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ers un air rempli issent doubles ou e se joue en mille rage crée des rirait assez tempéré ait suffisante aux | >, Mais lorsque les montoires septene ou deux années.
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britaicent les vallées es; on ne trouve à ix ot beaucoup de es habitants en Lois
ènes les plus étonns, sapins et autres ales de l'ile, princibois arrive sur ces plus grande partie.
Les chevaux sont de la même espèce que ceux de la Norwége. Les bœufs et les vaches sont pour la plupart sans cornes : les moutons, au contraire, en ont quelquefois trois ; il sont très-grands et ont une laine fort longue. L'Islande compte environ 400,000 bêtes à laine, et 40,000 individus de la race bovine. Les pâturages pourraient être la vraie richesse de l’île : mais is sont complétement abandonnés à la nature. Le gouvernement danois a fait transporter des rennes dans cette Île; ces utiles animaux s’y multiplient. Les renards d'Islande fournissent de belles pelisses : c’est le seul quadrupède sauvage du pays. Parmi les oiseaux, nous citerons le canard qui fournit l’édredon, et les faucons. Les blancs, qui sont rares, valent une centaine de francs la paire. La mer et les rivières offrent aux Islandais des avantages qu’ils négligent trop. Les rivières fourmillent de saumons, truites et autres poissons qui y vivent et meurent en repos. Les anguilles sont très-abonlantes ; mais les habitants, par superstition, n’osent pas en manger. Les harengs environnent les côtes. Les petites baleines, les veaux et chiens-
marins sont, avec les cabillauds, les espèces que l’on pêche le plus.
La population de l'Islande ne dépasse pas 54,000 âmes. Elle est dis-
tribuée par petits villages ou hameaux, composés d’un fort petit nombre de maisons. L'île ne compte guère que deux ou trois endroits auxquels on puisse, comparativement, donner le nom de ville. Reikiavik, la capitale, ne renferme qu’une centaine de maisons et 5 à 600. âmes. Cette ville est située sur la côte ouest et fait face à une superbe rade. Elle est le siége du grand bailli, de l’évêque et du tribunal suprême de l'Islande. Elle possède un lycée, une école d’enseignement mutuel, une bibliothèque de 5,000 volumes, une typographie où l’on imprime deux journaux, une société pour la diffusion des connaissances utiles. une société des sciences et une de littérature islan£aise : ces deux dernières sont des sections de la société royale d'archéologie et de la société royale de littérature de Copennaygue. dessestadr, sur la côte orientale de l’île, possède un bon gymnase et uue bibliothèque de 1,500 volumes. Skalholt. dans l’intérieur, à l’est de Reikiavik, était naguère le siége d’un évêché, ainsi qu’AÆolum, sur la côte septentrionale. On doit citer comme un fait remarquahle dans les annales littéraires, que cutle petite ville possédait une imprimerie dès l’année 1530. Nommons çne
358 CHAPITRE DEUXIËME.
core le petit bourg de Lambhuus, dans la banlieue de Reïkiavik, à cause de l'observatoire qu’on y a établi.
Le commerce de l'Islande, autrefois livré au monopole, est aujourd’hui libre. On exporte du poisson, de l’huile de poisson, des viandes, du suif, du beurre, des cuirs, de l’édredon, du soufre, de la laine, de grossières étoffes de laine, des bas et des gants. Les importations consistent en blé, grains, eau-de-vie, tabac, denrées coloniales, étoffes fnes, quincaillerie,
Les Islandais sont en général d’une taille moyenne et bien conformés; mais une nourriture peu abondante leur donne peu de vigueur. Par la
même cause, les mariages ne sont pas très-féconds. Probes, bienveil- ! lants, peu industrieux, mais fidèles et obligeants, ces insulaires exercent |
aussi généreusement l'hospitalité que leurs moyens le permettent, Leurs principales occupations cons:‘ent dans la pêche et le soin de leurs troupeaux. Sur les côtes, les hommes vont à la pêche en été et en hiver. Les femmes apprêtent le poisson et s’occupent à coudre et à filer. Les hommes préparent les cuirs et exercent les arts mécaniques. Ils manufacturent une sorte d’étoffe de laine grossière connue sous le
nom de wadmal. On fabrique annuellement 150.000 paires de bas de À
laine et autant de paires de gants. Les Islandais sont si attachés à leur pays natal, qu’ils se trouvent malheureux partout ailleurs. Naturele. ment graves et religieux, ils ne traversent jamais une rivière ou un passage dangereux sans se découvrir la tête et implorer la protection divine. Lorsqu'ils se rassemblent, leur passe-temps favori consiste à lire leurs relations ou mémoires historiques. D’autres fois An fait lec. ture de poésies nouvellement composées. Quelquefois un: ne donne
la main à une femme, et ils chantent tour à tour des coupiets qui for- |
ment un espèce de dialogue. Le reste de la compauaie fait de temps en temps chorus. Le jeu d'échecs est fort en vogue parmi eux. Le vêtement des Islandais n’est ni élégant ni très-orné; mais il est décent, propre et convenable au climat. Les femmes portent à leurs doigts des bagues d’or, d'argent et de cuivre. Les plus pauvres sont vêtues de lé. toffe grossière dont nous avons fait mention, mais toujours noire. Celles qui ont plus d’aisance sont vêtuos d’étoffes plus amples, et portent des ornements d’argent doré. Les Islandais sont en général mal logés Dans quelques endroits, leurs maisons sont construites du bois que la
Reikiavik, à cause
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AMÉRIQUE... 359 mer y jette, et quelquefois les murs sont faits de lave et de mousse. Ils couvrent le faîte de gazons posés sur des solives, et quelquefois sur des côtes de baleine, qui sont plus durables et moins chères que le bois. Il y a beaucoup de cabanes construites entièrement en gazon et éclairées par des lucarnes. Leur principale nourriture consiste en poisson sec et en laitage; on ne prodigue pas la viande, et autrefois le pain était rare. Aujourd’hui 18,000 tonnes de seigle sont consommées dans l’île. Les riches connaissent le vin, le café et toutes les épiceries de notre cuisine. Une imitation plus utile des mœurs danoises a fondé ici plusieurs s0étés littéraires, dont quelques-unes ont publié des mémoires. Les paroisses ont commencé à former de petites bibliothèques publiques, d'où les pères de famille empruntent des livres de morale ou d'histoire. Nul Islandais n’ignore l’art d'écrire et de calculer; la plupart d'entre eux connaissent l’histoire biblique et celle de la Scandinavie. On trouve parmi les ministres beaucoup d’hommes versés dans toutes les beautés de la littérature grecque et romaine; mais l’utile étude des sciences physiques n’est pas répandue. Telle est cette colonie des Scandinaves, placée entre les glaces du pôle et les flammes de l’abîme.
Au nord-est de l’fslande, quelques navigateurs, qui s’étaient avancés dans ces mers dangereuses à la poursuite des baleines, ont vu des terres qui appartiennent soit au Groënland, soit à un archipel glacé. Récemment des secousses éprouvées en pleinc mer et des amas de pierresponces flottantes, ont paru indiquer l'existence de volcans, vers le 750 de latitude. Retrouvera-t-on ici les sources chaudes qni, suivant la relation des frères Zeni, servaient à chauffer le monastère de Saint-Thomas® L'éle de Jean-de-Meyen, souvent visitée par les baleiniers, n’est qu’un amas de roches volcaniques recouvertes de glaces et de neiges éterne!les, Elle renferme des montagnes d’environ 2,000 mètres de hauteur et un volcan qui a été vu plusieurs fois en éruption.
LE CANADA AVEC LE NOUVEAU BRUNSWICK, LA NOUVELLE ÉCOSSE ET TERRE-NEUVE,
En remontant le fleuve Saint-Laurent, nous voyons se développer les majestueuses forêts du Canada autour des amas d’eau douce, les plus vastes qu’il y ait au monde. Ce fleuve n’est qu’un long détroit par lequel s’écoulent les eaux des grands lacs qui forment la limite entre les possessions anglaises, dans l'Amérique du Nord, et le territoire de la puissante confédération des Etats-Unis.
La plus reculée de ces mers d’eau douce se nomme le lac Supérieur ; il a près de 500 lieues de circonférence. Ses eaux limpides, nourries par quarante rivières, se balancent dans un bassin de rochers et forment des lames presque égales à celles de l’océan Atlantique. La côte septentrionale de cet immense lac, qui seule appartient au Canada, est très-pittoresque, mais absolument stérile. On n’y trouve qu’un petit à nombre d’arbres rabougris, et le gibier y est rare ; aussi est-elle inhabitée. Dans son exploration des bords du lac, le major Long ne rensontra qu’une demi-douzaine de familles de Chipiouans. Le climat est extrêmement rigoureux.
Le lac Huron, qui a 300 lieues de circonférence, reçoit les eaux du précédent par une suite de descentes rapides connues sous le nom de Sauts de Sainte- Marie. La côte nord du lac paraît peu propre à la culture; mais elle est couverte de forêts et hordée d’une nombreuse rangée d'îles qui, avec les orages fréquents, rendent la navigation difficile et périlleuse. Les terres qui s'étendent à l’est du lac, sont remarquables par leur fertilité. On ne donne que 250 lieues de pourtour au lac Michigan , dont les fertiles bords appartiennent en entier aux Etat-Unis. Les eaux se joignent de niveau, et, par un large détroit, à celles du lac Eurcn