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nouais ne produisent pas de légumes, à l'exception de quelques oignons le citronnier est le seul arbre fruitier qu’ils connaissent, Dans le Haous. sa, au contraire, on obtient deux récoltes de blé chaque année, et le; marchés sont bien fournis de fruits et de légumes. Le riz croit en abon. dance sur les bords inondés du Niger, surtout dans le royaume Yaouri ; le coton croit partout, et il paraît être d’excellente qualit’, L’indigo réussit également fort bien, et il est aussi excellent. Les bœus sont très-multipliés, et souvent ils appartiennent à de bonnes races,
mais on ne les voit que chez les Arabes et les Fellatahs qui les ont vra. |
semblablement amenés de l’Afrique septentrionale ; car, dans les pays occupés exclusivement par la race nègre, les seuls animaux domest;ques sont les chèvres, les moutons, les pores et la volaille, qui souvut habitent sous le même toit que leurs maîtres. Les forêts et les maras qui se forment sur les bords des grandes rivières, sont le domaine d’une foule d'animaux sauvages, lions, éléphants, léopards, hyènes, etc., qui commettent parfois de terribles ravages. Cependant leurs dépouilles, particulièrement l'ivoire, forment souvent l’objet d’un commerce assez considérable. Le pays, surtout dans les endroits humides, fourmille d'insectes excessivement incommodes et quelquefois même dangereux, En compensation, les abeilles sont extrêmement multipliées. Enfin, on recueille une grande quantité d’or par le lavage des sables de presque tous les cours d’eau qui descendent de la chaîne de montagnes qui forme à l’ouest la limite de l'Afrique centrale.
L'industrie est peu variée, mais elle s’exercc cependant avec une cer taine activité et une assez grande habileté. On fabrique une quantité considérable d’étoffes de coton. Les tissus sont bien fals, solides et parfaitement teints avec d'excellent indigo. Ce sont surtout les nègres qui se livrent à cette fabrication ; du moins les tissus les micux faits et les mieux teints viennent du Loggoun, dans l’est, £t du Nvffé, dans l’ouest. Or, ce sont deux pays veuplés par des noirs. Daus le Haoussa, ce sont principalement ces esclaves originaires du NYfé qui manufacturent le coton du pays. Les naites, dont on fait un si grand usage, soit pour s'asseoir, soit pour se coucher, sont aussi l’objet d’une fabrication fort étendue : les plus estiméesse font à Rabba, dan: leNyffé. Enfin, on trouve dans les villes des ouvriers qui travaillent or avec habileté. L'intérieur de l'Afrique est le centre d’un commerce fort considéra-
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AFRIQUE CENTRALE, 219 ble, ependant les habitants se servent assez peu des voies navigables que leur offrent les rivières qui traversent le pay. Le Niger est le seul sur lequel la navigation soit assez active, surtout dans la partie inférieure de son cours. Les chars sont inconnus, et d’ailleurs les inégalités du sol et l’absence de routes véritables en rendraient sans doute l'usage difficile, Le commerce se fait par caravanes, qu’on appelle aussi Kkafilas etcoffles. Celles qui traversent le désert se servent de chameaux, ainsi que nous l'avons vu, Dans les parties montueuses de l’intérieur, l'âne est la bête de somme le plus généralement usitée ; mais dans les randes plaines fertiles du Haoussa et du Yarriba, la bête de somme que l’on emploie de préférence, c’est la femme. Ce ne sont pas seulement les femmes de la classe inférieure qui sont employées à ce pénible travail ; les femmes des chefs et des rois eux-mêmes n'en sont pas dispensées, on voit de ces femmes courageuses porter avec gaîté sur leur tête des fardeaux tellement lourds qu'il faut trois hommes pour les y placer. Le marchand africain ne ressemble en rien au négociant européen qui reste assis à son comptoir, calculant ses prolits, pendant que ses mar chandises sont transportées par Les nombreux modes de transport qu’au créés la civilisation. H'accompagne lui-même ses marchandises à travers ls solitudes les plus désolées, à travers le territoire de tribus sauvages et pillardes ; souvent il est obligé de défendre sou bien les armes à la main, Malheureusement, il est parfois tenté d’imiter les brigands contre lesquels il a à lutter, et il trouve que le pillage est un moyen économique de compléter son assortiment. Comme les marchandises apportées à travers le grand désert haussent de 150 à 500 pour 100, les marchands qui ont fit un certain nontbre de voyages heureux, acquièreut une fortune considérable, ei souveut même peuvent rivaliser d’opulence avec les rois de l'Afrique centrale. Les caravanes de piétons qui traversent les ccatrées de l'ouest habitées par les nègres et qui se com posent en majeure partie dé femmes, sont souvent tres-bruyantes et se livrent fréquemient à tuutes sortes dc débauches ; mais elles n’offrent en aucune façon le caractère des caravanes suhariennes. Les marchands icmelles du Takrour ne sont pas toujours de similles bêtes de somme : elles font souvent pour leur propre compte des opérations assez importantes et acquièrent ainsi des richesses considérables,
Parmi les objets d'importation les plus recherchés dans les marchés