‹ Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde [microforme] (volume 4)Chapitre 49 sur 75 · RENE · texte numérisé non relu

RENE

ze

Se "ré" ex i r > & & s = — = - si lbs Ar LP é = Dés ste = à … 2e sÉ = © - FA x 2e. > e. À Lie LISE — * Teri Ai = : e e = = re VE Æ ex «2 “= RTE nn à: - RS =, 72e £ À 2e = 22 : r Eee, EE CR LA, Fe Le a: RE : # RER ET eus si — MCE ere # « #5 Æ Le = = . Es 2 ‘ . =

méme temps que les officiers publics les exercent à lancer le javelot et à manier la massue. Les filles apprennent, sous les yeux des femmes du chef, à faire des habits, à préparer les aliments, à s’acquitter de tous les travaux de la hutte et du jardin. Les enfants traitent leurs parents avec beaucoup d’égards, et leur montrent pendant toute la vie une soumission respectueuse, Les femmes ne prennent régulièrement aucune part aux délibérations qui ont pour objet 1es intérêts généraux de la horde ; mais, en temps de guerre, lorsqu'on craint pour la vie des ame bassadeurs, on députe des femmes jour transmettre les propositions à la horde ennemie ; on est sûr qu'il ne leur sera fait aucun mal.

Un sentiment universel de bienveillance unit tous les Cafres, et chaque individu considère le tort fait à un autre comme s’il était fait à lui même ; ils s’entre-aident dans le besoinavec un dévouement sans bornes, Quoique très-intéressés, ils mettent la plus grande bonne foi dans leur commerce. L'hospitalité est à leurs yeux un devoir sacré. Tout étranger est accueilli et fêté; on va jusqu’à lui donner une compagne pour la nuit. Loin d'être une nation belliqueuse, les Cafres ont un penchant dé. cidé pour la tranquillité de la vie pastorale; ils ne balancent cependant pas à prerdre les armes quand il s'agit de défendre ou de faire valoir certains droits réels ou imaginaire”. Leurs armes sont la hassagaie, le bouclier et la massue, qu’ils manient avec une dextérité surprenante.

Avant de cominencer les hostilités, l’agresseur envoie à son adversaire des hérauts d’armes portant devant eux une queue de lion qui indique leur qualité et la nature du message dont ils sont porteurs. Lorsque l’armée de celui qui a déclaré la guerre est arrivée à proximité du camp ennemi, elle fait halte et envoie de nouveau des hérauts pour l’averlir de son approche. Si celui-ci n’a pas encore rassemblé toutes ses forces, il en informe son adversaire, qui est obligé d’attendre que l'autre ait complété son monde et soit prêt à combattre. Ce n’est qu’à leurs voisins du nord-ouest, les Boschismans, qu’ils font une guerre perpé tuelle ; ils traitent ces brigands comme des bêtes féroces, les suivent à la piste pour découvrir leurs repaires, et massacrent impitoyablement ceux qui tombent entre leurs mains, sans distinction d'âge ni de sexe.

Très-passionnés pour la chasse, ils y vont par troupes nombreuses; les filles nubiles et les femmes assistent mème quelquefois à ces parties qui durent jusqu’à deux ou trois mois. La chasse au lion est la plus dan-

gereuse, affectiont nstrume guelle su Chaqu Inkoussie.

même Ca souverair d'injustic peuple. L mis à per prend sa tion euro peuple p:

trafic, li eux et L funeste; en invoql Les Ca sins de la vières ap} avec les E A l’est de suivant u trieux q travailler tontes, la une ving hommes réunir a ment, do plus redo vant lui latis, OU liuns. Ce pays de;

le javelot et des fernmes itter de tous urs parents vie une souent aucune éraux de la vie des ame "opositions à mal,

8, et chaque t fait à lui sans bornes, foi dans leur Tout étranagne pour la venchant dé it cependant » faire valoir 1assagaie , le rprenante.

\ son advere lion qui inrteurs. Lorsproximité du uts pour l’alé toutes ses dre que l'aust qu’à leurs uerre perpé les suivent à toyablement ni de sexe.

nombreuses; à ces parties tla plus dan-

gereuse, celle à l'éléphant est la plus pénible. Le divertissement au’ils affectionnent le plus est une danse uniforme, raide et bizarre. Le seul nstrument de musique que l’on ait vu chez eux consiste en une buguette sur laquelle est tendue une corde de boyau.

Chaque horde Cafre a ordinairement son chef héréditaire appelé Inkoussie, Lorsque plusieurs hordes se trouvent rassemblées dans un mème canton, elles ont à leur tête un chef suprème, considéré comme le souverain du canton. Les chefs exercent un pouvoir absolu ; mais en cas d'injustice ou d’usurpation, le conseil fait des remontrances au nom du peuple. Le droit du plus fort ne règne pas chez les Cafres; il n’est permis à personne d’être son propre juge, le cas excepté où un homme surprend sa femme en adultère. Malheureusement, l’exemple de la corruption européenne exerce déjà une influence funeste sur les mœurs de ce peuple pasteur. L’arrogance des colons, les fraudes commises dan; le trafic, l'abus de la force ont amené des guerres désastreuses entre eux et les Cafres, guerres qui ont laissé un ressentiment profond et funeste; cependant, rien de plus facile que de truter avec ces peuples, en invoquant leur équité et en usant avec eux de loyauté.

Les Cafres sont partagés en plusieurs tribus distinctes. Les plus voisins de la colonie, les A'oussas, occupent le pays situé entre les deux rivières appelées Grand-Poisson et Keyssi. {ls ont souvent des démèlés avec les Boers, qui les provoquent par leurs empiétements perpétuels. A l’est des Koussas, se trouvent les Zamboukis, dont le véritable nom, suivant un voyageur récent, est Ma-Thimbas. Ils paraissent plus industrieux que les précédents, et se distinguent surtout par leur habileté à travailler l'argent et le fer. Au delà, s'étendent les Zoulas ou Hollontontes, la plus puissante ct la plus nombreuse des t'ibus cafres. Il y a une vingtaine d'années, leur roi, nommé Chaka, avait quinze inille hommes constamment sous les armes, et pouvait, en cas de nécessité, réunir autour de lui cent mille soldats ; mais ce ch'flr:, vraisemblablement, doit comprendre toute la population mâle adulle. Ge roi a élé le plus redoutable conquérant de cette partie de l'Afrique. Il à chassé devant lui un grand nombre de tribus voisines, qui, sous le nom de Han-

latis, ou hommes errants, élaient à la recherche de nouvelles habitutiuns. Ces Mantatis avaient déja désolé une grande partie d’abord du pays des Betjouanas, puis de: Lerriloures Calres, et eulin avaient même

menacé la colonie anglaise. Ce fut Chaka qui accorda, en 1824, au lieutenant Farewell, la permission de fonder un petit établissement anglais à Port-Natar, sur son propre territoire.

La contrée occupée par les Betjouanas ou Bischcuanos s’étend au nord de la colonie, dont elle est séparée par un vaste territoire, dans lequel se trouvent les Monts Sneuwberg, les bords du fleuve Orange et les districts pastoraux des Hotteniots -Coranas. À l’est, elle est bornée par le pays des Cafres, et à l’ouest par de vastes déserts. L'existence de ce peuple n’était pas même soupçomée, en 1801, lorsque deux Anglais, Trutter et Somerville, envoyés du Cap pour acheter des bestiaux, arrivèrent inopinément à Lattakou, ville betjouana qui les élonna par sa grandeur et sa régularité. Le territoire qui l'entourait n’était pas seulement couvert de nombreux troupeaux, mais il montrait encore ls signes d’une culture déjà avancée. Depuis cette découverte, plusieurs voyageurs, parmi lesquels on doit surtout citer Campbell Lichtenstein et Burchell, ont visité le pays des Betjouanas ; Campbell mème poussé son voyage jusqu à la ville de Æarrichané, située quatrevingts lieues plus au nord que Lattakou.

Les Betjouanas sont surtout curieux à étudier, parce qu’ils sont le peuple de l'Afrique australe le plus distingué par son industrie et par sa civilisation. Moins élancés que les Cafres et aussi bien proportionnes, ils ont des formes encore plus élégantes. La teinte brune de leur peau tient le milieu entre le noir Lrillunt des Nègres et le jaune terne des Huttentots ; la coupe de leur figure ressemble parfaitement à celle des Cafres ; seulement on y rencontre plus fréquemment des nez arqués ct des lèvres à l’européenne. Leur langue est sonore, riche en voyelles ct en aspirations, bien accentuéc; une déclamation voisine du chant, jointe à une grande douceur, lui prête tout ie charme de l'italien.

Les Betjouanas ont abandonné la vie pastorale et nomade, pour habiter des villes remarquables par leur étendue, et réguliérenient bâtics, Les niaisons sont commodes, coustruites en bois, revètues d'argile, quelquefois ornées de peintures et de sculptures, et générale nent entources d'un mur de jierre. La forme de «es maisons est généralenicnt circulaire; l'intérieur est clair, frais et bien aéré, Les terrains qui environnent Ics villes sont réservés à l'agriculture ; on y cultive surtout le millier, deux espèces de feves, Fi courge er le melon d’eau. Les Lrres

plus éloig soir, CEUX Les pre tre sous montrent ils sont é, bon voulo ment viole bare que l consister | ennemies, propriétair lh populat dans leur :

fertile , es!

Boschisma nature, di qui présid le roi. Ces et la conse rangemen distingue au christié l'air de rir La polys les pays 0 vilité. Aus une partie nairemen mariée eg doit ellesœurs l'ai enclos, la lement pa troupeau :

huille, et

24, au lieuent anglais

nd au nord dans lequel inge et les est bornée xistence de deux An- »s bestiaux, les élonna ait n’était ontrait enlécouverle, Campbell Campbell & déc quatre-

u’ils sont le istric et par portionnes, e leur peau ic terne des L à celle des ezarqués ct voyelles ct * du chant, alien.

, pour habient batics.

es d'argile, ale nent ennéralen:ont ins qui enlive surtout L Les turres

plus éloignées sont destinées au pâturage des bestiaux ; mais, chaque soir, ceux-ci sont ramenés dans l’intérieur de la ville.

Les premiers voyageurs qui virent ces peuples peignirent leur caractre sous les couleurs les plus flatteuses. Il paraît, en effet, qu’ils se montrent très-bienveillants et serviables dans leurs relations mutuelles; ils sont également très-hospitaliers pour l'étranger qui a conquis leur bon vouloir. Mais les inimitiés entre les tribus voisines sont extrêmement violentes, et ces tribus se font la guerre d’une manière aussi barbare que les hordes africaines les plus ssuvages. Les Betjouanas font consister la gloire à faire des invasions sur ls territoire des peuplades ennemies, dans le but d'enlever leurs bestiaux et de massacrer leurs propriétaires. Ce sont ces habitudes d’hostilité perpétuelle qui obligent h population à se concentrer presque entièrement dans les villes ou dans leur voisinage immédiat. Le reste du pays, quoique extrêmement fertile, est couvert de pâturages vagues, que parcourent quelques Boschismans errants. Ces peuples croient à un maitre invisible de la ature, distributeur suprême des biens et des maux. Le grand prêtre, qui préside aux cérémonies religieuses, est le second personnage après le roi. Ces cérémonies sont principalement la circoncision des garçons et la consécration des bestiaux. Les prêtres sont encore chargés de l’are rangement du calendrier : ils divisent l’année en 143 mois lunaires, et distinguent les planètes des autres étoiles. L'œuvre de leur conversion au christianieme a été tentée; ils ne sont pas intolérants, mais ils ont l'air de rire de nos dogmes et de se moquer de notre culte.

La polygamie est en usage chez les Betjouanas, et, comme dans tous les pays où elle existe, les femmes sent retenues dans une sorte de servilité. Aussitôt qu’un jeune homme peut penser à s'établir, il emploie une partie de son bien à l'acquisition d’une femme, qui lui coûte ordinairement dix à douze bœufs. La première occupation de la nouvelle mariée est de bâtir une maison, pour la construction de laquelle elle doit elle-même abattre le bois nécessaire ; quelquefois sa mère et ses sœurs l’aident dans ce travail. La construction d’une étable avec son enclos, la culture des champs et tous les soins du ménage, font également partie des devoirs serviles d’une femme betjouana. Quand le troupeau s’est accru en nombre, le Beljouana pense à augmenter sa fille, en achetant une seconde femme, qui est aussi obligée de bâtir

une nouvelle maison avec étable et jardin. Ainsile nombre des femmes

qu’un homme possède donne la mesure de sa richesse. Les femmes

paraissent très-fécondes, et un Betjouana, entouré de sa nombreu:, !

famille, ne ressemble pas mal à ur patriarche, tel que la Bible nous en offre le tableau. Les femmes favorites des rois et des principaux chefs sont seuls exemptes de tout travail.

Chez eux, les Betjouanas vivent communément de lait caillé. Les viandes que la chasse fournit sont leur mets favori; ils tuent rarement du bétail. Ils mangent la chair de hyènes, de loups, de renardk, de chats, de cygnes; mais ils ont une horreur invincible pour le poisson, La cendre dans laquelle ils rôti. ntleurs viandes remplace ie sel don

leur pays manque absolurient. Leurs vêtements, très-propres, sont fait: |

avec des peaux d'animaux tels que civettes, chacals, chats sauvages,

antilopes. Les hommes assujettissent leurs parties sexuelles avec un À

bizarre bandage de cuir, et les femmes portent plusieurs tabliers les uns au-dessus des autres ; elles voilent surtout avec soin la poitrine, en laissant le ventre à découvert. Parmi leurs ornements, on remarque principalement les boucles de cuivre jaune, dont six à huit leur peudent à chaque oreille, ainsi que les bracelets élastiques de même métal, et les larges anneaux d'ivoire qu’elles mettent à la partie inférieure du bras,

Nonobstant la simplicité de Icurs manières, qui est telle, que Matibe, roi de Lattakou, avait l'habitude de s’accroupir sur le sol, causant ct échangeant des pipes avec les hommes les plus infimes de la ville, on remarque chez ces peuples une grande inégalité de rangs ; cette inégalité se fonde principalement sur la richesse. Le pouvoir du rc. est loin d’être absolu ; les affaires importantes se décident dans une assemblée de chefs. Ceux-ci, lorsqu'ils se rendent au conseil, se livrent à d'étranges gambades, lancent en l’air et brandissent leurs armes, comme s'ils avaient devant eux un ennemi mortel. Lorsque tous sont réunis, les chefs se forment en cercle, entonnent une chanson, puis se mettent à danser en poussant des cris qui imitent l’aboiement du chien. Cependant, quand on vient à discuter la question qui fait l’objet de la réunion, ces chefs parlent avec beaucoup de bon sens et parfois même avec une sorte d’éloquence. Les femmes se placent autour du cerck, applaudissent les discours qui leur plaisent et se moquent à haute voix des orateurs dont elles n’approuvent pas les idées.

La prerr paru : elle des Briqua par la ville quatre lieu ribohwey, C nord, à l’e une jolie v à douze mi colline qu’ de huit lier remarque sont supér tribu des B grande et | les babitan est #'ourrit sons sont e terre, sont tants fonde déploient a pour la fal leur lait et saccagée p située À l'o il existe de connu. Au le pays occ tribus betj

c des femmes

Les femmes

a nombreu:, | Bible nous en |

Cipaux chefs

it caillé. Les ent rarement e renard, de r le poisson, e te sel doit

es, sont fait:

ats Sauvages,

Iles avec un À

s tabliers les

la poitrine, on remarque leur pendent » métal, et les eure du bras, , que Matibe, ol, causant et le la ville, on cette inégalu re. est loin ne assemblée ont à d’étran- , comme s'ils nt reunis, les se mettent à hien. Cepenet de la rèu- Jarfois même ur du cercle, uent à haute

AFRIQUE MÉRIDIONALE. 97 La première ville betjouana visitée par les Européens, Lattakou, à «lisparu : elle a été détruite ans une guerre civile, qui élata dans la tribu des Briquas, auxquels elle .‘partenait. Elle est aujourd'hui remplacée par la ville de Rampanpar, appelée aussi Nouvelle-Lattakou , située vingtquatre lieues plus au sud. On accorde à celle-ri six mille habitants. Meribohwey, chef-lieu des Tammahas, n'est pas aussi considérable, Plus au nord, à l'endroit où commence le territoire des Barolongs, on trouve une jolie ville, nommée Maschaou, qui renferme une population de dix à douze mille Âmes. Elle est bâtie dans une position agréable, sûr une colline qu'entourent d’autres éminences moins élevées. Dans un rayon de huit lieues autour de la ville, on compte vingt-neuf villages, et on remarque que presque toutes les terres y sont cuiti vécs. Les maisons sont supérieures à celles de Lattakou. Melita, capitale des Ouanketzen, tribu es Baralongs, est également une ville consid érable. Mais la plus grande et la mieux bâtie des cités de l'Afrique a ustrale, et celle dont les babitants ont fait le plus de progrès dans les arts de la vie sociale, est 'ourritchane, La population s'élève \ seize mille individus. Les mai. sons sont entourées de bons murs en pierre, et, quoique construites en terre, sont souvent peintes cr. ‘25 de moulages en relief. Les habitants fondent le fer et le cui ::s de larges fourneaux d’argile; ils déploient aussi beaucoup d’habileté pour la préparation des peaux et pour la fabrication des vases de terre, où ils conservent leurs grains, leur lait et leurs autres provisions. M:lheureusement cette ville a été saccagée par les Mantatis, dans leur dernière invasion. Bakarrakari, située à l'ouest des villes que nous venons de citer, est un territorre où il existe de vastes plaines et d'immenses forêts ; mais il est encore peu connu. Au nord-est du territoire où est située Kourritchane, se trouve le pays occupé par les Makouanas, la plus riche et la plus puissante des tribus betjouanas, que Salt dit s'étendre jusqu’à Mozambique.

L'Afrique orfentale, telle que nous îa comnrenons ici, embrasse cctto Jongue étendue de côtes qui va du territoire cafre à la limite méridionale

de l’'Abyssinie. Cette côte, qui présente un développement de près de |

1,200 lieues, consiste généralement en plaines spacieuses, formées de terres d’alluvion et couvertes de forêts magnifiques. A la distance de 75 à 150 licues dela mer, s'étend, parallèlement à la côte, une longue chaîne de montagnes, à laquelle on a donné le nom de Lupata ou Epine du Monde; mais, suivant Salt, il est fort douteux que cette chaine dé. passe, du côté du sud, le cours supérieur du Zambèze. Cette région est en général arrosée par un grand nombre de rivicres, parmi lesquelles se trouvent plusieurs fleuves de premier ordre, que nous indiquerons au fur et à mesure que nous avancerons dans l'étude du pays. Aussi, elle offre un quantité considérable de terres fertiles, susceptibles d« porter les produits les plus estimés de la zone tropicale.

Les productions naturelles de cette vaste contrée sont peu connurs, quo.que les Européens la visitent depuis longtemps; mais l’indolence, l'ignorance et l'esprit de jalousie des Portugais, qui, dès le xve siècle, y ont fondé de nombreux établissements, ont présenté à toutes les tentatives d’exploration sérieuse plus d'obstacles même que la barbarie des peuples indigènes.

Ces derniers appartiennent à la rate nègre, et sont tout à fait dé. pourvus d’art et d'industrie. Lorsque les Portugais arrivèrent pour la première fois sur cette immense côte, ils trouvèrent presque toutes les stations maritimes entre les mains des Arabes, que, dans leurs rela tions, ils décrivirent sous le nom de Maures. Les Portugais chassèrent d’abord ces envahisseurs étrangers, et substituèrent leur propre domination à la leur. Mais les vexations qu'ils firent subir aux tribus indi-

gènes pro sont VUS CI siècles, sui que quelq a de Moza En repre d'abord cel cp Corriet méridional prétendue étendue de dique. La c bois. Chaqi de particul La côte d quiaenvir bouchure € en 08, ivoit huttes. Les nation sur Chaque an cotonnades de l'or et d La riche:

Arabes ; m kclimat to douter les la race caf sont voisin lh langue Sofala, mai La parti bèze, un de quatre bra Quilimané, aturels di

brasse cette méridionale t de près de , formées de distance de une longue ata OÙ Epine e chaîne dé.

te région est lesquelles se iquerons au Ays. Aussi, ceptibles de

2u connurs, lindolence, Xve siècle, y es les tenta- Jarbarie des

ut à fait dérent pour la ue toutes les s leurs rela s chassérent ‘opre domi:

tribus indi-

AFRIQUE ORIENTALE, 22ÿ gènes provoquèrent bientôt de fréquentes hostilités. Peu à peu ils se sont vus chassés de toutes les villes qu’ils occupaient, aux xvie et xvire siècles, sur la côte de Zangucbar, et aujourd’hui ils ne possèdent plus que quelques points d'une médiocre importance sur les côtes de Sofala a de Mozambique.

En reprenant la description des pays maritimes, nous rencontrons d'abord celui d'Inhambané, qui ’étend depuis la baie de Lagoa jusqu’au ap Gorrientes, où un fort, bâti par les Portugais, marque la limite méridionale des possessions réclamées par cette nation. Ces possessions prétendues ont le cap Delgado pour limite septentrionale. Toute cette étendue de côtes norte le nom de Gouvernement de Séna ou de Mozambibique. La côte d’Inhambané est couverte de pâturages et dépourvue de bois. Chaque village a son chef indépendant. Le pays de Sabia n’a rien de particulier.

La côte de Sofala vient ensuite; elle doit son nom au fleuve de Sofala, qui a environ 80 lieues de cours. La ville de même noi, située à l'embouchure du fleuve, qui était jadis le siége d’un commerce considérable en os, ivoire et esclaves, est aujourd’hui réduite à qu:lques misérables huttes. Les Portugais y ont encore un fort pour maintenir leur domination sur les stations plus méridionales d'Inhambané et de Corrientes. Chaque année, un vaisseau vient de Mozambique; il y apporte des cotonnades grossières et d’autres articles, en échange desquels il preud de l'or et de l’ivoire.

La richesse de ce pays, en or, est dévenue un lieu commun chez les Arabes ; mais ce métal venait sans doute de l’intérieur, Le sol est fertile, kclimat tolérable. Des récifs et des bancs de sable nombreux font redouter les approches de 4 côte. Les habitants paraissent appartenir à la race cafre : ils sont bien armés, braves et indépendants. Ceux qui sont voisins de la mer ont adopt: la religion mahométane et en partie lh langue arabe. Les anciens géographes parlent d'un royaume de Sofala, mais depuis longtemps cet État a cessé d'exister.

La partie septentrionale de Ja côte de Sofala est arrosée par le Zambe, un des grands fleuves de l'Afrique, qui se jette dans la mer par quatre branches ou embouchures, savoir : en allant du nord au sud, le Quilimané, le Couama qui paraît la principale, le Luabo et le Luaboel, Les Daturels disent quece grand fleuve sort d’un vaste lae. Il est tres-rapide,

et large d’une lieue en quelqnes endroits. On peut le remonter jusqu’au. dessus de Téte, fort portugais construit sur la rive droite. Là, on ren. contre une cataracte d’une hauteur étonnante, puis des chutes qui s'étendent sur une longueur de 20 lieues jusqu’au territoire de Chicova, où sont des mines d’argent. Le Zambèze inonde le pays, comme le Nil; mais c’est dans le mois d’avril. Les crocodiles y sat nomreux et audacieux.

Les contrées situées à l’intérieur, derrière la côte de Sofala, sont inal connues. Les Portugaisne pos ent, sur le cours supérieur du Zambèze, que les deux forts de Séna eti : féte, qu’ils érigèrent jadis dans le but de protéger leur commerce, ainsi que les stations encüre plus éloignées de Zumbo, Manica, Chicova et Massapa. Dans ces divers établisse. ments, ils n’entreliennent guëre que 200 à 300 soldats. Le sol de cette région abonde en riz, en maïs, en fruits, en bestiaux : il est cultivé le long des fleuves ; mais le reste du terrain, quoiqu’inculte, paraît fertile, car on y trouve de vastes forêts peupiécs d'éléphants, de rhinocéros, de bœufs sauvages, de zebres, d’antilopes et d'animaux féroces. Les hippopotames et les tortues parviennent à une énorme grosseur. Les Portugais ont élevé un petit nombre de bêtes à cornes, mais les chevaux manquent tout à fuit.

Cette contrée est fameuse sous le nom de Monomotapa, que l’on ferait mieux d'appeler Hotapa, attendu que le terme de mono est une expression générique qui siguifie royaume. Les anciennes relations parlent de la puissance de cet État et le qualifient même d’empire ; mais cet empire dont on a dit tant de merveilles, a complétement cessé d’exister. Le pays sur lequel il s’étendait est à cette heure partagé en plusieurs petits Etats indépendants. L’uu des plus considérables avait naguère pour souverai: Changamera, qui prenait le tire de Quitève et résidait à Zémbuo, l’ancienne capitale de Motapa. Changamera appartenait à la tribu des Harovis, race de hardis pillards qui néglige agriculture pour se livrer au brigandage. Ces peuples doivent leur nom au grand lac Maravi, qui borne leur territoire. La largeur de ce lac est d'environ 5 lieues, mais on ne connaît pas sa longueur. Les Movizas, tribu remarquable par son activité commerciale, hahitent au delà des Maravis et sont tributaires des Kazembes, peuple puissant dont le territoire est situé plus à l’ouest, et renferme de riches mines de fer et de cuivre. Cette nation est soumise

unroi qui, tué entre | les bords du son embouc

de Sena.

Toute cet jet d’explore nis par des e Correa de Se sible de trax tapa et Le Cc tugais et aff d'Angola à :

dans l’intéri dernier situ points de di que dans u traverse des

La côte de mélés d’un leur embo pied d’une elle est hé C'est dans 1 ment la pla amers que de dyssents vent dans]

Le port 0 etpeut te très-bien Maures et sont aujo prohibé. Il gascar ; du gouve

r jusqu’au.

Là, on ren.

chutes qui de Chicova, me le Nil; Dm'ireux et

a, Sont inal u Zambèz, dans le but > plus éloirs établisse.

sol de cette st cultivé le araît fertile, nocéros, de . Les hippo- . Les Portules chevaux

1e l’on ferait e expression arlent de la s cet empire ter. Le pays petits Etats ir souveraii tnbao, l’anu des Afarae livrer au Maravi, qui lieues, mais ble par soi tributaires as à l’ouert, est soumise

jun roi qui jouit du pouvoir le plus absolu. Les Bororos occupent le pays tué entre les postes portugais de Séna et de Tête, bâtis tous deux sur les bords du Zambèze, le premier à 90 lieues, Le second à 120 lieues de son embouchure. Les 1fongas sont établis au sud de ce fleuve, non loin de Sena.

Toute cette partie de l’Afrique a besoin, comme on le voit, d’être l’objet d’explorations nouvelles. Ilsemble résulter des renscignements four nis par des exilés portugais, qui ont demeuré à Séna, renseignements que Correa de Serra et Constancio nous ont transmis, qu’il n’est pas impossible de traverser la région centrale de l'Afrique comprise entre le Mo- {apa et Le Congo. Ges exilés affirment que des marchands d'esclaves por tugais et africains ont déjà plusieurs fois conduit des convois de nègres d'Angola à Séna et de & ‘na à Angola. Les deux postes de Pedras-Nigrus, dans l’intéricur du Cougo, et de Chicova, dans l’intérieur du Motapa (ce dernier situé à pres de 180 lieues à l’ouest de la côte orientale), sont les points de départ respectifs. La route est de 325 lieues et n’est achevée que dans une saison entière. On rencontre des hordes errantes et l’on traverse des plateaux élevés, où l’on recueille de l’or en poudre.

La côte de Mozambique présente partout des récifs dangereux, entremélés d’un grand nombre d’ilots. Les rivières, quoique très-larges à leur embouchure, ne viennent pas de loin : elles ont leurs sources au pied d’une longue et haute chaîne de montagnes, à laquelle les pics dont elle est hérissée ont fait donner le nom portugais de Picos Fragosos. C'est dans les forêts épaisses qui couvrent cette côte que croit spontanément la plante qui donne la racine appelée Colombo, l’un des meilleurs amers que l’on connaisse. Les indigènes l’emploient utilement dans le cas de dyssenterie, et lui attribuent même de telles propriétés, qu’ils s’en servent dans presque toutes leurs maladies.

Le port de l’éle Mozambique, quuique d’une entrée difficile, est très-bon etpeut tenir plusieurs vaisseaux en sûreté. Les Portugais y ont un fort très-bien bâti, et tiennent sous leur domination les habitants, qui sont Maures et gouvernés par un schérif. Les principaux objets d'exportation sont aujourd’hui l'or et le morfil, depuis que le trafic des esclaves a eté prohibé. Il existe aussi un commerce assez actif entre cette côte et Madagascar ; mais tout le négoce de ces contrées paraît être entre les mains du gouvernement et se fait vour son compte. L'insalubrité qui règne à

259 CHAPITRE ONIÈME.

Mozimbique a engagé les habitants à bâtir sur le continent, à l'extrémité de la péninsule de Caboceiro, l'agréable bourg de Mesuril, actuellement plus peuplé que la ville. Le palais du gouverneur s'élève majestueusement au-dessus d’une forêt de cocotiers, de cachous et de mangoustiers, La population des deux villes de Mozambique et de Mesurils’éleve à 40,000 habitants, sur lesquels on compte 500 Portugais etun millier de Maures environ. Le port de Mozambique est proiégé par un fort suffisant pour le défendre contre les pirates qui infestent les mers, mais il ne pourrait tenir contre une attaque régulière. La domination eflective des Portugais ne s'étend guère qu’au territoire qui environne in.médiatement Mozambique et Mesuril : ce n’est même qu’au moyen de leurs alliés, les chefs de Quintangone et de Sereime, qu'ils peuvent résister aux invasions des Makouas, tribu nombreuse et guerrière, qui occupe une grande partie de la côte et les terres situées à l’ouest.

Les Makouas, d'après la description de Salt, sont remarquables par leur laideur. Ils ont la peau d’un noir luisant, les pommettes très-saillan. tes, les lèvres épaisses et les cheveux laineux. Les femmes ont l’épine dorsale tres-courbée et le derrière presque aussi saillaut que les Hottentstes. Pour achever de s’embellir, ces peuples se font des incisions sur le front, le nez, le menton, et se liment les dents de manière à les rendre pointues comme des dents de scie.

La jartie septentrionale du gouvernement de Mozambique prend le nom de Quérimbé, de celui d’une retite île où les Portugais ont un fort. Oïbo est encore un de leurs postes. Les îles de cette côte obéissent à un scheikh arabe, vassal du Portugal, et dont les possessions se terminent au cap Delgado.

C’est ce cap qui détermine la limite méridionale du Zanguebur ou Côte des Zangues, Zingues ou Zindges, car on écrit de ces trois manières le nom donné par les Arabes aux peuples indigènes. De nombreux cours d’eau, dont plusieurs sont des fleuves de première grandeur , arrosent cette côte au climat brûlant et communiquent à leurs bords une merveilleuse fécondité. Parmi les fleuves les plus considérables, on remarque le Loffih, le Motcherfiné, le Ouotundo et le Quillimancy, qui paraissent avoir un Cours très-élendu, mais dant les sources sont encore ignorées. Il existe dans cette vaste région maritime des déserts sablonneux et de superbes ‘orêts.

à un seul frui

Les Euro duZangucb:

Quiloa, Kilpéuinsule fd sappelle Ea ndépendan grands arbre Le continen que celui dd tion des vais mturelleme qui produit taux les plus devons men!

quelle on a gueur est m de près de t degraines a

dcunent en Le gibier de bœufs s abondent. 0 des lions, d bords des d sont rares; | riture prince Le roi est sous la tute rainement, férant la di par le schei Arabie. Le Les femme chassent o ques nattes

AFRIQUE ORIENTALE. a:3

l'extrémité Les Européens n’ont visité que les îles et quelques places maritineg tuellement duZangucbar ; suivons leurs pas en remontant du sud au nerd, L'île de Lueusement Quiloa, Kil-Ouah, avec la ville du même nom, et située vis-à-vis d’une ousticrs, La péninsule formée par deux grandes rivières dont la plus importante ve à 10,000 sappelle Eaovo. Cette situation lui donne trois ports sûrs, spacieux et NT de Maures indépendants les uns des autres. Les bords des rivières sont garnis da | ffisant pour grands arbres et semés de villages soumis à l'autorité du roi de Quiloa, | ne pourrait Le continent produit des bois d’une espèce de teck, aussi incorruptible bi Dors 8 Portugiis que celui de Surate, de la plus grande hcauté et propre à la construc- ca ent Mozam- tion des vaisseaux. Les cannes à sucre, le cotonnier, l’indigo y viennent :

mturellement. On y trouve le boabab, le tamarinicr, le cèdre, l'arbre qui produit la gomme copal, le cafier de Madagascar. Parmi les végé- Lg ri taux les plus intéressants, qui se trouvent dans les forêts de la côte, nous i devons mentionner une plante grimpante, récemment découverte, à la- cer quelle on a donné le nom ue Telfairia volubilis. Cette plante, dont la vigueur est merveilleuse et qui est trés-aisée à cultiver, produit des fruits de près de trois pieds de longueur. Chaque fruit est rempli d'une foule de graines aussi grosses que des châtaignes (on en a compté 264 dans un seul fruit) et d’un goût semblable à celui de l’amande. Ces graines dunent en outre une huile abondante, comparable à celle d'olive. à

Le gibier et les troupeaux de toute espèce d'animaux, principalement RAT de bœufs sauvages, ainsi que les poissons d'eau douce et de mer, y en abondent.On voit souvent des éléphants, des rhinocéros, des panthères, des lions, des léopards, des ânes sauvages ou des zebres venir sur les

s, les chefs vasions des ande partie

juables par rés-saillan ont l’épine ue les Hot- > incisions inière à les

1e prend le nt un fort, issent à un

> terminent bords des deux rivières pour s'y désaltérer. Les fruits et les légum:s y ‘ \ i sont rares; il en est de même de la bonne eau. Le millet forme la nour- c'en | bar ou Côte riture principale des indigènes. ane

nanières le l'eUX COUrS

Le roi est nègre, et on lui témoisne beaucoup de respect ; maisil est RE sous la tutelle d'un visir maure appelé Malindané, qui gouverne souve - |

, arrosent rainement, au nom de ce monarque titulaire ; il peut le déposer, en con- * une mier- férant la dignité à un autre prince de son choix. Ce visir est envoyé ie Le remarque LS par le scheikh de Zanzibar, vassal lui-même de l’iman de Mascate ca de BR ssentavoir Arabie. Le langage de Quiloa offre des ressemblances avec le Congo. : SE ÿ #4 enorces, Il Les femmes cultivent le millet et les patates; les hommes pêchent, LR NE Ieux et de chassent ou dorment ; ce sont encore les femmes qui tressent quel nt

ques nattes et quelques étolfes grossières pour l'usage domestique.

vil,

L'{le de Monfia n'est aujourd'hui peuplée que de bœufs sauvages que les habitants de Quiloa vont chasser. Zanzibar, dont le nom est Souayeli, se distingue entre toutes ces Îles par sa grandeur, sa beauté et son im. portance ; elle a 25 lieues dé long sur 5 de large. On lui donne ün port excellent. Les orangers et les citronniers y élalent leurs fruits dorés, à côté des cocos et des bananes. Les légumes et le riz ÿ abondent, Les villes sont ornées de mosquées. On porte le nombre des habitants à 60,000, dont 30,000 Arabes at les autres de race mixte. Le scheikh cat vassal de l’iman de Mascate,

L'ile de Pemba est encore plus fertile en fruits et en grains. Les habi. tants, peuple timide, s’habillent d’étoffes dé soie et de coton apportées de l’Inde. Comme les autres insulaires, ils se rendent dans leurs bar. ques à Mélinde et à Madagascar. Cette île est partagée entre l’iman de Mascate, celui de Mombaza sur le continent, et un scheikh indigène,

La ville de Mombaza est bâtie sur une île de même nom, qui est formée par les deux branches d’un fleuve. Cette île n’a que 5 kilomètres de lon. gueur sur 3 et demi de largeur; mais elle représente une sorte de chà. teau naturel, à cause des roches de madrépores qui la supportent, Le sol est fertileen grains, et très-propre à la culture de la canne à sucre ; on pêche sur ses bords une immense quantité de cauris. Mombaza a un port excellent, et les habitants font un commerce assez actif lé long des côtes voisines, au moyen de leurs barques, qui jaugent jusqu’à 250 tonneaux. L’Ahgleterre, dans le but d'empêcher le trafic des esclaves sur la côte de Zanguebar, ÿ a maintenu un poste pendant deux années; mais elle l’a retiré en 1827.

Les villes de Mélinde, de Lainou ët de Pattu paraissent situées dans le delta du Quilimancy, fleuve considérable, qui pourrait bien être identique avec le Zebi, dont les sources se trouvent dans les montagnes de Nari, au sud de lAbyssinie. Les bords äu Quilimancy, inondés et engruissés par ses eaux, peuvent répondre àux riantes peinthres des Portugais. Mélinde, qui fut jadis l'orgueil de l'Afrique orientale, qui, il y a trois siecles, rivalisait en richesse et en splendeur avec les plus opulentes et les

plus belles cités de l'Asie, a éprouvé une décadence rapide, et enfin a été complétement détruite par les féroces Gallas. Patta a également perdu toute son ancienhe importance; Lumou seule conserve encore quelque commerce.

Le pays h côte de abonde en Les vastes lation est !

ont génér' les grands

peuple voi quelques « més avec nisme. Le:

met les Eu le nom du du bord d et des mai terrasses.

tombeaux que surm dagoxo, 1 que impot La Côte bar jusqu masse de autruche.

Lorsqu lité moins par les ea Mandeb, ] Cette con le pays dé tiques, q nous par côte, son mœurs as produits vaut Rie

Auvages que st Souayeli, et son imnne Un port its dorés, à Dndent, Les habitants à scheikh est

. Les habi.

n apportées S leurs bar.

e liman de h indigène, l est formée ètres de lon. orte de chà.

tent. Le sol à sutre ; on nbaza a un ctif lé long jusqu'à 25

les esclaves UX ANNÉES ;

ées dans le re identique s de Nar, | engraissés

Portugais.

r a trois siéentes et les ; et enfin à également PV@ eHCO'8

Le pays qui forme le royaume de Mayadoxo ou de Makadschou termine l côte de Zangucbar, au nord. Il est arrosé par une grande rivière, et abonde en grains, riz, fruits, bœufs, moutons, chevaux et chameaux. Les vastes forèts recelent diverses espèces d'animaux féroces. La popuhtion est formée d’un mélange d'hommes blancs, olivâtres et noirs, qui ont généralement adopté la langue des Arabes, leurs maîtres. Le roi et les grands sont vêtus depuis la poitrine jusqu'aux pieds: les gens du peuple vont à peu près nus. Le roi rend la justice en public, assisté de quelques conseillers. Leseriminels sont livrés aux bêtes féroces ou assommés avec une massue, La religion mahométane paraît s’allier au paga-

nisme. Les violences exercées jadis par les Portugais font qu'on n’y ad- .

met les Européens qu’avec une méfiance extrême. La capitale, qui porte le nom du pays, est uno grande et belle ville, bâtie à peu de distance du bord de la mer. On y remarque le palais royal, plusieurs mosquées et des maisons de pierres peintes à fresque, avec des toits en forme do terrasses. Dans fe lieu destiné à la sépulture de la famille royale, ies tombeaux sont de marbre noir et blanc, et ornés chacun d’une coupule que surmonte une pyramide. La ville de Brava, sur le territoire de Madagoxo, mais au sud de la capitale, possède un port qui a encore quelque importance.

La Côte d'Ajan, qui s’étend depuis la limite septentrionale du Zanguebar jusqu’au cap Guardafui, ne présente aux yeux du navigateur qu’une masse de rochers et de sables où, de temps à autre, on voit errer une autruche.

Lorsqu'on a doublé le cap Guardafui, la côte prend un aspect de stérilité moins absolue. On pourrait donner à cette région, qui est baignée par les eaux du golfe d’Aden et qui s’étend jusqu’au détroit de Bub-el- Mandeb, le nom de côte des Somaulis, d’après les tribus qui l'habitent. Cette contrée, montueuse et pittoresque, doit être considérée comme le pays de l’encens, d ‘a myrrhe et d’autres gommes à résines aromatiques, que l’on a cru longtemps originaires de l'Arabie, parce qu’elles nous parvenaient par la voie d’Aden. Les Sumaulis, qui occupent cette côte, sont une race d'hommes active, industrieuse, commerçante et de mœurs assez pacifiques. Ils exportent eux-mêmes à la côte arabique les produits de leur pays, dont ils interdisent l'accès aux étrangers. Suivaut Rienzi, ce peuple, qui appartient sans doute à la race berbère, se

DUO" COR L'RRYE 1°:

Page 1