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1428 CHATITRE SUPTIÈME.
Médéah, à quelques lieues au sud de Blidah, est une petite ville 4 Vaspect pittoresque, située dans un territoire fertile au delà de la pre. mière chaîne de l'Atlas. Elle renferme quelques débris antiques qui font supposer qu’elle est bâtie sur l'emplacement de l’ancienne Lamida, Or remarque surtout l'aqueduc composé de deux rangs d’arcades à plein cintre qui aprorte à la v'lle les eaux des collines voisines. Médiah était la résidence du bey de Titteri. Il suffit de nommer Milianah, petite ville sans intérêt, bâtie sur un plateax peu élevé. Elle est situéc à 49 lieues à l’ouest de Médéah et à 8 au sud de Chercheli.
Orléansville, ainsi que l’indique son nom, est de construction toute ré. cente. Cette petite ville, bâtie sur le Chélif, à 13 licues au sud de Tenez, forme un poste militaire important. Mascarah, à 15 lieues au sud «de Mostaganem et 23 au sud-est d'Oran, dans un pays montueux et fertile, était naguère la résidence d’Abd-el-Kader, lorsque le déplorable traité de la Tafna eut réduit au littoral les possessions de la France en Afrique, A peu de distance de Mascarah , nous mentionnerons El-Kullah, petite ville sale et mal bâtie, mais remarquable par l’activité industrielle des Maures qui l’habitent ; ils se livrent à la fabrication des lapis et d’une espèce d’étoffe de line fort en usage dans l'Algérie.
Tlemcen cst la dernière ville un peu importante du côté du Maroc, de la frontière duquel elle est seulement distante de 16 lieues. Elle est assez bien bâtie pour une ville moresque. La principale mosquée et le bazar appelé El-Kasseria sont les seuls édifices curieux qu’elle renferme. Au xv° et au xvre siècle, Tlemcen était la capitale d’un royaume assez puissant fondé par les Maures. Les environs sont fertiles et admirablément arrosés. Les Arabes prétendent que l’on compte 2,000 sources dans un espace de deux lieues seulement.
Nous ne décrirons pas la vasto région qui s'étend au sud de la grande chaîne de l’Atlas et qui se continue insensiblement avec le Sahara. Cette région est semée d’oasis qui duivent leur fertilité aux sources qu’elles possèdent et aux rivières qui naissent sur le versant méridional de l'Atlas. Nous nous contenterons de citer, dar - la province de Zab , qui fait partie du bassin de Djiddi, la petite ville de Biskarah, avec environ 2,000 habitants. Un poste militaire français y a été étabh. Tuggurt, chef-lieu de l'oasis de ce nom, à 50 lieues au sud de Biskarah, et Ain-Madhy, à 60 licues au sud de Maskarah, ntritent encore d’être
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