‹ Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde [microforme] (volume 3)Chapitre 6 sur 24 · PR RS · texte numérisé non relu

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36 CHAPITRE DEUXIÈME, » Or, quinze jours de marche à 700 stades, en font 10,500, ct 40,500

» stades de 1,111 479 au cégré valent 189 licues marines. Celle mesure C » est précisément celle des côtes occidentales de la mer Caspienne, de- ( » puis l'embouchure du Jaik jusqu'à celle du Kur, l'ancien Cyrus, dons ! » le pays des Caspiens, où était autrefois le principal entrepôt du com- d » merce de cette mer. Peu après le Kur, la côte se dirige ve”, l'est jus- » » qu’à ésterabad, et trace la plus grande largeur de la Caspienne dans » » un espace de 100 licucs ou de 5,600 stades, lesquels, divisés par 700, » » donnent exactement les huit journées de navigation dont parle Héro- » » dote. » »

Du temps d'Alexandre, les idées vraies sur la mer Caspienne n'éiaient » pas encore effacées, puisqu'on croyait que le Tanaïs prenait sa sourec à 2». l'est de cette iner, pour venir se jeter dans la Palus-Méotide ; ce qui sup F1 pose nécessairement que la mer Caspienne était censée former un lx »< isolé, comme Aristote le dit expressément. Mais aussitôt que les géo. #f graphes postérieurs, Eratosthène, Hipparque, Strabon, eurentcherch #1: à encadrer les connaissances acquises dans un système régulier, is »s dürent s’apercevoir que les lieux dont parlait Hérodote, d'apr » ci la manière dont on les orientait, s’étendaient au nord et au nor: est, fortau-delà des limites de la terre habitable, telles queces géogra » Id phes les fixaient; car l'Océan scptentrional, comme on l'imaginait alor . a occupait la moitié de l’espace où se trouve la Russie. L’embouchured 2P Wolga semble présenter un détroit large de 4 stades; et ce prétent LA détroit parraissait communiquer avec l'Océan. Cette hypothèse une fu 3 sq »p

admise, on imagina même un voyage de Patrocles, amiral de Séle ? cus, qui, parti du Gange, aurait fait le tour de l’Asie par l’est et sen À entré dans la mer Caspienne parle nord. Toutes ces fables disparurce: ; d lorsqu’éclairés enfin par des découvertes nouvelles et conformes à cel M , du siècle d'Hérodote, Marin de Tyr et Ptolémée se decidérent à repous »p plus au nord l’Océan, cet antique horizon de la géographie. Mais,t redevenant un lac sur les cartes de Ptolémée, la mer Caspienne cons © jusqu’au dix-huitième siècle, la forme comprimée et arrondie que " erreurs précédentes lui avaient communiquée; et, placée de l'ouc! 2 l'est, au lieu de l'être du sud au nord ( comme Hérodote a dù le c j Hal cevoir ), cette mer, ou pour mieux dire, la figure imaginaire qu'on »

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HISTOIRE DE LA GÉOGRAPHIE, 37 s'imagina-t-on longtemps que ces fleuves se déchargeaient dans la mer Caspienne.

Passons aux connaissances qu'Hérodote avait sur l'Asie, qu'il regardait comme bien moins étendue que l'Europe. « Je connais, dit-il, le pays » occupé par les Perses, qui s'étend jusqu’à la mer Érythrée. Au-dessus, » vers le nord, habitent les Mèdes, les Sapires; et, par-delà les Sapires, » les Colchidiens qui touchent à la mer où se jette le Phase. Ces quatre » nations s'étendent d’une mer à l’autre. De là, en allant vers l'occident, » on rencontre deux péninsules opposées qui aboutissent à la mer; l’une, » du côté du nord, commence au Phase, s'étend vers la mer le lorg de » l'Euxin jusqu’au cap Sigée dans la Troade : du côté du sud, cette pc- » ninsule commence au golfe Myriandrique adjacent à la Phénicie jus- » qu'au promontoire Triopeum; elle est habitée par trente nations dif- » férentces. L'autre péninsule commence aux Perses et s'étend jusqu’à # la mer Erythrée; ct le long de cette mer, elle comprend la Perse, en- $ suite l'Assyrie et l'Arabie; elle aboutit au golfe Arabique, où Darius fit » conduire un canal qui vient du Nil. De la Perse à la Phénicie, ilyaun » grand ct vaste pays. Depuis la Phénicie, la même péninsule s’étend le » long de cette mer-ci, par la Syrie de la Palestine et l'Egypte où elle ; aboutit; elle ne renferme que trois nations. Voilà comment sont les » partics de l'Asie, à l’oucst de la Perse. Les pays situés vers le soleil le- » vant, au-dessus des Perses, des Mèdes, des Sapires, des Colchidiens, , sont bornés à l’orient par la mer Erythrée; au nord, par la mer Cas- » pienne etpar l’Araxes, qui dirige son cours vers le lever du soleil. » L’Asie est habitée jusqu’à l'Inde; plus à l’est, s'étendent des contrées # désertes, et personne ne saurait dire ce qu'il en est. »

‘1 « La plus grande partie de l’Asie, continue Hérodote, fut découverte

#par Darius. Ce prince voulant savoir en quel endroit de la mer se jette » L’Indus qui, après le Nil, est lescul fleuve dans lequelontrouve des cro- » codiles, envoya, sur des vaisseaux, des hommes sûrs et véridiques, ct

N 4. ts . ï :

# entr'autres Scylax de Cariande, partis de la ville de Caspatyros. Ils des- » cendirent le fleuve vers l'aurore et le lever du soleil; de là, naviguant % vers l’occident, ils arrivèrent enfin, le trentième mois après leur départ,

» au même port où les Phéniciens s'étaient embarqués autrefois par l’ore tour de la Libye. Ce périple achevé,

» Darius subjugua les Indiens, et régna sur cette mer. C’est ainsi qu’on

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