‹ Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde [microforme] (volume 4)Chapitre 61 sur 75 · UT · texte numérisé non relu

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environ 2,728 mètres. Il existe aussi dans ces îles plusieurs volcans re. !

doutables.

Les plateaux constituent un des traits caractéristiques de la géogra. F4 phie américaine ; cependant ils sont moins remarquables que ceux de M l'Asie centrale. Le principal de ces plateaux est celui qui couvre tout le Mexique ct une partie du Guatemala. Les Andes, dans l’Amérique du Sud, nous affrent aussi des plaieaux d’une hauteur prodigieuse que À surmontent des chaînes de pics élevés : ces plateaux peuvent aussi M être considérés comme de grandes vallées dont le fond se trouve à une 4 élévation de plusieurs milliers de mètres. C’est là que l’on rencontre À des villes considérables bâties à 3 et 4 mille mètres au-dessus du niveau ;

de la mer.

Les plaines du Nouveau-Monde ne sont pas inoins dignes d’attention | que l’ensemble de ses montagnes et de ses plateaux. Nous y distinguerons À trois systèmes principaux. Le premier longe l'Atlantique et se trouve |

limité à l'ouest par la chaîne orientale de montagnes dont nous avons parlé tout à l'heure. C’est à ce sysième de plaines qu’appartient le territoire primitif des États-Unis et celui qui constitue la partie est du Brésil; celui-ci d’une fécondité prodigieuse, celui-là d’une médiocre ferti. lité. Le second système de plaines s’étend le long de l'Océan Pacifique, et a pour limite à l’est, la grande chaîne occidentale. Cette plaine est en général étroite et présente un aspect extrêmement varié. Mais les plaines qui s’étendent dans le centre du continent, dépassent par leur étendue les immenses plaines qui couvrent une si grande partie de PAfrique et de l’Asie. Tandis que la majeure portion de ces dernières, comjosées de sables mouvants, sont condamnées à une éternelle stérilité, celles de l’intérieur de l'Amérique, traversées par de nombreux cours d’eau, sont généralement douées d'une fertilité merveilleuse. Sans doute, on y rencontre de vastes sohiüdes que parcourent seulement quelques Lordes sauvages, mais l’homme pourra un jour les conquérir nar son travail et son industrie. Déjà, l'immense plaine Missouri-Mississipienne,

entre les Montagnes Rocheuses et les Monts Alleghanys, se peuple et se |

cultive avec une telle rapidité qu'elle sera bientôt l’une des contrées les plus florissantes du globe. Cette plaine se prolonge sans interruption au nord, non-seulement jusqu'aux pays arrosés par le cours supérieur du Missouri, du Mississipi et du Saint-Laurent, mais encore jusqu'i

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locéan Arctique. La surface de cette plaine qui, comme le fait observer Al. de Humbold, touche aux climats les plus extrêmes, est évaluée par @ grand observateur, à 2,430,000 milles carrés. Une autre plaine, &alement vaste, et où la végétation déploie une vigueur merveilleuse ST remplit le centre de l'Amérique méridionale, où elle occupe le bassin ot du Maragnon entre les Andes et les montagnes du Brésil. Le même ayant voyageur estime sa surface à 2,340,000 milles carrés. Dans la nrtie nord de l’Amérique du Sud, nous remarquerons encore les im. menses Llanos de l'Orénoque, évalués à 261,000 milles carrés, et dont h surface, couverte de graminées gigantesques, est encore presque serge de tout travail humain. Enfin, dans la partie sud du continent, re h vaste surface des Pampas, qu’arrose la Plata, et dont Humboldt évalue kh superficie à 1,215,000 milles carrés, n’est presque qu’une immense prairie où erre une multitude de troupeaux sauvages. De cette prodigieuse étendue des plaines américaines, résulte la lon- He gueur extraordinaire du cours des fleuves qui arrosent cette partie du nonde, et la masse énorme d’eau qu'ils portent à l'Océan. Le tableau uivant peut donner une idée de la grandeur de ces fleuves. re

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