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audience publique quatre fois par semaine, pour rendre la justice. Tout individu, riche ou pauvre, homme ou femme, indigène ou étranger, a ja faculté de paraître à cette audience, qu’on appelle meschouar, et de porter ses réclamations ou ses plaintes au maître commun. L'empereur écoute, interroge les parties, et prononce sur-le-champ sa sentence, qui est toujours décisive,et juste la plupart du temps. L'administration marocaine, à l'exception de ces audiencesimpériales, est un tissu de désordres, de rapines et de troubles. Les gouverneurs des provinces portent le titre de khalife ou lieutenant, de pacha et de kuïd, Ces gouverneurs réunissent dans leurs mains le pouvoir administratif et le pouvoir judiaaire ; du moins ne renvoient-ils aux juges que les affaires d’une nature trop compliquée. Dans quelques villes, comme à Fez, il y a des cadis ou juges indépendants et investis d’une grande autorité. Opprimés et vexés par le souverain et les courtisans, tous ces gouverneurs et juges oppriment et vexent à leur tour le peuple: le plus simple officier pille légalement au nom de son maître. Les richesses, en-
| tassées de cette manière, finissent par tomber entre les mans du sultan | qui, sous un prétexte quelconque, destitue et condamne ceux qui ont | amassé des trésors. Les sommes confisquées sont censées être déposées ; dans le trésor commun des Musulmans, et c’est là tout le compte que | l'on en rend. On conçoit les effets d’un semblable système. Le peuple ! soupçonneux, cruel et perfide, ne respecte aucun lien; tous cherchent : à se dépouiller les uns les autres; point de confiance, point de lien social, à peine des affections momentanées ; le pere craint le fils et lui : cache sa fortune; le fils déteste son père.
Parmi tous ces opprimés, les Juifs sont soumis au régime le plus
révoltant. C’est un phénomène qui ne fait pas leur éloge que leur | persistance à demeurer dans unmays où ils sont plus avilis et plus mal- . traités qu’en aucun lieu du monde. IH n’est pas moins étonnant que : les Maures, qui en ont besoin, les soumettent à de pareilles épreuves : D'un côté, l'industrie, l'adresse et les connaissances des Juifs les renj dent maîtres du commerce et des manufactures; ils dirigent la monnaie impériale, ils lèvent les droits d'entrée et de sortie, ils servent comme interprètes et chargés d’affaires; d’un autre côté, ils sont, 1 comme nous l'avons dit, avilis et maltraités d’une façon incroyable. Il leur est défendu d'écrire en arabe et même de connaître les caractères
416 CHAVITRE SEPTHÉÈNE,
arabes, aftendn qu'ils ne sont pas dignes de lire le Koran, Leurs femmes ont ordre de ne point porter des habits verts, et de ne voiler qu'à demi leur visage, Un Maure eutre librement dans la synagogue, et multraite même les rabbius. Les Juifs ne peuvent passer devant une mosquée que nu-picds, et ils sont obligés d'êter leurs baibouches à une grande distance, {ls sont sstreints à porter un costume particulier; il leur est interdit de monter à cheval; ils ne peuvent s'asseoir les jambes croisées en présouce des Maures d'un certain rang. Souvent, ils sont attaqués par les polissons dus les rues et lieux publics; on les couvre de boue, on feur crache au vis'ge, on les assonime de coups; ils sont forcés de demander grace, en traitant de sidi ou seigneur celui-là même qui vient de les outrager. Si un Juif, pour se défendre, lève la main contre un Maure, à coûurt risque d'être cendumné à mort, Travaillent-ils pour la cour? ils ne sont point payés et s’estiment heureux de ne pas être battus. Un prince Eschem se fit lire un habit par un tailleur juif; l’habit ne se trouva pas juste; aussitôt le prince veut faire tuer le Juif, le gouverneur de la ville intcrcède, et le Juif en est quitte pour avoir la barbe arrachée poil par poil. A Tauger, il parut au milieu de l'hiver une ordonnance qui enjoignit aux Juifs de marcher nu-pieds, sous peine d'être pendus la tête en bas. Enfin, on les condamue souvent à être jetés, comme Daniel, dans la fosse aux lions, à Maroc; mais, comme les gardiens des lions sont Juifs eux-mêmes, il en arrive rarement des mal. hours; les gardiens ont soin de bien nourrir les lions et de ne laisser leurs compatriotes qu'une nuit dans la fosse.
Le Maroc, dont Les pirates ont si lougtemps été la terreur de la chrétienté, n’a plus aujourd’hui ni marine marchande, ni navire militaire; les forces de terre sont presque aussi nulles. Un corps d'environ 5,000 noirs, appelés Bokharis, qui forment la garde du sullan, voilà la seule force régulitre que possède l'empire, I peut, il est vrai, comme on l'a vu dans à d'ruière guerre, metire sur pied pour quelque temps une armée considérable d’Arabes et de Berbers fanatiques; mais ces nombreuses armées, dépourvues de toute discipline, ne peuvent tenir coutre une armée curopéenne même bien inférieure en uombre. La population marocaine serait seulement capable d'offrir une résistance énergique à une iuvasion, à cuuse des avantages que présenteraient dans ce Cas la longue chaîne et les nombreuses ramilications de l'Atlas. On
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AFRIQUE : RÉGION DU MAGHPREH, . A évalue à %,000,000 de francs les revenus de l'empire. Les sources principales de ces revenus sont : la dime des grains, le vingtièine sur les bestiaux (ces deux taxes sont payées en nature), la capitation des Juifs, les amendes
L'empire du Maroc comprend, au nord de l'Atl::, entre la Moulouya qui le sépare de l'Algérie, at la Mor: eva; à l'ouv:t de l'Atlas, le royaume de Maroc, entre la Morbeya et là riviere de Sons, &° une partie de celui de Sous, au sud de la riviôre du même noi; au midi de l'Atlas, le royaume de Tafilelt, celui de Sedyelmesa c\ 18 pays de Draha.
Dans le royaume de Fez, nous remarquerons d'abord la ville de ce nom, l’une des trois résidences impériales. Elle est située sur un ruisseau affluent du Sébou, dans un vallon creux entouré de collines eouvertes de bosquets et de vergers. Cette ville, dont la foudation due à un prince nommé Edris remonte à la fin du var siècle, aticiguit rapidement un haut degré desplendeur. Léon l'Africain, qui la vit au x siècle, dit qu'elle renfermait 700 mosquées dont 500 étaient mignifiques et ornées de piliers en marbre. Ses écoles et ses bains étaient également
et los droits de douane.
12 royaume de Fez,
célébres, Fez présente tous les défauts des villes mabhomélanes, des rues étroites, tortucuseuses et sales, et des maisons ayant l'air de prisons. Les seuls édifices que l’on y puisse citer sont la mosquée d'Edris, celle
, nommée El-Charoubin, toutes deux remarquables par leur étenduc eë | leur richesse, et le palais impérial, Ce dernier représente une masse
énorme de bâtiments entourés d'une épaisse muraille et d'un fo:sé profond. Les diverses conslructions qui le composent n'éilrent rien de
: curieux; la décoration et Pameublement des appartements sout fort
simples ; mais les jardins sout délicieux. Les Maures prétendent que le
! palais renferme une nombreuse et riche bibliothèque. Il existe à Fez
: quelques ruines antiques, entre autres celles de , tres, L’un d'eux, assez bien conscrvé, est entre : qui y à établi une ménagerie
* par Graberg de Hemso, à 100,000 par Ali-Bey, et à
plusieurs ainphithétenu aux frais du sultan, de lions, de tizres et de léopards, La population de cette capitale est évaluée à 90,009 dues par Caillié, à 85,000 380,000 par Jackson.
L'estimation la plus vraisemblable est cell: de Graberg; encore est-elle peut-être exagérée.
Mequine- ou Maknasah, à 48 lieues au sud-ouest de Fez, est aussi uüe
résidence impériale. C'est une grande ville bâtie sur une colline an mi-
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lie: d’une plaine très-fertile et bien arrosée. Le palais du sultan, le seul édifice important de la ville, est un vaste bâtiment carré et fortifié, Graberg porte la population de cette ville à 60,000 habitants, tandis que Hæst réduit ce chiffre à 40,000, et que Jackson le porte à 410,000. Les habitants de Méquinez passent pour être les plus civils, les plus hospitaliers et les plus tolérants de l'empire. En outre, les femmes y sont, dit-on, plus belles que dans toutes les autres villes du Maroc.
Maroc, appelée Marakasch par les Maures, la troisième résidence impériale, donne son nom à l'empire. Elle est située dans une plaine vaste et fertile, élevée de plus de 4,500 pieds au-dessus d': niveau de la mer, Derriere elle s'éter dent quelques-uns des plus hauts sommets de l'Atlas, qui labriteut cont:e les vents brèlants du midi. L'enceinte de la ville 4 8 lieues de circonférence ; mais de grands jardins ct des terrains ouverts de 20 arpents et même plus, couvrent la majeure partie de cette sur-
face. Parmi les 49 inmosquées de Maroc, celle ar"clée £l-Koutoubia et
celle nommée El-Moazin sont les plus curieuses. La première a une grande tour carrée haute de 220 pieds, et aussi large à son sommet qu’à sa base; cette tour est contemporaine de la fameuse Giralda de Séville. La seconde est remarquable par ses dimensjons ; elle a sept cours qui s'ouvrent les unes sur les autres. Ses voûtes, en fer à cheval,
sont ornées de sculptures délicates et d’un effet gracieux. L’édilice À
nommé Bel-Abbos offre, réunis dans sa vaste enceinte, le tombeau d'un saint de ce nom, une mosquée et un hôpital. L'El-Kassariah est une espèce de bazar; il se compose d’un grand corps de bâtiment orné de boutiques. Enfin, on remarque plusieurs fontaines où se voient quelques restes de sculptures d’un travail élégant. Le nombre des habitants de Maroc peut s'élever âe 50 à 60,000 âmes, au maximum.
Au dehors de la ville, nous devons citer les aqueducs, dont quelquesuns amènent les eaux du pied de l'Atlas, c’est-à-dire d'une distance d'environ 7 lieues, et le palais impérial, bâti au midi de Maroc et en dehors des fortifications. C’est un immense édifice de 4,500 pieds de long sur 1,800 de large, subdivisé en plusieurs pavillons séparés par de vastes cours ; on y admire surtout trois grands jardins dont l’un, exclusivement consacré aux végétaux qui croissent sur les bords du fleuve de l'Égypte, est appelé jardin du Nil ; les autres sont remplis d’orangers, de citronniers, de figuicrs, de grenadiers, de ceps de vigne, tous d'uuc
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AFRIQUE : RÉGION DU MAGHREB. 419 grosseur prodigieuse, Une haute et solide muraille forme l'enceinte du palais. Lemprière qui, en sa qualité de médecin, a pu pénétrer dans le sérail du sultan, nous a laissé quelques intéressants détails sur le harem. Il se composait de 60 à 100 femmes ou concubines, sans compter un grand nombre de femmes esclaves et d’eunuques attachés à leur service ; il y avait une sultane principale qui avait la haute main sur l'administration intérieure, mais n’exerçait pas sur l’empereur la même influence que quelques favorites plus jeunes. Le sérail renfermait plusieurs captives européennes qui parurent à ce médecin le plus brillant ornement du harem, soit sous le rapport de la beauté, soit sous celui de l’intelligence ; les dames mauresques étaient toutes remarquables par leur obésité prodigieuse, et elles n’étaient pas moins ignorantes et stupides que grasses. L'entretien du harem impérial n’est pas fort coûteux ; celui des femmes les plus favorisées ne dépassait pas la valeur de 3 francs par jour ; la plus grande partie des dépenses était défrayée par les présents qu'envoyaientlesnombreuxindividusquisollicitaientla faveur dumaitre.
Après avoir décrit les trois cités impériales, nous ne parlerons pas des villes de l’intérieur, qui se ressemblent toutes et ne différent que par le chiffre de leur population. Taroudant, capitale de la province de Sous, est la plus considérable ; car, suivant Graberg, elle renferme 20 à 22,000 âmes. Nous allons donc parcourir les villes maritimes de l'empire.
Le Maroc n'a qu’un port sur la Méüiterranée, Tétouan ; un second, Tanger, sur le détroit de Gibraltar ; en revanche, il en nossède un grand nombre sur l’Atlantique. Tétouan a une population de 20,000 habitants, dont 5 à 6,000 Juifs; tous parlent un espagnol corrompu et font un commerce assez considérable avec l'Espagne et Gibraltar ; les Maures de cette ville sont très-fanatiques et très-jaloux ; le port de Tétouan est formé par l'embouchure du Martil, mais il est presque complétement obstrué par les sables, Tanger ou Tandjiah est une ville fort triste et fort pauvre, avec une population de 10,000 ames, au maximum, La résidence des consuls européens fait presque toute son importance. Le port a peu d'étendue et de profondeur; mais la rade, belle et vaste, passe pour la meilleure du Maroc. Les fortifications de Tanger sont anciennes, mal entretenues et incapables de résister à une attaque sérieuse, ainsi que l’a prouvé le bombardement de cette place par le prince de Joinville.
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En passant le cap Spartel, on rencontre sur l'océan Atlantique la ville de Larache, avec 5,000 habitants, quelques fortitications sans importance et un port peu fréquenté formé par l’embouchure du Luccos ; ce port est la station des débris de la flotte impériale, qui se compose de 3 bricks et de quelques chaloupes canonnières. A l'embouchure du Bouregreb s’éièvent les du1x villes jumelles de Salé ou Sla et de Rabat appelée aussi Nouveau-Salé ; ces deux villes jadis célèbres par leurs pirateries, sont aujourd’hui livrées au commerce; la première a 10,000 habitants, et la seconde 20,000. On remarque, un peu au-dessus de Rabat, une tour haute de 180 pieds, semblable à la Koutoubia de Maroc et à la Giralda de Séville ; on la dit construite par le même architecte : les Maures la nomment Sma-Hassan. Les petites villes maritimes de Dar-el- Beida, d'Alkassar, d’Azamor et de Mazagan, ne méritent pas de nous arrêter. Saffi, au sud du cap Cantin, a un assez bon port ; elle était jadis la principale place de commerce avant la fondation de Mogador ; elle renferme encore aujourd’hui 10,000 habitants environ.
Mogador où Mogodor, que les Maures nomment plus souvent Soueyrak, mot qui signifie tableau, est la ville la plus régulière et la mieux bâtie du Maroc. Elle a été construite en 1760, sur les plans d'un ingénieur français nommé Cornut ; elle est à cette heure la place la plus commierçante de l'empire. Le grand inconvénient de cette ville, c’est qu'elle manque d’eau douce et qu’elle est entourée d’un désert de sibie de 3 à 4 lieues d’étendue. Mogador est encore importante par ses fortifications qui sont les plus réguières et les plus importantes de toutes les places marocaines ; mais son port, comme tous ceux de cette côte, se comble de sables. Au sud de Mogador, nommons encore Agadir, la Sainte-Crois des Européens, réduite aujourd’hui à 400 habitants, et qui possède cependant le port le plus vaste et le mieux abrité de toute cette côte.
Les territoires au sud de l'Atlas ne nous présentent que peu d'endroits dignes d’être cités. Ce sont, dans le pays de Darah, la ville de même nom, sur l’Ouadi-Darah ou Draha, et Tatta, importante par sa foire et sa population de 10,000 âmes ; Tañilelt, capitale du royaume ainsi nommé, et Sedgelmeja, ville presque ruinée. Jackson accorde à Tafilelt ane population de 10,000 âmes; mais nous avons déjà signalé. les singulières exagérations de cet auteur. Les pays au sud de l'Atlas abondent en palœicrs ; aussi les dattes fament-elles la principale richesse des habitants.
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Sur la côte du Maroc que baigne la Méditerranée, l'Espagne possède les forteresses de Ceuta, Penon de Velez, Athucemas et Mellila, qui rappellent les tentatives faites par les chrétiens pour envahir à leur tour les terres de l’islamisme. Ces établissements, appelés presidios par les Espagnols , servent de lieux de déportation pour certaines classes de condamnés. La première de ce: forteresses est ra plus importante; elle fut cédée à l'Espagne par ie Portugal en 1668. Son nom de Ceuta vient des sept collines que l’on aperçoit lorsque l’on a passé le cap Spartel : les Maures l’appellent Sebthah. Elle est bâtie en face de Gibralt:r, sur une presqu'île formant la pointe extrême de l'ancien mont 4bila, Pune des colonnes d’'Hercule. La péninsule et le rocher de Ceuta sont tout à fait semblables à la position de la forteresse anglaise. Le détroit n’a que 4 lieues de largeur entre les deux villes. La ville de Ceuta renferme près de 7,000 habitants ; elle a deux ports, l'un au nord, l’autre au sud, ce qui permet aux marins de s’abriter contre tous les vents; mais ils ont moins de profcndeur que celui de Gibraltar. Les fortifications de Ceuta sont respectubles; cependant elles sont bien loin d'offrir la force et la solidité de celles de la place britannique.
Au sud-ouest du Maroc s’étend un territoire occupé par des Maures indépendants, et qui forme un petit État connu sous la dénomination d'Étal de Sidi-Hescham, du nom de son fondateur. Il se compose d’une partie du pays de Sous et confine immédiaement au grand désert de Sahara. Sa fondation remonte à l’année 1810, et la population qui l’habite a réussi par sa bravoure à maintenir son indépendance contre les troupes envoyées par l’empereur. En outre, comme elle est aussi active et industrieuse que brave, elle est parvenue à faire de son pays l’entrepôt général du commerce eñtre Tombouctou et le Maroc. Talent, Ilekh, Tagavost et Ouad-Noun, sont les licux les plus considérables de ce petit État; ce ne sont pourtant que des villages. (celui de Talent est regardé comme sa capitale, car il est la résidence ordinaire du chef. Ilekh possède un tombeau en três-haute vénération chez les Maures indépendants: c'estcelui du scheikh Ahmed-ben-Mousay, près de Sidi-Hescham, lagavost compte, dit-on, 7,000 habitants. Quant à Ouad-Noun, quoiqu'il n'en ait qu'un millier, il est le village le plus important de tout ce territoire. Il doit son importance à sa situation sur la petite rivière appee lée Noun, et à ce qu'il est le lieu habité le plus avancé dans le désert.
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