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fumée, retombe sur elle-même en girandole, Le jet d'eau que forme le Stok a un moindre diamètre, mais il s’élance avec plus de force que le Geyser, et parvient à une élévation supérieure. Henderson, en y jetant une pierre, l’a vu s'élever à 184 pieds. Ces sources ne jaillissent pas d'une manière continue, mais par intermittences, et on observe assez souvent qu’elles alternent entre elles. Le Badstofa lance ses eaux à 40 pieds pendant dix minutes, s'arrête autant de temps, puis recommence. Cette source est remarquable par sa périodicité régulière et en outre par l'élévation de sa température, qui est de 82 degrés centigrades. Toute cette infernale vallée est remplie de sources et environnée de
laves et de picrres-ponces. Ces eaux bouillantes, et pri -‘palement celles du Geyser, déposent sur leurs bords, une croi! ‘siliceux. Les {slandais tirent quelque parti de ces sources « jadis ont servi à baptiser leurs ancêtres païens. Ils y font , légumes,
viandes, œufs et autres aliments; ils y lavent aussi leur linge. Les sources moins chaudes servent à se baigner. Les vaches qui boivent de leurs eaux, donnent une quantité de lait extraordinaire. Outre ces magnifiques jets d’eau, l'Islande a encore des sources minérales, que les habitants appellent sources de bière. Cette dénomination semble démontrer qu'ils n’en ont pas toujours négligé l'usage comme aujourd’hui.
Une des productions les plus singulières de cette île, est cette masse noirâtre, pesante, propre à brûler, nommée en islandais surturbrand : c’est un bois fossile, legerement carbonisé et qui brûle avec flamme. Une autre espèce de bois minéralisé, est plus pesante que la houille et brûle sans flamme ; elle contient de la calcédoine dans ses fissures transversales.
Les montagnes eentrales renferment du fer et du cuivre, que le manque de bois empêche d’exploiter, du marbre, de la chaux, de la terre à porcelaine, des agates, du jaspe et autres pierres. Le soufre est extrèmement abondant. Les mines de Krisevig et de Husavig sont les plus considérables : on a établi une raflinerie de soufre dans ce dernier en= droit, Les collines de soufre présentent un phénomène peut-être aussi pittoresque, maïs à coup sûr beaucoup plus effrayant que le Geyser. A Leur pied, on voit l'argile dans une ébullition continuelle; on entend les eaux bouillonner et siffler dans l’intérieur de la montagne; une va- [peur chaude couvre ce terrain, d’où souvent il s'élance des colonnes
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d’eau boueuse. Le soufre qui forme la croûte de ces couches d'argile est ordinairement très-chaud, et s’y présente dans les cristallisations les plus magnifiques. L’île ne produit pas de sel; mais la mer qui l’avoisine a les eaux aussi salées que celles de la mer Méditerranée. Le sel qu’on en tire donne au poisson une teinte bleuâtre.
Le ciel de l'Islande étale aussi des prodiges. A travers un air rempli de petites particules glacées, le soleil et la lune paraissent doubles ou prennent des formes extraordinaires : l’aurore boréale se joue en mille reflets de couleurs diverses ; partout l'illusion du mirage crée des rivages et des mers imaginaires. Le climat ordinaire serait assez tempéré pour permettre la culture du blé, qui autrefois était suffisante aux
besoins d’une population beaucoup plus considérable, Mais lorsque les !
glaces flottantes viennent à s'amonceler entre les promontoires septen-
trionaux de l’île, tout espoir de culture cesse pour une ou deux années,
Un froid effroyable se répand sur toute cette terre; les vents apportent des colonnes de molécules glacées ; toute végétation s'éteint, Dans un siècle, on a compté 43 mauvaises années, dont 14 de famine, Les années
4784 et 1785, dans lesquelles la rigueur des hivers succéda aux terri. |
bles éruptions volcaniques que nous avons décrites, virent périr 9,000 hommes, ou un cinquième de la population, 28,000 chevaux , 44,491 bêtes à cornes, et 190,488 bêtes à laine.
L’orge est la céréale qui réussit le mieux en Islande. L’elymus are. narius, en islandais melur, est une espèce de blé sauvage qui donne une bonne farine. Diverses sortes de lichen ct de fucus servent à la nourriture. L'Islande produit, comme la Norwége, une immense quantité de baies sauvages d’un goût excellent. La culture de la pomme de terre csl aujourd’hui connue dans toute l’île, et le jardinage y est aussi for’ répaudu. Il y avait autrefois de grandes forêts qui abritaient les vallées méridionales. Une mauvaise économie les a dévastées; on ne trouve présent, en Islande, que quelques bois de houleaux ot beaucoup de broussailles. Mais la mer se churge d’approvisionner les habitants en bois de construction et de chauffage. C'est un des phénomènes les plus étonnants que cette immensequantité de gros troncs de pins, sapins et autres arbres qui viennent se jeter sur les côtes septentrionales de l'ile, princi- ” palement sur le cap Nord et le cap Langaness. Le bois arrive sur ces deux points en telle abondance, que l’on en néglige la plus grande partie,
couches d'argile M cristallisations les 11 mer qui l’avoisine M née. Le sel qu’on