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du Don, de Ja Soura, du Chorer, et se confondre près Samarskoi-Long ds Le avec la série des collines du Volga, Plusau midi on voit des petits bancs à rmée fra
de craie s'élever comme de petites îles, et se terminer en promontoires Mumbats m escarpés de 2 à 300 pieds de hauteur, Si nous voulons maintenant partir A2 10: du plateau Wolkhonski pour les contrées septentrionales, c'est la mème Mi-Novg absence de bons matériaux. À Valdaï, les collines de calcaire coquillier, Mapérature n'ont que 350 pieds de haut ; une si faible hauteur sépare le bassin du que les cinq La loga du bassin du Volga. Mais en portant nos regards au nord-est Miirence c vers la région où s'étendent jes jacs de Bielo-Osero et Kubenäkoï, nou; Me moind
trouvons un plateau plus élevé, et qui doit offrir plusieurs points hauts rides et olt
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de 1,000 pieds et au delà. Cette plaine haute continue jusqu'au pied de né; mais l'Oural ; nous avons déjà vu que la Kama et la Viatka y prennent Stdulin, p lcurs sources. Ce dos de terre, au nord d’faroslavl, est généralement fonprenant couvert de marais; il réjoud en élvation et en nature du sol aux plai tie du n nes élevées des gouvernements de Moscou et de Vladimir, ainsi que de Éimat un p Kalouga et de Toula. La vallée du Volga moyen qui sépare ces deux ff: deux zot plateaux est dans cette partie de 3 à 400 pieds au-dessus de Ta Cas- fs phénor pienne. L'Oka, principale rivière de ce plateau moscovite, n’a dans son me: mai long cours aucune descente rapide, et même dans le gouvernement de ut dejour
Riazan, où elle serpente entre des collines agréables et varices, son urg. Les cours tranquille finit par ne baigner que des plaines très-basses. Mais à fid vers l la droite de cette rivière, depuis Mouroin, le terrain s'élève visiblement, Euir des a et la pelite riviere de Telscha le prouve par sa grande rapidité Ce pla- fémttre. 4] tcau, qui occupe Le midi de Nijni-Novgorod, le Penza et l’ouest de Sim. Brie, épr birsk, est limité au nord-est, à l’est et au sud-est, par la grande cour- Elus hâtive bure orientale du Volga ; ce qu'on apelle improprement la chaine fnis ces F Volyaïque, n'est au fond que l'escarpement de ce plateau. Les plus hautes onrte mva de ces collines n'ont que 300 pieds au-dessus du fleuve. Le mouvement cs libre assez lent de la Soura et le cours presque stagnant de la Zaa(dans Tam ucore à V Lov), prouvent que la région des sources de ces rivières est aussi une sent de plaiue peu élevée, ins; les Le climat de ces plaines peut êlre considéré sous quatre divisions eurs, où: principales. 4° Les gouvernements de Novgorod, de Tver, de Pskov, de roureus Witebsk et de Smolensk, doivent à la plus grande élévation de leur sol En com un climat bien plus rigoureux que les provinces livoniennes; les fleuves [Bins, les s: restent d'ordinaire eouverts de glace, depuis le 20 novembre jusque Mau 5°
mars koi-Long des petits bancs M 1 promontoires ÿ aintesant partir ; s, C'est la mère À caire coquillier, are le bassin du ds au nord-est M ifrence consiste dans la chaleur plus forte des étés plutôt que dans ubenaäkoï, nou: | us points hauts |
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EUROPE : RUSSIE, 917 es de ter avril, L'hiver de 1812, qui concourut à détruire les restes de tmée française, déjà dé:organisée par le manque de vivreset ies smbats meurtriers, n'était point dr tout un phénomène extraordinu- »,®% Les gouvernements d’faroslasl, de Vladimir, de Kostroma et de
jni-Novgorod, grâce au niveau inférieur de leur sol, jouissent c'une
Lupérature bien plus douce, quoiqu'en partie sous la même latitude
wles cinq gouvernements du plateau Volkhonskien; cependant cette
ue moindre durée des gelées ; les printemps et les automnes plus bunides et olus variables ne sont pas sans inconvénients, surtout pour li ané; mais ils favorisent peut-être la culture des pommes, du chanvre {du lin, propres à cette région. 3° La grande masse centrale du plateau, smprenant les gouvernements de Moscou, de Toula, de Kalouga, d'Orel “tie du nord), de Riazan, de Tambov et de Penza, semble jouir d’un ‘mat un peu plus doux, mais aussi plus variable et plus humide que k: deux zones précédentes. Les froids de 30 et même de 27 degrés sont ls phénomènes rares à Moscou; les chaleurs excessives le sont de méme; mais, en prenant les années entières, on y compte presque auht dejours où le thermomètre descend au-dessous de zéro qu’à Pétersurg. Les époques du dégel des rivières prouvent la progression du fid vers l’est, circonstance qui empèche Riazan, Penza et Tambov, de juir des avantages que leur latitude plus méridionale semblait promttre. 4° Les gouvernements d’Orel (partie sud), de Koursk et de Vos niéje, éprouvent enfin un adoucissement sensible uans l'apparition ls hâtive du printemps et dans la température plus constante de l'été nis ces provinces mêmes, sous le 50e parallèle, ont à redouter une arte invasion de l'hiver de Moscou; les plaines sans abri y ouvrent un cos libre aux vents glacés des monts Ourals. C'est à Koursk, et plus ucore à Voronéje, que la végétation change d'aspect; les couiferes sent de dominer; le feuillage des chênes remplace les aiguilles des
ins; les herbes plus suceulentes couvrent les prairies émaillées de kurs, où une race plus forte de bètes à cornes annonce une nature plus sourcuse,
En comparant les statistiques, il paraît que jusqu’au 57° parallèle les ns, les sapins et les autres conifères dominent dans les forêts ; jusl'au 35° ou 54°, ce sont les boulcaux et les peupliers-trembles ; à cette
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latitude, le tilleul forme des forêts considérables; les chônes, Clair-somég
sur le plateau central, prospèrent vers les 5% et 5e parallèles; mai
dans la vallée du Volga, ils sont déjà beaux et nombreux sous le 554 Les chènes de Russie ressemblent à ceux du Canada par le peu de sols dité du noyau. Dans la région où prospère le chène, les forêts offre
aussi en masse l’érable de Russie, le peuplier blane et le charme: maïf le hôtre ve dépasse guère les plaines de la Petite-Russie ; le chûtaiguid et le noyer ne viennent pas non plus sur le plateau central.
L'exploitation des bois pour la marine est très-active dans les partid nord-ouest de la Russie centrale; plus loin, les beaux sapins et les nà lèses deviennent moins communs. Au sud de Moscou, et surtout Orel, à Koursk, les forèts sont moins belles, et, en quelques endroit épuisces, Outre l'exploitation des bois de construction et de chauflsé les paysans tirent de la térébenthine, du goudron et du noir de fun des pins et des autres arbres résineux. L'écorce du bouleau fournit À tan, et on en fait aussi des boîtes rondes, dans lesquelles on conser du caviar, du beurre, des fruits. Les feuilles sont employées à tein en jaune ; l’eau qu’on tire du bouleau au print:mps est une bois saine, acidule, et nullement désagréable. Après le bouleau, le tilleul e Par bre le plus commun; l'écorce sert à faire des corbeilles, des coffre à couvrir des maisons, et celle des jeunes tilleuls fournit des inilliuf de souliers tressés pour les paysans ; on scie le bois en planches, ou fait des bateaux, et on le brûle pour en drer de la potasse.
Le scigle d'hiver occupe les cultivateurs sur le plateau de préférer aux autres céréales, L’orge d’été et l’avoine sont les plus abondants api le seigle, Le froment redoute les gelées nocturnes du printemps rouille; la seule variété nommée ledianka ou froment de glace convi parfaitement au climat. Jusqu’aux limites du gouvernement de Mosu la fichcuse application du système des essartements par le feuà manière finnoise atteste la maigreur du sol et la rigueur du clim plus au midi on emploie peu la charrue, qui exige les vigoureux cl du bruf, et beaucoup l'araire, qui n’effleure que la terre, mais aug un seu} mauvais cheval suffit, Cet usage est pourtant en beaucoup dé droits justifié par la iégèreté du sol. Quand on accuse les paysans de Grande-Russie de ne pas aimer l'agricu'ture , il faut se rappeler qu servitude n’aime pas à produire pour des exportations dont les mal
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EUROPE : RUSSIE, 919 seuls profitent. Une chose dans l’agriculture russe a éte jugée digne de l'nitation des peuples civilisés du Nord, c’est la manière dont on seche et conscrve les blés. Les fours à blé sont des cabaucs de bois, formées de poutres jointes ensemble; on y pratique des ouvertures qui peuvent se frmer à volonté, ctonplacedifltrentes traverses dans l’intérieur. On constuit dans la terre, immédiatement à côté dela cabane, un poële de maconnerie, dont les soupiraux s'ouvrent dans la cabane : quand on veut faire sicher le grain, on suspend des gerbes aux traverses, et on entretient un feu doux dans le poêle, afin que la fumée entre dans Ja cabane, ce qui fait sucer les gerbes : on fait sortir la vapeur par les ouvertures extricures, que l’on peut ouvrir à volonté. La construction de ces fours sarie selon les provinces, mais l’usage est toujours le même ; il est d'une grande utilité : le blé devient plus petit en se séchant; mais celte opération le préserve des charançons, et il se conserve mieux en magasn. La culture du chanvre est la plus productive de toutes celles de la Russie centrale. Celle du mûrier blane ne réussit guère au delà du 53e.
Quoique le luxe des capitales demande l'importation des fruits étrangers, la Rossie centrale pourrait s’en passer. Entre les fruits cultivés dans cette région, les pommes et les *crises sont les plus communs; « sont presque les seuls dont on ait soigné la culture. Les différentes apèces de pommes que l’on voit dans la Russie centrale viennent d’Astrakan , de la Perse et de la Kabardie. On remarque surtout les pommes de Kirevsk, grosses comme la tête d’un enfant, et dont une seule pèse jusqu’à 4 livres ; elles ont un goût vineux treés-agréable. Dans les gouvernements de Vladimir et de Moscou, on trouve une espèce de pommes transparentes qui vient de la Chine selon les uns, de la Crimée selon les lautres ; on le. nomme nalivniè tabloki ; quand on les présente au jour, on peut compter les pepins. La fabrication du cidreet le débit des pommes sont une branche d'industrie très-intéressante. Malgré cette abondance lucale , les gouvernements situés au nord reçoivent par la Baltique une quantité de poires et de pommes fraîches ou séchées, Le «risier et le prunier sauvages viennent spontanément jusqu’au 55° parallèle ; le premier forme des bois entiers dans le Voronéje et le Vladimir. Dans quelques lieux de la Russie centrale, la culture de ce fruit est un des principaux moyens de subsister qu’aient les habitants; cependant on s'est neu occupé de perfectionner l’’espèce. Quoique les choux abon-
dent partout, et les asperges près de Moscou, le jardinage c:t négliré
dans la Russie centrale, Par une exception singulicre, les jardiniers de Rostov, dans le gouvernement d'faroslavl, sont peut-être lex} lus habiles de l'Europe ; car, lattant avec un climat rigoureux, ils fournisor
Pétersbourg et Moscou de toutes sortes de primeurs. C'est probabls.
ment une colonie étrangère, Le vrai peuple Russe aime avant tout les champignons, et la nature lui en fournit en abondance,
Le règne animal de la Russie centrale n'a pas plus que la végétation, un caractere distinct, Au nord, le renne, au midi, le chameau, touche à l'extrème lisière de cette région, mais n'y entrent pas. Les autres ani. maux des régions voisines lui sont communs. L’ours, le loup, le glon. ton, l'écureuil, le lièvre et le chevreuil, nous paraissent les espuc; dominantes dans les forêts. Le daim y est très-rare; l'élan y trouve bien son climat, mais il fuit le chasseur jusque dans les retraites les plis inaccessibles ; les cerfs ont diminué en nombre. A lorient de l'Oka et du Veronéje, où les plaines incultes s’accroissent, on voit le sol creusé par le sorexæ moschatus, le mus decumanus, la marmotte russe, le mus cricetus et autres animaux rongeurs. Les animaux domestiques ne sont pas d'une belle race, Le bœuf est plus maigre et plus osseux que celui dl Pelite-Russie. Le mocton porte une laine commune; mais la peaudis rsncaux, immolés quelquefois avant de naître, fouruit une fourrurs délicate, On ignore l'usage du lait de brebis. Nous avons remarque! vélocité des coursiers cosaques ct la robuste patience des chevaux li nois; ces qualités sont réunies, mais à un moindre degré, dans le che: val russe proprement dit.
Nous allons parcourir les gouvernements. Celui de Norgorod ressemb beaucoup à l’Ingrie, tant par le froid que par la stérilité. Dans sa vise extension au nord-est, il confond ses déserts avec creux de Volosde d'Olon‘1z. A Biclo-Oscro et à Kirilov, l'hiver conmu..ce 15 jours plus qu’à Pélersbourg. Mème les environs de Novgorod ne sont ni fertit ni bien cultivés, Le seigle, le chanvre et le lin fournissent pourtant excédant ; mais les forêts, qui occupent un cinquième de ce territoire sont, avec la pêche, la principale ressource de près de 900,000 habitants dont un neuvième de Fiunois-Ischores. La ville de Novgorod où Nocogor avec le surnom de Peliki, la grande, est un débris historique. Eile pr sente encore une vaste enceinte sur les deux bords de à Volchowa. Li
partie si de l'égli quartier Kreml, € située st négociat ces deu) (quelqu Novgoro sante ; sc 0bi ; elle delà des princes « son prer civilisati forme de blirent 1 Russie s de Novg cette rép Wasiliev ôta le pe par le co
riche en contrée 1 inprégn sersk, la
EUROPE : RUSSIE, 921 partie située sur la gauche de la rivière s'appelle cété de Sophie, du nom de l'église principale, laquelle, ainsi que le palais de l’archevèque et le quartier des soldats, se trouve dans une espèce de ciludelle appelée Kreml, On voit, à côté, de vieilles maisons en petit nombre, La partie située sur la droite de la rivière contient les habitations des principaux négociants et les boutiques : on l'appelle cté du commerce, Un pont réunit ces deux parties, qui ensemble renferment 1,540 maisons, 63 églises {quelques-unes hors l'enceinte actuelle), et environ 8,000 habitants, Novgorod était dans les xue et xut° siècles une république riche et puissante ; son territoires'étendait jusqu’à la mer Blanche et jusqu’au fleuve 0bi ; elle disputait la Finlande aux Suédois, Son origine remonte au delà des temps historiques ; dès le 1x° siècle elle fut la résidence de p'inces qui dépendaient des grands-ducs de la Russie, En 988, elle reçut son premier évêque. En 4135, il s’y fit une révolution qui suppose une civilisation avancée ; on rendit la couronne élective et on introduisit une forme de gouvernement mixte, En 1276, les villes hanséatiques y établirent un de leurs quatre grands comptoirs; tout le commerce de la Russie s’y concentrait. Quelques auteurs prétendent que la seule ville de Novgorod renfermait alors 400,000 habitants. Le xv° siècle vit déjà cette république déchoir de sa grandeur, et, en 1578, le grand-duc Iwan Wasiliewitsch la soumit entièrement, La fondation de Pétersbourg lui ôta le peu d'importance qui lui restait. Elle ne subsiste aujourd’hui que par le commerce d’expédition entre cette ville et Moscou.
Parmi les outres villes nous distingucrons Storaïu Roussa, moins à cause de ses salines et de ses 9,000 habitants, que parce qu'ellecst considérée comme la plus ancienne capitale desRusses-Warègues. Le couvent d'Iverskoïi-Monastyr,sur une île du lac Waldai, renfermeunehibliothèque
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NÉS DAUSSUNS riche en livres rares. Oustioujena, avec 3,500 àmes, est située dans une eux de Volostht contrée nommée la Plaine de fer, à cause du fer limoneux dont elle est imprégnée. Parmi les arts et métiers qu’on exerce à Ayrilov et à Büelos srsk, la peinture des images des saints est encore très-lucrative.
Les deux gouvernements de Pskov et de Vitebsk se ressemblent absolument sous Les rapports physiques. Aux environsde Veliki-Loukiet d'Opotchka Île terrain est élevé de 7 à 800 pieds, parsemé de blocs de granit, ec, pour ainsi dire, criblé de petits lacs, où fourmille le salmo eperlanus. De ces hautes plaines on descend versla Dvina, au sud-ouest, et
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vers le lac Peipus par des pentes très-douce<. Un ciel nébuleux couvre ce pays maigre et peu fertile, qui pourtant, grâce à sa faible popula. tion, exporte de grandes quantités de grains, surtout du seigle La cul. ture la plus lucrative est celle du chanvre et du lin. A peine voit-6n ur chêne, un pommier; mais le prunus padus abonde ; les ruches d'abeille: sont des troncs d’arbres creux; tout est sauvage, mais non pas sans quelques parties pittoresques. L'écureuil volant anime les forêts, qui fournissent des mâts, des poutres, des planches. La Velikaïa-Reka, c’est-à-dire la grande rivière, coule avec rapidité vers le lac Pleskov, qui forme une partie de celui de Peipus, et le Lowat, descend vers le lac Ilmen, Peut-être le Toropa, débouché de beaucoup de lacs, devrait-il donner son nom à la Dvina.
La population cst très-mêlée A l’ouest de la Velikaïa, surtout dans l'ancienne Livonie polonaise, les paysans sont Lettons; la noblesse est allemande ou polonaise. Dans la majeure partie de Pskov, les habitants de toutes les classes sont Russes et se distinguent par leur paresse et leur défaut de vivacité; il y a quelques colonies de Finnois-Ingriens, d’Esthoniens et d’Allemands Livoniens. Mais, le long de la Dvina, dans la plus grande partie de Vitchsk, ainsi que de Mohilev, on trouve, outre la noblesse, qui est polonaise, une race particulière, nommée les Rousniaques ou les Biclo-Russes (Russes-Blancs }, et quise disimguc tant par son idiome ancien que par ses qualités physiques. Ils out pour la plupart le cou très-long, et leur tête éprouve un balancement continuel. Leur idiome tient le milicu entre le grand-russe et le polonuis, mais il offre un caractère particulier de douceur ; c'est aussi dialecte de Mohilev, et par conséquent de toute la ci-devant Russie-Blanche. On doit y voir un très-ancien dialecte slavon, etnullement un mélange moderne. Les Rousniaques forment la population des campagnes, et se divisent en trois classes : 10 les Zemianines (c’est-à-dire possesseurs du pays), qui se nomment aussi entre eux Szlachnics (gens de famille), et qui, libres de toute corvée, ne paient à leurs seigneursqu’une capitation de 44 roubles; 2 les Gloskhol:unischnics, ou fermiers attachés à la glbe, 30 les Prigonur, qui sont tout à fait serfs. Les Rousniaques portent un bonnet gris de feutre, semblable à un pot renversé, et des pantoufles d’écorce de bouleau, au lieu de souliers,
Dansle gouvernement de Vitebsk nous remarquons, en allant du nord
D chora SE V
eu sud, polonais:
petit roy d'un gra fait un « tiques, € pour tou toutes Île qui, grà toutes les
Comm œ fléau, nom, sit chacune pierre, el portation:
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EUROPE : RUSSIE, 393 eusud, Dunabourg, ville de 4,000 âmes, ancien chef-lieu de la Livonie polonaise; Pclotzk, ville de 3,000 habitants, anciennement capitale d’un petit royaume scandinave, et ensuite, depuis le x° siècle jusqu'au xnr, d'un grand duché russe ; enfin, Vitebsk, qui compte 45,000 habitants, et fit un commerce tres-actif avec Riga, Elle offre des constructions ane tiques, des rucs étroites, de vieilles murailles hérissées de tours, et pour toute industrie beaucoup de tanneries; mais elle posséde, comme toutes les autres villes de la province, une surabondance d’Israélites qui, grâce à leur habileté usurière, tiennent dans leur dépendance toutes les classes, mais principalement les légers et frivoles Polonais.
Comme ancienne province russe,le gouvernement de Pskovest libre de œ fléau, mais il a longtemps souffert par les guerres. La ville du même nom, située sur la Velikaïa, est partagée en trois villes, environnées chacune d’un mur de brique. On y compte soixante églises bâties en pierre, et seulement 10,000 habitants. Son commerce consiste en exportations de suif, de cuirs, de goudron, de chanvre et de lin renommé pour sa beauté et sa finesse, Véliki-Louki a été longtemps une des villes frontières de la Russie : on y fabrique des cuirs. La ville la plus commerçaute de la province est Toropetz, avec 8,000 habitants, sur la Toropa, elle exporte les produits du pays par la Dvina. Le couvent de Pet
D dora se vante d’une église taillée dans un rocher de grès avec de lon-
gues allées souterraines.
En passant la Dvina, nous nous trouvons sur un plateau non moins élevé, mais moins humide et moins marécageux, qu’occupe le gouvernement de Smolensk. L'hiver y est long et très-rigoureux, mais les vives chaleurs de l’été développent ure végétation vigoureuse. Les forêts fournissent de beaux mâts à Riga, du bois de construction et de chauf- L fige à Kiev. Le chanvre, le lin, la cire, le suif, les chevaux, les bœufs, ls cochons et autres articles d'exportation enrichissent les campagnes. L'industrie des villageoïises produit du drap, des toiles, et des tapis re cherchés. On se sert ici de bœufs pour la charrue. Les villages, quoique bâtis à la russe, ont l'air plus riant, et quelques plantations d’arbres ombragent du moins les cabanes. La ville de Smolensk, antique bouleart de Pempire, a une réputation populaire de sainteté, peu inférieure acelle de Moscou. Bâtie en amphithéâtre, cette ville se présente avec ivantage ; ses murailles, et surtout les tours qui les garnissent, offrent
dans les détails de leur construction, entre autres dans celle des mdchicouiis, ainsi que dans la manière dont elles se flanquent et se défilent, un problème curieux aux historiens des sciences militaires. Smolen:k, avant sa destruction en 4819, avait 42,000 habitants, des manufactures en toiles et en soierics, une grande foire annuelle, où l’on vendait beau. coup de chevaux ; elle s’est promptement rétablie. Le manque d’eau dans 1° Dnieper gène souvent le commerce. Dorogobouge, bâtie en grande parteen pierre, compte 4,000 habitants; mais Wiazma, avec 8,000 habitants, ! quoique dans des maisons de boïs, fait un commerce plus considérable, Le pristan, ou port et entrepôt commercial de Gjaxk, sert aux exporta ! tions de grains, de chanvre, de lin, de cire et de miel pour Saint-Péters. # bourg, par les affluents du Volga. Poretchié, avec 3,000 habitants, fait le À commerce entre Smolensk et Riga par la Kespla qui se jette dans la
Dvina.
En suivant les affluents du Volga, nous passons dans le gouverne. ment de Tver. Le Volga lui-même y naît, et, en sortant de son éting patai, n'étant encore qu’un ruisseau de deux pieds de large, il roule avec bruit et avec rapidité, C'est vers l'occident une contrée trés-élevt, froide et peu fertile, mais remplie de forèts superbes. La partie oricntale, plus basse, jouit d’un climat plus tempéré, et les canaux qui licnt la navigation du Volga à celie de la Neva, en passant par celte province, y répandent une grande activité commerciale. Tver, avec des rues larges, de grandes places publiques, un obélisque en l’honneur de Catherine IL, des fabriques de cordages, de toiles, et 22,000 habitants, coin À parmi les villes importantes de l'empire; on y voit des centaines de barques réunies pour passer du Volga dans le canal de Vichnë-Volotchek, La ville de ce nom, avec 6,000 âmes, est aussi très-vivante, comme étant le passage de toutes les barques qui montent ou qui descendent, Torjok, ville riante, située entre les deux précédentes, participe à cette activité; elle compte 12,000 habitants, et ses fabriques de maroquin brodé ont un très-grand débit. Vers l’ouest, Ostachkov est le chef-lieu d’ur arrondissement où les grands lacs et marais inprègnent l'air de vapeurs désagréables, mais peu nuisibles; la construction des barques est une ressource pour ses habitants au nombre de 8,000 Rjev-Vladimirov, ville de 9,000 habitants, est le rendez-vous des bateliers et d’autres gens vivant de la navigation. Les villes à l’est ont peu d'importance
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EUROPE : RUSSIE, 325 Les Campagnes sont en grande partie peuplées de Finnois caréliens,
Nous voilà arrivés dans le noyau de l'empire russe, dans la pro= wnce centrale, une des mieux peurlécs, des micux cultivées, mais surtout des plus industrielles. Le «ol argileux ou sablonneux est en .rartie couvert de bruyères et de marais. Les arrondissements du
{nord et de l’est sont bien pourvus de bois; les autres parties sont culiivées en seigle, orge, et froment d'été; mais, prise dans son ensemble, k province a besoin de grains et de bestiaux. Les asperges, les prunes, ks pommes transparentes de Moscou ont de la réputation. L'industrie manufacturière, répandue depuis la capitale jusque dans les villages, embrasse les draps communs, les soieries, les indiennes, les toiles communes, les toiles à voiles, le linge de table, les chapeaux, les cuirs, le Inaroquin, les papiers, l’eau-de-vie, la poterie commune, la porcelaine, ks ouvrages en quincaillerie, le suif, les chandelles, et toutes autres Aortes de produits naturels du pays. Outre les grandes fabriques, chal que famille a sa petite industrie domestique. La ville de Moscou exerce Qu immense commerce intérieur, commerce plus solide peut-être, et durtout plus national que celui de Pétersbourg. Les maisons russes de Aoscou exploitent tout ce vaste empire jusqu’à Kiakhta, et leurs opéra- Mons directes atteignent en même temps Pékin et Londres, Samarcande At Hambourg.
Contemplons cette cité que le patriotisme immola, comme une grande bécatombe sur l'autel de la patrie, mais qui déjà s’est relevée de ses Bures, plus fraîche et sans avoir pourtant perdu son caractère origi-
il, Moskva (car c’est son nom véritable) est située assez agréablement
ir la rivière du même nom, dans un terrain ondulé, au pied des hau-
urs appelées les Collines aux moineaux. Cette ancienne capitale de l’em- Bic jouit encore de la préséance sur toutes les autres villes russes ; les mpereurs viennent toujours s’y faire couronner : elle est aussi la résiknce des familles les plus anciennes et les plus riches de la noblesse, fune section du saint synode et du sénat, du grand commissariat de wrre, d’une université et de plusieurs sociétés académiques. Son eneinte est de huit licues et demie; mais cette étendue ne vient que de amanière dont la ville est bâtie : des maisons à un seul étage, souvent
k véritables cabanes; quelques palais, avec des jardins immenses ; de
uubr-uses chapelles et églises, voilà le bizarre mélange qui compose
326 CHAPITRE VINGT-DEUXIÈME, cette ville. Toutes les églises ont leurs nombreuses coupoles, les unes peintes en rouge ou en vert; les antres, couvertes de fer-blanc ou de cuivre doré avec beaucoup de soin : ces coupoles, au nombre de plus e 1,200, sont surmontées d’une croix, avec un croissant, Qu'on se 1e le spectacle singulier que doit ofirir cet amas de constructions si narates, lorsque le soleil du matin darde ses rayons sur les groupes qu'elles forment!
On comptait daus Moscou 301 églises russes, 2 luthériennes, une re ! formée, une catholique romaine, une de grecs-unis, une arménienne, 29 monastères, 42,548 bâtiments, dont seulement 1,706 en brique ou 4
pierre, en été 250,000, et en hiver 300,000 habitants. Déjà, cn 1817, cine
quième aunée après le grand incendie, on y voyait 288 églises, 9,148 #
maisons, 6,187 boutiques en pierre, et la population en été s'élevait à 170,000 individus. Les huit années qui ont suivi cette époque ont entiè. rement reporté Moscou à son ancienne population, et même au delà, 4 4 cette heure, elle renferme près de 340,000 âmes. Les constructions en pierf re ont en grande partieremplacé les maisons de bois ; les rueset les places publiques ont gagné en régularité, quoique l'ancien mélange subsiste,! et quoiqu'il ait fallu conserver 2,600 bâtiments échappés à l'incendie, |
Moscou est toujours composé de quatre parties : le Kreml appelé aussi Kremlin ou la citadelle ; le Hitaïgorod, le Bielogorod et le Semlanvï-gorod, Il y a, en outre, plusieurs slobodes ou faubourgs. Le Kreml est entouré de murailles hautes et épaisses, garnies de créneaux et flanquées de tours. Derrière cette enceinte sombre, ruinée en partie par les ordres de Napolton, on trouve l'ancien palais des Tzars, où résidèrent les vaillant Iwan, le généreux Michel Romanzov, le sage Alexis et Picrrel Grand. Depuis la translation du siége du gouvernement à Pétersbourg, ce palais tombait en ruines ; mais Paul Ier qui, peut-être voulait y repor ter sa résidence , le fit réparer et rendre habitable. Il touche au palai impérial, vaste édifice construit sous le règne d’Elisabeth. Le palais a guleux doit son nom à son revêtement à facettes ; il a été élevé dansk xv° siècle. On remarque encore dans cette enceinte, e palais des menus plaisirs, celui dit du sénat, ct celui de l’archevéque. L’arsenal est remarquà ble par la belle collection d'armures qu'il renferme. On y conserve aus le trésor duKremlin, composé d’un grand nombre d’objets précieux pal leur valeur ou par les souvenirs qu'ils rappellent.
LeK sert au 4 dans l’ est le « ciation entière:
beaucot lustre d sur la n n’étaien que tou tient en core par ment isc famine :
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poles, les unes Le Kremlin renferme trois basiliques : la cathédrale où l’Assomption fer- blanc ou de sert au sacre, au courounement et au mariage des souverains. C'est ombre de plus Æ dans l’église de l'archange Michel que l’on entcrrait les tzars; Pierre Il sant, Qu'on se est le dernier qui y ait été inhumé. L'église de la Vierge ou ds lAnnon-
constructions si ciation est remarquable par ses neuf coupoles et sa toiture qui sont sur les groupes Æ entièrement dorées. Li y avait, et il y a encore dans toutes ces églises beaucoup de vases d’or et d'argent. On voyait, dans la première, un riennes, une ré À lustre d'argent de 48 branches, qui pesait 1,155 kilogrammes ; un Moïse ine arménienne, %w Sur la montagne, l’un et l’autre d’or, mais les rayons du Père Éternei 06 en brique ou @ n'étaient que d'argent; une profusion de perles et de pierreries : pers cjà, en 1817, cin- @ que tous ces trésors étaient d’un goût suranné. La même enceinte con- 88 églises, 9,148 tient encore d'autres églises remarquables par leurs dômes et plus enen été s’élevaità@ core par leurs clochers. Le fameux clocher d'Iwan Véliko* est un monu- ‘poque ont entiè- A mentisolé de la cathédrale du Kremlin, qui perpétue le souvenir de la même au delà. A@ famine affreuse de l’année 1600. Tout près, gisait naguère, enfoncée tructions enpier-@ dans la terre, la plus grande cloche qui ait jamais été fondue; elle pèse srueset les places 330 milliers. Dans ces dernières années, elle a été relevée et placée sur mélange subsiste, WE un piédestal.
ppés à Pincendi SE Le Kitaïgorod, c'est-à-dire la ville chinoise, tire son nom de ce que reml appelé aussif® les caravanes chinoises y venaient jadis faire le commerce. Elle forme le Semlanoïi-gorod à un croissantautour d’une moitié du Kremlin. Cette partie de la ville offre Kremi est entouré l'aspect d’une foire permanente : les boutiques sont toutes sous des ar- 1x et flanquées def cades qui décorent la fegadc ücs bâtiments. Les bazars sont plus riches en partie par If que ceux même de Pétersbourg. On trouve encore, dans le Kitaïigorod, s, où résidèrentleh l'hôtel des monnaies, la douane, et la célèbre église de Vassili-Blagennot. Alexis et Picrre ff Cette dernière, malgré sa médiocre étendue, offre un assemblage de ent à Pétersbourg 17 coupoles, toutes différentes pour leurs formes, leurs couleurs et leurs re voulait y report proportions : l’une ressemble à une boule, l’autre à une pomme de pin, 1 touche au paitS une autre à un melon, une autre à un ananas; le vert, le bleu, le beth. Le palais a jaune, le rouge, le violet se heurtent sur ces dômes bulbeux, et cette aété élevé dans bigarrure des couleurs qui couvrent tout l'édifice, les ornements dont ilest surchargé, la forme bizarre de la flèche, présentent le tableau Lsenal est remarque le plus singulier qui se puisse imaginer. La construction de cette église Dn y conserve auf date du milieu du xve siècle. objets précieux pt Le Bielogorod ou la Ville Blanche, appelée aussi Ville du Czar, environne les deux quartiers précédents. Elle doit son nom aux murailles
e palais des ment
128 CHAPITRE VINGT-DEUXIÈME, qui l’entouraient,et qui sont aujourd’hui remplacées par une ceinture de boulevards, Ses principaux édifices sont les bâtiments de l'université et la maison des enfants trouvés, réputée la plus vaste et la plus belle dans son genre qui existe en Europe.
Le Semlancïgorod ou la Ville de Terre, environne le quarticr précédent, Il est ainsi appelé de: remparts de terre qui l’entouraient. ]l avait au trefois 34 portes en hois c:2 en pierre : ces dernières seules subsis. tent aujourd’hui. On trouve ici une centaine à églises. Les slobodes ou
faubourgs, compris dans l’enceinte de la ville, renferment plusieurs 4 édifices importants, Nous citerons la tour de Soukharef et le palais de Ca- 1
therine. Ce dernier a été xanformé en une vaste caserne qui peut loger !
7,000 hommes.
Moscou ne manque d’aucun de ces établissements que l’amour du ! plaisie multiplie dans les capitales : les théâtres, les concerts, les bals, 4
les clubs ou casinos, les loges de francs-macons, les jardins publics, les À
montagnes russes, tant en hois qu'en glace, tout ce qui amuse les Russes se trouve ici réuni; mais, comme on ne pense guère aux étrangers, les auberges sont médiocrement tenues. On vante au contraire les bains, qui sont au nombre plus de 600. ‘Folle est la vraie capitale de la nation russe, la ville sainte de Moskva, là a nouvelle Jérusalem terrestre » de l'Église gréco-russe.
Quelques villes et bourgades de ce gouvernement méritent d’être nommées; de ce nombre sont Dmitrof, avec de nombreuses fabriques et 3,000 habitants qui ne remplissent pas sa grande enceinte, comprenant des jardins et des champs; Verbitz, avec une fabrique de porcelaine qui occupe 200 ouvriers; Kolomna, ville de 10,000 habitants, bâtie sur une hauteur baignée par la Moskva, renommée par ses grandes fon deries de suif, ainsi que par sa postilla ou gelée de pomme; Serpoukor, jolie petite ville de 6,000 âmes, sur la rive ÿauche de la Nara, avec des manufactures de toiles à voiles; et Verréa, ville de 5,000 habitants, qui fait un commerce étendu. Maisil y a un objet plus digne de notre ttention; c'est le monastère célèbre nommé Troizkaïa-Lavra, ou monastère de la Trimité, éloigné de Moscou d’environ 60 werstes, au nord. Les murs d'enceinte ont plus d’un werste en pourtour , 5 toises de haut et8à1 pieds d'épaisseur. Il règne en haut deux galeries couvertes en brique, avec des arcades, d’où l’on jouit d’une vue superbe. Il renferme 9 égli-
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EUNOPE ; RUSSIE, 329 ss, de grands bâtiments pour les moines, des jardins, un palais que pierre er v fit bâtir , et qui a été augmenté par Elisabeth. Hors de son enceinte, on compte 5 églises et 4,000 maisons qui dépendent du cousent. Ce Monastère est regardé comme le premier de l'empire ; ilétait autrefois composé de 300 moines, qui comptaient sous leur dépendan- « 106,000 paysans; d'autres disent même 130,000. I avait plus de 200,000 livres de revenu. Aujourd’hui,après ce qu’on appelle l'expoliae tion du clergé russe, le nombre des moines est réduit à 100 : on leur a assigné un revenu de 80,000 francs, et 100 paysans pour le service de la maison. La Nouvelle-Jérusalem, ou le couvent de Voskresenskoï, mérite isalement d’être vu : il est bâti sur le modèle de l’église du Saint-Sépulre à Jérusalem,
Legouvernement de Vladimir, à l’est de Moscou, présente à peu près le même sol, le même climat, les mêmes productions ; il fournit des grains etdu poisson à la capitale. Le jardinage y fleurit, et cependant le peuple it en plusieurs endroits de champignons, qu'il fait sécher et saler pour l'hiver, Les rivières de AÆliazma et d'Oka traversent cette province, et la meltent en communication avec le Volga. Vladimir ou Volodimir, ville autrefois très-considérable, qui, pendant quelque temps, a eu ses grandsducs particuliers, fondateurs de Moscou même, est maintenant fort déchue, malgré son archevêché etses 25 églises. Elle n’a plus que 3,000 habitants. Souzdal, résidence des souverains avant Vladimir, possède encore un vieux kreml ou château fort quitombe en ruines. Il y a des fabri-
Daues de toileset de draps ; on lui accorde #,000 âmes. On parle dans la ville
etlesenvirons un dialecte mêlé de heaucoup de mots d’une langue inconnue. Pereslavl, dit Zaleskor, c'est-à-dire au delà des bois, ville de 2,500 habitants, avec des fabriques de toiles, de soicries et de cuirs,'est situé sur le lac Pleschtov, où Pierrele Grand entretenait deux frégates pour s’exercer à la navigation. Mourom, sur l’Oka, ancienne résidence des princes des Mordouius, compte 3, 000 habitants, et possède des manufactures de cuir et plusieurs savonneries. À 25 werstes de Mourom on trouve de riches mines de fer, et à 60 werstes on rencontre de puissants filons d'albâtre, qui s'étendent jusqu’à Nijni-Novgorod.
Ce gouvrrnement renferme des forges et des usines, mais l’agriculture n’y fleurit guère. Deux vaches ou bœufs, un ou deux petits che-
vaux, six à huit brebis, voilà ordinairement toute la fortune d’un pay=
san de la noblesse ; les serfs de la couronne ont quelquefois le double, Les écuries sont en si mauvais état, que souvent, lorsque la vache ou la jument a mis bas, le paysan se voit oblige de loger la mère avec le poulain ou veau dans sa propre et unique chambre.
La situation plus septentrionale du gouvernement d’Jaroslav y rend le climat plus rigoureux que dans la province précédente, Le sol, qui est d’une fertilité médiocre, ne donne pas des récoltes abondantes en grains; le lin y réussit mieux; et l'art du jardinage, poussé très-loin, fournit à l'exportation. Les habitantsde la campagne s’entretiennent par
leur industrie domestique, en faisant des bas, des bonnets et d'autres 4
objets en laine et en lin. Beaucoup d'individus émigrent temporaire.
ment dans d'autres provinces, où ils servent comme jardiniers ou 4
comme ouvriers.
Jaroslavl où Jaroslav, sur le Volga, estune des villesles plus industrieu-
ses de l'empire; elle compte 6,800 maisons, 63 églises, dont 44 depierre, | et 24,000 habitants, Les manufactures de toiles, de soicries et de cuirs, 1
sont très-florissantes. L'école des sciences, fondée et richement dotée par un Demidof, jouit de l'égalité de rang avec les universités.
Rostov, sur le lac de même nom, possède avec des fabriques de toiles, { de vitriol, de minium etautres, une foire annuelle où il se fait de gran- |
des affaires, et près de 6,000 habitants. Ouglitch, sur le Volga, avec 9,000 habitants, des fabriques de cuirs, de savon et de papier, fait encore un grand commerce. Rybinsk a des fonderies de suif, des fabriques de toiles et de cuirs. Borissoglebsk fait beaucoup d'ouvrages en fer, surtout des chaudreus. Veliki-Selo ou « le grand village » produit des papiers de tenture.
Cette industrie active diminue dès qu’on entre dans les helles forêt: du gouvernement de Kostroma. Le climat éprouve un refroidissement notable lorqu’on s’avance vers l’est. La population exerce les inêmcs genres d'industrie domestique que dans l'Iaroslav, mais l’émigration estplus forte. Les femmes et les enfants cultivent les terres des absents. Kostroma, ville de 9,509 habitants, entourée de remparts de terre, fait de bons cuirs, du savon et des toiles. On distingue encore Galitch, sur un lac du même nom, avec 4,000 habitants.
Nous arrivons dans une des plus belles provinces de la Russie, celle peut-être que la nature destine, plus encore que Moscou, à devenir L
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EUROPE : RUSSIE, 931 centre de l'empire, Des collines agréablement variées, des saisons régu= lières et assez tempérées, un sol fertile, quoique sablonneux, de belles forêts de chénes ct de tilleuls, des récoltes suffisantes, du blé, dun bétail, du poisson, du gibier, des salines, quelques mines de fer etde cuivre,une industrie trés-active ctune position heureuse pour se commerce inté— rieur. voilà les avantages par lesquels se distingue le gourvernement de Nijni-Novgorod, L'Oka, qui norte les sterlets les plus gros de toute la Russie, se réunit ici au Volga.
Arrètons-nous à la position pittoresque de Nije-Gorod, plus complétement Nijni-Novogorod, c'est-à-dire basse-nouvelle-ville, pour la distinguer de l'ancienne Novogorod, qui est aussi connue sous l'épithète de veliki ou grande. Lorsque de cette dernière on va à Nijni-Novogorod, il faut descendre le Volga : voilà l'origine du nom. Cette ville renferme 18,000 habitants, C'est un des principaux entrepôts du commerce intérieur : ga position centrale entre le nord et le midi de la Russie d'Europe, le voisinage des mines de Perinie, la navigation sur le Volga et l'Oka attirent ici les négociants. On y trouve des corderies, des fonderies de suif, des brasseries, et beauceup d’ouvriers en fer et en cuivre. Il y arrive annuellement 3,000 barques montées, par 70,000 burlaki où batelicrs. La foire de Makariev a été transférée depuis quelques années à \ije-Gorod. Elle est fréquentée par 400 à 120,000 individus, et la valeur des marchandises qu’on y apporte dépasse 100 millions de francs. La seconde ville du gouvernement est Arsamas, avec 8,000 habitants. Quoique sale et mal bâtie, elle est distinguée par l’industrie et l’aisance de ses habitants, Elle n'est presque entièrement habitée que par des fabricants de savon, des teinturiers en bleu, et des cordonniers, Les tein= turiers en bleu sont les plus occupés de tous, parce que la toile bleue (kraschennina) est, d: toutes les étolfes, celle dont les femmes font le plus d'usage en Russie. Il y a ici une fabrique de potasse appartenant à la rouronne, comme toutes celles de Russie, Il y a dans la province des districts entiers dont les forêts sont assignées pour fournir à la consommation de bois que cette fabrique exige. C’est, comme Storch l'observe, une des causes de la ruine des forêts. Parmi les autres villes on peut remarquer Potchinki, ville très-industrieuse de 6,000 habitants, et Balakna, avec des sources salées qui fournissent à plus de 50 chaudières. Mais nous devons distinguer comme un objet plus curieux encore, Pau-
lova, sur l'Oka, village de 6,000 habitants, presque tous forgerons; ils font en fer presque tout ce qu’on peut nommer, ciseaux, couteaux, ste bres. fusils à vent, limes, rabots ; mais surtout des serrures ou cadenas, d’une petite dimension et d’une finesse extrême ; on les exporte en Asie, où ils se vendent un rouhle la pièce. Pogost, autre village, compte 3,000 habitants, tous adonnés à la fabrication des armes.
Le gouvernement de Pen:a, arrosé par la Soura et la Moschka, renferme beaucoup de terrains fertiles, mais peu d'objets remarquables, Le sol est généralement noir et gras. Les chênes et les noisetiers peuplent les forêts, L'agriculture est la. principale occupation des habitants, qui forment un total d’un million, sur lequel il y a 40,000 Mordouins et 21,000 Tartares. L'industrie consiste surtout en tanneries, verreries, fabriques de potasse et distilleries d'eau-de-vie. Il y a aussi des haras considérables; une variété de chevaux à poil blanc, très-fin, porte pendant l'hiver presque autant de laine que les moutons, Les femmes mordoui-
nes savent teindre les étoffes en couleurs solides, tirées de plantes indi-
gènes, entre autres la garance sauvage, le genet et la sarrette. À Znsara, ville de 3,000 âmes, on fait des chaudrons de fer; le minerai abonde en. core dans d’autres parties du gouvernement. La manufacture de tapisscries de haute-lice, à fsta, qui a aussi 3,000 habitants, donne.des produits au-dessus du commun. Penza se présente très-bien sur une hauteur baignée.par la Soura; ses habitants, éminemment commerçants, sont au nombre de 41,000. Dans le second gouvernement, on distingue Saransk, avec 8,000 habitants, fabricants de savon ou tanneurs, et Krasno- Slobodsk, avec 4,500, et d'immenses distilleries d’eau-de-vie.
Dans le gouvernement de Tambov, la partie méridionale a le sol gras, des bois de chêne et de frêne, de bons pâturages, tandis que vers le nord, le sol plus maigre se couvre de pins, de bouleaux, d’aunes et de tilleuls. La pente générale de ces plaines étant vers le nord, la tempéreture est plus froid” que la latitude ne le promettait. Les fièvres assez fréquentes sont attribuées à la consommation prématurée des melons d’eau. Les récoltes suffisent, et on exporte des bœufs gras; mais divers produits naturels sont négligés, entre autres le kermès, commun sur les chènes , et les mouches cantharides, qui abondent sur les frères. Sur une population de 4,500,000 individus, la province compte plus de 300,000 odnodvorzi ou cultivateurs libres, propriétaires de leurs fermes.
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EUROPE : RUSSIE, Il y a ici des Petits-Russes, des Mordouins et des Tartares; ces derniers & distinguent par leurs bonnes mœurs, leurs lumières et leur aisance relative. L'industrie manufacturière fournit des eaux-de-vie, des draps communs, des toiles et divers objets en fer. On exporte des farines, des
bestiaux, des peaux , de la cire, des barques pour la navigation des riières. La principale route commerciale est la Moschka, qui vient de penza, et qui reçoit la Tzna, venant des steppes au sud de Tamborv; leurs aux réunies s’écoulent dans l'Oka. Tambov, quoique peuplée de 20,000 habitants, n'est pas très-comnr rçante, Au sud de cette ville s'étend une steppe où plaine non cultivée, où fourmillent les marmottes. Koslov, avec 14,000 habitants, a plus de manufactures et de coinmerce ; elle est sluée sur le Woronéje, affluent du Don. WMorschansk, sur la Tzna, et Jeltma sur l'Oka, sont les deux principales places de comiacrce du côté du nord. Leur population s'élève à 5 ou 6,000 âmes.
L'uniformité des plaines centrales cesse un peu dans le gouvernement de Riazan ; pourtant les districts situés au sud de la capital: affrent dans leur sol, fertile en grains, peu de variétés pittoresques. Les collines agréables, les coteaux ombragés, les vallées abritées, ne commencent que sur les bords de l’Oka. Plus au nord, la contrée prend un caractère agreste ; de vastes forêts entourent les lacs nombreux du district d’Zeyorivesk, L'agriculture produit unexcédant considérable de céréales: parmi ksgrains cultivés, on nomme l'orge d'Égypte. C’est dans la partie du milieu que fleurit la culture des pommes et des cerisiers, Le jardinage est signé, et les paysans exportent pour Moscou des tètes de choux pesant 35 à 40 livres. Les paysans fabriquent des draps, des toiles et des bas. On prend dans l'automne une énorme quanti. de cailies qui, étant alées, sont exportées dans des tonneaux. Que n'en iait-on des pâtés et des terrines? Dans le nord de la province, le chanvre ct le lin prosperent ; on voit des villages entiers occupés à faire du filet des toiles.
Sur une population de 1,300,000 individus, on ne trouve que 150,000 paysans libres : mais les serfs vivent dans une aisance relative. On trouve quelques Mordouins et 3,000 Tartares, dont les plus riches demeurent à Xasimov, ancienne capitale d’une principauté lartare, aujourd'hui ville commerçante de 6,000 âmes. Les Tartares occupent la ville haute, où ils ont une musquée ; iis font surtout le commerce de pellekries. On trouve dans les environs des ruines et des inscriptions,
334 CHAPITRE VINGT-DEUXIÈME, Riazan, quoique capitale et ancienne résidence d’une dynastie de grands-ducs, est une ville mal bâtie, de 9,006 habitants : mais aussi ou
n’est pas sûr que l’ancien Riazan, détruit par ies Tartares, ait été sitnc |
au même endroit.
C’est dans une plaine uniforme et peu fertile que s'étend le gouver- A nement de Toula ; maïs cette plaine est cullivée avec beaucoup d’assi- À duité et de soin par une population nombreuse de serfs laborieux, 4 dociles et obcissants, tant qu'ils sentent le joug peser sur leurs épaules;
mais qui sont portés à une résistance violente, s'ils ont affaire à des À maîtres doux et humains, dont la bonté leur paraît faiblesse. On recon- 4 naît à ces traits les restes d’une race finnoise qui a peuplé au moins la À
partie méridionale. Effectivement, depuis Toula jusqu'à Voronéje, les ! paysans ont des cheveux blonds et lisses comme les Finlaudais; ils ont |
aussi le teint blanc, et ne ressemblent ni aux Russes, ni aux Cosaques, niaux Polonais. Nous pensons que c'est une branche des Wiætitches, peuples finnois, dont le principal établissement était dans le gouvernement de Koursk.
La vue de Toula, de dehors, est une des plus agréables de la Russie; ses nombreux dômes, ses édifices de craie, les arbres qui les ombragent, forment un ensemble ammé: et, lorsqu'on entend le bruit des manufactures, on sent qu'on va entrer dans, une ville active et industrielle; mais les rues courbes, mal pavées , garnies de maisons en bois, diminuent cette impression. Cependant c’est une des plus belles villes de l'empire. Pierre [* y établit une manufacture d'armes, qui emploie 5,000 ouvriers. Les ouvrages sont, en général, d'une qualité médiocre. On compte à Toula 40,000 habitants; it y a un théatre, et les rues sont éclairées le soir, Le commerce consiste en partie dans l'importation des vins grecs et des productions du Levant pour le nord de la Russie. On y fait des cuirs maroquinés, des toiles, des lainages, du bleu de Prusse, Les ouvrages en serrurerie et quincaillerie sont estimés, Il existe dans le voisinage des mines de fer : le minerai s’y présente jusqu’à la sur face de la terre, parmi le sable et la terre végétale. Il est si riche qu'il donne jusqu’à 70 pour 100. Dougna est la forge la plus remarquable; elle donne le meilleur fer de la Russie,
Les autres endroits un peu remarquables sont Bielev, sur l'Oka, ville de 5,000 hubitunts, avec diverses fabriques; ses couteaux ont de {a répu-
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Lest si riche qui lus remarquable;
ev, sur l'Oka, ville ux ont de {a répu-
EUROPE : RUSSIE. 333 ation en Russie ; Venev, avec 3,000 habitants; et Titawa, village avec 150 métiers de soieries.
(Ce gouvernement ne compte pas beaucoup de paysans libres : mais iy a 4,800 fannilles nobles, plus que dans toute la Suède ; 1405 parmi dles portent le titre de princes, 8 seulement celui de comtes. Il en est & même dans le gouvernement limitrophe de Kalouga, où l’on compte fl familles de princes, 36 de comtes , et 1,717 de simples nobles. Celui dorel est dans le même cas. Cette surabondance de noblesse provient k&s anciennes familles russes-kioviennes qui s’établirent ici lors de la mnquête, ainsi que des familles finnoises distinguées qui ne furent pas rduites en servitude.
Dans le gouvernement de Kalouga, le sol, le climat, les productions ont les mêmes que dans celui de Toula; c’est aussi la même in= lustrie : on y trouve des fabriques de toiles fines, de toiles à voiles, de uirs, de papier, de verrerie, répandues jusque dans les petits endroits. hrmi les forges, on remarque Ugodka, la plus vaste qu’il y ait en Rus=
aie. On y fond des ustensiles et des canons. Kalouga, ville de 26.050
hbitants, est située sur l'Oka. Elle a jusqu’à 10 werstes de circonfirence ; mais elle est mal bâtie. La manufacture de toiles à voiles ocupe 4,400 ouvriers. On y fabrique aussi de honnes selles de cavalerie, k jolis carreaux de poterie, et toutes sorles de vases en bois marqueté, Le caviar de cette ville est fort renommé. Kozelsk, avec 4,300 habitants, kt une ville régulière , ayant des rues larges et droites ; Gisdra, avec 1,000 habitants, et Borovsk, avre 5,00, sont les deux villes les plus imortantes après Kalouga. Borovsk possède de grandes manufactures de toiles.
L'uniformité des plaines centrales cesse un peu dans le gouvernenent d’Orel; des collines calcaires y forment des vallées profondes. e sol est plus productif et la culture n’est pas moins active que dans ts deux gouvernements précédents; la farine de froment et de seigle ktle principal article d'exportation. Tout le monde est livré aux soins ke l'agriculture et des bestiaux; l’industrie manufacturière, resserrée ar la manière de vivre simple et frugale des habitants, ne fournit à exportation que des verréries et des objets en fer; les tanneries et les ibriques en cuir ne travaillent guère que pour la consommation, Les Wêts sur les bords de la Desna contiennent beaucoup de chênes, Orel
est une ville de 32,000 âmes, bâtie à la russe sur l'Oka, qui serait déj |
navigable ici, sans un moulin, appartenaut au comte Golownin, qui colline ntercepte le cours d’eau, inconvénient commun en Russie. Cette ville d du gou est le dépôt des blés de la Petite-Russie qui vont à Pétersbourg. Jeter: I “ avec 9,000 âmes, et Briansk, avec 5,000, font le commerce de blés et dg RuSUe, bestiaux. Sievsk, aussi avec 5,000 habitants, a des fabriques de cou<i QUI leurs ; mais la ville la plus importante est Bolchov, qui compte 14,000 500,00€ habitants, et dont les cuirs noirs, ainsi que les bas de laine, tricotig! à FR le par les paysannes, ont quelque réputation. Nommons encore Mtsensk} ques De à cause de sa population qui atteint le chiffre de 10,000 âmes. dans le Dans le gouvernement de ÆKoursk, le changement du climat et des Prospér productions devient sensible. L'hiver n'a que 4 mois; les arbouscs df Perge > les melons mürissent, mais non pas le fruit du noyer; outre les poma terrains mes et les cerises, on a aes prunes en abondance, mais seulement di note q poiriers sauvages. Les seigles et les froments ne sont pas séchés danf d'un sol des fours ; au lieu de granges, on a des silos où les blés se conserven a q 0ronèje,
de six à dix ans. Les prairies, n'étant pas couvertes d’eau, donnent dé pâturages excellents, et le bœuf robuste traîne Ja pesante charrue. population plus compacte, plus heureuse, compte, sur 4,800,000 indi vidus, 350,000 odnodvorzi ; ces paysans libres sont tous des Petits-Rusk ses. Le plus grand inconvénient de ce gouvernement, comme du prie dent, c’est de ne pas avoir une rivière bien navigable. Le Seim, ou Se paraît grand sur la carte, ainsi que la Desna dans laquelle il (omb4 mais les eaux ne sont pas toujours assez profondes, et les nombru moulins y empêchent la navigation en beaucoup d’endroits. La mu vaise qualité des eaux expose l’homme au tenia, et les animaux au fi
autres vi leure est allemand
cia hepatica.
telles de
La ville de Koursk, dont les fortifications ont été transformées en ji dins et promenades, compte 25,000 habitants. Elle exporte de la cire, d suif, des bestiaux pour Pétersbourg et Moscou. Korenaia Pustina, er tage avec une image miraculeuse, a une foire annuelle où l'on { pour 5 millions de roubles d’aflaires, surtout en chevaux. michailut appartient au comte Scheremetcev, qui en loue les 1,000 mausons 5 ou 6,000 Petits-Russes libres, qui vont et viennent, faisant le cui merce ou se livrant à diverses fabriques. Sur les bords de la Swapa, voitles ruines considérables d’ane ville environnée de Æourgans, 0
singulière tolonnes, groltes et trouve ur Partie da font sino LA
collines funéraires. Bielgorod, avec 9,500 habitants, est la seconde ville du gouvernement.
qui serait déji Golownin, qui ssie. Cette ville 4
I ne nous reste plus à décrire qu’un seul gouvernement de la Grande- Russie, celui de Voronèje; encore est-il peuplé de Petits-Russes dans toute sa moitié méridionale. Sur 1,400,000 habitants, il y a près de 500,000 odnodvorzi, et en général peu de noblesse. Le climat a tout à fais la douceur, l'humidité et l'instabilité de celui du pays des Cosaques Doniens. Les blés abondent; la vigne ne porte des fruits mûrs que dans les années très-chaudes. Les prunes, les arbouses, les citrouilles prospèrent. On cultive le safran, le tabac et le capsicum annuum. L'asperge sauvage pousse des jets de la grosseur d’un doigt. Il y a quelques terrains extrêmement fertiles et de belles forêts de chênes. Mais la médiocre qualité des eaux balance en quelques endroits tous les avantages d’un sol si fertile; elles sont en général dures, à cause des terrains cal=caires qu’elles baignent. Le Don traverse toute cette contrée ; il reçoit le Voronèje, qui, en hiver, pourrait porter des vaisseaux de 70 canons, et en été n’a pas assez d’eau pour un bateau.
La ville de Voronèje, sur la rivière du même nom, a 30,000 habitants, et possède des fabriques assez nombreuses parmi lesquelles on remarque celles de draps, de cuirs, de vitriol et de savon. En 1697, Pierre le Grand établit dans cette ville le premier chantier de construction que l'on ait vu en Russie. La race zigeune ou bohémienne y est si nombreuse, qu'aux yeux d’un voyageur angluis elle a paru dominer. Les autres villes du gourvernement sont peu dignes d’attention; la meillure est Orstrogojsk, avec 4,000 habitants, parmi lesquels des colons allemands. On prétend que les pipes à fumer qu’on fait ici égalent celles de Hollande.
Près de l'embouchure de la Sosna, la rive droite du Don est bordée de collines de craie présentant des formes très-singulières, entre autres celles de colonnes ou de piliers; on les nomme Divni-Gori, « montagnes singulières. » Dans l’intérieur de ces collines et dans les intervalles des tlonnes, les anciens moines du monastère Duwingorskoï ont creusé des groltes et des chapelles. A 30 werstes de Voronèje et sur le Don, on trouve une grande quantité d'os moustrucux dispersés. Ces os sont cn
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partie dans leur état naturel, et en partie décomposés par le temps. Ils sont si nombreux, qu’ils occupent à peu près une étendue de 40 toises, et ' 43
une profondeur de 3 auncs. Quiconque a vu des squelettes d'éléphants, reconnaîtra sans peine les restes de ces animaux.
SECT, 6°. — Description des provinces de la Petite-Russie, = Mœurs de la nation russe,
Nous alone maintenant décrire la Petite-Russie, c’est-à-dire les quatre gouverne:nents de Kiev ou Kiovie, de Tchernigov, de Pultava et de K'harkov, auxquels nous joindrons ceux de Podolie et de Wolhynie, provinces
cidevant polonaises, mais où l’immense majorité des habitants est de la 1 race des Petits-Russeset dela religion grecque ; circonstance très-impor- 4 tante, car c’estelle qui a tant facilité les invasions des Russes sur ie 4 territoire de la ci-devant république de Pologne, composé en grande M partie de conquêtes faites sur la nation russe. Les paysans, étant tous A
Rousniaques ou Petits-Russes d’origine et de langage, abandonaèrent sans peine leurs seigneurs polonais, et reçurentsans trop de répugnance des armées qui parlaient à peu près leur idiome. L'influence du clergé
catholique, perpétuellemieut entravée par la luite à soutenir contre des } cultes dissidents, ne pouvait s'exercer au profit de la domination polo- ÿ
naise. Ainsi la noblesse resta seule pour défrndre des conquêtes trés anciennes, il est vrai, mais qui n'étaient guère plus nationalisées qu le jour de la conquéte.
La Petite-Russie et l'Ukraine polonaise forment ensemble une masse de 6,425 lieues carrées, avec une population d’un million d’habitants, presque également distribués sur les deux rives du Dnicper. Plus basse
que le plateau central de la Russie et que lespromontoires des Karpathes, |
qui la bornent à l’est et à l’ouest, l'Ukraine présente dans son ensemble une grande plaine ondulée, variée seulement par de faibles accidents de terrain. Le Dnieper, qui en marquela ligne la plus basse, la partage en deux. Les deux gouvernements de Tchernigov et de Pultava, et la moiliè occidentale de Æharkov, forment ensemble une plaine inclinée, qui sé lève peu à peu des bords du Dnieper jusqu’à ce qu’elle joigne le plateau gentral de la Russie. À l’exception de quelques bandes de sable ou de eraie dans le Tchernigov, toute cette contrée est couverte d’une couche de sol noir et gras. La moitié orientale de Kharkov présente en général l'image d’une steppe, mais avecune pente très-légère vers le bassin du Don; son sol argileux et sablonneux participe moins de la fertilité
générale du sol es partie le « d'être un midi, la s Tcherkas et Tiasm espèce de forment o le plus ba:
ont 500 pi chaînes de élévation renferme :
Ces trois £ terrains, t en Podolie province Les fleu au systèn entraîne lé qui baigne frontière detous les le grand la navigat Dniester.
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générale. Sur la rive ci-devant polonaise du Dnieper, la configuration du sol est bien plus variée ; des collines de 100 à 150 pieds bordent en partie le cours du fleuve dans le gouvernement de Æ'iev, qui, sans cesser d'être une plaine, présente de petits points de vue pittoresques. Au midi, la steppe commence à paraître avec sa nudité uniforme. Près de Tcherkassy (ancienne capitale des Cosaques), les rivières Ross, Moszyn et Tiasmin, enferment entre leurs bras, unis par quelques lacs, une espèce de delta, long de plus de 95 lieues et large de 4 à 5; les îles qui le forment ont le sol très-uni et couvert d’herbages superbes ; c’est le point le plus bas de toute l'Ukraine. Les collines Nedoborschetz, dons la Podolie, ont 500 pieds d’élévation au-dessus du niveau de la mer Noire. D’autres chaînes de collines s’avancent dans la Volhynie,mais n’y forment aucune élévation au-dessus de 300 pieds. Le pays de collines, surtout en Podolie, renferme même de jolies cascades et des parties tout à fait romantiques. Ces trois gouvernements ont, dans les bas-fonds comme sur les hauts terrains, une couche de terrain noir, très-gras, sur un sol plus argileux en Podolie, plus sablonneux en Volhynie ; mais le nord de cette derniere province fait partie des marais immenses de la ci-devant Podlésie.
Les fleuves et rivières des deux Ukraïinesappartiennent presque tous au système du Dnieper. A la gauche, ou du côté russe, la Desna, qui entraîne le Semettraverse tout le Tchernigov, la Soula, le Psiol,le Worskla, qui baignent Pullava, ctla particouest deKharkov; {’Oriel, qui marque la frontière de Pultava à la droite ou du côté polonais ; le Pripetz, débouché detous les marais de la Podlésie: ie Tetirev et le Ross, s’éconlent tous dans le grand fleuve central, dont malheureusemeni les chutes interrompent h navigation. Les rivières Jde la Podolie se jettent dans le Bog et ie Dniester.
Les deux Ukraines jouissent à peu près du même climat, à l’exception de l’est de Kharkov et du nord de Tchernigov qui ressemblent au gouvernement de Koursk. Les rivières ne gelent qu’au mois de décembre, et se débarrassent de leurs chaînes à la in de février. La chaleur de l'été, jointe à l'absence des pluies, dessèche quelquefois les rivières, dont les caux devenues stagnantes causent des maladies. Alors des es- &ims de sauterelles se répandent le long de la vallée de Dnicper etjusque dans la Volhynie. Toutes les céréales prospèrent à merveille sous @climat. Les champs destinés aux blés ne reçoivent aucun engrais.
ne
{ s UR His } pl en.
310 CHAPITRE VINGT-DEUXIQME, Même fécondité jour l'herbe des prairies; les bœufs de l'Ukraiue n'ont besoin que d’élre nommés. Les chevaux sont aussi plus grands et plus beaux qu'en Russie, Les arbres fruitiers, tels que les pemumicrs, poiriers, cerisicrs et pruniers, abondent, et leurs produits, bruts où transformés en coufilures et en boissons spiritueuses, F1 une branche consie dérable d'exportation. Il en est de 1ème du tabar, de la coche, de la cire et du miel, Les beaux chêne: de l'Ukraine sont recherehts pour la marine. Le mürier réussit dans de pelites piantatiouss; mais la vigne ne produit que cles raisins W'up acides pour être imaugés,
Sous l’emyire d’une nature aussi propice, l'homme ne serait il pas heureux ! Il l’est dans l'Ukraine russe sous beaucoun de rapports. Les Mulo-Rosses ou Petits-Russes, forinant la ma:se du jsupile, jouissent
de {1 liberté personnelle; ils sont ou odnodverzi, petits propriétaires, ou 4 posadii, lermicrs libres. Gais, francs, hospitaliers, amis de la musique ! ct is Ta danse, ils passent leur vie sans souci et dans une aisatice propor- | t onnée à leur travail. Les nobles sont ou Polonais ou Grands-Russes, ou |
eufin indigènes. N'ayant pas d'esclaves, ils ont dans un plus haut degré
les bonnes qualités de leur caste, avec un moindre mélange de vices, , Le)
Les bourgeois, parmi lesquels ce qu’il y a de plus actif est Grand-Russe où étranger, m'ont point à lutter avec le peuple d'Abraham, dont la sa-
gesse des lois ne favorise guère l'établissement. Tout est différent dan: |
l'Ukraine ci-devant polonaise. Là, le paysan malo-rosse, tout en conserval sa joviale vivacité, possède peu d’aisance, habite daus de sales demeures, se couvre de guenilles ; enfin il est serf, La petite noblesse, toute polonaise, s'élève peu au-dessus du paysan. Les grands propriétaires sont souvent des riches malaisés, Toutes Les classes languissent sous le joug des Juifs, qui pullulent dans les villes corume dans Les campagnes, et qui, étant de loule saison, causent plus de mal que lessauterelles.
Jadis foyer de la domination russe, longtemps le Panthéon des divinités slavonnes, pius tard une des cités sacrées de la religion chrétienne grecque, Kiev, que les Grands-Russes prononcent Æiov, reste encoré une des villes les plus remarquables de l'empire. Située sur la rive droite du Iiueper, elle s'élève de colline en colline, et embrasse dans une quadruple euceinte quatre parties distinctes avec 30,000 habitants. Podol, ou la ville busse, occupe les bords mêmes du fleuve: un paliis impérial et queiques édifices publics ornent ce quartier commerçant,
où l’on :
par des viande, * est Acad 1,500 élé une des p side ie m des maisa dation de mée Petsc excepté qi réunis les tre Pets} dessiccatic couvent pe au picd de l'universit( Parmi le:
des Slobod hef-lieu d Lélédin, av 8,000, etc; kries d'ea divers tiss ans Ja que leaux de m figes et leg tewka, et ]d ilueuses une univer Le sol, t Voyageur ; le récoltes lhorizon? ( larbe, le m barmi les
kraiue n'ont rauds et plus iers, poiriers,
nr des professeurs-moines qui font vœu de ne jamais manger de viande, vœu qu’ils éludent en secret. Cette université, dont le nom latin est Academia orthodixa Kiovo-Mohilæano-Zaboromskiana, compte plus de 1,500 élèves. La Ville-Haute, on 1e Vieux-Kiev, embrasse la cathédrale, une des plus belleset des plus riches de la Russie, avec le monastère où réaide ie métropolitain de Kiev, de Haliez et de la Pctite-Russie; la plupart des maisons appartiennent aux moines. La ville de Vladimir est une fondation de Catherine IF, et ne se peuple que lentement. La citadelle, nome mée Petscher, ct qui est régulièrement fortifiée, domine tout le reste, excepté quelques points de Penceinte de Ja ville haute; là. se trouvent réunis les édifices de l'administration, les casernes et le fameux monastre Petschershoï, avec ses catacambes, où l’on conserve dans un état de dessiccation près de 450 corps de martyrs et de simples moines. Çe couvent possède la plupart des maisons formant la slobodr, qui s'étend au pied de la citadelle. En 1833, le gouvernement a transféré à Kiev l'université de Vilna.
Parmi les trois gouvernements à l’est du Dnicper, celui de Æharkov ou des Slobodes d'Ukraine renferme plusieurs villes populeuses telles que le ‘hef-lieu dumême nom, avec 45,000 habitants; Achtyrka, avec 13, 000 ; Lilédin, avec 410,000; Bogodoukhov et Soumy, avec 9,000; B'elopolié, avec 8,000, etc.; mais l'industrie de ces villes consiste principalementen distilkries d’eau-de-vie, en tanneries, et autres métiers simples ; on y fait aussi ivers tissus de laine. Ta province exporte beaucoup de blé ct de grain, ans la quantité consommée par les distilleries. Les haras ctles troupeaux de moutons sonttrès-soignés par les cultivateurs. Les pommessautiges et les poires fournissent une espèce de vas, les cerises, du wischrawka, et les griottes, mêlées de prunelles, du ternewka, boissons spiitueuses qui font les délices des indigènes. La ville de Kharkofpossède une université, avec plusieurs collections académiques.
Le sol, uniformément plat, du gouvernement de Pultava fatigue le foyageur ; que pourrait-il dire sur ces plaines couvertes de toutes sortes de récoltes, soit en blé, soit en fruits, et où à peine un bois interrompt horizon? Quand on a nomms le girka, espèce de froment d'été sans larbe, le miel blanc de tilleul, l'oie bleue caspienne, le canard de Perse, rmi les volailles de basse-cour ; le pélican, le canard rouge, l’ardea
ou transforranch Cotisie coche, de ‘hurcits pour mais ia vigne ,
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où l'on remarque aussi les vastes bûtiments de l’université, desservie
vrrgo, parmi les oiseaux sauvages ; la châtaigne d’equ, qu’on tire du La Pc Dnieper, et la cochenille de Pologne, qui abonde sur les chênes, on à tion, est épuisé la liste des productions du pays. La population s'élevant à 2 mil. Æ polonai, lions, c'est le gouvernement le plus peuplé de l’empire après ceux de 4 toutes s Moscou, de Kalouga et de Koursk ; elle est principalement malo-rosse et À encore t agricole. Les villes ne sont pas importantes. Celle de Pultava compte Æ ment s’ 10,000 habitants, etrenferme un beau monument en l’honneur de Pier. € ligne tir re le Grand et de la victoire qui commença la grandeur militaire de la À les vallo Russie. Sur le champ de bataille même, un simplemonument marquele Æ chutes d
tombeau des Suédois. Periaslanl, avec 6,000 habitants, a été la résidence ! de quelques princes russes. Krementchoug possède diverses fabriques,
vergers ( produit «
entre autres, de liqueurs ; il y a des colons allemands et des Roskolniki, À uice ou X Les villages, riants et entourés de petits bois, ne suffisent pas au loge- Æ comme | ment de la population nombreuse, dont une partie demeure dans des À Choczim
chariots et dans des cabanes de terre.
Plus varié, plus inégal, plus entremêlé de terrains sablonneux, le gcuvernement de Zchernigov produit les mêmes céréales, les mêmes fruits, f les mêmes pâturages que celui de Pultava; les forêts, plus abondantes, | renferment un mélange d’arbres conifères et à feuillage changeant. Le cerisief, surtout l'espèce à grande tige, donne des fruits remarquables par leur douceur. Le miel et la cire forment un article d’exportaiion.| Tchernigou compte 8,000 habitants ; mais Neschin ou Nejin, avec 12,000 âmes, avec des fabriques de soieries, de parfumeries, de liqueurs, de confitures, avec un grand commerce en vins de Grèce, sel de Cm, soie, maroquin, et autres objets venant de l’Asieet de l’Archipel, tient le premier rang parmi les piaces commerciales de l’Ukraine. Les foires de Neschin attirent des négociants de toute la Russie et de la Pologne, Glukhov avec 7,000 habitants, et Novgorod-Severskoï, avec 7,500 n’out rien de remarquable.
En passant le Dnieper, nous trouvons dans le gouvernement de Ki très-peu de villes dignes d’être remarquées, après la capitale dont nous avons déjà parlé. Ouman, avec le magnifique château des Potocki, dl Tcherkassy, ancien chef-lieu des Cosaques, ont de 6 à 7,000 habitants Le gros de la noblesse habite des châteaux fort médiocres, et les village se composent de maisons de branches et d'argile, quoique agréablemer peintes et blanchies avec soin.
tants. #o jowiez on ayant été de Tulczy:
allemands industrie
le nord, asperges qualité. L
La Podolie, considérablement diminuée par la nouvelle circonscription, est toujours la province la plus fertile de toute l'Ukraine ci-devant polonaise, [en sort des troupeaux nombreux de bœufs gras; et, comme toutes sortes de céréales donnent des récoltes abondantes, la province a encore tous les ans tant de blé à exporter que souvent elle ne sait come ment s’en débarrasser. Les forèts, riches en chênes, cessent vers une ligne tirée de Raschkov, sur le Dnieper, à Ouman. Le terrain, varié par ls vallons où coulent les rivières, présente quelques grottes, quelques chutes d’eau et des paysages romantiques. La vigne en espalier orne les vergers et les jardin. potagers. Les abeilles et les poissons donnent un produit considérable. Le tabac de Podolie est d'excellente qualité. Kamée niec OÙ Kamenietz, avec son château bâti sur un rocher, figure encore comme forteresse, quoiqu'elie ait perdu son importance, depuis que Choczim et Bender sont devenues des villes russes; elle a 15,000 habi. tants. Mohilev, avec 8,000, estimportante par son commerce. Bar et Tare gowiez Ont acquis une triste célébrité dans l’histoire de Pologue, comme ayant été les siéges de deux confédérations. Près du magnifique château de Tulczyn, appartenant à la famille Potocki, une colonie de fabricants allemands, surtout drapiers et carrossiers, entretient le spectacle d’une industrie étrangère.
Au nord de la Podolie s'étend la Volhynie ou Wolhynie, province qui n’est guère moins fertile, et qui, grâce à son niveau peu élevé, jouit d’un climat très-doux, quoique la vigne n’y réussisse pas. Son terrain crayeux produit en abondance du millet, du seigle, et le froment le plus pesant de toute la Pologne. On y exploite du fer limoneux, des pierres meulières, de la terre de faïence et du salpêtre. Des forêts très considérables ombragent les collines et les marais qui, s'étendant dans le nord, laissent aux bœufs des pâturages abondants. Le romarin, les asperges sauvages, le houblon y viennent spontanément et de bonne qualité. Les villes sont généralement mal bâties; la plus grande s’appelle Berdyczev Où Berditchev, eïle compte jusqu’à 20,000 habitants; mais ce sont pour la plupart des Juifs; leurs habitations offrent l'aspect le plus sale ; quelques maisons de commerce allemandes et russes y amase sntdes richesses, quoique également sous un extérieur misérable. Il y à aussi un monastère de carmélites bien fortifié; bref, on se croit hors del'Europe. Doubno avec 8 à 9,000 habitants, est le rendez-vous de la no-
qu'on tire du s chênes, on a levant à 2 mil.
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blesse polonaise de l'Ukraine, qui y vient conclure ses contrats, c'est-à. dire toutes ses affaires de commerce. Jitomir, chef-lieu actuel, n’a que 44,000 hahitants. Wladzimierz, en russe Wiadimir, peuplée aujourd’hui de 4,000 Juifs, a donné son nom au « royaume de Lodomirie, » réclamé en 1772 par l'Autriche, mais qui ne figure plus que parmi les titres de l'Empereur. Ostrog, avec 7,000 âmes, est le chef-lieu des terres assignées à: langue russe de l’ordre de Malte. La noblesse polonaise en Volhynie est estimée à 60,000 individus.
La fusion entre les Grands et les Petits-Russes est à peine commencée,
Les Pelits-Russes, plus anciennement établis dans le même pays, ont À
mieux conservé la physionomie nationale ; leurs yeux, presque généra-
lement noirs ou châtains, leurs cheveux bouclés, leurs traits plus beaux, !
leur taille plus élevée, leur langue plus musicale, les distinguent au premier coup d’œil. Le Grand-Russe, en se répandant sur une immense étendue de contrées occupées par les Finnois et les Huns, s’est nécessairement fondu avec ces races, essentiellement différentes des Slaves; de là ces cheveux roux ou jaunes-bruns, ces physionomies sauvages et
tant soit peu hébêtées qui se rencontrent parmi les paysans de la Gran- !
de-Russie. Le caractère moral diffère aussi; le Grand-Russe, avide, intéressé, astucieux, n’a ni foi ni probité dans ses transactions avec les
étrangers ; et Pierre le Grand disait que, s’il défendait aux Israélites |
l'entrée de son empire, c'était dans leur propre intérêt, et afin de les empêcher d’être dupés par ses sujets. Au contraire, le Petit-Russe, indolent, confiant, généreux, ne pense guère au lendemain; et, jouissant des douceurs de son climat, ne retourne au travail que lorsque la nécessité l’y oblige ; il s’en rapporte pour son commerce aux talents des Juifs, des Grecs et des Grands-Russes, toujours prêts à exploiter sa bonne foi. La liberté personnelle donne à tousles Malo-Rosses une démarche franche, unregard assuré, un maintien décent qui ne manque pas même tout à fait aux paysans de l'Ukraine polonaise si longtemps opprimés par les Polonais; c’est du scin des Malo-Rosses qu'est sortie originairement la libre nation des Kosaques, quoiqu’en partie modifiée par des mélanges, Le Velico-Rosse semble au contraire, par le laps des siècles et son mélange avec les Finnois, façonné au joug de l'esclavage, auquel il oppose cependant quelquefois une indocilité sauvage.
Les paysans russes possèdent une constitution corporelle qui sur
porte long
de forces dénûment « rigueur des ncroyables dant que ce wient pas € Nord. Pour emploiera t
Arourse de S
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EUTOPE : PUSSIF, 145 | porte longtemps benuconp de fatigue. ; mais ils n’ont pas cette intensité de forces que l'on remarque chez plusieurs autres penples dun Nord, Le dénûment des paysans, les marches longues et pénibles des armées, la Lrigueur des punitions corporelles, fournissent des exemples" presque ncroyables de ce qu'un Russe peut supporter. Il est étonnant cependant que ces hommes, qui possèdent une si grande force passive, ne swient pas doués d’une force active extraoidinaire, du moins dans le Nord. Pour ébranler un fardeau, ou le porter dans un autrelieu, on emploiera toujours en Russie beaucoup plus de bras qu'ailleurs. A la fourse de Saint-Pétersbourg, par exemple, on voit quelquefois un ma= telot anglais faire ce que trois Russes n’exécuteraient qu'avec peine, quelquefois c'est paresse; mais plus souvent c’est absence de vigueur et d’agilité. J'y entrevois une trace du sang finnois. Les Russes sont, en général, plutôt petits que grands. Quoique leurs proportions soient nrement belles, il est très-peu commun d’en voir de contrefaits ; æ qui provient de l'ampleur de leur habillement et de ce qu'ils font beaucoup d'exercice; mais aussi en partie de ce que les enfants disgraciés par la nature ne peuvent guère résister à l'éducation dure qu'ils reçoivent.
Les tra.ts caractéristiques varient; mais peut-être trouve-t-on partout ls dents blanches, de petits yeux, peu vifs, le front étroit : la forme du nez est trés-variée ; en général il est petit et un peu retroussé dans le Nord ; plus fort , plus arrondi dans la Petite-Russie ; la barbe est presque toujours très-forte; la couleur des cheveux estde toutesles nuances, depuis le brun foncé jusqu’à la couleur rousse , mais il est rare qu’ils soient tout à fait noirs, roides et lisses. Les Russes ont l’ouie fine; les autres sens sont plus ou moins émoussés , suivant la manière de vivre et la rigueur du climat. Ils ont souvent la vue faible, à cause des neiges. La marche et les mouvements du corps ont une vivacité caractéristique et souvent passionnée : les gens même de la campagne ont une certaine Lsouplesse.
La peau fine et un teint frais, voila, selon les Russes, tout ce qui constituc la beauté d’une femme. Dans le fait, les femmes russes ont la peau d'un plus vif incarnat que dans beaucoup d’autres pays, et cependant on n’emploie nulle part le fard avec autant de profusion qu’en Russie ,
même dans la dernière classe du peuple. Comme ja taille des femmes Y. 44
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