‹ Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde [microforme] (volume 5)Chapitre 54 sur 72 · PARA · texte numérisé non relu

PARA

fortes paraît peu nuisible à leur santé. Les femmes accouchent très. aisément, la plupart debout, ct sans aucun secours. »

L'opinion unanime sur l'infériorité morale des Letlons, leur servilité et leur peu de capacité pour la civilisation, a besoin &e quelques modifications. Un bon système d'écoles et surtout l'amélioration du sort civil du paysan letton, le relèveraient rapidement de l'état de digradation où il croupit. Les Courlandais actuels sont presque tons de race lettonne, etils ne cèdent en rien aux Esthoniens. Les superstilions du paysan letton sont très-curieuses ; elles reposeront un mosñnent notre attention. Au retour du printemps, le Letton se garde bien de s’exposcr à entendre pour la première foisle chant du coucou, lorsqu'il est à jeun ou qu’iln’a point d'argent d..1s sa poche. Si cela lui arrivait, il se croirait menacé de la disette ou du besoin pour le reste de l’année. C'est cequ'ilappelle être ensorcelé par le coucou. Il a donc grand soin, à cette époque, de prendre de l'argent ct de la nourriture de trés-bon matin avant de sortir de chez lui. Il a les mêmes craintes, et prend les mêmes précautions à l’arrivée des premières huppes. Un lièvre ou un renard traverse-t-il la route sur laquelle le paysan letton chemine, il y voit un mauvais augure ; mais si c'est un loup, l’augure est favorable. LeLetton a-t-il pris son fusil pour aïler à la chasse ? si, ensortant de sa maison, la première personne qu’il rencontre est une femme ou une fille, c'est mauvais signe, la chasse ne sera point heureuse ; il rentre donc, ct ne se met en route que lorsqu’étant sorti de nouveau, c’est un hommeouun garçon qui le premier s’est offert à sa vue. Les Danois et les Suédois ont eu cette même superstition. Le savant astronome Tycho-Brahé y était asservi. Si un Letton veut aller à la pèche, il ne fait part à personne de son projet, cela lui porterait malheur. Ce n’est que lorsqu'ils sont deux qu’un troisième peut l’apprendre sans inconvéniént. S’il pêche à la ligne, ctqu’ayant posé sa ligne à terre, quelqu'un marche dessus, il est convaincu dès lors qu'il ne prendra plus rien avec cette ligne-là. Le paysan ne souffre point qu’on admire ou qu'on loue à outrance ce qu'il a chez lui, particuliérementses troupeaux, sa volaille, ses provisions de grains ou autres. Il croit que tout ce qu’on a preconisé de cette manière l'a été avec mauvaise intention et doit dépérir. Cette croyance, celte superstition, remontent bien haut, car on la retrouve chez les Grecs qui la partageaient à l’égard de Némi is.

SECT

Le midi,

| présenté u

palais de1 diverses, € Lipon acc dans la qu pre empir ble nation les mœurs de Tuer, di de Valdaï :

rod, situés rel, de Ric l'Oka, du roneje, QU la masse centrale :

d'habitan ne variété plus doux

La régi Pologne vée au- dé nement 0 les collir tions que prés les :

d'élévati présenté désigne vières e la direct chaînes

couchent très.

, Jeur servilité quelques moaration du sort l'état de débresque tons de S Superstitions mofaent notre en de S’exposer , lorsqu'il est à i arrivait, il sc le l'année. C'est nd soin, à cette trés-bon matin rend les mêmes ou un renard ine, il y voit un rable. Le Letton L de sa maison, une fille, c'est tre donc, ct ne n hommeouun les Suédois ont 0-Brahé y était à personne de qu’ils sont deux il pêche à la li- 1e dessus, il cst tte liguc-là. Le itrance ce qu'il s provisions de le cette manière royance, celle chez les Grecs

SECT. 5e. — Description des Provinces rentrales ou Grande-Russie,

Le midi, l’est et le nord de la Russie d'Europe nous ont successivement présenté une grande variété de scènes ; villes superbes et déserts affreux, plais de marbre et cabanes de terre ; nous avons vu les tribus les plus iverses, depuis le Tartare, assis sous les vignes de la Crimée, jusqu’au LApon accroupi sous la neige; mais nous n’avons vu les Russes que dans la qualité de dominateurs, en quelque sorte étrangers à leur pro ee pre empire ; nous allons entrer dans les contrées centrales où la vérita è ble nation est réunie ; dans ce noyau de l'empire où règnent la langue, ks mœurs et les physionomies russes. Les gouvernements de Novgorod, de Tuer, de Pskov, de Witebsk, et de Smolensk, groupés autour du plateau de Valdaï ; ceux d’aroslavl, de Vladimir, de Kostroma et de Nijni Novgo- ' rod, situés le long du Volga; ceux de Moscou, de Kalouga, de Toula, d’0= Cu rel, de Riazan, de Tambovw et de Penza, qui comprennent les suurces de lOka, du Don . du Desna ; enfin, ceux de Koursk et de Woronech où Vo= roneje, Qui se confondent peu à peu avec les plaines de l'Ukraine ; voilà la masse que nous décrirons ici sous la classification générale de Russie centrale : c’est une superficie de 59,720 lieues carrées et de 24 millions d'habitants. Les quatre gouvernements de la Petite-Russie, peuplés d’une variété de races particulières, et jouissant d'un climat généralement plus doux, seront décrits dans une section à part.

La région centrale présente, soit du côté du la mer Baltique et de la Pologne russe, soit de la mer Noire et de la Caspienne, une plaine élevée au-dessus d’autres plaines ; les collines volgaïiques dans le gouvernement de Saratov, les chutes du Dniester, les hauteurs de Smolensk et les collines de Waldaï marquent cette élévation dans les quatre directions que nous venons de nommer. Les hauteurs de la Forêt Volkhonski, . près les sources du Volga et de la Dvina, passent pour avoir 1,250 pieds 4 d'élévation absolue ; elles n’offrent aucun escarpement extérieur, et ne présentent à l'œil qu'un plan doucement incliné ; aussi les indigènes désignent-ils cette contrée sous le nom de Plaine-Haute; mais les rivières et les lacs, profondément e.caissés, ont des bords escarpés. Dans ia direction d’Orel le sel prend la forme de collines calcaires : ces petites chaînes, à peine marquées, semblent continuer vers les sources de l'Oka,

Page 1