‹ Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde [microforme] (volume 4)Chapitre 63 sur 75 · RÉGION SELTENTRIONALE DE L’AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

RÉGION SELTENTRIONALE DE L’AMÉRIQUE

Nous allons décrire dans ce chapitre toute la partie de l'Amérique septentrionale qui s’étend au nord du 49° parallèle. Cette immense TE contrée, où a rigueur du climat arrête le développement de la popu- "el ation, et dont les rares habitants appartiennent pour la plupart à des ne tribus sauvages et indépendantes, a pour limites à l’est, l'océan Atlantique ; au sud, le Canada et la crête peu élevée qui forme le partage des eaux entre les deux moitiés de la grande plaine intérieure de l’Amérique du Nord. Mais, la limite méridionale de la partie de cette région qui s'étend entre les montagnes Rocheuses et l'océan Pacifique, des- «und jusqu’au 42° parallèle, de façon à comprendre le territoire de l'Orégon. A l’ouest, la région septentrionale de l'Amérique est bornée par le grand océan Pacifique, par la mer de Béhring et par le détroit de même nom qui sépare le Nouveau-Continent de l'Asie. Au nord. la partie continentale de l'Amérique est baignée par l’océan Glacial Arc- | tique ; mais il faut y ajouter un grand nombre de terres ou d'îles jus- [qu'à ce jour non complétement expivrées qui s'étendent peut-être jusque sous le pôle nord. 3

Pour mettre plus d'ordre dans la description de cette immense sur- AN face, nous la diviserons en trois parties : Région du Nord-Ouest, Région + ut À du Nord et Région du Nord-Est,

SECT. 1'°. — Région du Nord-Uuest.

Cette région embrasse toute la partie continentale de l'Amérique du Nord qui est située entre les Montagnes Rocheuses et l’Océan Pacifique, jusqu’au 42° parallèle au sud. L’archipel des Îles Aléoutiennes et d’autes Îles importantes dépendent de cette partie du continent.

4 # Cette immense contrée est partagée entre trois puissances. la Rusie, RE l'Angleterre et les États-Unis ; mais les possessions des deux premières deb

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ne sont guère que nominales ; les Américains des États-Unis sont seuls,

et ises

KIA par les nombreux émigrants de l’Orégon, en possession effective du .

Hd district que leur attribuent les traités. Fe

ù l: Par une convention conclue en 1895, le 443 40’ de longitude occi- À «on

APTE dentale a été fixé comme la limite entre l'Amérique anglaise et l'Amé. M Fee

RTE rique russe. Cette ligne passait à travers des régions alors également M mail

fly fl inconnues aux deux peuples ; et, depu's cette époque, ce n’est pas une ET #4 expédition russe, mais une expédition anglaise qui a exploré er. partie M ten:

É ; le territoire assigné à la Russie. Le capitaine Franklin dépassa cette A tères

M je limite d'environ 9 degrés, et en conséquence donna le nom de Roman- 4 Te

: ne zoff à un prolongement de la chaîne des montagnes Rocheuses. A par. 4 La

‘43 l tir de ce point, un espace d'environ 9 degrés complétement inconnu, ET

1 out s'étend à l’ouest et se termine à la pointe Barrow. De là jusqu’au détroit 1 plus

| ul ‘4 de Béhring, la côte nord a été relevée par Cook, et plus récemment par QE

ie Fa Beechey. L’embarcation envoyée par ce dernier atteignit la pointe Bar. toit

le row, qui est située par 74° de latitude ; mais le froid était si intense | ET :.. qu'avant la fin d’août l’embarcation se trouva prise par les glaces, et | iles

qu’il fallut couper celles-ci sur un espace de plus de 400 mètres afin de la dégager. Les tribus d’Esquimaux qui habitent cette contrée épouvantable, se montrèrent pacifiques et bienveillants : plus à l’ouest, a | cap Smyth, au contraire, ils se montrèrent audacieux et pillards. La pointe que Cook avait nommé cap Icy (cap Glacé) et qui avait arrêté ce | hardi navigateur, était libre de glaces lorsque Beechey la visita. Elle est basse et remplie de grands lacs qui sont extrémement rapprochés de la mer. En continuuut de se diriger au sud-ouest, on arrête au cap Lisburn et au cap Beaufort, dans le voisinage desquels vivent des Esquimaux de mœurs paisibles et hospitalières. Vers la pointe Ilope et le cap Thompson, on en rencontre qui se distinguent aussi par leur gaîté et leur hospitalité ; mais ces derniers sont d’une très-petile stature et extrémcment misérables. Les rochers qui forment le cap Mulgrave, sont situts À un peu en avant dans les terres, et l’espace qui les sépare de la mer ei rempli, comrae le sont d’autres parties de cette côte, par un grand nombre de pelits lacs. Les indigènes qu'y vit Bcechey, étaient plus grands que les autres Esquimaux. Ils paraissaient n'avoir encore jamais

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vu d’Européens, car ils furent saisis d’effroi en entendant un coup de fusleten voyant tomber un oiseau. Cependant ils manifestèrent beaucoup de bienveillance pour les Anglais. Ils leur offrirent comme des friandises, des intestins de phoque et du sang coagulé, et furent fort désappointés en voyant leur présent dédaigné. La prétendue entrée de Kotzebue n’est qu’un golfe profond. Lorsque le navigateur russe qui lui a donné son nom, voulut se mettrs en rapport avec les habitants, ceux-ci poussèrent des cris d’alarme et témoignèrent la plus grande défiance; néanmoins ils ne tardèrent pas à être en bons termes avec les Russes. Toutes les tribus qui habitent cette contrée, si maltraitée par la nature, appartienuent à la race des Esquimaux ; ils en présentent tous les caractères physiques et moraux. Ils sont en général doux et hospitaliers, et ne se montrent nullement dépourvus de curiosité et d'intelligence.

La côte jusqu’au cap du Prince de Galles est plate et assez peuplée. Le cap que nous venons de nommer est un pic élevé qui forme la pointe la plus occidentale de l'Amérique. Le détroit du Béhring qui sépare les deux continents, n’a ici que 923 lieues de largeur. Après avoir franchi le détroit en venant du nord, on entre dans une espèce de Méditerranée, appelée mer de Béhring, qui est ferinée au sud par la chaîne continue des iles Aléoutiennes. Outre les êles Clarke qui dépendent de l’Asie, on trouve dans la mer de Béhriag, les trois petites îles de Saint-Paul, de Saint- George et Loutre de Mer, sur les deux premières desquelles les Russes ont formé des établissements de pêche. Près de la côte d'Amérique est une entre île considérable, appelée Nounivak que l’on avait cru d’abord faire partie du continent.

Les Iles Aléoutiennes décrivent entre le Kamtschatka en Asie et la pépinsule d’Aluschka 2n Amérique, un arc de cercle qui joint presque ces deux terres ensemble. Elles présentent une seule et unique chaine, et ressernblent ainsi aux piles d’un immense pont qu'on aurait voulu jeter entre l’ancien continent et le nouveau. On distingue 12 îles principales, accompagnées d’un très-grand nombre d'autres petites îles et de rochers. L'Ile de Cuivre et celle de Behring se trouvent un peu détachées des autres et rapprochèes dela presqu'île de Kamtschatka ; aussi les avons-nous décrites à la suite de la Sibérie. Le climat des Iles

Aléoutiennes est plus désagréable par l'humidité que par la riguenr du froid. La neige, très-abondante, ne disparît qu’au mois de mai. Presque

toutes présentent des montagnes très-élevées, dont plusieurs sont des volcans soit éteints, soit actifs. Ces derniers sont au nombre de 95 ; on cite surtout ceux des Îles Ounalaschka, Oumnak, Akutan, Akun, Ounimak, Akcha, Tanaga, Kanaga, etc. Les Îles de Kenaga et d’Ounalaschka voient jaillir de leur sol glacé des sources bouillantes, dans lesquelles les habi. tants font cuire leurs viandes et leurs poissons. Les seuls quadrupèdes M qu’on rencontre dans cet archipel sont les renards et les souris. Parmi : les oiseaux, on remarque des canards, des perdrix, des sarcelles, des ! cormorans, des mouettes et des aigles. Les îles les plus rapprochées de À l'Amérique produisent quelques pins, mélézes ct chènes. Les îles occi. A dentales n’ont que des saules rabougris. La verdure a beaucoup d'éclat, ! Les montagnes produisent des müres de buisson, et les vallées des 1 framboises sauvages blanches et d’un goût fade. enfoi La population de toutes ces îles réunies n’excède pas actuellement M ca 4,000 mâles, dont 500 des plus robustes et des plus agiles sont cm. de à ployés par les chasseurs russes. Elle était autrefois beaucoup plus nom- les € brouse ; mais les Russes ont anéanti cette population avec ses mœurs, Qi les cl ses coutumes et sa liberté. Envoyés comme esclaves à la chasse où M Yétu: à la pêche, ces insulaires périssent en grand nombre sur la mer ou fi l'ava dans des hôpitaux mal tenus. L'île qui paraît être la plus peuplée es M le su Ounalaschka. Ces insulaires sont d’une taille médiocre : leur teint est brun. Ils ont le visage rond, le nez petit, les yeux noirs. Leurs cheveux, également noirs, sont rudes et très-forts. Ils ont peu de barbe au menton, mais beaucoup sur la lèvre supérieure. En général ils se percent la lèvre inférieure ainsi que le cartilage nasal, et y portent comme ornements de petits os façonnés ou de la verroterie. Les femmes ont des formes arrondies sans être jolies ; elles se tatouent le menton, les bras, A dessu les joues. Douces et industrieuses, elles fabriquent avec beaucoup d'art JM vent des nattes et des corbeilles. Leurs robes de peau d’ours ont le poil en JM S0uve dehors. Les baidares ou pirogues d'Ounalaschka sont pittoresques et tra [WE valléc vaillées avec art ; à travers la peau transparente dont elles sont cou- | tint : vertes, on aperçoit les rameurs et tous leurs mouvements. Ces insulaires pied « sont voués à des superslitions qui se rapprochent du schamanisme. Ils [A sol es n’ont point de cérémonie nuptiale. Quand un homme veut une femme, Î& Prod il achète du père et de la mère, ct il en prend autant qu'il en peut tu nourrir. S'il se repent de son acquisition, il rend la femme à ses pareuts À Put

plusieurs sont des ombre de 25 ; on n, Akun, Ounimak, inalaschka voient squelles les habi- A euls quadrupèdes M les souris. Parmi À des sarcelles, des M 18 rapprochées de À nes. Les îles occi. M beaucoup d'éclat, # et les vallées des !

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qui sont obligés de restituer une partie du prix. Les peuples de cet archipel se paraissent pas entièrement exempts d’un amour contre nature, ils rendent des honneurs aux morts et embaument leurs corps. Une mère garde ainsi souvent son enfant privé de vie avant de le confier à laterre. Les restes mortels des chefs et des hommes riches sont suspendus dans des hamacs où l’air les consumie lentement. La langue des Aléoutiens, différente de cetle des habitants du Kamtschatka, paraît avoir quelque analogie avec les idiomes de Jeso et des îles Kouriles.

L'ile de Kodiak, au sud de la péninsule d’Alaschka, est montueuse et entrecoupée de vallées. Ses habitants, qui s'appellent Koniaghes, sont au nombre de 2,500, sans compter les Russes qui ont fixé ici leur principal établissement. Les habitations des insulaires de Kodiak, moins enfoncées que celles des Aléoutiens, sont à moitié cavernes et à moitié cabanes ; on y a même introduit le luxe d’une ouverture pour la sortie de la fumée. Les femmes sont idolâtres de leurs enfants ; quelques-unes les élèvent d’une manière très-efféminée. Elles souffrent que les chefs les choisissent pour objets d’un goût dépravé, Ces jeunes gens sont alors vêtus comme des femmes, et on leur apprend à s’occuper de tous Les travanx du ménage. Les productions végétales de l’île de Kodiak sont le sureau, une immense quantité de framboisiers et de groseillers, et beaucoup de racines qui, avec le poisson, forment la nourriture des Labitants. Dans l’intérieur de l’île il y a de grandes forêts de pins qui fournissent d’excellent bois de construction.

La partie du continent américain qui avoisine ces Îles ainsi que celle qui est baignée par les flots de la mer et du détroit de Behring, présente de toutes parts les aspects les plus sauvages et les plus sombres. Au dessus d’une rangée de collines, couverte de pins et de bouleaux, s’élèvent des montagnes nues, couronnées d'énormes masses de glaces qui souvent s’en détachent et roulent avec un fracas épouvantable vers les vallées qu’el'"s remplissent, ou jusque dans les rivières et baies où, restant sans fondre, elles forment autani de rivages de cristal. Entre le pied de ces mon'agnes et la mer s'étend une lisière de terres basses ; leur sl est presque partout une lerre noire et marécageuse, Ce terrain ne produit que des mousses grossiéres, des gramens très-courts, des vaciets el quelques autres petites plantes. Les pins grandissent pourtant sur une partie de ces sombres rochers. Après les pins, Pespèce la plus répandue

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est celle des aulnes. En beaucoup d'endroits on ne voit que des arbres pains et des arbrisseaux. Sur aucune côte connue l’on n’a remarqué d'aussi rapides envahissements de la mer sur la terre, Les troncs des arbres qui avaient été coupés par des navigateurs européens, ont été retrouvés, au bout d’une dixaine d'années, enfoncés dans l’eau avec les terrains qui les portaient,

Les habitants de la côte du détroit de Béhring paraissent de la même race que les Tchouktchis, sur la côte opposée d'Asie. Leurs hameaux, plus nombreux qu’on ne le supposerait sous un pareil climat, sont situés le long des rivages de la mer jusqu'au golfe Kamichatkien appelé par Cook Baie de Bristol, L'intérieur n’a pas été visité, Les Aoniaghes habitent la partie orientale de la péninsule d’Alaschka, presque séparie du continent par le lac Schelekoff. Is paraissent, ainsi que les Kenaïtzes, leurs voisins à l’est, de la même race que les Aléoutiens. Les Kenaïtzes ont donné leur nom au golfe Kenaïtzien, Plus à l’est, demeurent les Tchougatches, peuplade d’une taille avantageuse et qui parle un idiome rapproché de celui des Tchouktchis. La baie, remplie d'îles, qui se re-

marque sur la côte qu'ils habitent, est appelée golfe Tchougatchien, Unc

rivière sépare cette tribu de celles des Ougalakhmiouts, voisins du célèbre Mont Saint-Élie.

Plus au sud, la côte que baigne l'océan Pacifique est bordée par deux

archipels considérables auxquels Vancouver a donné les noms d’4r. | chipel de Georges III et d’Archipel du prince de Galles. La côte elle. #

même est entièrement découpée par des canaux qui entrent très-avan! dans les terres, surtout le Canal de Portland; mais on n’y a découvert aucune rivière de long cours. Les courants d’eau qu’on y rencontre, méritent à peine le nom de ruisseaux. La partie de cette côte qui estau nord de l'archipel du Roi Gcorges et de l'Ile de l'Amirauté, a reçu du même navigateur le nom de Nouveau Norfolk, et celle à l’est de ces groupes d'îles, celui de Nouveau Cornouailles, Ces verres, ainsi que celles que nous avons déjà décrites, appartiennent à ce que l’on appelle l’Amirique russe; mais cette possession = .t singulièrement précaire et ne peut subsister que sous le bon plaisir des États-Unis de l'Amérique, qui son! à cette heure les voisins des Russes. Le principal établissement de ces derniers, appelé Nouvelle Arkhangel, est situé dans l’une des îles de l'archipel du Roi Georges, l'île Sitka. La Nouvelle Arkhangel n’est qu'un

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AMÉRIQUE. 31 village dont la population ne dépasse pas un millier d'âmes, Les maisons particulières, les édifices publics et les fortifications elles-mêmes, sont construits en bois.

La côte éprouve un froid très-rigoureux. A 53 degrés ot demi, sur le Canal de Gardner, qui, à la vérité, s’avance beaucoup dans les terres, on voit des montagnes couvertes de glaces ct de neiges qui paraissent ne jamais se fondre. Plus près de la mer, le climat plus doux perinet aux forêts de pins de revêtir les rochers, d'ailleurs nus et escarpés, Les framboisiers, les cornouillers, ies groscillers, la plante appelée thé de Labrador, y abondent. Dans les îles de l'archipel du Roi Georges, le sol, quoique rocailleux, présente plusieurs crevasses, lisières et petites plaines où s'élèvent de magnifiques forêts de pins et d'autres arbres de haute futaie. On n’y voit nulle part des glaces eternelles. Le sigle et l'orge ont réussi dans l’île de Sitka : ainsi, c’est incontestablement l'élévation du sol qui rend si rude le climat du continent,

Les belliqueux et féroces Kolougis où Kalougiens habitent cette côte. Munis de quelques armes à feu, ils font aux Russes une gucrre opiniâtre. La Pérouse rend le compte le plus avantageux de l'esprit actif et industricux des indigènes. Forger le fer et le cuivre, fabriquer à l'aiguille une sorte de tapisserie, natter avec beaucoup d'art et de goût des chapeaux et des corbeilles de roscaux, tailler, sculpter et polir la pierre serpentine, telles sont les prémices de la civilisation naissante de cette tribu. Mais la fureur du vol, l'indifférence entre parents ct époux, la malpropreté des cabanes, et la coutume dégoûtante de porter dans la lèvre fendue un morceau de bois, les rapproche de leurs sauvages voisins et des Russes sibériens qui viennent aggraver ici la bar barie primitive de tous les maux d’une barbarie vicillie,

Les pelleteries que les Russes tirent de ces contrées, 1: viennent principalement des loups marins et des autres animaux du genre des phoques, ainsi que des loutres de mer. Ces derniers animaux, vivement poursuivis, commencent à devenir rares. Les Indiens, employés comme chasseurs, apportent de l'intérieur du continent des peaux de renards bleus, noirs et gris. La Compagnie russe d'Amérique possède un fonds de 6 millions et demi; les principaux intéressés sont des négociants d'Yrkoutsk en Sibérie, Les factoreries semées sur la côte et dans les îles sont des amas de cahances entourées d'une palissade en bois,

La contrée quis’étend au sud de l’Amérique russe jusque vers la Ca. ! lifornie, paraît former une suite de plateaux circon:crits, à l’est et à | ouest, par deux chaînes de montagues ; la chaîne de l’ouest est très. !

rapprochée de la côte; la chaîne orientale, ainsi que nous l'avons dit,

n’est auire que celle des montagnes Rocheuses, et se trouve distante de !

Ja mer d’une centaine de lieues environ. Dans cette partie de la chaîne Rocheuse, les sommets paraissent élevés d'environ mille mètres au.

dessus de leur base, qui elle-même doit être très-élevée. puisque Mac- !

kensie y éprouva un froid plus vif qu'au fort Chipewyan. Les sommets portaient des neiges éterneiles. Mais quand on a franchi la chaîne an descend vers la mer par un pente extrêmement rapide ; aussitôt Je climat change, l'empire du printemps succède à celui de l’hiver.

Cette région est arrasée par de grands et magnifiques cours d’eau. On distingue surtout le Frazer où Tacoutché-Tessé, le plus septentrional, qui se jette dans le golfe de Georgic, vis-à-vis l’île Noutka; la Calédonie, qui se décharge dans le même golfe, mais plus au sud, et l’Orégon, appelé

aussi Columbia, qui reçoit à droite et à gauche des afiluents considéra. 4

bles. Ainsi, la rivière de Lewis, à son affluent avec la Columbia, est large

d'environ 523 mètres, et la Columbia elle-même a 873 mètres de lur. ! geur. Un peu au-dessous de sa jonction, ce deruier fleuve devient large !

de 1,660 à 5,000 mètres.

Tout ce territoire, qui appartient aux Étais-Unis, forme un district |

particulier qui a reçu le nom de territoire de l’Orégon ; mais Vancouver, dans son exploration maritime au nord-ouest de l'Amérique, avait imposé à la partie la plus septentrionale de la côte de ce territoire, la dénomination de Nouveau Hanovre et celle de Nouvelle Géorgie, à la plus méridionale; ces dénominations subsistent encore. La Nouvelle Géorgie csl située entre le 44° et le 50° de latitude boréale. Le golfe de Géorgie est très-considérable; il communique avec l'océan Pacifique, au sud par le détroit Claaset, qu’on su)pose être celui de Jean Fuca, et au nord par le détroit de /a Reine Charloite.

La Nouvelle Géorgie offre des rivages d'une élévation moyenne et agréablement diversifiés par des collines, des prairies, de petits bois et des ruisseaux, Mais derrièreces bords s'élèvent des montagnes couvertes de neiges é.ernelles, parmi lesquelles les monts Rainier et Olympe se disüiuguent par leur élévation. On aperçoit le premier à la dislauce de plus

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Liequarante lieues ordinaires. Des mines de fer très-riches paraissent

pabonder, Une végétation vigoureuse indique la fertilité du sol. Dans ks forêts croissert en abondance la sapinette à feuilles d’if, le pin blanc,

Ahoeulior du Canada, l'arbre de vie, l'if ordinaire, le chêne noir et le | ; ,

chêne commun, le frêne d'Amérique, le coudrier, le sycomore, l'éra-

Que à sucre, l'érable des montagnes, l'arbausier d'Orient, l’aune d'Amé-

rique, lo saule ordinaire, le sureau du Canada et le cerisier de Penslvanie, Dans la fertile vallée qui forme le bassin inférieur de la Cobmbie, les arbres sont de la plus grande beauté. Les sapins s'élèvent jisqu'à 300 pieds de hauteur, et ont jusqu'à 45 pieds de circonférence. Ces géants du règne végétal joignent l'élégance à la majesté; leurs co-

Ahnucs s'élovent jusqu’à 200 pieds avant de se séparer en branches. Les qadrupèdes n'offront rien de particulier. On y a vu des ours, des

Muims de Virginie, des renards, mais point de bisons ni de bœufs mus-

qués: ces animaux ne paraissent pas dépasser la chaîne des Montagnes Rochenses, Parmiles oiseaux deterre,onaremarquéuneespècedecolibri.

Le Nouveau Hanovre s'étend du 50e au 54° parallèle. Devant ses côtes etsitné un archipel appelé Zles Fleurieu, par La Pérouse qui le déœuvrit, et débaptisé par Vancouver pour les donner à la Princesse lyale d'Angleterre. La plus grande de ces îles porte le nom d’fle de la line Charlotte; elle est séparée de la côte par un large canal ou bras de l'Océan, Les parties du Nouveau Hanovre qui avoisinent la mer ouverte, ressemblent pour la configuration du sol et pour les végétaux, à la Nouvelle Géorgie, Près le Détroit de Fitz-Hughes, les côtes consistent en rochers taillés à pic, divisés par des crevasses, dans lesquels on trouve une tourbe très-inflammable, et des pins d’une grosseur médiocre. Le luxe végétal est ici presque le même que dans la Nouvelle-Géorgie. Les pins ot les bouleaux forment les forêts dans les parties les plus élevées; ur les montagnes inféricures, on voit des cèdres ou plutôt des cyprès qui ont quelquefois 24 pieds de circonférence, des aunes dont le tronc sélève à 40 pieds avant de pousser des branches, enfin des sapins, des peuplicra, des érables, des pommiers et d’autres arbres utiles. Le pamis sauvage croît en abondance autour des lacs, et ses racines fourissent une bonne nourriture. Les rivières fourmillent de truites, de tarpes et de saumons.

Parmi les Îles de la Nouvelle Géorgie, la grande île de Quadra et Van-

Le 334 CHAPITRE DEUXIÈME.

1e couver, plus connue sous le nom de Noutka, est ia seule qui mérite notre

je attention. La terre végétale y forme en quelques endroits une couche ne

Le de deux pieds, Le climat est ici considérablement plus doux que sur la chent re côte orientale d'Amérique, à la même latitude. Le thermomètre cen- obser

" tigrade, dans le mois d’avril, ne fut jamais au-dessous de 9 degrés du- cheus

rant la nuit, et, pendant le jour, il s’éleva à 16 degrés. L’herbe était déjà de let

longue d’un pied. Le «limat de cette île est aussi favorable aux arbres aplat

que celui du continent voisin. à cell

AE C’est surtout dans les environs de Noutka que les voyageurs euro. nomi l Me HA x péens ont eu l'occasion &’observer les habitants indigènes. Ces sauvages habit Le fai : \ s'appellent eux-mêmes Wakash. Leur taille est au-dessous de la taille conn! RE ordinaire, mais ils ont le corps musculeux. Leur visage offre des pom- indé mettes proémincntes; il est souvent très-comprimé au dessus des tite

joues, et il semble s’abaisser brusquement entre les tempes. Leur nez, tanéh

aplati à la base, présente de larges narines et une pointe arrondie. Ils oi

ont le front bas, les yeux petits et noirs, les lèvres larges, épaisses ct sont «

arrondies. En général, leur barbe est rare, leurs sourcils sont peu four. { En £

UN nis et toujours droits; mais ils ont une quantité considérable de che. 1 plate.

|: Mi VE veux très-durs, très-forts, et sans aucune exception, noirs, lisses et du \ ACT AR flottants sur leurs épaules. De grossiers vêtements de lin, des couver. Æ 1 . tures de peaux d'ours ou de loutres de mer. les couleurs rouge, noire eur a ta et blanche, dont ils enduisent leur corps, tout leur costume ordinaire F gran ve List retrace l’image de la misère et de l'ignorance. En temps de guerre, ils Qu des | ri s’affublent la tête de morceaux de bois sculptés qui représentent des | plusit FA têtes d’aigies, de loups, de marsouins. Plusieurs familles demeurent en- # patal semble dans une même cabane; des demi-cloisons en bois donnent à ces Man

huttes l'air d’une écurie. Quelques-unes de leurs étoffes de laine, quoique fabriquées sans le secours d’un métier, sont très-bonnes et ornées | de figures d’un coloris éclatant. lis sculptent en bois des statues grossières. Leurs pirogues Jégères, plates et larges, voguent sur les flots rs d'une manière assurée, sans l’aide d’un balancier, distinction esscn- 14 MEME tielle entre les canois des peuplades américaines et de celles qui hæ | CHE bitent les parties méridionales des Grandes-Indes et les îles de l'Océanie, à Leur attirail de pêche et de chasse est ingénieux On remarque une espece de rame garnie de dents, avec laquelle ils accrochent les pois sons et le javelot avec lequel ils frappent la baleine,

e qui mérite notre roits une couche S doux que sur la hermomètre cens de 9 degrés du- L’herbe était déjà brable aux arbres

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AMERIQUE. 395 Les tribus qui occupent la Nouvelle Géorgie différent en taille, mœurs et manière de vivre; mais, pour les principaux traits, elles se rapprochent cependant toutes des insulaires de Noutka. Lewis et Clarke ont observé les habitants de l’intérieur. En descendant des Montagnes Rocheuses, ils virent plusieurs tribus qui ont l'habitude d’aplatir la tête de leurs enfants encore très-jeunes. Les Solkouks ont le crâne tellement aplati que le sommet de la tête se trouve sur une ligne perpendiculaire à celle du nez. Les idiomes des tribus diffèrent autant que leur physionomie. La langue des Enouchours, comprise par toutes les tribus qui habitent sur la Columbia au-dessus de la grande chute du fleuve, est inconnue plus près de la côte où l’on sert de l’idiome des Echillouts qui en diffère absolument. Le langage des Killamouks est très-répandu parmi les tribus qui demeurent au sud, entre la côte et la rivière de Wallameh Où Multnomah, l'un des principaux affluents de la Columbia. Les Koukouses, voisins des Killamouks, mais plus reculés dans l’intérieur, sont d’une autre race; ils sont plus blancs et n'ont pas la tête aplatie. En général, le teint de toutes ces tribus, soit à tête ronde, soit à tête plate, est d’un brun cuivré, plus clair que celui des peuplades du bassin du Missouri et de la Louisiane. Vivant de pêche, ils accordent aux frmmes plus de considération qu'elles n’en ont chez les peuples chasscurs. L'air maritime gâte leurs yeux. Les tribus aux environs de la grande chute de la Columbia, construisent des maisons en bois. Quelques tribus du Nouveau Hanovre observées par Mackenzie, offrent plusieurs traits qui nous rappellent les insulaires de Taïli ct de Tongatabou. Les habitants de la rivière du Saumon, ou comme ils la nomment, de l’Annahyou-Tessé, vivent sous un gouvernement despolique. Ils ont deux fêtes religieuses, l’une au pristemps, l’autre en automne. Dans leurs réceptions solennelles, ils étendent des nattes devant leurs hôtes ; le peuple s’assied par devant en demi-cercle ; ils marquent leur amitié pour un individu en le revêtant de leurs propres habits; ils y joignent quelquefois l'offre de leur place au lit conjugal. Mais ces traits se retrouvent chez beaucoup d’autres peuplades de l'Amérique et de l'Asie, Ces peuples sont assez généralement d’une taille moyenue, forts et charnus; ils ont le visage rond, les pommettes très-saillantes , l'œil pelit et d’une couleur grise mêlée de rouge, le teint à la fois olivâtre et cuivré. Leur tête prend la forme conique par la suite de pressions con-

tinuelles depuis l'enfance. Leurs cheveux sont d’un brun foncé. Is font leurs habits d’une espèce d’étoffe tirée de l’écorre de cèdre, et quelquefois enlacée avec des peaux de loutre. lis sont très-habiles sculpteurs; on voit leurs temples soutenus par des piliers de bois en forme de cariatides ces figures sont les unes debout, dans la posture des vainqueurs, les autres sont courbées et comn'e accablées sous un fardeau. Les Indiens Sloud-Couss habitent l'endroit où la haute chaîne de montagnes qui bordent la mer, commence à s’abaisser vers le bassin du Tacoutché- Tessé. Ces Indiens ont la phy< nomie agréable et montrent beaucoup de propreté ; les femmes, ch27 «ux, ne sont point maitraitées. Ils conservent les ossements de :<ars pères, enfermés dans des caisses ou suspendus à des poteaux. Fideles gardiens des effets que les voyageurs leur avaient laissés en dépôt, ils s’efforçaient de voler tout ce qu'ils voyaient dans les mains de ces mêmes étrangers. Les Indiens nommés Nanscoud ou de la cascade, les Nagails et les Athnas habitent sur le haut du Tacoutché-Tessé. Parmi leurs divers idiomes, il y en a qui ressemblent aux langues des Chipiouans et d’autres nations du Canada,

Vancouver a vu sur la côte des villages qui étaient placés sur une espèce de terrasse artificielle. Le village de Chélaskys , dans le détroit de Johnston, quoique composé de misérables huttes, est décoré de peintures qui paraissent avoir un sens hiéroglyphique ; cette espèce de peinture est répandue sur toute la côte nord-ouest.

Les habitants de la baie de Tchinkitané ou haie de Norfolk, dans l’archipel du Roi Georges, ressemblent, pour la taille et la figure, aux habitants de Noutka ; mais leurs cheveux rudes les rapprochent des tribus plus septentrionales et de la race des Esquimaux. Les jeunes gens s’arrachent la barbe, les vieux la laissent croître. Les femmes portent un ornement bizarre qui leur donne l'air d’avoir deux bouches, et qui consiste dans un petit morceau de bois qu’elles font entrer de force dans les chairs au-dessous de la lèvre inférieure. Ces peuples montrent beaucoup d’adresse dans leur manière de faire le commerce, et beaucoup de courage dans leur pêche de la baleine. Leur tannerie, sculpture, peinture et autres arts, les présentent comme un peuple intelligent ct industrieux. Ils conservent la tête des morts dans des espèces de sarcophages qui sont ornés de pierres polies.

D’assez nombreux émigrants américains se sont transportés dans ce

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AMERIQUE. 227 vaste et fertile territoire et y ont formé divers établissements, Le fort

4storia, sur l'Orégon, est le centre des opérations pour le commerce des pelleteries.

SECT. 2e. — Région du Nord,

Lorsqu'on franchit les Montagnes Rocheuses, on voit s’incliner vers la baie d'Hudson et vers l’océan Glacial arctique, un immense pays entecoupé de lacs, de marais et de rivières plus qu'aneuñe autre région du globe. Peu de montagnes s'élèvent au-dessus de cette plaine sanvage tglaciale. Les nombreuses eaux de ces contrées s'écoulent les unes vers les mers du nord, les autres dans la baie ou plutôt dans la mer d'Iludson, Parmi les premières, on remarque la rivière d'Athapeskow ou de l'Elan, et celle d'Oungigah ou de la Paix. Celle-là vient du sud et se jerd dans Île lac des Montagnes où &'Athapeskow ; celle-ci descend du plafau du nord-ouest et se rend dans le même lac. Les deux rivières réunies sortent de ce lac sous le nom de fleuve de l’Esclave, qui va se jeter dans le lac de l'Esclave, d'où il sort ensuite sous le nom de Mackenzie, qui court au nord-ouest et se décharge dans l’océan Gladal, Ce lac, qui a plus de cent lieues de long, est semé d’iles avec de grands arbres semblables à des müricrs. Mackenzie les trouva couwrts de glaces dans le milicu de juin. Tous ces lacs et fleuves offrent ui cours d’eau non iuterrompu de plus de 600 lieues. Le Mackenzie ommunicue aussi avec le vaste lac du Grand-Ours, dont la surface est igale à cese du lac de l'Esclave. Pourquoi faut-il que ces superbes fleues et ces magnifiques nappes d’eau baignent inutilement des déterts

Rihcés?

Deux autres fleuves méritent encore d’être cités, le Thliou-5-Tcho et le Coppermine ou rivière du Cuivre. Le premier, appelé aussi Back du nom de l'intrépide voyageur qui l'a découvert ct a exploré son cours, nait à l'extrémité orientale du lac Aylmer, et coule dans la direction du nordel pour se jeter dans l’océan Arctique. Ce fleuve, dont le cours est évalué à plus de 200 licues géographiques et qui présente des rapides, des cascades et des rochers dangereux, traverse un grand lac auquel Back a donné le nom de lac Macdougal, Le Coppermine, ainsi nommé d'une mine de cuivre, fort peu riche d’ailleurs, qui l'avoisine,

Nil. 48

334 CHAPITRE DEUXIÈME, | sort du lac Pois et se jette dans l'océan Glacial après un cours pen étendn. L'emhouchure de cc fleuve se trouve entre celle du Mackenzie et celle de la rivière Back. C’est à Hearne que l’on doit sa découverte,

La rivière appelée Missintei où Churchili, se jette dans la baie d’Hudson, mais communique, par es lacs, avec le fleuve Athapeskow; com. munication précieuse, si elle avait lieu sous un climat tempéré, Deux: rivières considérables qui viennent du picd des Montagne: fiocheus. forment le Saskatchewan, fleu\e qui, après avoir formé uz grave rapide, descend dans le lac Winnipeg, lie de plus de soixante lieues de fong sur trente ou quarante de large. S&s bords s'ombragont d'ériles à sacre de peupliers : ils rrésentent des plaines fertiies, où croit ! riz du Canada (zizania aqua'ica), Ce lac qui reçoit encore la grande rivière des 45. siniboins, unie à Ja rivière Rouge, se décharge dans la baie d'Hudson, par los fleuves Nelson ct Sourrn,

L'extrème riguour des hivers se fait sentir jusque sou: le 5% }r fêle. La glacc sur les rivicres a huit pieds d'épaisseur, et l'eau de-vie x

gele. Le froid ÿ fait “later Le rochers avec un bruit horrible, égal à 4 celui de la grosse «rillerie: les débris velent à une distance étonnante, La temp'rature y »st sujette aux plus capricicuses variations; la pluie |

vient vous surprendre au moment où vous admirez l'éclat d’un soleil

pur, et cet astre vous consolera souvent, au milieu d'une ondée, par |

une appurition soudaine, L'aurore boréale verse sur ce climat des clartés qui, taniôt douces et pures, tantôt Cblouissantes et agitécs, égalent ceiles de la pleine lune. Mais ces scènes imposantes ne font qu’ajoutr à Ja solennelle tristesse du désert. Rien n'est plus affreux que les environs de la baie d'Hudson. De quelque côté que l’on jette la vue, o:

n’aperçoit que des terres incapables de culture, que des rocs escarpés, qu'entrecoupent des ravins profonds et des vallées stériles, où le soleil !

ne pénètre point, et que rendent inabordables des glaces et des amas de neige qui semblent ne fondre jamais. La mer n'est bien libre dans

cette baie, que depuis I: commencement de juillet jusqu’à la fin de scp- |

tembre. Encore y rencontre-t-on alors assez souvent des glaçons, qui jettent le navigateur dans un grand embarres,

La baie d'Hudson ne nourrit qu'une petite quantité de poisson ; mais Ts lacs, même les plus septentrionaux, abondent en espèces excellentes, telles que brochets, esturgeons, truites. Leurs bords sont peuplés d'oi-

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AMÉBIQUE. 330 sceaux aquatiques, parmi lesquels on remarque plusieurs espèces de cygues, d'oies et Ge canards. Les principaux quadrupèdes sont le buffle, l'élan, le bœuf musqué, le daim, le castor, le loup, les renards de différentes couleurs, le lynx ou le chat sauvage, l'ours blanc, l'ours noir, le wolverène, la loutre, le jackash, la marte-à-pin, l'hermine ou le furet puant, le rat musqué, le pore-épie, le lièvre, le lapin, l'écureuil des bois, l’écureuil rampant, les souris de différentes espèces.

Sur les bords de la rivière de Churchill viennent principalement piuevis arbustes à baies, le groseiller, trois espèces d’airelle, le cassis,

À : lruisier, et une petite espèce d’églantier ; la bardane, l’oscille, la dent

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