BASSIN DE LA MER DES ANTILLES
Magdalena. . + . . . . . . . . . 380 BASSIN PE L'ATLANTIQUE, (Amérique Mérid.)
Orénoque. « . + . + + . + + + + *+ 600 Amazone ou Maragnon. . . . . + . . 1520 Jurna. . . + . + . + + + 250 Parana-Guza où Madeira. 4. 4, . 600 Affluents Topayos. ee + + + + + 300 Xingu, . + + + + + + + + + 450 Napo. . . + + + + + + + + 220 Rio-Negro. + + + + + + + 325 Tocantm ou rivière du Gran-Para, + + + . 500 San-Francisco, . . «+ + . + + + + + * 425 Parana ox Rio de la Plata. . . , . . . . YO Paraguay. VAN Ce & ne À , 450 Pilcomayo (affluent du précédent) Affluents { Vermejo. . + . + + + + . + 230 Salado. 4 + + + + + + + + . 300 Uruguay. +. . + + + + + + + 300 Colorado ou Desaguadero. + + + + + + + 360 Negro ou Cusu Leuwu. + + + + + + + . 200
La continuité du même niveau fait aussi que les bassins des fleuves ne sont nulle part moins distincts. Aussi plusieurs d’entre eux conlon.
dent dans la partie supérieure de leur cours, des eaux destinées à
des embouchures différentes. L'Orénoque et le Rio-Negro, affluents du Maragnon Où Amazone, communiquent par Cassiquiare; on croit qu'un bras sembiable unit le Beni et le Madeira. I] paraît que dansh saison pluvieuse, on passe en bateau des affluents du Paraguay dans ceux de lAmazone qui circulent dans la plaine élevée appelée Campu- Parexis.
La même circonstance produit dans l'Amérique du nord un nombre infini de lacs. Ceux de l’Esclave, d’Assiniboin, de Ouinnipeg <ont environ nés d’une centaine d’autres encore très-considérables et de plusieurs
millic sud ; form plus
immc àcent verse
] L'Am
et dis lacs ] prend rable des À
De
élevés
clima Pérou tropiq voien!
neiges
tandis l'habi
donna des z0 péens ment d'air, Mais vatior quoi, répo gatio est h porte chaîn de ne
bassins des fleuves l'entre eux contonr.
, eaux destinées àf
Negro, affluents du re; On croit qu'un araît que dans h du Paraguay dan ée appelée Campos-
lu nord un nombre inipeg “Ont environ oles et de plusieurs
AMERIQUE. 7 509 millicrs de petits. Le terrain devient moins aquatique en avançant au sud ; cependant le lac Supérieur, le Michigan, le Huron, l’Erié et l'Ontario, forment, au sud du Canada, comme une mer d’eau douce dont le surplus est déversé dans l’océan Atlantique par le fleuve Saint-Laurent, immense canal, large de 3 lieues à sa naissance, mais qui en a 15 à 20 àcent lieues au-dessus de son embquchure. La masse d’eau que ce fleuve verse à l'Océan, a été évaluée à 57,335,700 mètres cubes par heure.
| L'Amérique méridionale, sous un climat plus ardent, voit ses lacs naître
et disparaître dans la saison des pluies. Le Xarayes et l’Ibera sont de ces
lacs plus ou moins périodiques, parmi lesquels le douteux Purima
prendra peut-être un jour sa place. Le lac permanent le plus considérable de l'Amérique du Sud est le lac Titicaca situé dans le haut plateau des Andes péruviennes.
De la division générale de Amérique en plateaux montagneux très-
élevés et en plaines très-basses, il résulte un contraste entre deux
climats très-différents et pourtant très-rapprochés l’un de l’autre. Le Pérou, la vallée de Quito, la ville de Mexico, quoique situés entre Îes tropiques, doivent à leur élévation une température printanière ; ils voient mème les Paramos, ou les dos de leurs montagnes, se couvrir de nciges qui séjournent, même perpétuellement, sur quelques sommets, tandis qu’à peu de lieucs de là, une chaleur souvent malsaine étouffe l'habitant des ports de Véra-Cruz ou de Guayaquil. Ces deux climats donnent naissance à deux systèmes différents de végétation : la flore des zones torrides sert de bordure à des champs et des bosquets européens. Un semblable voisinage ne peut manquer d’occasionner fréquemment des changements subits par le déplacement de ces deux masses d'air, si diversement constituées ; inconvénient général en Amérique. Mais partout ce continent éprouve un moindre degré de chaleur. L'élévation seule explique ce fait pour la région montagneuse ; mais pourquoi, se demande-t-on, s’étend-il aux contrées basses ? Voici ce que répond A. de Humboldt : « Le peu de largeur du contineni, sa prolongation vers les pôles glacés; l'Océan, dont la surface non interrompue est balayée par les veis alizés; des courants d’eau très-froide qui se portent depuis le détroit de Magellan jusqu’au Pérou; de nombreuses chaînes de montagnes remplies de sources et dont les sommets couverts de neige s’élèvent bien au-dessus de la région des nuages ; l'abondance
de fleuves immenses qui, après des détours multipliés, vont toujours chercher les côtes les plus lointaines; des déserts non sablonneux, et par conséquent moins susceptibles de s’imprégner de chaleur: des forêts impénétrables qui couvrent les plaines de l’équateur remplies de rivières, et qui, dans les parties du pays les plus éloignées de l'Océan et des montagnes, donnent naissance à des masses énormes d’eau qu’elles ont aspirées, ou qui se forment par l'acte de la végétation : ton. tes ces causes produisent, dans les parties basses de l'Amérique, un cli. mat quicontraste singulièrement, parsa fraicheur et son humidité, avec celui de l'Afrique. C’est à elles seules qu'il faut attribuer cette végétation si forte, si abondante, si riche en sues, et ce feuillage si épais qui forment les caractères particuliers du nouveau continent.» En considérant ces explications comme suffisantes pour l'Amérique méridionale et le Mexique, nous ajouterons, par rapport à l'Amérique septentrionale, qu’elle n'a presque pas d’étendue dans la Z 2e torride, et qu'au contraire, elle se prolonge très-loin dans la zone arctique. Ainsi, la colonne d’air glacial, inhérente à ce continent, ne se trouve pas contre. balancée par une colonne d'air équatorial. De là résulte une extension du climat polaire jusqu'aux confins des tropiques ; l’hiver et l'été luttent corps à corps, les saisons changent avec une rapidité étonnante. Une heureuse exception favorise la Nouvelle-Albion et la Nouvelle-Califoruie qui, étant à l’abri des vents glacés, jouissent de la température analogue à leur latitude.
Les productions de l’Amérique offrent quelques particularités. La moins contestable est cette extrême abondance de l’or et de l'argent, même à la surface de la terre, mais principalement dans les roches schisteuses qui composent les Cordillières du Chili, du Pérou et du Mexique et la chaîne de la Californie. Au nord des montagnes du Nonveau-Mexique, les plaines, les marais et les petites chaînes de rochers olirent très-souvent de vastes dépôts de cuivre.
En Amérique, comme dans toutes les régions du monde, les races animales paraissent être proportionnées, par leur nombre et leur taille, à l’étendue de la terre qui les a vues üaître. Le bœuf musqué et le bison dans l'Amérique septentrionale, l’'autruche magellanique dans l’Amérique mérid'onale, égalent par la taille les espèces analoguc: de l'ancien contient ; l’élan ou le cerf de la Nouvelie-Californie atteint même
une { le gu:
à leu
qu'ex connt de l'A
La extrêt ombr une h du rè de I l'une dant Nouv Pamt éviter gérée Un d’ani A l’e] la ZO tous parai tinct{ tré & dépa mus( forni dep pécit paca man et f:
perr inêl
S, vont toujours
sablonneux, et le chaleur: des eur remplies de gnées de l'Océan
énormes d’eau végélation : tou:
mérique, un clih humidité, avec er cette Végéta- Mage si épais qui
eut.» En conii.
que méridionale ique septentriotorride, et qu'au tique. Ainsi, la ouve pas contre.
e une extension er et l'été luttent > étonnante. Une uvelle-Califorinie rature analogue
articularités. La r et de l’argent, dans les roches lu Pérou et du itagnes du Nonaines de rochers
nonde, les races re et leur taille, squé et le bison que dans l’Amiéealoguc: de lanie atteint même
AMERIQUE. 311 une taille gigantesque ; tous les autres quadrupèdes, tels que le lama, le guauaco, le jaguar, le tapir, le cèdent en grandeur et en force à leurs semblables dans l'Asie et l'Afrique. Ce fait n’est rien moins qu'exclusivement particulier au nouveau continent. Les animaux connus de la Nouvelle-Hollande sont à leur tour plus petits que ceux de l'Amérique.
La vie végétale, qui dépend de l’humidité, montre, au contraire, une extrème force dans la plus grande partie de l'Amérique. Les pins qui ombragent la Columbia, et dont la tige s'élève perpendiculairement à une hauteur de 300 pieds méritent d'être considérés comme les géants du règne vésétal. On peut citer après eux les platanes et les tulipiers de l'Ohio, qui ont 40 à 50 pieds de circonférence. Les terres basses de l'une et de l’autre Amérique se couvrent de forêts immenses ; cependant la nudité d'une partie de la région du Missouri, des plateaux du Nouveau-Mexique, des Llanos de Caraccas, des Campos-Parexis et des Pampas, c’est-à-dire, d’un quart de ce continent, doit nous engager à éviter encore, sous le rapport de la végétation, toutes les phrases exagérées qui se propagent dans les descriptions.
Un fait plus pos, c’est la différence absolue d’un grand nombre d'animaux et de végétaux américains, d’avec ceux de l’ancien Monde. A l'exception des ours, des renards et des rennes qui ne redoutent pas la zone glaciale, à l'exception des phoques et des cétacés, habitants de tous les rivages, et du tapir, tous les animaux des deux Amériques paraissent former des espèces particulières, ou du moins des races distinctes. Le renne américain même, ou le caribou, ne s’est jamais montré en Sibérie. L’orignal est une variété de notre élan; mais celui-ci ne dépasse pas les latitudes méridiouales de la Sibérie. Le bison et le bœuf musqué qui paissent depuis les lacs du Canada jusqu'aux mers de Californie, le cougouar et le jaguar qui font retentir leurs rugissements depuis l'embouchure du Rio del Norte jusqu'au delà de l’Amazone, le pécuri et le patiï«, semblables aux sangliers, le cabiai, l’agouti, le paca et d’aut:es espèces rapprachées du lapin, les fourmiliers, 1es tamanduas, les tamanoirs, tous ces dévorateurs d'insectes ; le paresseux et faible aï, l’utile lama avec la vigogne, le léger sapajou, les éclatantes perruches, et le joli colibri, tous different essentiellement de ceux même parmi les animaux de l’ancien continent desquels ils se rappro-
chent le plus. Tous ces animaux, particuliers à l'Amérique, forment, comme ceux de la Nouvelle-Hollande, un ensemble à part et évidem. ment originaire de la terre qu'ils habitent. Cette origine une fois ad. mise, nous devons remarquer une circonstance commune aux deux continents. Les espèces qui dans l’Amérique représentent le lion et le tigre, habitent la zone torride ; elles semblent puiser dans les feux d’un climat ardent la férocité qui les anime. Dans la même région, les formes du tapir rappellent de loin celles de l’éiéphant ; le prolonge. ment des cartilages paraît aussi appartenir à la zone torride. Les oiseaux aux ailes imparfaites, au plumage éparpillé, l’autruche d’Afrique et le casoar de la Nouvellc-Hollande réclament pour parent le touyou de l'Amérique méridionale. Les grands insectes, les énormes reptiles et les oiseaux à plumage éclatant et bigarré, peuplent les régions chaudes de l’un et de l’autre continent. Le climat des régions tempérées semble encore avoir produit les mêmes effets sur les races animales. Les deux variétés du genre bœuf qui habitent les plateaux de Californie et le: savanes du Missouri, n’ont ni les mœurs, ni les traits du farouche buffle de Cafrerie. Le mouton sauvage et le lama, cet animal intermi. diaire entre le mouton et le chameau, aiment, comme leurs prototypes dans l’ancien continent, les pâturages des déserts. Tout est semblabe dans les deux Mondes, mais rien n’y est identique.
Apres avoir admis des espèces animales particulières pour l’Amerique comme pour la Nouvelle-Hollande, devons-nous reconnaître dans les Américains une race humaine distincte d'origine ? Nous ne sommes pas obligés d’établir cette question, étrangère à l’histoire positive; mais nous devons reconnaître comme un fait que la race américaine, quelle que soit son origine, forme aujourd’hui, par ses caractères physiques comme par ses idiomes, une classe notablement différente des autres portions du genre humain. Les naturels de cette partie du globe sont en général grands, d’une charpente forte et bien proportionnée, Ils ont le teint bronzé ou d’un rouge cuivré, comme ferrugineux et très-semblable à la cannelle ou au tannin ; la chevelure noire, longue, grossière, luisante et peu fournie; la barbe rare et semée par bouquets, le front court, les yeux allongés et ayant le coin dirigé par en haut vers les tempes, les sourcils éminents, les pomnriettes avancées, le nez un peu cammus, mais prononcé, les lèvres étendues, les
dents qui © carré ls tr haute le co crâne des p4 unies, cipital mong du frc mais ] nya] primé caract l'exce] deux ches r a pl plus e consti trouve
Caraïb
source les sat Les huma cuivré nérali nière les Za eu fl Nègre soyeu desce
rique, forment, part et évidemine une fois ad.
mune aux deux ent le lion et le ins les feux d’un ime région, les it; le prolonge.
ride. Les oiseaux e d'Afrique et le nt le touyou de es reptiles et les ions chaudes de mpérées semble males. Les deux Californie et le:
its du farouche animal intermé.
leurs prototvpes ut est semblabe
pour l’Amerique nnaître dans les S ne Sommes pas e positive; mais
éricaine, quelle tères physiques rente des autres e du globe sont proportionnée, me ferrugineux hevelure noire,
rare et semée yant le coin di- , les pomnrettes res étendues, les
AMERIQUE. 313 À dents serrées et aiguës ; dans la bouche, une expression de douceur | qui contraste avec un regard sombre et sévère ou même dur; la tête carrée, la face large sans être plate, mais s’amincissant vers le menton; ls traits, vus de profil, saillants et profondément sculptés; la poitrine haute, les cuisses grosses, les jambes arquées le pied grand, tout le corps trapu. L'anatomie nous fait encor? reconnaître dans leur crâne des arcs sourciliers plus marqués, c.. orbites plus profondes, des pommettes plus arrondies et mieux dessinées, des tempes plus unies, les branches de la mâchoire inférieure moins écartées, l'os ocdpital moins bombé et une ligne faciale plus inclinée que chez la race mongole avec laquelle on a voulu quelquefois les confondre. La forme du front et du vertex dépend le plus souvent d'efforts artificiels ; mais indépendamment de l'usage de défigurer la tête des enfants, il n'ya pas de race sur le globe dans laquelle l'os frontal soit plus déprimé en arrière. Le crâne est ordinairement léger. Tels sont les caractères généraux et distinctifs de toutes les nations américaines, à
% l'exception peut-être de celles qui occupent les régions polaires aux
deux extrémités. Les Esquimaux hyperboréens, ainsi que les Puelches méridionaux, sont au-dessous de la taille moyenne, et présentent h plus grande ressemblance avec les Samoièdes; les Abipons, et plus encore les Patagons au sud, ont une stature gigantesque. Cette constitution forte et musculeuse, jointe à une forme élancée, se retrouve en quelque sorte chez les habitants du Chili, ainsi que chez les Caraïbes qui habitent les plaines du delta de l’Orénoque jusqu'aux sources du Rio-Blanco, et chez les Arkansas que l’on compte parmi les sauvages les plus beaux de ce continent.
Les raisonnements sur les causes de la variété des couleurs de la peau humaine échouent ici contre l’observation, puisque la même teinte cuivrée ou bronzée cst conmune, avec de très-petites nuances, à la généralité des nations d'Amérique, sans que le climat, le sol ou la manière de vivre paraissent y exercer la moindre influence. Citera-1-on les Zambos, appelés jadis Caraïbes, à l’île Saint-Vincent? [ls exhalaient eu effet cette odeur forte et désagréable qui semble appartenir aux Nègres ; leur peau noirâtre présentait au toucher la même moliesse soyeuse qu'on observe notamment sur les nations cafres; mais ils descendaient d’un mélange des naturels avec la race africaine : les
vil. 40
véritables Caraïbes sont rouges. Le coloris des indigènes du Brésil et de la Californie est foncé, quoiqu’ils vivent, les uns dans la zone tempérée et les autres près du tropique. Les indigènes de la Nouvelle. Espagne, dit Humboldt, ont le teint plus basaué que les Indiens de Quito et de la Nouvelle-Grenade qui habitent un climat entierement analogue : nous voyons même que les peuplades éparses au nord du Rio-Gila sont plus brunes que celles qui avoisinent le royaume de Guatemala. Les peuples du Rio-Negro sont plus basanés que ceux du bas
Orénoque, et cependant les bords du premier de ces deux fleuves jouis. ! sent d’un climat plus frais. Dans les forêts de la Guiane, surtout vers !
les sources de l’Orénoque, vivent plusieurs tribus blanchâtres qui ne se
sont jamais mêlées avec les Européens, et se trouvent entourées d'au. | tres peuplades d’un brun noirâtre. Les Indiens qui, dans la zone torride, ! habitent les plateaux les plus élevés de la Cordillière des Andes, ceux !
qui, sous les 45° de latitude australe, vivent de la pêche entre les îles de l’Archipel des Chouos, ont le teint aussi cuivré que ceux qui, sous un ciel brûlant, cultivent des bananes dans les vallées les plus étroites et les plus profondes des régions équinoxiales. 11 faut ajouter à cela que les Indiens montaguards sont vêtus et l’ont été longtemps avant Ja conquête, tandis que les indigènes qui errent dans les plaines sont tout nus, et par conséquent toujours exposés aux rayons perpendiculaires du soleil. Partout on s'aperçoit que la couleur de l'Américain dépend très-pea de la position locale dans laquelle nous le voyons actuellement. Les enfants ne sont jamais blancs en naissant; et les caciques indiens qui jouissent d’une certaine aisance, qui se tiennent vêtus dans l'intérieur de leurs maisons, ont toutes les parties de leur corps, à l'exception de l’intérieur de leurs mains et de la plante des pieds, d’une même teinte rouge-brunâtre ou cuivrée.
Cette couleur foncée se soutient jusqu’à la côte la plus proche de l'Asie. Seulement sous les 54° 10° de latitude boréale, à Cloakebay, au milieu d’Indiens à teint cuivré et à petits yeux très-allongés, on a cru distinguer une tribu qui a de grands yeux, des traits européens et R peau moins brune que les paysans de nos campagnes. Michikinakou, chef des Miamis, a parlé » Volney d’Indiens du Canada qui ne brunissent que par le soleil et par les graisses et sucs d'herbes avec lesquels ils se frottent la peau. Selon Pike, les intrépides Menomèenes
se dis expr'es pewa) dépen Li-Par bords blond:
bien a des eli la nat millie La | aujoul mérid se T'as et de seurs Presq tites L chez | et con sont ]
ce MA
clusivd
cains 4 Les
plus 0
ons ont C1 était | que V con avoir nous Les sd que n
ènes du Brésil et 1s dans la zone de la Nouvelle.
e les Indiens de mat entierement irses au nord du royaume de Guaque ceux du bas
eux fleuves jouis A
ne, surtout vers ichâtres qui ne se t'entourées d'au.
s la zone torride, | des Andes, ceux !
iche entre les îles
e ceux qui, sous |
s les plus étroites ut ajouter à cel longtemps avant les plaines sont yons perpendicur de l'Américain ous le voyons acissant; et les caqui se tiennent s parties de leur de la plante des
a plus proche de à Cloakebay, au Ilongés, on a cru s européens et h s, Michikinakou, nada qui ne bruherbes avec lespides Menomènes
AMERIQUE, 31% se distinguent par la beauté de leurs traits, par des yeux grands et expressifs et par un teint plus clair que celui des autres bandes de Chipeways. Leur physionomie respire à la fois la douceur et une noble indépendance. Ils sont tous bien faits et d'une taille moyenne. Les Li-Panis qui errent au nombre d'environ 800 gucrriers, depuis ls bords du Rio-Grande jusqué dans l’intérieur du Texas, ont les cheveux blonds et sont généralement de beaux hommes. Ces faibles anomalies, bien avérées, ne tendraient qu’à mieux prouver que, malgré la variété des climats et des hauteurs qu’habitent les différentes races d'hommes, h nature ne dévie pas du type auquel elle s’est assujettie depuis des millicrs d'années.
La barbe qu’on avait voulu refuser aux Américains, leur est assurée aujourd'hui. Les Indiens qui habitent la zone torride de l'Amérique méridionale, en ont généralement un peu, et elle augmente lorsqu'iis se rasent; cependaut beaucoup d'individus naissent dénués de barbe et de poils. Galeno nous apprend que parmi les Patagons il y a pluseurs vieillards qui ont de la barbe, quoique courte et peu touffue, Presque tous les Indiens, dans les environs de Mexico, portent de pe ites moustaches que des voyageurs modernes ont aussi retrouvées chez les habitants de la côte nord-ouest de l'Amérique. En rassemblant et comparant tous les faits, il semblerait en définitive que les Indiens sont plus barbus à mesure qu'ils s'éloignent de l’équateur. D'ailleurs, ce manque apparent de barbe est uu caractère qui n'appartient pas exelusivement à la race américaine. Plusicurs peuplades de nègres afri- «ins en ont si peu, qu'on serait tenté d’en nier entièrement l'existence,
Les langues sont, i.ores les caractères physiologiques, la marque la plus certaine de l’origine des peuples. C’est dans les langues des naions américaines, que Sinilh Barton et piusieurs auteurs à sa suite ont cru trouver la preuv positive que la population de l'Amérique éait le résultat d’une émigration des peuples asiatiques. Mais, ainsi que Vater le remarque, les analogies observées ne prouvent que des communications isolées et des émigrations partielles. Pour nous, après avoir vérifié ces analogies et en avoir constaté mème de nouvelles, nous ne pouvons admettre l'origine asiatique des nations américaines. Les seules conclusions légitimes qui résultent de l’étude comparative que nous avons failes sont les suivantes ;
4° Des tribus asiatiques, liées de parenté et d’idiome avec les nations finnoises, ostiaques, péruviennes et caucasiennes, ont émigré vers l'A. mérique, en suivant les bords de la mer Glaciale et en passant le dé. troit de Bchring; cette émigration s’est étendue jusqu’au Groënland et au Chili.
2° Des tribus asiatiques, liées de parenté et d’idiome avec les Chinois, les Japonais, les Afnos et les Kouriliens, sont arrivées en Amérique, en longeant les rivages du grand Océan; cette émigration s’est étendue, pour le moins, jusqu’au Mexique.
æ Des tribus asiatiques, liées de parenté avec les Tongouses, les Mantchoux, les Mongols et les Tatars, se sont répandues, en suivant les hauteurs des deux continents, jusqu’au Mexique et aux Apalaches.
4 Aucune de ces trois émigrations n’a été assez nombreuse pour effacer le caractère original des nations indigènes de l’Amérique. Les langues de ce continent ont reçu leur développement, leur formation grammaticale et leur syntaxe, indépendamment de toute influence étrangère.
5° Quelques mots malais, javanais et polynésiens ont pu être trans portés dans l’Amérique méridionale; un certain nombre de mots africains paraissent aussi y avoir élé transportés. Mais les uns et les autres n'ont pas encore été r.connus en assez grande quantité pour pouvoir servir de base à aucune hypothèse.
6° Les mots de langues européennes qui semblent avoir passé en Amirique proviennent des langues finnoises et lettones. Rien dans la langue persane, germanique, celtique; rien dans les langues sémitiques ou de l'Asie occidentale, ni dans celle de l'Afrique septentrionale n’indique des émigrations anciennes vers l'Amérique.
Ainsi donc, si quelques idiomes asiatiques ont pénétré dans le Nouveau-Monde, il est certain que la masse des langues parlées dans ce continent présente, comme la race qui l’habite, un caractère distinct
. et original. Nous allons en considérer les rapports généraux.
Parmi le nombre prodigieux d’idiomes très-différents qu’on rencontre dans les deux Amériques (le savant ethnographe Balbi compte plus de 438 langues différentes et plus de 2,000 dialectes); il y en a quelques-uns qui s’étendent sur de vastes pays. Dans l'Amérique du sud, les dialectes de l’idiome des Guaranis sont répandus depuis le Brésil
jusql I y gue nom; sente étroi naiss parle Cara direr ges. | vait ( seuls vingt com} la lai de l’o Da tend
lieue Mais
jusq gues rente polo couv nor men mai conf et le aux Loui Rou lent D:
avec les nations migré vers l'A.
passant le déau Groënland et
avec les Chinois, n Amérique, en u s’est étendue,
Tongouses, les
ues, en suivant aux Apalaches.
nbreuse pour efl'Amérique. Les . leur formation toute influence
t pu être trans bre de mots afriuns et les autres ité pour pouvoir
ir passé en Améen dans la langue sémitiques ou de ionale n'indique
tré dans le Nouparlées dans ce aractère distinct raux.
qu’on rencontre bi compte plus ; il y en a quelnérique du sud, depuis le Brésil
AMERIQUE, 17 jusqu’au Rio-Négro, et même par la langue omagua jusqu'à Quito. il y a de l’analogie entre les langues des Lule et des Vilolu, La langue quichua, la principale du Pérou, partage avec celles-ci plusieurs noms de nombre, sans parler des analogies particulières qu'elle présente avec d’autres langues du voisinage. L'idiome des Maypures est étroitement lié avec celui des Guapunavis et des Avanos; il à donné naissance aux idiomes de Parène, de Chirupa et de plusieurs autres qu'on parle autour du Rio-Negro, du haut Orénoque et du Maragnon. Les Caraïbes, après avoir, dans le xvi siècle, exterminé les Cabres, ctendirent leur langue et leur empire depuis l'équateur jusqu'aux îles Vicrges. Un missionnaire assure qu’au moyen de la langue galibi, il pouvait communiquer avec tous les naturels de cette côte, les Cumangoles seuls exceptés. Gily considère la langue caraïbo comme la mère de viogt autres, et particuliérement du tamanacan avec lequel il se faisait comprendre presque partout sur le bas Orénoque, La langue saliva est la langue-mère des idiomes ature, piaroa et quaqua ; le taparita descend de l’otomaca.
Dans l'Amérique septentrionale, la langue aztèque ou meæicaine s'étend depuis le lac de Nicaragua jusqu’au 37, sur une longueur de 400 lieues. Après elle, celle des Otomites est la plus générale du Mexique. Mais à côté de ces deux principales, il y en a, depuis l’isthme de Darien jusqu’au 23 de latitude, une vingtaine d’autres. La plupart de ces langues, loin d’être des dialectes d’une seule, sont au moins aussi différentes les unes des autres que l’allemand l’est du grec ou le français du polonais : ce n’est qu’entre l’idiome huaztèque et le yuoatan qu’on découvre quelques liaisons. Le Nouveau-Mexique, la Californie et la côte nord-ouest forment encore une région peu connue, et c’est là précisé ment que la tradition mexicaine place l’origine de beaucoup de nations : mais à peine a-t-on une idée obscure de ces langues. Il y a une grande conformité de langage entre les Osages, les Kansés, les Otos, les Missouris et les Mohawks, La prononciation gutturale des Siouo est commune aux Panis. La langue de ces derniers et des 4paches s'étend depuis la Louisiane jusqu’à la mer de Californie. Les Tankards, sur lu rivière Rouge, ont un certain gloussement et une langue si pauvre qu'ils parlent moitié par signes.
Dans les provinces méridionales des États-Unis, jusqu'au Mississipi,
il y a des rapports immédiats entre les idiomes des Chaktahs et des Chit.. kasahs, qui ont en outre quelque air de parenté avec celui des Chirake, Les Crik ou Muskohges, et les K'atuhbas en ont emprunté des mots. Plug au nord, la puissante tribu des six nations parle une seule langue, qu forme entr'autres les dialectes des Senekas, des Mokawks, des Onondagus,
des Cuyugas, des Tuscaroras, des Cochnewagoes, des Wyandots el des Oucidus, Les Nadowessiens ont leur idiome à part. Des dialectes de la langue chippawaye sont communs aux Penobscots, aux Mohicanis, aux Minsis, aux Naragansets, aux Natires, aux Algonquins et aux Knistenaux. Les Miumis, avec lesquels Charlevoix classe les Illinois, en tiennent aussi des mots et des formes. Enfin, sur les confins des Knistenaux, dans le nord le plus reculé, sont les Esquimaux, dont l'idiome s'étend depuis le Groënland jusqu’à Ounalasclka ; même le langage des îles Aléoutiennes paraît offir des ressemblances intimes avec les dialectes esquimaux, comme ceux-ci en offrent avec le samoiède et l’ostiaque. Au milieu de cette zone des nations polaires semblables par le langage comme par le teint et les formes, nous voyons les habitants des côtes américaines du détroit de Behring, constituer avec les Tchouktchis, en Asie, une fimille isolée, distinguée par un idiome particulier, par une taille plus avantageuse, et probablement originaire du nouveau continent.
Ce grand nombre d’idiomes prouve que la plupart des tribus américaines ont longtemps vécu dans lisolement sauvage où elles croupissent encore. Mais quelques langues américaines présentent d’un autre côté une composition si artificielle, si ingénieuse, que la pensée en rapporte naturellement l'invention à quelque nation anciennement civilisée. C’est principalement sur la formation du verbe que ces inventeurs des langues américaines ont dû exercer leur génie. Presque dans tous les idiomes, la conjugaison tend à marquer par des inflexions particulières chaque rapport entre le sujet et l’action, ou entre le sujet et les êtres qui l’environnent, en général, les circonstances où il se trouve placé. C'est ainsi que toutes les personnes des verbes sont susceptibles de prendre des formes particulières, à l'effet de rendre les accusatifs pronominaux qui peuvent s’y raltacher comme idée accessoire, non-seu lement dans les langues de Quichua et de Chili, qui diffèrent totalement June de l’autre, mais encore dans le mexicain, le coraen, le totonacaen, le natiquam, le chippawaye-delawarien et le groënlandais. Ce mer-
willeu d'un b d'un ] gènes, dans | l'ippoi chercl l'espri
D'at inspire du Gr parle et l'ar lingue ainext ditere quito, micre un aut se dist extrao dans les ver waque toutes quées des ter
lsatio plateu Mexice Tlasca
espece
les mo sur leg
tahs et des Chit.
lui des Chirates, : des mots. Plus 2ule langue, qui , des Onondagus, ts CL des Oueidus, :s de la langue , AUX Ménsis, aux aux. Les Miunis, it aussi des mots dans le nord le depuis le Groënles Aléoutieunes ctes esquimaux, 1e. Au milieu de ge comme par le ; américaines du en Asie, une fi- * une taille plus ontinent.
es tribus améri- > où elles crouutent d’unautre a pensée enrapciennement civie ces inventeurs ue dans tous les ns particulières sujet et les êtres se trouve placé, susceptibles de s accusatifs prossoire, non-seu érent totalement , le totonacaen, hndais. Ce mer-
willeux accord dans un mode particulier de former les conjugaisons d'un bout de l'Amérique à l'autre, favorise singulièrement lasupposition d'un peuple primitif, souche commune des nations américaines indigènes, Mais lorsqu'on sait que des formes à peu près semblables existent dans la langue du Congo et dans la basque, qui, d’ailleurs, n’ont aucun rapport ni entr'elles, ni avec les idiomes américains, on est forcé de chercher l'origine de toutes ces analogies dans la nature générale de l'esprit humain,
D'autres fluesses grammaticales achèvent l’étonnement que nous inspirent les langues américaines. Dans les diverses formes des idiomes du Groënland, du Brésil et des Bétor, la conjugaison est autre lorsqu'on parle négativement ; le signe de négalion est intercalé dans le moscan 4 l'aruwWague aussi bien que dans la langue turque. Dans toutes les hngues amdricaines, les pronoms possessifs sont formés de sons annexés aux substantifs, soit au commencement, soit à la fin, et qui différent des pronoms personnels. Les idiomes guarani, brésilien, chiquite, quichua, tagalien et mantchou, ont un pronom pluriel de prenicre personne, nous, excluant le tiers auquel on adresse la parole, et un autre qui comprend ce tiers dans le discours. L'idiome tamanacan se distinguu des autres branches de la même langue par une richesse extraordinaire en formes indicatives du temps. Dans le même idiome et dans ceux des Guaycures et des Huastèques, ainsi que dans le hongrois, les verbes neutres ont des inflexions particulières. Dans les idiomes aruwaque et abipon, de même que dans les langues basque et phénicienne, toutes les personnes des verbes, à l'exception de la troisième, sont marquécs par ‘les préfixes pronominaux. L’idiome betoï se distingue par des terminaisons de genre, exprimées par os, qui manquent à toutes les autres langues d'Amérique.
Lorsque les Européens firent la conquête du Nouveau-Monde, la civilsation était concentrée dans quelques parties de la grande chaîne de plateaux et de montagnes. L’Anahuac renfermait le despotique Etat de Mexico où Teuoch-titlan, avec ses temples arrosés de sang humain, et Tlascala, peuplé de républicains non moins superstitieux. Les Zaques, espece de pontiles-rois gouveruaient, du sein de la cité de Condinamarea, ls moutignes de la Terre-Ferme, taudis que les fils du Soleil régnaient sur les vallées élevées de Quito et de Cuzco. Entre ces limites, le voya-
PACS
jl {
MEL) 1f
geur rencontre encore aujourd’hui de nombreuses ruines de palais, de h! temples, de bains et d'hôtelleries publiques. Parmi ces monuments, les téocalli des Mexicains rappellent seuls une origine asiatique : ce sont tA des pyramides plus petites, comme le sont les temples pyramidaux, M. appelés Cho-Madou ei Cho-Dagon dans l'empire birman, et Pkah-Ton dans fs
le royaume de Siam. D’autres monuments ne nous parlent qu’un lan.
gage absolument inintelligible. Les figures, probablement hiérogly. # phiques, d'animaux et d'instruments, gravées sur les rochers de siénite, ï | voisins du Cassiquiare, les camps ou forts carrés découverts sur les 1 bords de l’Ohio, ne nous fournissent aucun indice. On cite encore des à monuments d’une r'ture très douteuse. Les pentures de Toltèques, Ë anciens conquérants du Mexique, indiquaient d'une manière claire, dit. #4 on, le passage d’un grand bras de mer; assertion qui, après la disra. à vition des preuves, doit inspirer peu de confiance. Les peintures mexicaines existantes ont un caractère si obscur et si vague, qu'i | serait bien téméraire de les considérer comme des monuments histo. À
riques.
Les mœurs et les usages dépendent trop des qualités générales de l'esprit humain et des circonstances communes à plusieurs peuples, pour pouvoir servir de base à une hypothèse historique. Les peuples chasseurs, les peuples pêcheurs or:t nécessairement la même manière de vivre. Mais il est sans doute remarquable de voir les femmes ton: gouses et américaines s’accorder dans l’usage de coucher leurs enfants tout rus dans un tas de bois pourri et réduit en poudre ; cependant, les mêmes besoins et les mêmes localités expliq: .aient encore cette ressemblance. Il est encore digne de remarque que les anciens Scythes aient eu, comme les Américains, l’usage de scalper ou d’enlever à leurs ennemis la peau de la tête avec les cheveux, quoique sans doute la férocité ait partout inspiré à l’homme des excès semblables. Un certain nombre d’analogies plus importantes rattache le système religieux et
astronomique des Mexicains et des Péruviens à ceux de l’Asie. Dans le À
calendrier des Aztèques, comme dans celui des Kalmouks et des Tatars, les mois sont désignés sous des roms d'animaux. Les quatre grandes fètes des Péiuviens coïncident avec celles des Chinois ; les Incas, à l'instar des empereurs de la Chine, labouraient de leur propre main une certaine étendue de terrain. Les hiéroglyrhes et les cordelettes en
age € ecritut gstème
diait Lo:
jersonn ance d dans se£ l'Asie. Î ment re dionale mations gurces d'un tri
En gé continu au nord
Aunres le
jhiques tipales ( gration dns la contrait gremièt 178, le h cult chemin aujourc naissaic ks mé année $
et Azila
Lines de palais, de
ces monuments, ! | siatique : ce sont M
les pyramidaux,
arlent qu’un lan.
lités générales de lusieurs peuples, que. Les peuples la même manière * les femmes ton.
her leurs enfants udre ; cependant, aient encore cette s anciens Scythes | d’enlever à leurs que sans doute la lables. Un certain tème religieux et de l'Asie. Dans le uks et des Tatars, s quatre grandes 1ois ; les Incas, à eur propre main les cordelettes en
et Pkah-Ton dans M
lement hiérogly. à ochers de siénite, écouverts sur les PA n cite encore des À es de Toltèques, ; anière claire, dit. à i, après la dia. | e. Les peintures !
et si vague, qu'i monuments histo.
| age chez les anciens Chinois, rappellent d’une manière frappante diicriture figurée des Mexicains, et les quipos du Pérou. Enfin, tout le
dastème politiqu:. des Incas péruviens et des Zaques de Condinamarca, dut fondé sur la réunion du nouvoir civil et ecclésiastique dans la grsonne d’un dieu incarné. Sans attachor à ces analogies une impor ace décisive, on peut dire que l'Amérique, dans ses mœurs comme dns ses langues, montre l'empreinte d'anciennes communications avec Mise. Mais aucune tradition américaine ne remonte à l’époque infininent reculée de ces communications. Les peuples de l'Amérique méridionale n’ont presque pas de souvenirs historiques. Les traditions des ntions septentrionales se bornent à assigner la région où jaillissent les dources du Missouri, du Colorado et du Rio-del-Norte, comme la patrie d'un très-grand nombre de tribus.
En général, depuis le vire jusqu’au xmnr° siècle, la population paraîtavoir wntinuellement refiué vers le sud et vers l’est. C’est des régions situées «nord du Rio-Gila que sortirent ces nations guerrières qui, les unes près les autres, inondèrent le pays d’Anahuac. Les tableaux hiéroglyhiques des Aztèques nous ont transmis la mémoire des époques prinüpales qu'offre la ;: : migration des peuples américains. Cette miration a quelque a: :: :.e avec celle qui, au v°siècle, plongea l’Europe Dos la barbarie. Les peuples qui traversèrent le Mexique laissèrent, au contraire, des traces de civilisation. Les Toltèques y parurent pour ia première fois l’an 648, les Chichimèques en 1170, les Nahualtèques l’an 1178, les Acolhues et les Aztèques en 1196. Les Toltèques introduisirent h culture du maïs et du coton; ils construisirent des villes, des chemins, ct surtout ces grandes pyramides que l'on admire encore aujourd’hui, et dont les faces sont très-exactement orientées. Ils conmissaient l'usage des peintures hiéroglyphiques; ils savaient fondre ks métaux et tailler les pierres les plus dures; ils avaient une année solaire plus parfaite que celle des Grecs et des Romains. Mais quelle est {a source de cette culture? quel est le pays d où sorürent ksToltèques et les Mexicains ?
Les traditions et les hiéroglyphes historiques donnent à la première demeure de ces peuples voyageurs les noms de Huehuetlapallun, Tollan él 4zilan. Rien n'annonce aujourd'hui une ancienne civilisation de l’es=
LITE 4i
392 CI. ÎTRE PREMIER.
pèce humaine au nord de Rio-Gila, ou dans les régions septentrionales parcourues par Hecarne, Fiedler et Mackenzie; mais sur la côte nord. ouest, entre Noutka et le golfe Kenaitzien, les indigènes montrent un goût décidé pour les peintures hiéroglyphiques. Quand on se rap. pelle les monuments qu’un peuple inconnu a laissés dans la Sibérie
méridionale, quand on rapproche les époques de l'apparition des Tol. W
tèques, et celle des grandes révolutions de Asie, lors des premiers
mouvements : '; Huns ou Hioungnoux, on est tenté de voir dans les M
premiers © ‘.erants du Mexique une nation civilisée qui avait fui
des rives de 1 irtysch ou du lac Baïkal, pour se soustraire au joug des À
hordes barbares du plateau central de l’Asie.
Le grand déplacement des tribus américaines du nord est constaté M
par d’autres traditions. Tous les indigènes des États-Unis du midi pré. ! tendent y être arrivés de l’ouest, en passant le Mississipi. Les Chipiouans, M
ou Chepewyans ont seuls des traditions qui paraissent indiquer leur Î sortie de l’Asie. Ils habitaient, disent-ils, un pays très-reculé vers l’ouest, @
d’où une ration méchante les chassa; ils traversèrent un long lac, rem. À pli d'îles et de glaçons; l’hiver régnait partout sur leur passage ; ils dé- | barquerent près de la rivière du Cuivre. Ces circonstances ne sauraient | s'appliquer qu’à une émigration d’une peuplade de Sibérie, qui aurait À
passé le détroit de Béhring. Cependant, la langue des Chipiouans n'of. | fre pas un caractère plus asiatique que les autres idiomes améri- }
cains.
En dernière analyse, les traditions , les monuments, les usages, les |
idiomes, rendent très-probables plusieurs invasions de nations asiatiques dans le nouveau continent; mais toutes les circonstances concourent aussi à reculer l’époque de ces événements jusque dans les ténèbres des siècles antérieurs à l’histoire. L'arrivée d’une colonie de Malais est un événement vraisemblable , mis encore plus obscur. En résumé, nous devons conclure que la masse des América"'s est indigène.
Nous croyons superflu d'analyser toutes les opinions qui ont été proposées concernant l’origine des Américains. Il suffit de savoir que tout a été imaginé. La ressource banale de la dispersion des israélites a élé employée par un grand nombre d’écrivains. Huet, Athanase Kircher el un érudit américain, Siguenza, ont donné les Égyptiens pour ancêtres
aux
couf Amé
1 poux
y tique toriq nada seule L’c Guigi et Th le pre gran passa d'une Barto tenu ( Une Asiati suffra Horn, les Ce peupl Amér leur été je China s'y se évite chino remei qu'à 4 et no cains sa Ci
s septentrionales ur la côte nord.
es montrent un and on se raps dans la Sihéric parition des Tolrs des premiers
de voir dans les ?
sée qui avait fui
raire au joug des M
nord est constaté
nis du midi pré- !
pi. Les Chipiouans, ent indiquer leur 4
eculé vers l’ouest,
un long lac, rem.
ir passage ; ils dé-
ances ne sauraient ibérie, qui aurait À Chipiouans n'of- | :s idiomes améri- |
ts, les usages, les À
nations asiatiques lances concourent ns les ténèbres des > de Malais est un En résumé, nous gène.
ns qui ont été prode savoir que tout des israélites a été thanase Kircher et iens pour ancêtres
aux Mexicains. Les Cananéens ont été mis en avant par Gomara. Beaucoup d'auteurs ont soutenu la réalité des expéditions carthaginoises en Amérique, et on ne saurait en nier absolument la possibilité. Nous
1 pouvons, avec plus de certitude, exclure les Celies, malgré les artifices
äymologiques employés par Valençay pour retrouver des racines celtiques dans l’algonquin. Les Scandinaves ont conservé les preuves historiques de leurs navigations au Groenland, à Terre-Neuve et au Canada; mais elles ne remontent qu’au xe siècle, et elles prouvent seulovment que l'Amérique était déjà peuplée en totalité.
L'origine purement asiatique a trouvé de nombreux défenseurs. De Guignes et W. Jones conduisent, sans beaucoup de peine, l’un ses Huns et Thibétains , l’autre ses Hindous, dans le nouveau monde. Forniel a le premicr insisté sur les Japonais , qui, en effet, peuvent réclamer un grand nombre de mots américains. Depuis trois quarts de siècle, le passage des Asiatiques par le détroit de Béhring a été élevé au rang d'une probabilité historique par les recherches de Fischer, Srnith- Barton, Vater et AI. de Humboldt. Maïs ces savants n’ont jamais soutenu que tous les Américains fussent des colonies asialiques.
Une opinion mixte qui réunit les prétentions des Européens, des Asiatiques, des Africains et même des Océaniens, a obtenu quelques suffrages de poids ; elle a été savamment développée par Georges de Horn. Cet écrivain ingénieux exclut d’abord les Nègres, les Germains, ls Celtes, les Scandinaves, les Hindous, les Grecs, les Romains et les ” peuples sujets de ces derniers. Il cherche ensuite l’origine nrimitive des Américains chez les Huns et les Tartares-Cathayens; leur migration leur paraît très-ancienne. Quelques Phéniciens et Carthaginois auraient été jetés sur le rivage occidental du Nouveau-Continent. Plus tard, les Chinois s’y scraient transportés. Fac-Four, roi de la Chine méridionale, s'y serait enfui, avec plusieurs centaines de milliers de ses sujets, pour éviter le joug de Kouhlaï-Khan. Manco-Capac serait aussi un prince chinois. Ce système s'accorde assez bien avec plusieurs faits postérieurement observés. Quelque écrivain hardi et peu scrupuleux n'aurait qu'à s'emparer de ces faits, les combiner avec les hypothèses de Horn, et nous fabriquer ainsi une histoire certaine et véridique des Amériœains. Rien n'empêche même qu’un jour l'Amérique, enorgueillie de sa civilisation, ne se dise à son tour le berceau du genre humain. Déjà
deux savants des États-Unis, Bernard Romans et Jefferson, ont soutenu que les tribus du nord de l'Asie pouvaicnt aussi bien être les descen- | dants des Américains que ceux-ci des premières. Les érudils de tous 1 les pays ont le droit d'écrire aussi des romans ; malheureusement il rst . rare qu’il les fassent amusants.
No septe contr atiOI tribu tique
RS OP RER À caux rique qui S end l'Orég par | de m partid
DATA LE | tique D qu'à jusq
Po face, du N
n, Ont soutenu re les descenérudits de tous eusement il est