petits coquilla- 1506 ils avaient ui gortaient la Île de lieu de ant de Malacca rabie. Les Por.

‘u, ainsi que la de Colombo fut s les rois voi

1 cannelle, en Cette Île était de Candy, On emale et Bat-

s la patrie des rma d’établisquerque. Cette 1S à la place de Ile était la cade Siam; son a Chine et les à Perse; il s’y e Java, de la ette ville renur ouvrit tout ve. Ils trouvéarTOS Nous à

s les plus frée roi do Pégu, aitre de l’éant du Pégu.

le fa gomme mes de cette va, de Cams Européens,

sortirent de l’obscurité à mesure que les Portugais poussèrent en avant leurs courses victorienses,

Ces infatigables conquérants pénètrent dans la Chine en 1516, Fordinand Perez, parti de Malacca, uborda à Canton, ou plus exactement à l’île de Taman, éloignée de trois milles de cette ville, Déjà les Chinois avaient conçu tant de défiance des étrangers qu'ils ne leur permettaient plus l'entrée de leur pays par terre, qu'ils les obligeaient à déposer leurs marchandises dans l'lie de Taman avant de pouvoir les apporter à Canton, et qu'ils ne voulurent pas accorder aux Portugais la liberté de se promener dans la ville, Les Portugais furent surpris de l'étendue immense de la Chine. Suivant eux, elle se prolongeait 31 degrés dans le nord. Les cartes géographiques faites dans cet empire et qui parvinrent alors en Portugal, donnèrent la connaissance de la grande muraille qui sépare la Chine de la Tartarie. A leur arrivée, cet empire était composé de quinze royaumes différents, dont Barros donnelesnoms en général fort différents de ceux des provinces actuelles. La Chine renfermait deux cent quarante-quatre villes de premier rang. L'imprimerie, qui ne faisait que de naître en Europe, y avait été en usage depuis des siècles. Un ambassadeur arriva bien à Pékin, mais ne fut pas admis à l'audience de l’empereur. Les personnes en autorité à Canton annoncèrent les Portugais à la cour comme des espions qui venaientexaminer le pays. L'ambassadeur, obligé de retourner à Canton, y mourut en prigon ainsi que les gens de sa suite.

Depuis 1511 les navigateurs portugais parcoururent tout l'archipel oriental des Indes. Dès leur premier voyage, Sumatra fut examiné avec plus d’exactitude qu’on n'avait fait jusqu'alors. Barros donne les noms des vingt-neuf royaumes malais qui existaient dans cette île, sans compter ceux qui, situés dans les montagnes de l’intérieur, n'avaient aucume relation avec les Portugais ; ils tiraient de cette île les mêmes marchandises qui aujourd’hui la rendent importante pour le commerce, l’étain, le poivre, le bois d’aigle, le bois de sandal et le camphre. Ils arrivèrent en 1513 à Bornéo ; mais cette grande Île resta moins connue

que les autres, et tout ce qu’on en put dire alors, c’est qu’elle produisait aussi du camphre. Dès 1543, ils fréquentèrent beaucoup Java; cependant Barros dit que l’on ne visita pas la côte méridionale dont les habitants n'avaient guère de relation avec ceux du nord. Cette île pro-

duisait en abondance du riz, du poivre et autres articles. La ville de Japara était la résidence d’un prince puissant, Les mots javanais Laout- Kidor, c'est-à-dire mer méridionale, firent naître la dénomination de mer Lanchidol, qui, sur les cartes du xvr: siècle, désigne les parages entre Java, la Nouve!le-Hollande et la Nouvelle-Guinée.

L'inmense nombre d'îles situées au sud-est ‘de l'Asie avait fray né le Tite-Live des Portugais; il y vit déjà une cinquième partie du monde que nous appelons Océanie, Couto, son continuateur, comprend toutes les îles au delà de Java et de Bornéo sous cinq groupes différents, Au premier appartiennent les Holuques ou Ternate, Tidor, Moutal, Maquien et Bacham, découvertes en 1511 par Antoine Abreu. On donnait le nom de Moluques à un plus grand nombre d’îles, mais il appartenait exclusivement aux cinq qu'on vient de citer, parce qu’elles produisaient le girofle et la muscade : on devrait plutôt les appeler Moloc, qui dans ia langue du pays signifie ce qu’il y a de plus excellent etde plus délicat, Le second archipel comprenait Gilolo, Morataï et plusieurs autres îles habitées par des sauvages, ainsi que celle de Célèbes ou Macassar, dont Garcia Henriquez voulut faire l'examen en 1595, parce qu'elle était fameuse pour ses mines d’or ; mais les habitants l’'empêchèrent de venir à terre. Le troisième groupe contenait la grande île de Mindanao, celle de Soloo, et plusieurs des Philippines méridionales, entr'autres Mascate. Barros connaissait moins celles qui étaient au nord, peut-être parce qu’elles appartenaient aux Espagnols. Cependant il fait mention de celle de Luçon à l’époque de l’an 1511. Parmi les peuples éloignés qui venaient faire le commerce à Malacca, il nomme les Chinois, les habitants des îles Liqueou (Lieou-Khieou), et ceux de Luçon. Le quatrième archipel était formé par les îles de Banda, Amboine, et plusieurs autres très-petites dans leur voisinage, comme Ay, Naïra et Rom. Les deux plus grandes furent découvertes en 1511 par Antoine Abreu. A Banda croissait le muscadier ; Amboine fournissait tous les ans deux mille quintaux de girofle.

Les Portugais fréquentèrent peu le cinquième archipel, parce que les habitanis, pauvres et farouches, fuyaient tout commerce avec les étrangers ; ils étaient aussi noirs que les Cafres de l’Afrique, ne connaissaicnt aucun métal, et se servaient de dents de poisson aiguisées pour percer le bois ; ils se donnaient le nom de Papous, c’est-à-dire noirs.

[N'y av pouvai conven a fait d le nom découv encore placées détroit gais or Pan 15 nent a!

Malg Chine, aborda en or, Antoin fut jet Nipong de pet manie décou:

qui, S répanc tions € Tels c'était querq jusqu’ îles la côtes :

yant d armée leur fc petite Ch\OY:

. La ville de vanais Laoutmination de parages entre

avait fra né fie du monde nprend toues différents.

Moutal, Ma- On donnait | appartenait produisaient loc, qui dans plus délicat, rs autres îles u Macassar, e qu’elle était herent de vele Mindanao, , entr'autres rd, peut-être fait mention ples éloignés Chinois, les on. Le qua- , Ctplusieurs et Rom. Les ine Abreu. A les ans deux

l, parce que crce avec les , Ne CONnNaisguisées pour -dire noirs.

y avait parmi eux quelques individus de couleur blanche, qui ne ‘pouvaient supporter la clarté du jour. Ces particularités ne peuvent convenir qu’à la Nouvelle-Guinée et aux îles voisines. C’est aussi ce qui a fait donner, sur les cartes, à la côte nord-ouest de la Nouvelle-Guinée le nom de terre des Papous. Quoique ces contrées fussent le terme des découvertes des Portugais vers l’est, ils soupçonnèrent qu'il y avait encore d’autres îles au delà; ils supposèrent qu’uiles devaient être placées le long d’une grande terre méridionale qui s’étendait jusqu’au détroit de Magellan. Nous démontrerons tout à l'heure que les Portugais ont certainement visité les côtes de la Nouvelle-Hollande avant l'an 1540, mais qu’ils les regardaient comme une partie du grand continent austral, dont on admettait l'existence d'après Ptolémée.

Malgré les obstacles qui empêchaient les Portugais de visiter la Chine, ils parcoururent la mer qui en baigne les côtes. Perez, qui aborda le premier à Canton, découvrit en 1518 lesîles de Liqueou, riches en or,et dont les habitants naviguaïent jusqu'à Malacca. En 1542, Antoine de Mota, qui tâchait, malgré les défenses, de pénétrer en Chine, fut jeté par la tempête sur les côtcs du Japon, que ses habitantsappelaient Nipongi. Ils étaient plus blancs que les Chinois, et avaient ainsi qu’eux de petits yeux ct très-peu de barbe; ils reçurent les étrangers d’une manière très-amicale et payèrent leurs marchandises en argent. Cetto découverte fut bientôt poursuivie avec ardeur, surtout par les jésuites, qui, s’empressant d'y suivre les marchands, y établirent des missions, répandirent partout la religion chrétienne, publièrent plusieurs descriptions du pays, et firent imprimer l’histoire de leurs succès.

Tels furent les résultats du projet formé par le prince Henri; car c’était l'esprit de ce grand homme qui, animant les Gama et les Albuquerque, les avait conduits des extrémités occidentales de l'Europe jusqu'aux licux où l’immense Océan oriental semble avoir brisé en mille îles la vaste masse de l'Asie. Rien n'avait pu les arrêter, ni l'étendue des côtes arides et sauvages qu'il avait fallu parcourir, ni l'exemple cffrayant de plus d’une flotte naufragée ; ils avaient dispersé ces nombreuses armées d’Arabes belliqueux défendant, contre une poignée d'étrangers, leur foi, leurs trésors et leur vie. Tout avait cédé au courage d’une petite nation européenne ; toutes les côtes de l'Asie et de l'Afrique cuvoyaicnt leurs tributs à Lisbonne ; mais la témérité du roi Sébastien

lassa enfin la fortune, et la puissance portugaise trouva son tombeau dans les plaines sanglantes d’Alcaçar-El-Kébir. Languissant sous le joug espagnol, le Portugal vit son magnifique empire, en Asie et en Afrique, dépérir et se réduire successivement à quelques comptoirs. La soif de l'or, qui avait inspiré à certains chefs des colonies portugaises une conduite tyrannique, le soulèvement des nations orientales, les attaques des Hollandais, les discordes intestines, tout concourut à rendre inutiles les prodiges de valeur par lesquels le grand Castro et quelques autres cherchèrent à défendre les conquêtes d’Asie.

Décou:

Ame:

des déc détail a nous ne certains scientifi des évér graphiq

Pend:

gloire e vastes p grand h ce que visitées à l’orien Terre-N nos lecte savant cC comme

extrémit l'Espag motif d Ce q rêve au Isabelle l'Océan dans cel

son tombeau t sous le joug et en Afrique, rs. La soif de \ises une con- , les attaques à rendre inu- ) et quelques

Découverte de l'Amérique par Colomb. Voyages autour du monde. Découverte de la Nouvelle-Hollande et des Terres océaniques, An 1492-1850.

A mesure que nous approchons des siècles modernes, notre histoire des découvertes doit prendre une marche plus rapide ; les notions de détail appartiennent désormais à la géographie moderne, sur laquelle nous ne voulons roint anticiper; d’ailleurs, les événements étant plus certains, n’offrent plus une aussi ample matière à des discussions scientifiques. Nous allons cependant conduire jusqu’à nos jours la série des événements qui ont contribué aux progrès des connaissances géographiques.

Pendant que le Portugal poursuivait vers l’orient le chemin de la gloire et des richesses, l’Espagne fut, malgré elle, entrainée dans les vastes projets de Christophe Colomb. On a cru honorer la mémoire de ce grand homme en disant qu’il avait deviné le Nouveau-Monde. D’après ce que nous avons déjà remarqué, soit à l'égard des contrées d’Asie visitées par Marc-Paul et que les géographes étendaient beaucoup trop à lorient, soit au sujet des voyages des Scandinaves au Groenland et à Terre-Neuve, voyages probablement connus en Italie au xve siècle, nos lecteurs jugeront sans aoute que Colomb fut moins téméraire et plus savant que ses aveugles panégyristes ne le représentent ; il jugeuit, comme Aristote, Marin de Tyr et d'autres anciens avaient jugé, que les extrémités de l'Inde ne devaient pas être très-éloignées des rivages de l'Espagne. Cette erreur sur les dimensions du globe fut le principal motif de l’entreprise de Colomb.

Ce que la science montrait au génie du navigateur génois, parût un rêve aux chefs des gouvernements contemporains ; mais la généreuse Isabelle a compris sa grande pensée. Trois frèles barques traversent l'Océan atlantique. Il découvre, de 1492 à 1498, l'archipel des Antilles; dans celte deruicre année, il péuètre jusqu'aux côtes de la T'erre-Ferme ct

904 CHAPITRE VINGT ET UNIÈME, ble détr à l'embouchure de l'Orinoco : il s'aperçoit qu’il a trouvé ce nouveau fique, p continent, que l’ingratitude nomme encore Amérique. À lesiles ç Ce n’est pas que le géographe Améric Vespuce fût un homme sans pagnons mérite : ilest même probable que ce Florentin visita, un an avant retourne Colomb, en 1497, la côte de la Guyane et de la Terre-Ferme. Du ! autour & moinsilest certain qu’il en fit, en 1499, la première reconnaissance entrepris exacte. Aussi mal apprécié que Colomb, il entra au service du Portugal, Anglais, examina dans deux voyages, de 1500 à 1504, les côtes du pays qui ten et Le depuis a été nommé Brésil et où il découvrit le cap Saint-Augustin et la achevère baie de Tous-les-Saints. Une tempête avait jeté le Portugais Cabral sur ment de les côtes plus méridionales où s'élève aujourd’hui la ville de Porto-Se- circonféi guro ; il appela cette côte Terre de la Sainte-Croix, la dénomination d’4- 4 plus incr mérique ne fut donnée qu'aux parties septentrionales, où croît ce bois Nouveau de teinture rouge, connu longtemps avant la découverte d’Améric, Les dé sous le nom de Brazil ou bois couleur de feu, nom qui dans la suite cffaça dans ces régions et celui d’Améric et celui de la Sainte-Croix. : Mais les géograrhes d'Europe maintinrent le nom d'Amérique en l’éten- ; dant à tout le continent. h L'Espagne et le Portugal, jaloux de leurs découvertes mutuelles, ; demandèrent au pontife romain une sentence qui partageât entre eux ! le monde, en assignant à l'ambition de chacun son hémisphère à part. Î La fameuse ligne de démarcation excluait réeliement les Portugais de cette partie du monde; ce ne fut qu’à force d’interprétations arbitraires et d’arrangements subséquents, qu'ils firent comprendre le Brésil dans leur hémisphère. Mais à l’est, la possession des îles à épiceries restait y. perml incertaine; les Portugais soutinrent que personne qu’eux n’avait le droit lustre. de faire des conquêtes à l’est de la ligne de démarcation ; les Espagnols L'idée en conclurent qu'ils avaient celui d’aller à l’ouest de cette même ligne Æ ns] ds aussi loin qu’ils pourraient. Le pape n’était pas obligé d’être cosmo- portugais graphe nide dire avant tout le monde que la terre était un globe, ni de EE minées ( penser, par conséquent, qu’une ligne de démarcation, tracée d’un scul Ÿ une trèscôté du globe, devenait illusoire. examina L'espoir d'arriver à ces riches Îles où le muscadier parfume les airs, JE appela Ze engagea les Espagnols à chercher un passage aux Indes, au inidi de l’A- Æ détroit q mérique, Solis péril dans une entreprise de ce genre, mais il découvrit À cclui d’a1 le Rio de la Plata. Plus heureux, Magellan passa, en 1520, le redoutu- Le

Pizarro, { pagne su aventuric

midi : il

é ce nouveau

homme sans un an avant Ferme. Du connaissance du Portugal, du pays qui Augustin et la ais Cabral sur > de Porto-Semination d’4à croit ce bois rte d’'Améric, dans la suite À Sainte-Croix. :

rique en l’éten- s

tes mutuelles, ‘| get entre EUX ' isphère à part. Î s Portugais de jons arbitraires le Brésil dans piceries restait n’avait le droit ; les Espagnols tte même ligne d’être cosmoun globe, ni üe racée d’un scul

rfume les airs, au inidi de l’Aais il découvrit 20, le redoula-

HISTOIRE DE LA GÉOGRAPHIE. 305 ble détroit qui a reçu son nom ; l'Océan, qu'il appela mal à propos Pacrfique, porta pou la première fois un bâtiment européen. Il découvre les îles des Larrons et des Philippines, où il trouve l4 mort. Ses compagnons arrivent, à l’étonnement des Portugais, aux Moluques; ils retournent par le cap de Bonne Espérance. Tel fut le premier voyage autour du monde; il avait duré 4124 jours; celui de Francois Drake, entrepris un dem.-siècle plus tard, fut achevé en 1051 jours; un autre Anglais, Thomas Candish, n’y employa que 779 ; les Hollandais Schouten et Lemaire, les premiers qui passèrent au sud dela Terre de feu, achevérent ce voyage en 749 jours. Dans le xvii* siècle, le perfectionnement de la navigation a permis à un corsaire écossais de parcourir la circonférence du globe en 240 jours, chose qui, de nos jours, ne paraîtra plus incroyable. Revenons à l’histoire des découvertes faites dans le Nouvœu Monde.

Les deux Amériques sont en même temps découvertes et envahies. Pizarro, au Pérou, Cortez, dans le Mexique, établirent l'empire de l’Espagne sur des monceaux de cadavres. Il serait inutile de suivre tous les aventuriers qui parcoururent l’intérieur de l'Amérique méridionale. Remarquons seulement le nom de Nugnez Balboa, le premier qui aperçut le grand Océan, auquel il donna le nom impropre de mer du Sud : il y entra jusqu’à la ceinture; et, en tirant son épée, il crut prendre possession, pour le roi d'Espagne, de cette mer qui occupe une moitié du globe. Cortez mit beaucoup de zèle à rechercher un passage au nord de l'Amérique, semblable à celui que Magellan venut de découvrir au midi : il n’y réussit point; mais la découverte de la Californie et de la Mer Vermeille(An 1526-1534) eût pu suflire à la gloire d’un homme moins illustre. On sut dés lors que la Californie était une grande péninsule,

L'idée d’un dé roit au nord de l'Amérique paraît avoir eu sa source dans les relations encore mal connues de Gaspard Corteréal, navigateur portugais. Les côtes de l'Amérique septentrionale avaient déjà été examinées (An 1494-1497) par les deux Cabot, Jean ct Scbastien, jusqu’à une très-haute latitude, lorsque Corteréal se rendit àla Terre-Neuve, examina le fleuve Saint-Laurent (An 1500) et eôloya le continent qw’il appela Zerra de Labrador, c’est-à-dire Torre des agriculteurs, jusqu'au détroit qui porle aujourd'hui le nom d'Hudson, et auquel il imposa celui d'Anian. Il retourna en Portugal pour annoncer la découverte do

306 CHAPITRE VINGT ET UNIÈME. , ce passage qui semblait promettre unc route ROUTES de Fu nu dans un second voyage, il périt ou disparut. L'un de : as : allé à sa recherche, éprouva le même sort; le troisième sue Le . sacrifier à la gloire nationale et à la piété fraternelle, ue ue de Portugal, par une défense formelle, rendit son noble dév

En cet exposé des découvertes de Gorteréal, he nion des savants lesplus versés dans ces matières, la céiébri : d’Anian, les divers emplacements qu’il cccupe sur 1cs De see . cle, etsa disparition dansla géographie moderne, ne 5 . énigmes incxplicables. Les géographes de ces temps ren a op détendue aux découvertes AH ERNASNEATeNArer C : Ù SRE font remonter la terre de Labrador jusqu’au delà du cercle pola es prolongent ensuite le détroit d'Hudson au Done de sou É de En d'Amérique. La mer que nous nommons baie d'Hudson devait, dans

Deéan Paci :t les imberland !

ce système, étre prise pour l'Océan Pacifique, et les el ce Pre “ue avecles détroits toujours obstrués de glaces qui les séparen cs

j ême. Toutes ces

des autres, élaicnt censées se trouver sous le pôle miens tent les 3 | CE 1 à)

apparentes découverles au delà du cercle polaire, que présen

à es Espagnois cartes du xvi siècle, durent être vaguement connues des Espag

ainsi que des Anglais, et les engagèrent RS RE e Mexique le fameux détroit d’Anian. Or, la côte quon a. longe vers l'Asie, offre beaucoup d’iles, de détroits . e A : navigaicurs crurent donc quelquefois avoir vu le passage ne

l ifavor d’autres | mais en avoir été repoussés par un vent défavorable ou par

: 2 is ë Î Hudson obstacles. Les géographes, ayant appris à connaître la baie d

erent le vi ossin du dé- À et à en donner les vrais contours, conservèrent le vieux dessi

troit d’Anian au nord de la Californie; les plus savants Juseasnt raison que les détails dontcette découverte était accompagnée en : . vaicnt la réalité, arbitrairement niée par des FASUS ue “a véritable origine de ce détroit d’Anian étant Lorbeé Ch es î ré ques enthousiastes modernes ont imaginé que c’était le Fi d : de ring, et que les navigateurs du xvr° siècie, en passant par la ne . fin, ct en iraversant les éternelles glaces des mers DEEE cs, . nn le tour de l'Amérique pur le nord, rêve qu’il serait ridicule de v

réfutcr,

Les couver les rég qu'au ( le cap ans pli de l'An navigal Anglais Cornou.

dont la revêtu latitude

Vingt eXamin:

port de et y trot dans laq

verte de déploya

la partie cette ext sateurs cussent

tandis q tion, oni

Indes ; mais, frères, étant re voulut se que le roi de dévouement

forme à l'opirité du détroit es du XVIe sieont plus des aient toujours est ainsi qu'ils le polaire : ils t le continent n devait, dans de Cumberlant

arent les unes !

me. Toutes ces > présentent les

des Espagnok !

nord-ouest du fexique, Se plode golfes. Les age tant désir,

ou par d’aulres |

baie d'Hudson

x dessin du dé- | s jugeaient ave | Lagnée en prou- |

superficiels. Li s l'oubli, queidétroit de Bchr la baie de Balres, à vaient fait icule de vouloir

Les Espagnols, en cherchant le détroit d’Anian, firent quelques découvertes réelles. Cabrillo et son pilote Ferrelo (An 1542) côtoyèrent les régions qui portent aujourd’hui le nom de Nouvelle-Californie jusqu'au cap Blanc, ou vers le 43e degré de latitude. Ils découvrirent aussi le cap Mendosino, mais ne trouverent aucun indice d’un détroit, Quinze ans plus tard, Prdantetta prétend avoir trouvé un passage par {e nord de l'Amérique; mais on n’a aucune donnée sur son voyage. Un autre navigateur espagnol, Gali, découvrit (An 1582) les côtes que les Anglais de nos jours ont nommées Nouvelle-Géorgie et Nouveau- Cornouailles ; il y admira la beauté de ces montagnes colossales dont la cime se couvre de neiges éternelles, tandis que le pied est revêtu d’une verdure éclatante. Gali s’éleva jusqu’au 57e degré de latitude,

Vingt ans après, une escadre sous les ordres de Sébastien Viscaino examina en détail les côtes jusqu’au cap Mendocino, et découvrit le port de Monterey. Un seul bâtiment parvint à la latitude de 43 degrés, et y trouva une ouverture qu'on prit d'abord pour une rivière, mais dans laquelle on prétendit ensuite voir un détroit qu’on nomma Entrée de Martin Aguilar ; elle n’a pas encore été retrouvée.

Pendant que les Espagnols poursuivaient ainsi à pas lents la découverte des côtes occidentales d'Amérique, l'audace de Francis Drake déploya tout à coup le pavillon britannique sur ces rivages que l’Espagne croyait posséder avant de les connaître ( An 1578 }. Ge navigateur, ayant traversé le détroit de Magellan, fut pendant quelque temps le jouet des vents et des flots : il découvrit, sous le nom d'îles Elisabéthides, la partie occidentale de l'archipel appelé Terre de Feu, et atteignit même cette extrémité australe de l'Amérique, à laquelle plus tard dés navigateurs hollandais imposèrent le nom de cap Horn. Si ces découvertes eussent été mieux déterminées, elles auraient détruit la fausse opinion qu’on avait sur l'étendue de ces terres qu’on regardait comme faisant partie d’un immense continent austral. Le navigateur anglais, ayant remonté vers le nord, visita les côtes déjà découvertes par Gali et Cabrillo, en prit possession, et voulut qu’elles s’appelassent Nouvelle Albion. Le nom de Drake est resté attaché à cetie prétendue découverte, tandis que les îles Elisabéthides, cherchées en vain hors de leur position, ont paru presque fabuleuses. 1! était réservé à un savant français

Le

Fleurieu, de restituer à ce hércs favori du peuple anglais ses vrais titres de gloire, en effaçant ceux qui n'étaient dus qu’à l'erreur.

Telles sont, à l'égard de la côte nord-ouest d'Amérique, les seules découvertes historiquement prouvées qui aient été faites dans les xvie et xvire siècles. La limite des connaissances certaines de ce côté était le cap Mcndocino; on avait une notion vague. des côtes de la Nouvelle- Géorgie et du Nouveau-Cornouailles.

Durant ces tentatives po . trouver un passage encore problématique au nord de l'Amérique, Vorazzani, Cartier et autres examinent les côtes de Floride, de Virginie, d’Acadie et du Canada.

L’Espagnol Jean Ponce de Léon avait découvert ( An 1512 ) le premier de ces pays où il cherchait en vain une fontaine rajeunissantc. Ces contrées ne présentaient à l’avidité espagnole aucun indice de métaux précieux : ce ne fut que vers la fin du xvre siècle et au commencement du xvu que les Anglais en occupèrent la meilleure partie. La Virginie fut explorée par un homme qui, dans les temps de la chevalcrie, eût égalé les Roland, par le malheureux Walter Raleigh, qui, pour conjurer sa mauvaise fortune, se mit ensuite ( An 458%) à la recherche d’un pays fabuleux, nommé el Dorado, que les traditions des Espagnols plaçaient vers le centre de la Guyane. La connaissance de l'Amérique méridionale fut achevée lorsque les Hollandais Schouten et Lemaire découvrirent le détroit qui porte le nom de ce dernier ( An 1616 ); ils démontrérent que les deux Océans, le Pacifique ou le grand, et l’Atlantique, se joignent au sud de l’Amérique par une vaste mer australe. Les fles voisines de cette extrémité du Nouveau Monde furent encore l’objet de quelques recherches dont il sera parlé dans la description de ces parages.

Le désir de trouver une route plus courte aux Indes fit entreprendre les courses les plus hardies. Déjà, en 4553, les Anglais, en cherchant un passage vers les Indes au nord-est, parviennent dans la mer Blanche, et commencent à faire le commerce de Russie par Archangel. Trois ans après, ils arrivent aux côtes de la Nouvelle-Zemble et au détroit de Waigatz. Deux Hollandais, Barentz et Hemskerk, osèrcnt pénétrer au nord de la Sibérie; ils luttent en vain contre les éléments; leur vaisseau se brise; ils hivernent dans la Nouvelle-Zemble (An 1596). L'opinion commune place vers !2 mème époque l’arrivée des Hollan-

dais a parlé Nouve la jalo empèc està] dans :

On tant « qu'il :

dela} land.

Grocn!

geant latitud détroit el Bafii trouve Hunk, qu'ila

dinair joint

his ses vrais

eur.

e, les seules

dans les xvie côté était le

la Nouvellc-

re problémabxaminent cs

1512 ) le preajeunissantc.

indice de méau commenure partie. La e la chevalcigh, qui, pour à la recherche des Espagnols de l'Amérique n et Lemaire r ( An 1616 ); crand, et l’Ataste mer aus- Monde furent é dans la des-

L entreprendre , en cherchant s la mer Blanchangel. Trois e et au détroit sercnt pénétrer éléments; leur ble (An 4596).

ce des Hollan-

dais au Spitzberg, dernière terre connue vers le nord. On ‘ -ême parlé des voyages faits par les Hollandais à cent lieues plus à l’est que la Nouvelle-Zemble. On a cherché dans la politique des Russes, et dans la jalousie de la compagnie hollandaise des Indes, les raisons qui ont empêché la découverte d’une route navigable au nord de l'Asie. Mais il est à peu près certain qu'il n'existe point de route semblable, et que, dans aucunc saison, le pôle n’ouvre sa barrière de glace.

On a aussi Lsayé la route du nord-ouest. En cherchant ce passage tant désiré, Forbisher retrouve les parties méridionales du Groenland qu'il appelle Westfriseland, et passe par un détroit entre quelques îles de la baic d'Hudson, détroit qui a été faussement transporté au Groenland. Davis découvre le détroit qui porte son nom et une partie du Grocnland. Hudson, en cherchant le même passage, mais en se dirigeant droit au pôle, voit la côte orientale du Groenland à 73 degrés de latitude, ct est arrêté à 82 degrés par les glaces. Plus tard, il découvre le détroit et la baie qui portent son nom, ct où il trouva son tombeau. Bylot et Baffins découvrent la baie de Baffins ( An 1616); ils en font le tour sans trouver de passage, maisil reste des doutes sur l'étendue de cegolfe. Jean Aunk, Danois, en cherchant le passage nord-ouest, est jeté dans un golfe qu'il appellemare Christianeum, et sur une côte qu'ilnomme Nouveau-Danemarck; c'est dans la baie Welcome qu'il faut chercher ces découvertes.

Pendant que le courage se fatiguait sans fruit au milieu des glaces éternelles du pôle boréal, un nouveau monde attendait en vain quelqu'un qui voulût en faire la découverte. Je veux parler de ces vastes terres du grand Océan, regardées aujourd’hui comme une cinquieme partie du monde. Il y a des raisons pour croire que les premiers navigateurs portugais en découvrirent une partie. On voit sur toutes les mappemondes du xvie siècle une grande terre australe; et, dans la configuration de cette terre, on recomuaît les partics scptentrionales de la Nouvelle-Hollande, principalement le golfe de Carpentarie et l’île considérable qui est dans l’ouest de ce golfe. Le détroit de Torres y est ordinairement marqué; mais, comme sur ces vicilles mappemondes on a joint la Nouvelle-Hollande à une terre australe imaginaire qui s’étend au sud de l'Afrique et de l'Amérique, les géographes n'ont cu aucun : égard même aux parties qui semblent réellement indiquer une an- : cienne découverte de ces terres entre 1530 et 1540,

Cependant les droits des Portugais à l'honneur de cette découverte viennent de recevoir un nouveau jour par deux anciennes cartes qui se trouvent au Muséum britannique. La première est un grand rouleau de parchemin sur le plan de la carte du globe, par Mercator, mais sans longitudes ni latitudes. Elle est entièrement écrite en francais; les noms prineipaux sont très-grands ct très-distinets, comme dans l'Amrrique méridionale, Terre du Brésil, ete. Le midi est au haut de Ja carte au lieu d’être au bas, comme c’est l'ordinaire maintenant. On y voit au midi de l'Asie une grande île dont la position correspond à notre Nouvelle-Hollande. I y a un passage étroit entre Java et cette grande île; Timor est placé au nord-est, La grande île est appelée Java la Grande, Parmi les noms qui se trouvent écrits le long dles côtes, on remarque celui de côte des Herbaiïges où des plantes, nom qu l’on a cru correspondre à Bolany-Bay, mais qui est trop avancé vers le nord. Au midi de la côte des Herbaiges, il y a trois autres noms à des distances considérables : le premier, côte de Gracal, puis un premontoire étendu ct très-saillant appelé cap de Fromose, À une autre distance considérahle au sud, se lit le mot gouffre, qui indique un golfe ou »lutôt une grande baic. La ligne qui termine la carte coupe cette grande île et en laisse l'étendue incertaine.

Les noms Gracal et Fromose semblent être portugais, et l’on peut croire que la carte a été traduite de cette langue. Ce soupçon se trouve confirmé par une collection de cartes intitulées : Hydrographie par John Rot=, datécs de 4549, ct qui se conserve également dans le Muséum britannique. Ce curieux et important manuscrit est écrit en anglais, sur vélin, mais la dédicace est française. Peut-être l’auteur était-il un des Flamands qui passèrent en Angleterre avec Anne de Clèves en 1540, Tl s’y trouve plusieurs cartes exécutées avec exactitude et élégance, en particulier un planisphère qui termine la collection. La Nouvelle-Hollande y est dessinée presque comme dans les cartes du xvn° siècle, avant le voyage d’Abel Tasman : elle porte le nom de Terre de Java.

En comparant cet ouvrage avec la mapnemonde dont il a été parlé plus haut, on est porté à croire que les cartes de Rotz sont les originaux; car elles contiennent beaucoup de noms portugais qui, dans l’autre, sont traduits en français. Dans tous deux, la côte occidentale de Bornéo est située comme elle doit l'être avec les noms Porto de Borne

et Ba l'est 4 ceux ( qu'un Marc un ca toutes L'a premi gellan trion décou côte d n'auri Guinée par M Saave Les l'Euro couvyel Debro:

quand Terre vait v de Dié Zeache gouve Fdel, la rec res, el que pi fat air Nuyts côten En’ fitlet

te découverte

8 cartes qui se nd rouleau de tor, mais sans | français; les e dans l'Améut de Ja carte . On y voit au là notre Noute grande île; lava la Grande, , On remarque A Cru COrreSnord. Au midi distances conoire étendu ct e considérable Ôt une grande le et en laisse

, et l'on peut çon se trouve aphie par John Muséum brin anglais, sur itait-il un des es en 4540, Il élégance, en ouvelle-Hol- 1 xvu° siecle, e de Java.

il a été parlé ont les origiis qui, dans ccidentale de Porto de Borne

HISTOIRE DE LA GÉOGRAPINE, su

ct Baxos de Borne, Au nord de Bornéo en voit Polouan on Palawan; à l'est sont les Moluques. Ces détails rendent inadmissible l'opinion de ceux qui ont prétendu ne voir, dans la Nouvelle-Holkande de ces cartes, qu’une répétition erronée de l’île de Bornéo, nommée Grande Java chez Marc-Paul. Dans la mappemonde, Bornéo est à la vérité représentée par un carré oblong beaucoup trop petit; mais cette erreur est commune à toutes les cartes du même siècle.

L'accord de tant de preuves ne permet guère de douter que, dans le premier enthousiasme pour les découvertes, après le voyage de Magellan, les Portugais ou les Espagnols n’aient visité les parties scptentrionales de la Ncuvelle-Hollande, plus d’un siècle avant la prétendue découverte des Hoiïlandaiïs. Il est même probable qu'ils découvrirent la côte orientale retrouvée depuis par le capitaine Cook. Cette assertion n'aura rien d'étonnant pour ceux qui se rappellent que la Nouvelle Guinée ou la terre des Papous avait élé découverte, selon les Portugais, par Menezes en 1527, ct, d’après les Espagnols, un an plus tard par Saavedra.

Les Portugais ayant été supplantés aux Moluques par les Hollandais, l'Europe a regardé ces dernicrs comme les principaux auteurs de la découverte de la Nouvelle-Hollande, depuis l’année 4616 jusqu'en 1644. Decbrosses date la première découverte du mois d'octobre 4616, quand l'extrémité occidentale fut visitée par ÆHartog, qui la nomma Terre de Concorde, en hollandais d’Endracht, d'après le licu qui l’avait vu naître. La même année, la partie septentrionale appelée terre de Diémen fut découverte par un autre navigateur hollandais nommé Zeachen, qui lui donna ce nom en l'honneur d’Antoine Van-Diémen, gouverneur général des Indes Orientales. Dans les dix années suivantes, Fdel, Wittet d’autres capitaines, dont on ignore les noms, cemplétèrent la reconnaissance des côtes occidentales. L'aspect sauvage de ces terres, et les périls sans nombre que présente leur approche, n’excitèrent que peu l'envie d’y former des établissements, La baie de Carpentarie fut ainsi appelée par le général Carpentier, qui la visita en détail. Picrre Nuyts, plus entreprenant que ses précurseurs, découvrit le premier la côte méridionale en 1627.

En 1649, le célèbre Abel Tasman, quittant Batavia avec deux vaisseaux, fit le tour de la Nouvelle-Hollande, quoiqu’à une grande distance; il dé-

couvrit au midi de ce continent l'île de Van-Diémen, qui en fut d’abord considérée comme une partie. Il était dès lors démontré que l’ensemble des terres auxquelles on commençait à donner Le nom général de Nouvelle-Hollande, ne s’étendait point vers le pôle austral; mais la découverte partielle de la Nouvelle-Zélande, par le même voyageur, laissa toujours subsister la chimère d’une grande terre australe.

Depuis celte époque l'Europe entière semblait avoir oublié la Nouvelle-Hollande. L'intrépide Dampier, seul, recucillit quelques détails nouveux sur la côte occidentale. La compagnie hollandaise des Indes Orien'ales en ,oya, entre les années 1690 et 1710, plusieurs navigateurs pour examiner ce vaste pays, dont les Hollandais se regardaient comme les souverains. Parmi ces voyages, qui ne sont pas tous connus, on doit distinguer celui de Van: Vlaming, qui examina soigneusement plusicurs bavres et baics de la côte occidentale, où il découvrit les cygnes noirs. La compagnie hollandaise était trop faible pour s'emparer de ce cont'aent; elle était trop jalouse pour permettre que d'autres nations profitassent de ses recherches. Ainsi l'Europe savante n’apprit aucun nouveau détail. On croyait ftout le pays aussi stérile que les rochers sur lesquels Pelsart et d’autres étaient venus faire naufrage.

Cependant les géographes avaient déjà tracé vaguement le contour de cette grande île; ils la séparaient déjà du continent austral, qu'on reléguait plus au sud. Le dessin des géographes, pour la Nouvelle-Hollande, fat à peu près wouvé conforme à la vérité par le célèbre capilaine Cook, qui visita la côte orientale de ce pays. La famine seule avait ravi celte gloire au français Bougainville, qui, six ans plus tôt, dirigeait vers ces mêmes rivages ses voiles fatiguées. Cook passa entre la Nouvelle-Hollande ct la Nouvelle-Guinée, ainsi que l'avait fait Torrez, le compagnon de Quiros. Le mérite d’avoir retrouvé ce détroit appartient en commun au capitaine Cook et au savant Dalrymple, qui, dans ses onvrages, n’a jamais cessé d'indiquer les vrais moyens pour accéléver les progrès des découvertes dans ces régions australes.

La circumnavigation de la Nouvelle-Hollande a été achevée de nos jours. Un large détroit qui sépare l’île Van-Diémen du continent, détroit que Furncaux, compagnon de Cook, avait vu sans s’en douter, fut découvert par le médecin Bass, parti dans un léger esquif de la colonie anglaise de Port-Jackson, premier établissement européen dans

ce mondi

Flinders dionale « perfeclior| torien, Li naître plu coupée d’ Après a qui ont dé dement ce les regard

avides,

Après lo celles de Z buent la c grend voy des côtes d vrit un arc il vanta su abondance à la multit trépide adn terait pour la mer du!

tes. Il y re de soldats, jets, lui fit t lui survécu îles Marquez Océan, se r La positi( aujourd’hui Bougainvill velle Géorgie excellent pc îles de la Rt

d’abord nsemble de Noua décour, laissa

la Nous détails des Indes vigateurs Lt comme , on doit plusicurs 1cs noirs.

} cé CONions procun nouchers sur

contour al, qu'on elle-Holbre capiule avait dirigeait e la Nouorrez, le t apparui, dans ur accé-

e de nos nt, dédouter, de la coen dans

ce monde nouveau. Les navigateurs Vancouver, d'Entrecastoaux ct Flinders reconnurent successivement diverses parties de la côte méridionale de la Nouvelle-tiollande ; leurs travaux ont été achovés et perfectionnts par lexpédition française dont Péron est le digne historicn, Le golfe Spencer à trompé l'espérance de ceux qui, pour connaître plus promptement cette vaste terre, désiraient la trouver entrecoupée d’un bras de mer,

Après avoir réuni sous un scul point de vue la série des découvertes qui ont déterminé la position de la Nouvelle-Hollande, parcourons rapidement cet immense Océan, où des miliers d’iles ont si souvent charmé les regards des navigateurs, mais n'ont point contenté leurs vœux avides,

Après les courses de Saavedra, qui trouva la Nouvelle-Guinée, et celles de Fernando Gallego, auquel plusicurs livres de géographie attribuent la découverte d'une terre australe très-douteuse, le premier grand voyage de recherches fut entrepris par Alvaro Mendanna ; parti des côtes du Pérou, il prit son essor à travers le grand Océan ct découvrit un archipel qu’il nomma Iles Salomon (An 1568). De retour à Lima, il vanta sans cesse la beauté de ces îles, leur fertilité ct surtout leur abondance en métaux précicux. Il faut toujours promettre de l'or à la multitude et aux rois. Des vues plus profondes guidaient l’intrépide admiral des îles de Salomon ; il pressentait le danger qui résulterait pour l'Amérique espagnole d’un établissement ctranger dans la mer du Sud. Un second voyage lui servit à étendre ecs découvertes. Il y retourna, pour la troisième fois, accompagné de prêtres et de soldats, afin d'y fonder une colonie. Le ciel, contraire à ses projets, lui fit trouver la mort au sein de son nouvel établissement, qui ne lui survécut point (An 4595). Il avait découvert en chemin l'archipel des îles Marquezas de Mendogça, celui qui, de tous les groupesd'iles du grand Océan, se rapproche le plus de l'Amérique méridionale.

La position des îles Salomon, objet de tant de contestations, semble aujourd’hui démontrée. Ce sontles terres visitées par Cartcret, Surville, Bougainville et Shortland, auxquelles on avait donné les nc °3 de Nouvelle Géorgie ct d’Iles Arsacides, On retrouve l'ile de Santa-Cruz et son excellent port dans la principale de celles que les Anglais ontnommécs

îles de la Reine Chariotic.

Un compagnon de Mendanna, animé du même esprit et brûlant d'être le Christophe Colomb du continent austral, partit de Lima avec une expédition destinée, selon les expressions d’un historien espagnol, «à gagner des âmes au ciel et des royaumes à l’Espagne. » Ces vœux ne furent point exaucés ; mais la géographie dut an voyage de Quiros la découverte d’un grand nombre d'îles ; l'Océan Pacifique ne parut plus un désert immense. On a reconnu les principales découvertes de cet habile navigateur; son île Sagittaria répond à la célèbre Oteïti ; on rctrouve la Terre du Saint-Esprit dans la principale île de l'archipel, auquel le canitaine Cook a voulu imposer le nom de Nouvelles Hébrides, Une de ces îles, appelée Hanicolo ou Mallicolo, était, selon les rapports des indigènes, un grand continent. L'imaginution bornée des insulaires et l'œil fatigué du navigateur se trompent souvent sur l’étendue des terres qui, au sein des vastes mers, reposent et charment la vue. Quiros n'eut guère plus de succès que Mndina : ce fut en vain qu'avec des couleurs dont deux siècles n’ont pu effacer ni la vérité ni la vivacité, il peignit les avantages physiques de cette nouvelle partie du monde, les mœurs de ses habitants, la conduite à tenir enverseux; on ne lui fournit que des moyens peu proportionnés à la grandeur de l’entreprise. Quiros et Mendanna furent les derniers héros de l'Espagne; avec eux s’éteignit cet esprit entreprenant qui avait conduit les Colomb aux Antilles et les Cortès dans le palais de Montézuma.

Quelques Hollandais pensèrent à continuer les découvertes des Espagnols dans le grand Océan. Nous avons déjà nommé Lemaire, dont le génie fut contrarié par l'esprit borné de son capitaine Schouten. Après avoir doublé la Terre de Feu, il découvrit cette mer semée d’ilots et d'écucils, si justement surnommée la mer Mauvaise et voisine de l'archipel Dangereux de Bougainville. La route d’Abel Tasman fut choisie avec plus d'intelligence. S'il n’eût pas découvert les îles des Amis, la Nouvelle- Zélande et l’île de Van-Diémen, La seule direction de son voyage eût sufli pour éclairer les géographes, qui dès lors commencèrent à douter de l'existence d’une terre australe.

Le goût des découvertes saffaihlit avec l'espoir de rencontrer un autre Pérou parmi les terres inconnues.' Les premicrs voyages des Expagnols aux îles Carolines n’excitèrent aucune attention. Apres un long intervalle, Dampier paraît sur la scène, joignant l’audace d'un flibustier

à la se velle-1 sance Hollar plus l( couve impor gewcir génére Len saisis dirigèr par cor de cont au nor et d'au:

Il est 1 un enn manièr( couvrit Sagittar Nous de touché :

apercey premier Dampier Ces tr ville. Up

époque, anglaise velle Cyt chaina € Ayant p des Navi, Les îles

et brûlant Lima avec | espagnol, Ces vœux e de Quiros ce ne parut ouvertes de ce Otaili; On , l'archipel, selles Hébri= on les rapbornée des vent sur l’é- ‘nt et char- [endina : ce pu effacer ni le cette nouduite à tenir nés àla graners héros de avait conduit tézuma.

tes des Espaaire, dont le outen. Après d’ilots et d'éde l'archipel isie avec plus la Nouvellen voyage eût rent à douter

pntrer un aures des Espaprès un long ‘un flibustier

HISTOIRE DE LA GÉOGRAPHIE, 15 à la science d’un géosraphe. TL découvrit le détroit qui sépare la Nouvelle-Bretagne de la Nouvelle-Guinée ; il avança beaucoup la reconnaissance des côtes de cette grande île, commencée par Lemaire, et qu’un Hollandais, commandant le bâtiment le Geelvink, poussa encore plus loin.

Le voyage de Roggewein (An 1722) ne produisit que de petites découvertes, parmi lesquellesles îles de Tienhoven ct de Groningue, les plus importantes de toutes, n’ont pas été retrouvées par les navigateurs. Raggewcin crut avoir découvert lle de Pâques qui, selon Popinion la plus généralement reçue, est la même que la terre vuc par Danis,

Le milieu du xvur° siècle vit tout à coup les Anglais et les Français, saisis d’une nouvelle ardeur, parcourir les mers australes. Tous se dirigerent trop en ligne droite à travers les archipels de l'Océan, dont par conséquent chacun d’eux ne découvrit qu'une portion; tous, au lieu de continuer ensuite leur navigation à l’ouest, tournèrent subitement au nord, comme pour éviter exprès la rencontre de la Nouvelle-Hollande et d’autres terres dont la découverte était indiquée par les géographes,. Il est vrai que ce système de navigation leur était dicté en partie par un ennemi irrésistible, par la famine. L'anglais Byron détermina d'une manière très-vague les îlots dont il enrichit la géographie. Wallis dëcouvrit la chaîne méridionale de l'archipel Dangereux; il retrouva l'ile Sagittaria de Quiros, devenue depuis si célèbre sous le nom d'Otaïti. Nous devons à Carteret une découverte plus importante : après avoir touché à l'ile deSanta-Cruz, de Mendanna, et après avoir été, sans s’ca apercevoir, tout près des fameuses îles Salomon, ce navigateur passa le premier par le canal Saint-Georges, entre la Nouvelle-Bretagne de Dampier et ja terre qui reçut dès lors le nom de Nouvelle-Trlande,

Ces trois Anglais firent à eux tous moins de découvertes que Bougaïnville. I parcourut cet archipel Dangereux, dont Wallis, presqu’à la même époque, n'avait vu que la moindre partie; c’est en vain que la Jalousie anglaise a voulu attribuer cette découverte au capitaine Cook. La nouvelle Cythérée (c'est ainsi que l'esprit français nomma l’île d’Otaiti ) n’enchaina que pour peu de temps un voyageur avide de connaissances. àyant pris une route absolument nouvelle, il rencontra ce bel archiper des Navigateurs, dont la connaissance a été complétée par La Pérouse. Les îles que Bongainville voulut nommer Grandes Cyclades ne sont

qu'une partie de l'archipel découvert par Quiros, sous le nom de Terres australes du Saint-Esprit; mais en partant de ces îles, quelle gloire nouvelle attendait le navigateur français s’il eût pu vaincre l'obstacle invincible que le défaut de vivres opposait à son courage? Il se dirigeait droit sur la côte oricntale de la Nouvelle-Hollande; il y allait devanecr Cook, mais la famine le força enfin de tourner au nord; cependant la découverte, absolument nouvelle, de l'archipel de la Louisiadeet la vuc d’une partie des iles Salomon, récompenserent encore sa persévérance.

Le destin réservait à la froide constance du capitaine Cook la gloire d'achever à peu près la reconnaissance générale de cette partie du monde. Ce navigateur célèbre franchit trois fois le cerele polaire antarctique, et reconnaît, en faisant Le tour du globe dans ces régions glacées, qu'il n’y existe point de continent austral, comme on l'avait cr'1 jusqu'’alors; il visite la côte orientale de la Nouvelle-Hollande, qu'il appelle Nouvelle-Galles du sud; il prouve que la Nouvelle-Zélande est composée de deux îles; il découvre la Nouvelle-Calédonie et examine les Nouvelles- Ilébrides, les Îles de la Société, celles des Amis et celles de Sandwich. Si ce navigateur n’a fait que pcu de découvertes dans le sens rigoureux du mot, il n’en a pas moins bien mérité de la géographie, en résolvant d’une manière négative une foule de questions. Les sciences naturelles durent des lumières nouvelles aux compagnons de Cock, aux deux Forster, à Sparmann, à Solander et à l’immortel Benks. L'histoire morale des peuples gagna beaucoup par les deux derniers voyages de Cook; aux tableaux un peu romanesques de ses prédécesseurs, on vit avec plaisir succéder ce ton de la simple vérité, dont autrefois Cortez et Tasman avaient donné l'exemple. Enfin, la mort tragique de ce navigateur, enfaisantoublier les défauts de son caractère, et surtout sa jalousie envers ses rivaux, lui donna une célébrité qu'aucun voyageur moderne n'a égalée.

Des hommes peut-être supérieurs à Cook, les La Pérouse, les d’Entrecasteaux, les Varicouver, ont ajouté aux archipels déjà connus des îles nouvelles, ont examiné en détail des côtes très-étendues, ont marqué des chaines d’écueils dont le moindre est cent fois plus redoutable que Scylla. Mais les grandes découvertes étaient faites; il ne restait au génie même qu'un glanage souvent stérile.

Une auti e carrière appela pour quelque temps l'audace des voyageurs,

Les « dans rité L plus aux | Les Sibéri terre vint j autre depui trainé depui:

chatk:

recon!

une gi mal tr Le gén dans c

m de Terres gloire noustacle invinrigeait droit anéer Cook, at la découla vuc d’une rance.

ook la gloire te partie du Jlaire antarcions glacées, L er" jusqu'aqu'il appelle est composée » les Nouvelles- Sandwich. Si ens rigoureux , en résolvant ices naturelles ck, aux deux istoire morale ages de Cook; s, on vit avec Cortez et Tasce navigateur, sa jalousie eneur moderne

buse, les d'Enéjà connus des

ues, ont marlus redoutable il ne restait au

des voyageurs.

Les découvertes des Espagnols au nord de la Californie, et des Anglais dans la baie d'Hudson, laissaient toujours dans une profonde obscurité les extrémités septentrionales de l'Amérique. On n’était pas non plus très-bien informé de la véritable situation des extrémités de l'Asie aux licux où elle se rapproche du Nouveau-Monde.

Les Russes, il est vrai, avaisnt parcouru les vastes déserts de la Sibérie, franchi l'Océan oriental et découvert une grande étendue de terre en Amérique. Le cosaque Dimitri Kopilow fut le premier qui parvint jusqu'aux rivages de la mer orientale aux environs d'Ochotzk. Un autre Cosaque, nommé Deschnew, exécuta même une navigation que depuis les marins anglais ont en vain tentée. Guidé par les vents, entrainé par les flots et les glaces, il fit le tour des extrémités de l'Asie depuis la Kowima jusqu’au fleuve Anadyr. La néninsule du Kamntschatka ne fut pourtant occupée qu’un demi-siècle après ce voyage. On reconnut lentement les îles Kouriles ; on aperçut au nord de la Sibérie une grande terre polaire (An 1724) ; mais toutes ces découvertes étaient mal tracées sur les cartes; l’Asie n’y avait point sa vraic étendue à l’est. Le génie de Pierre le Grand donna une nouvelle activité aux recherches dans ces régions lointaines. Le Danois Béring fixa, par son premier voyage, l’extrémité orientale de l'Asie, vis-à-vis de laquelle les cartes russes, depuis cette époque, montraient une grande terre; c'était l'Amérique, mais les géographes durent encore suspendre leur jugement. Le second voyage de Béring, qui y fut accompagné du russe Tchirikow, le conduisit jusqu’au continent américain, mais dans une latitude beaucoup plus méridicnale. La mort du savant Del-le de la Croyère, géographe de l'expédition, empêcha l'Europe de connaître avec autant de pré cision les navigationssubséquentes par lesquelles les Russes achevèrent de découvrir le nord-ouest de l'Amérique.

Il était donc utile que le capitaine Cook réunît ces reconnaissances isolées; mais il y ajouta moins de découvertes réelles que de noms nouveaux. fi devina, mais il ne prouva point que l'Amérique offrait de ce côté un continent non interrompu. Cette vérité ne fut pas non plus entièrement démontrée par les voyages de Perez (An 1774), qui découvrit l’entré de Noutka quatre ans avant que Cook n'y mouillàt; de Martinez, qui reconnut les établissements russes; de Malaspina, de Gadiano et de Valdes, qui examinèrent avec plus de soin que Cook plusicurs

Ca

parties de la côte. Cette question ne se trouva résolue que lorsque l'espagnol Quadra et l'anglais Vancouver eurent reconnu toutes les baies et toutes les îles qui, sur ces rivages, présentent si souvent l'image trompeuse d’un passage (An 1795). Mackenzie, en parcourant les pays qui séparent le grand Océan de Ja baie d'Hudson, et Paméricain Lewis, en remontant jusqu'aux sources du Missouri et en descendant la riviere de Colombia, n’ont plus laissé dans l'obscurité que ces affreux climats cales extrémitésseptentrionales de l'Amérique se perdent parmi les glaces du pôle.

Un compagnon de Béring, et Danois comme lui, avait jeté quelque jour sur la géographie de cet Archipel d’Yesso, que les Hollandais, un sitcle auparavant, avaient visité d’une manière incomplète; mais l’infortuné Spangenberg n'eut pas les instruments nécessaires pour donner de la précision à ses observations. Il était réservé à La Pérouse de rccülitr toutes les idées erronées qu’on s'était formées sur ces contrées.

Nous terminerons ici rotre résumé de l’histoire de la géographie. Depuis cette époque, la science n’a pas cessé un seul instant d'être cultivée avec zèle et dévouement, soit par les gouvernements, soit par les sociétés savantes, soit par de simples particuliers. Toutes les nations civilisées ont fourni leur contingent pour les conquêtes pacifiques de la science. L’Angleterre doit être mise en premiere ligne, et cela est tout simple quand on considère sa situation politique, l'étendue de ses possessions en Amérique, en Afrique, en Asie et dans l'Océanie, et la nécessité où elle se trouve de se créer partout des débouchés pour ses produits industriels. La l'rance vient ensuite. Chez nous, il faut le reconnaître, c’est surtout l'amour pour les progrès des sciences qui a inspiré ct le gouvernement et ceux de nos nationaux qui ont exploré unc foule derégions peu connues. La Russie et les États-Unis d’Arnéri‘ue ont également bien mérité de la science : elle leur doit des travaux d’un haut intérêt.

Comme c’est dans la partie descriptive de cet ouvrage que nous ferons connaître les résultats des expéditions maritimes de ce siècle, et que nous exposerons en détail les découvertes nombreuses qui ont enrichi la géographie de l'intérieur des continents, ce serait nous obliger à des répétitions inutiles que de les consigner ici. Nous croyons également devoir nvuus disj'enser d’énnmérer shaplement les noms des hom-

mes at ner à:

lieu, c’ chacur pénis ( Mais incom] ont an jourd’l Colo qui av syslom quité.

est un les Tyc met les erreur pérent de face ressan vellem celte 6] laborie bon ; l’ graphi enfin, ( trême tion. C Le x fable o toute le la géog physiq et com plus r rapide

que lorsque

toutes 1cs souvent l'i-rcourant les , Paméricain escendant la * ces affreux erdent parmi

jeté quelque andais, un e; mais l’inpour donner ouse de rec-ces contrées.

nt d'être cul- , soit par les 8 les nations cifiques de la cela est tout è de ses pos- Dcéanie, et la chés pour ses il faut le reciences qui à ii ont explore Unis d’Arnéit des travaux

1e nous ferons siècle, et que fui ont enrichi ious obliger à royons égaleoms des honi-

HISTOIRE DE LA GÉOGRAPHIE, 519 mes auxquels la science a été le plus redevable, ce scrait nous condamner à une sèche nomenclature. Nous leur rendrons justice en temps et lieu, c’est-à-dire en consignant dans notre livre les faits nouveaux que chacun d’eux a fourni à la science, eten appréciant les difficultés et les pénils qu'ils ont eu à surmonter.

Mais cette esquisse historique des progrès de la géographie serait incomplète si elle n’indiquait pas les révolutions qui, depuis le xv° siècle, ont amené les méthodes scientifiques au point où elles se trouvent aujourd’hui.

Colomb et Vasco de Gama, en franchissant les bornes chimériques qui avaient arrété le génie des anciens, renversérent tout d’un coup les systèmes de Ptolémée, de Strahon et des autres géographes ce lantiquité. Magellan acheva de persuader même à la multitude que la terre esi un globe. N'oublions point que dans ce grand siécie les Copernic, les Tycho-Brahé et les Galilée perfectionnerent cette science qui soumet les corps célestes aux calculs de l’homme. Dès lors, les énormes erreurs de Piolémée, seul guide des géographes du moyen âge, rappérent tous les yeux. fl fallut ahsolument que la gtographie changrüt de face. Les mappemondes des frères Appian, et celle bien plus intéressante de Aibeiro, représentèrent les premicres l’hémisphère nouvellement découvert. Gemma Frisius en publia une très-complète pour celte époque. Trois géographes se distingucrent dans le xvie sivele : le laborieux Sébastien Munster, que ses contemporains comparérent à Strabon; l’érudit Ortelius, celui des prédécesseurs de d’Anville dans la géugraphie ancienne qu’on peut encore consulter avec le plus de fruit; enfin, Gérard Mercator, qui, par son édition de Ptolémie, démontra l'extrême imperfection des systèmes des anciens, et en provoqua l’abolition. C’est de Mercator que date la geographie moderne.

Le xvue siècle continua l'édifice. Chaque jour vit disparaître quelque fable ou naître quelque vérité. Cluver, Riccioli et Varénius réformérent toute la science géographique. Ce dernier, peu content d’avoir débrouillé la géographie r:thématique, s’éleva encore à ces hautes considérations physiques qui lui méritrent honneur d’avoir Newton pour traducteur et commentateur. La géographie ancienne dut à Cellarius des formes plus régulières. Parmi les nombreuses topographies qui avancerent rapidement la géographie mocerne, celles de Curunelli et de Mérian

Ces

conservent encore une juste célébrité. Les Sanson en France, les Blaeuwrwv en Hollande, les Burœus en Suède, commencerent à soigner les détails des caries géographiques ; car jusqu'alors on avait eu peu d’égard aux distances exactes d'un licu à l’autre. Ce siecle vit aussi naître un genre de descriptions où les ressources et les forces dés États étaient indiquées, et qu’on peut considérer comme les embryons de ce qu’on appelle statistiques, Déjà, en 1567, Sansovino en avait donné les premiers modèles; il fut suivi par Botero et Davity. Coring, professeur allemand, les laissa tous en arrière. Il faut pourtant avouer que l’on n’avai: que des idées confuses sur le but et la nature de la géographie.

Dans le commencement äu xvui: siècle, on persistaencoreà considérer la géographie comme une simple srience auxiliaire, subordonnée à l'histoire. Cependant la question de l’aplatissement du globe, objet de discussion entre Newton, Huyghens et Cassini, valut à la géographie mathématique la protection des sociétés savantes, l'appui des gouvernements et une place parmi les sciences exactes. Delisle en France et Haase en Allemagne portèrent les premiers le flambeau d’une critique sévère sur la construction des cartes ; mais à quoi servent les principes lorsque les bons matériaux manquent pour l'exécution? Enfin, vers le milieu du siècle, on vit paraire les deux créateurs de la bonne géographie, d’Anville ct Busching.

Le premier, muni d'excellents matériaux, de relations authentiques et de plans levés sur les lieux, réforma toute la géographie mathématique, éclaircit pour la première fois l’intérieur de l'Asie, et débarrassa la carte d'Afrique des royaumesimaginaires qui la surchargeaient. C’est beaucoup que de chasser l'erreur et d’ébranler l’aveugle croyance; mais d’Anville consacra encore une vie longuc et tranquille à remplacer les faux systèmes par des notions plus sûres. C’est ainsi qu'après avoir resserré la géographie ancienne dans des bornes plus étroites, il remplit les pays compris dans cet espace de détails infiniment plus sûrs ct plus précis que n’en avait présentés aucun de ses prédécesseurs. Ses infatigables recherches s’étendirent aussi sur le moyen âge, sujet épincux et qui n’est pas encore entièrement débruullé.

Busching se livra de préférence à cette partie de la géographie qui fait connaître l’état actuel des nations et des empires; il y mêla, selon l’habitude de ses compatriotes, une topogriplie ennuyeusce. Le mérite de

sa gra rite 1 leuse gouÿe nomb) devint borna pres à Dep vue cr Il suffi Renne.

d’Eyric aurons La ] mais le les car!

les Esp cartes.

mainte Disons que l'E drogra Quar géogra toute :

cette p

gCacra

élémer

les con

les Blaeuw

er les dé-

eu d’égard

i tiaitre UN

tats étaient

de ce qu’on

:s premiers "allemand,

n'avais que considérer ordonnée à be, objet de géographie dcs gouvern France et une critique es principes nfin, vers le nne géogra-

uthentiques mathémati- L débarrassa rcaient. C’est e croyance; le à remplansi qu'après

s étroites, il niment plus rédécesseurs.

en âge, sujet

aphie qui fait la, selon l’ha- Le mérite de

HISTOIRE DE LA GÉOGRAPHIE, 321 sa grande géographie de l’Europe est dans l'exactitude des détails, mérite malheureusement sujet à vieillir La conscience la plus scrupuleuse présidait aux travaux du savant Berlinois. Protégé par tous les gouvernements du Nord, il tira de la poussière des archives un grand

nombre de mémoires précieux ; toutes les Russies, et laChine elle-même,

devinrent tributaires de son 4agasin historico-géographique; mais il se boruait à enregistrer des faits, et il n’a Jamais tracé des tableaux propres à émouvoir l’âme et à réveiller la pensée.

Depuis d’Anville et Buschirg, la géographie, considérée au point de vuc critique et descriptif, a fait également des progrès considérables. Il suflit de citer, pour la géographie critique, à côté des noms de Gosselin, Rennell et Mannert, déjà connus de nos lecteurs, ceux de Valckenaer, d’Eyriès, de Klaproth, de Rémusat, de d’Avezac, et de Ritter dont nous aurons bientôt à invoquer l'autorité.

La partie descriptive graphique s’est considérablement améliorée : mais la France conserve toujours la prééminence que lui avaient acquise les cartes a” airables de Cassini. Les Anglais, les Russes, les Danois et les Espagnols, ont, il est vrai, atteint à l'exactitude et à l’élégance des cartes. ui avaient rendu si célebres les travaux de ce savant; mais ils sont maintenant surpassés par les cartes nouvelles du dépôt de la guerre. Disons aussi que c’est à un de nos compatriotes, Bcautemps-Beaupré, que l'Europe a déecrné unanimement le titre de premier ingénieur-hydrographe de notre époque.

Quant aux ouvrages relatifs à la simple exposition historique de la géographie, il est aisé de concevoir les motifs qui nous interdisent toute aypréciation à leur égard. Nous nous bornerons à constater que cctte partie importante de la science n’est pas restée immobile, et qu’en géacral On remarque une amtlioration notable dans les ouvrages, soit élémentaires, soit d’un ordre plus élevé, qui ont pour but de répandre les connaissances géographiques.

Page 1