CAR TE EU U FESSES E
» à reconnu que l’Asie, si l’on en excepte la partie orientale, ressemble » en tout à la Libye.
Hérodote veut sans doute dire que les côtes d’Asie no s'étendent pas
plus au midi que celles de l'Afrique; ilregardait, ainsi que nous l'avons déjà remarqué, l'Arabie comme la contrée la plus méridionale de la terre. Dans l'aperçu qu’il donne des revenus de l'empire persan, on remarque, parmi les peuples tributaires, les noms des Parthes, des Chorasmuens et des Sogdiens ; les deux derniers se conservent encore aujourd'hui dans ceux des provinces de Khowarezm et d’Al-Sogd. Les Bactriens sont, après les Indiens, les peuples les plus orientaux de la monarchie persanne et de la géographie d'Hérodote. A l’est de la mer Caspienne, sont les féroces Massagètes qui dévorent leurs parents courbés sous le fardeau des ans : l'or et le cuivre abendent chez eux, les autres métaux leur manquent. Hérodote connaît l’antique route commerciale entre l'Inde et l’Europe, par le nord de la mer Caspienne : les marchandises étaient transportées, à ce qu'il paraît, sur le Haut-Indus ct sur l’Oxus, etensuite par caravanes. Au midi, l’Arabie passait pour la patrie des parfums, des barmes et des aromates. Les Ethiopiens d'Asie, quinousrappellent ceux d'i;tmère, se distinguaient de ceux d’Afrique par des cheveux non crépus; ce nom comprenait peut-être tous les peuples d’un teint foncé, et qui occupaient les côtes méridionales de la monarchie. Les Indiens, souris à la Perse, et connus de notre auteur, demeuraient sur le Haut-Indus; ils cultivaient le coton, et en fabriquaient des étoffes; ils ramassaient, en outre, beaucoup d’or.
L'Afrique, dans l’idée du père de l’histoire, se terminzit bien au norl de la ligne équinoxiale. Mème dans le triangle ainsi resserré de la péninsule africaine, l'Egypte seule est décrite avec clarté; ses villes, ses mo: numents, les productions du sol, lesmœurs deshabitantsetlesinstitution: sous lesquelles ils vivaient, tout est dépeint avec l'exactitude d’un témoi! oculaire. Hérodote avait été lui-même jusqu'aux Cataractes : la mesur qu'il donne des côtes de 1 Egypte, depuis le lac Serbonis jusqu'au golf Plinthinètes , est juste lorsqu'on l’évalue en stades égyptiens à 1,1! au ücgré. Hors de l'Egypte, les connaissances d’Hérodote, fondées st
des renscignements qu’on lui avait dontés, ne suivent que trois ligni de direction . l’une longe le Nil; l’autre, en partant du ‘emple d'A mon, va se perdre dans le grand désert; la troisième s’avance |
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Le s'étendent pas que nous l'avons ionale dela terre.
an, On remarque, les Chorasmiens et aujourd'uui dans ctriens sont, après rchie persanne el nne, sont les férovus le fardeau des métaux leur manentre l'Inde et l'Eudises étaient transxus, etensuite par parfums, des bar ippellent ceux d'isce Cyeux non CTEpUS; int foncé, et qui ots Indiens, sourais à ur le Haut-Indus; ik ils ramassaient, en
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HISTOIRE DE LA GEOGRAPHIE, 39 long des côtes de la Méditerranée juswvaux environs de Carthage. Si nous suivons Hérodote le long des côtes, en partant de l'Egypte, il gous fera connaître une foule de peuplades dont les plus remarquables sont les 4dyr machides, qui faisaient cuire leurs mets dans le sable échauffé par les rayons du soleil; les Nasamons , qui demeuraient dans l’intérieur el qui avaient plusieurs coutumes singulières, comme par exemple, de faire serment en buvant l’un de la main de l’autre, et de prostituer les nouvelles mariécs à tous les convives de la noce; les Psylles, fameux par l'ert qu’ils possédaient de charmer les serpents, art qui s'est conservé a près l'extinction de cette peuplade; les villes grecques de Cyrène et de Barce, sur la côte fertile et riante qui borde le pays des Nasamons et des Giligammes; les AMacæ, à l’ouest de la grande Syrte, dans une contrée bien arrosée; les Lotophages, déjà connus d’Homère, et auxquels le fruit d'un arbuste fournissait à la fois leur aliment et leur boisson ordinaire; les Machlyes, près du fleuve Triton et du lac Tritonide, l’un et l’autre célebres par le prétr"du retour des Argonautes à travers la Libye. Les conngissances d’Hérodote se terminent ici sur les bords de la petite Syrte; il a bien entendu nommer quelques nations plus éloignées, telles que les D ou Gyzantes; il indique la longueur exacte de l'Île Cyrannis ou Cercips; il mentionne quelquefois Carthage, et donne riême des détails sur | commerce muet que les Carthaginoiïs faisaient au-delà des colonnes d'Hercule avec une nation qui venait chercher sur le rivage les marchandises qu’on lui offrait, et laissait à la place une quantité d'or en échange. Mais, quoique cet usage, d’après les témoignages les plusrécents etles plus apthentiques, piraisse désigner une nation de la Sénégambie, et quoid'Hérodote ait autre part nommé ie mont Atlas et le promontoire Soloets, ibest impossible de tirer de son texte un ensemble clair et précis de ses idées sur l’Afrique occidentale.
.H avait pourtant reçu des prêtres égyptiens quelques renseignements sur une roule qui partait du temple d’Ammon , situé dans une Oasis, à dix journées de marche à l’ouest de Thèbes, la capitale de la Haute-Egypte.
aLe pays qu'on avait à parcourir était un plateau sablonneux parseaimé de collines où, à côté d’un tas 1e sel, jaillissaient des eaux douces pet limpides. » À dix journées du temple d’Ammon, on trouvait Augila, gure oasis fertile en dattiers, qui conserve encore Es nos temps le même mon, les imèmes avantages, et qui sert de point derepos aux caravanes.
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A dix journées d’Augila, et à trente de la côte des Lotophages, on arrive »'d'u chez le peuple nombreux des Garamantes, qui, montés sur des chars, don: naient la chasse aux Ethiopiens-Troglodytes, sans doute pour réduire » bel ceux-ci en esclavage; c'est ainsi que, dans des temps plus modernes, k , du
sultan de Bornou envoyait sa cavalerie à la chasse aux nègres. Chez les séèr
Garamantes, les bœufs en paissant marchaient à reculons à cause de , dv: leurs cornes énormes, recourbées en avant. Encore dix jours, eton élai , till chezles Atarantes, nation dont les individus ne portaient point de noms I propres, usage qu’on a retrouvé en quelque sorte chez les habitant: tique de Bornou. Enfin, dix autres journées conduisaient le voyageur chez les Jeg! pl Atlantes, Voisins du mont Atlas, haute montagne escarpée de tous côtés, poggar dont le sommet, en aucune saison, ne se dégageait des nuages qui le pays s: voilaient, et qui était appelée la colonne du ciel, « Au-delà, ajcute Hérodott, 3 }@u » je ne connais plus le nom des nations ; seulement Je sais que le déser! ge'@ar » sablonneux s'étend depuis Thèbes jusqu'aux colonnes d’Hercule, € crgéod » qu'à dix journées de marche (sans doute du pays des Atlantes), on; grade » trouve une mine de scl; les mdigènes bâtissent leurs cabanes en pier- autre « » res salines. » C’est ce que Pline affirme d’une nation qu’il nomme Han: Nèges mamientes, et qu’il place à onze journées à l’oncst de la grande Syrte. I Naëäm scrait done téméraire d’étendre les connaissances d’Hérodote trop à l’où de far cest du Fezzan, et surtout de lui attribuer des notions sur les carrières de de pên: sel de Tagaza, au nord-est de Tombouctou; son Atlas semble être unttantdc montagne isolée dans le désert. Peut On vante encore assez légèrement les prétenducs connaissances d'Hé-seigtie rodote sur le Niger; mais comment y croire, quand on l'entend lui» pays même dire : « Au sud du plateau sablonneux que je viens de décrire, on » Libye ne présente que des déserts sans eau, sans humidité et sans végt., ax | » tation?» Il est vrai qu'il cite, d’après Etéarque, roi des Ammonicns, € une course dans l’intérieur de l'Afrique, entreprise par cinq jeunes Nas+, à mons. « Ces voyageurs, envoyes par leurs compagnons, avec une bonnt, njër » provision d’eau et de vivres, parcoururent d’abord des pays habités: agllic » puis ils arrivèrent dans un pays rempli de bêtes féroces. De là, conti, fféifo » nuant leur route à l’ouest à travers les déserts, et après avoir march, pjèns » longtemps dans un pays très-sablonneux, ils trouvèrentune plaine oùil napt » y avait des arbres; s’en étant approchés, ils mangèrent des fruits que Hô » ces arbres portaient : tandis qu'ils en mangcaient, de petits hommes, jêtle
» d’unc taille au-dessous de la moyenne, ondirent sur eux etles emmessur des chars, A0 mérent par force : les Nasamons : “ntendaient pas leur langue, et ccs doute pour réduire , petits Lommes n'entendaient rien à celle des Nasamons. On les conps plus modernes, le ,uisit par des lieux marécageux ; après les avoir traversés, ils arriux nègres. Chez l& #yérent à une ville dont tous les habitants étaient noirs. Une grande reculons à cause de ,fyière, dans laquelle il y avait des crocodiles, coulait le long de cette dix jours, eton élal , ill, de l'ouest à l'est.» Mais Hérodote ne cite ce voyage que pour aient point de nOM brguver que le Nit vient de l'ouest. Malgré cctte explication systémae chez les habitant: tique qui jette du doute sur la réalité du voyage, Rennell prononce que le voyageur chez le Jeg/blus grandes probabilités se réunissent pour lui faire retrouver le arpée de tous côtés, Feggan dans cette contrée inhabitée ; le grand désert de sable dans ces rit des nuages quil paÿë sablonneux que traversèrentles Nasamons; enfin le Niger, qui court lelà, ajoute Hérodott, 3 Y@uest du grand désert et s'approche d'environ trente-cinq journées je sais que le dést'! de éaravrue des frontières de Fezzan, dans le grand fleuve rempli de lonnes d’Hercule, € crgëbdiles : il lui paraît même certain, ainsi qu’à Larcher, que cette s des Atlantes), On} gräfide ville, arrosée par ce grand fleuve, courant de l’est à l’oucst, n’est urs cabanes en Pier: autre chose que Tombouctou, baignée en effet par le Niger ou le Nil des jon qu’il nomme Han: Nègtes. C’est aller trop loin; si la vague cet insignifiante relation des e la grande Syrte. ! Naëämons doit même s'appliquer au Niger plutôt qu’au Gir ou au fleuve Hérodote trop à lot de‘Gfarama ( ce que nous n’osons affirmer ), il est du moins impossible ns sur les carrieres de de pénser à la ville de Tombouctou, séparée du pays des Nasamons par Atlas semble être unttant'de déserts, de fleuves et de montagnes. Peut-être se fait-on encore une trop haute idée de l’écendne des rens connaissances d'Hi-seigiiements qu'Hérodote a eus sur le Nil, au-dessus de l'Égypte. « Le and on l'entend luis péys, dit-il, au-dessus d'Eléphantine, est élevé : en remontant le flcuve, e viens de décrire, lo ômattache de chaque côté du bateau une corde, comme on en attache umidité etsans végé, ati bœufs, et on le tire de la sorte. Si le câble casse, le bateau est | roi des AmmOniChS @ ii par la force du courant. Ce lieu a quatre Jours de navigation. par cinq jeunes Nas, Lé’Nil y est tortueux comme le Méandre, ct il faut naviguer de la manons, avec une bonnt, nière que nous l'avons dit, pendant 12 schènes (720 stades, ou environ rd des pays habités :, 30 licucs marines). Vous arrivez à une plaine fort unie, où il y a une sféroces. De là, conti, tlé/formée > par les eaux du Nil ; elle s'appelle Tachompso.……. Les Éthioet après avoir march, pins occupent une moitié de cette île, et les Egyptiens l’autre. Attevèrentune plaine oùll naht l'ile , st un grand lac sur les bords duquel habitent les Ethiopiens gèrent des fruits qut mimades. Quand vous l'avez traversé, vous rentrez dans le Nil qui s’y
t, de petits hommes, jêtle; de Ià, quittant le bateau, vous faites quarante jours de chemin L 6
tophages, on arrive
ee ren en PE De
» le long du fleuve; car, dans tout cet espace, le Nil est plein de fe d » rocs pointus qui rendent la navigation impraticable. Après avoir Me
» ce chemin en quarante jours de marche, vous vous rembarquez dj pi » unautre bateau où vous naviguez douze jours ; puis, vous arrivez he ki bit » grande ville appelée éroé : on dit qu’elle est la capitale du reste Fa » Ethiopiens. De cette ville, vousarrivez au pays des Automoles, en au le lach » de jours de navigation que vous en avez mis à venir d'Eléphanti}, mg
» la métropole des Egyptiens. Ces Automoles s'appellent Asmach, j qu: » descendent de 240,000 Egyptiens, tous gens de guerre, qui pass otost
» du côté des Ethiopiens, sous le règne de Psammétique, et abandon pe » nèrent les garnisons où on les avait placés. Les Automoles, étant; l » rivés en Ethiopie, se donnèrent au roi. Ce prince les en récompes à . » en leur accordant le pays de quelques Ethiopiens qui étaient ses er n » mis, et qu'il leur ordonna de chasser, Les Egypliens s'étant ct, pe » dans ce pays, les Ethiopiens se civilisèrent en adoptant les mi Ugéra
» égyptiennes. Au-delà du pays des Automoles, les chaleurs EXC Onfrélc: » rendent ce pays désertet inhabité. » ientypu Le seul résultat positif de ce passage, c’est qu'Hérodote connaissi ays@xtr vrai Nil, le Bahr-el-4biad, qui vient du sud-ouest. Mais les distance mé diquées vaguement par journées de marche et de navigation, peue admettre les interprétations les plus discordantes. Cependant, si 2n pouvait parvenir à fixer la position de Méroé, on connaîtrait à peu g celle de la Terre des Exilés ou des Egyptiens fugitifs ; limite de la pe 1 it graphie d’Hérodote et de toute la géographie ancienne. Or, nous aiuglés d sur ce point quelques données positives. Eratosthène, en nous Ne. à vant le cours de l’Astaboras, aujourd’hui Atbar ou Tacazze, et de lp pus, qui est le fleuve Bleu ou le Nil d’Abyssinie, dit que ces deux 0 4 se jettent dans le grand Nil, et forment l’île de Méroé. Agatharc creyse parle dans le même sens. Diodore fixe même la longueur de cette. partir 3,009 stades, et sa largeur à 1,000. Tous ces indices conviennent ài re espèce d'île que renferment le Tacazze et le Fleuve Pleu. Sur cell: reyeni Erato: tnène place la ville de Méroé à 10,000 stades au midi d'Al barqu drie ; Strabon la porte à 5,000 stades au sud du tropique, ce qui rer auto environ à 16 degrés 4/2, et ne diffère que très-peu desindications de: ilsse t lémée. Elle était, selon les uns, à 70) stades, et selon les autre del 70 milles romains au-delà du confluent de l’Astaboras (Tacazze):ainéi
le Nil est plein de Fe grand Nil. Toutes ces mesures se concilient assez avec le témoignage icable. Aprés avoiri, Bruce qui vit, au nord de Chandi, en Nubie, de magnifiques ruines Vous rembarquez dan; de l'île de Kurgos, qui paraît correspondre à celle de Tadu, puis, VOUS aMiVEZAL) it selon Pline, le port de Méroé. la capitale du reste id onc cette fameuse capitale de l'Ethiopie était située où nous venons des Automoles, en auly, chercher, la terre des Egyptiens fugitifs, n'étant pas plus éloignée à venir d'Eléphantiy, Méro que celle-ci ne l'était des cataractes, ne saurait être reculée ; s'appellent Asmacl Yugqu midi qu'au 41° degré de latitude tout au plus ; c’est aussi là qu’Ee guerre, qui pass atasthène la place , ct précisément dans cette même contrée, les relammétique, et aband iangmodernes nous ont fait connaître un peuple qui observe la circoncies Automoles, était one livre à des pratiques superstitieuses, parle un langage inconnu, ince les en récompt pgmme les Exilés et pourrait fort bien être le reste d’une colonie ens qui étaient ses “gyptienne, malgré le nom de Juifs qu’on lui a imposé. Plus au sud-ouest sgypliens s'étant Cl'ougme connaissons le cours du Nil que par de vagues rapports. en adoptant les mi Ugérait absurde de vouloir fixer la demeure des Ethiopiens Macrobiens, s,les chaleurs eXCtSonfrélesquels Cambyse entreprit une expédition infructueuse. Seule- 1entypuisque ces peuples nous sont représentés comme habitants d’un Hérodote connais aysggtrèmement abondant en or, doués d’une constitution athlétique st. Mais les distanctt mépant une très-longue vie, et que leur pays doit être aux extrémités L de navigation, pete Jarre, sans cependant pouvoir être plus au midi que l'Arabie, la intes. Cependant, si 1n 8 la plus méridionale d'Hérodote, il semble qu’à l'exemple d’un on connaîtrait à PEU Spggäphe ar cien il faudrait les chercher dans l’ouest de l'Afrique, parmi ugitifs ; limite de his yépitables nègres ; à moins qu’on n'aime mieux, avec nous, regarder ncienne. Or, nous duslgs détails de ce conte, les chaînes d’or des prisonniers, la table du tosthene, en nous dhleilgt les tombe \ux de cristal, comme des traditions poétiques. ou Tacazze, et de l' ngus reste à vonsidérer la relation qu’il nous donne d’un Voyage au= , dit que ces deux ri dal’ Afrique.« Lorsque, dit-il, Necos, roi d'Egypte, eut achevé de faire de Méroé. Agathart eyggéer le canal qui conduit les eaux du Nil au golfe Arabique, il fit a longueur de cette partir des Phéniciens sur des vaisseaux, avec ordre de rentrer, à leur ndices conviennent à refgur, par les colonnes d’Hercule dans la mer septentrionale, et de Fleuve Pleu. Sur cell revenir de cette manière en Égypte. Les Phéniciens s’étant donc emstades au midi d'Al bapqués sur la mer Érythrée, naviguèrent dans la mer Australe. Quand u tropique, ce qui réf'amfomne était venu, ils abordaient dans l'endroit de la Libye où peu des indications dilgge trouvaient, et semaient du blé. Ils attendaient ensuite le temps es, et selon les autri dela moi. son, et après la récolteils se remettaient en mer. Ayant Astaboras (Tacazze): ainsi voyagé deux ans, la troisième année, ils doublèrent les Colonnes
» d'Bereule et revinrent en Égypte. fs racontérent à leur arrivée, « » faisant voile autour de la Libye, ils avaient eu le soleil à leur dr » Ce fait ne me paraît nullement croyable, mais peut-être le par » t-il à d’autres. » F Ceux qui soutiennent la réalité de cette première circeumnavigi : # de l'Afrique, commencent par observer qu'Hérodote n’ayant pa: Péniples « connaissance de la grande étendue de l'Afrique vers le sud et la crc terminée parallèlement à l'Arabie, n’a pu imaginer ni la longue 4 ,,4 du voyage des Phéniciens, nj la circonstance remarquable de la po Gomi où ces navigateurs dürent se trouver à l'égard du soleil, dès qu’ils eu d’Hérod passé la ligne équinoxiale, circonstance, disent-ils, qui prouve d'a tudésur plus en faveur de la tradition qu'elle a paru peu croyable à l’hist dePhist même qui la rapporte. Ils citent ensuite, mais très mal à propos, sur œtl les passages dans lesquels les anciens, persuadés que l'Afrique se te des hé nait au nord de la zône torride et inaccessible, ont énoncé l’opis répfer qu’on pouvait en faire le tour. » Ont fa D’autres savants ont répondu que l’espace de temps assigné à ce v» figuré et évidemment trop court pour qu’il ait pu avoir été récllement Malière cuté ; Scylax ayant mistrente mois pour aller des embouchures de Etd'a dus, quoiqu'il ne s’arrêtât nulle part,et Martin Behaim ayant mis dix quidur mois pour arriver de Lisbonne aux environs du cap de Bonne-Espér eûträlle bien que le chemin fût déjà frayé et qu’on possédât alors des ivbileté d ments ct des navires supérieurs à ceux des anciens. En outre, misè pr Phéniciens avaient semé cet récolté des blés sur les côtes austral quiy le l'Afrique, ils auraient dû remarquer la marche des saisons, qui Au@nt l'hémisphère austral, est opposée à celle de nos climats; un eus À aussi nouveau n'aurait pu échapper à leur attention. Ce qui s1@Fi8& p nous porte à rejeter le voyage des Pheniciens, c’est que les a0nt/eu anciens, en s’efforçant de prouver la possibilité d’une navigatiotioBfau tour de l'Afrique, n’ont jamais admis comme preuve cette rl «iles d'Hérodote, » colo » mità » choc » «de vi » MOI
nt à leur arrivée, « le soleil à leur di
peut-être le pari ,4 CHAPITRE TROISIÈME.
ière circumnavigi :
rodote n'ayant pa périles à d'Iannon et de Seylax, — Eudoxus de Cnide, Aristote et quelques autres. — ers le sud et la crc a. M. 3510-3050, ou jusqu'à l'expédition d'Alexandre. , [e )
biner ni la longue d 4,98 arquable de la pos G@mime nous n ’avons voulu donner que l’analyse de la géographie 1 soleil, dès qu’ils eu d'Hérodote, nous avons dû laisser nos lecteurs dans une sorte d’incertiils, qui prouve d'a tudesur le prétendu voyage des Phéniciens autour de l'Afrique. Le père eu croyable à lhist delhistoire, avec sa bonne foi accoutumée, ne prend aucun parti positit très mal à propos, suPætletradition populaire. Nous sentons que les partisans du voyage s que l'Afrique se tdesBhéniciens peuvent encore dire : « Cette tradition, à moitié effacée, le, ont énoncé l'op.e repferme le souvenir des grandes expéditions que les Phéniciens » ont faites dans les siècles les plus reculés; les circonstances en sont dé- Lemps assigné à ce 112 figurécs, mais le fait principal est vrai. » Nous allons prouver que celte voir été réellement manière de voir n’est point conforme aux règles de la saine critique. les embouchures de Etd' abord, comment une découverte aussi étonnante, une découverte Behaim ayant mis dix quigurait dù changer toutes les idées reçues parmi les contemporains, cap de Bonne-Espir edtrülle pu disparaître sans laisser de trace, même chez le peuple à l’haossédât alors des ibiléfé duquel on l’attribue ? Pourquoi les Carthaginois n’auraient-ils pas anciens. En outre, * pie connaissances acquises par les navigateurs du roi Nécos, sur les côtes austril leur retour, avaient dû toucher à Gades, ville alliée de Carthage ? che des saisons, qui Au@ntraire, les Carthaginois ont non-seulement appris à Hérodote la s climats; un ne du persan Sataspes, qui, voulant faire le tour de l'Afrique, fut attention. Ce qui s18M8lé par des herbes flottantes aux environs des Cancries, mais ils en ns, cest que les aont/eux-mêmes fait un essai infructucux, et dont il nous reste une relalité d’une navigatiotioBauthentique que nous allons traduire littéralement. me preuve cette rd «#ilLes Carthaginois ordonnèrent à Hannon @e naviguer au-delà des » colonnes d'Hercule, ct d'ÿ fonder des villes libyphéciennes. Hannon » mit à la voile avec une flotte de soixante navires à cinquante rames » chacun, chargés de trente mille personnes, tant hommes que femmes, » «de vivres ct d’autres provisions nécessaires. Après être partis et avoir » Môvigué pendant deux jours au-delà des colonnes, nous fondämes la
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