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de ia terre de x-mêimes 4Ainos, robuste que les visage; elle se ommes et femres de fleurs et à Japon ou de la l qu’on tire de enfants apprene corde tendue, it qui sautent à se; l'arc et les ements japonais villages, vassaux
de saumons, de t entre eux Sans :s feux allurnés Is actes religieux ie : le commerce uriles, déposent aux; les Kourittent les leurs à muettes que les ltère est vengé ; s exige d’elle ses l'abri des attas; les tribus ne re elles. Le deuil tre les parents, ures sanglantes.
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mille pleure solennellement sa mort, mais mange sa chair, u co qui rappelle les Ostiaks. Tels sont les traits précis et curieux sous lesquels
As autcurs japonais nous pcignent les habitants d’Yeso; les relations
des navigateurs européens n’ajoutent riende positif à ce tableau. Brough- (on assure que ces peuples sont très-velus sur tout le corps; Krusensern voudrait voir de l’exagération dans cette assertion, appuyée par letémoignage des Hollanduis, et que les relations japonaises nous seine bent confirmer.
La langue des Aïnos semble différer également du japonais, du mandchou et du kamtchadale ; la comparaison d’une centaine de mots, très-bien choisis, avec quelques mots correspondants dans pluscurs langues de l'Asie et de l'Océanie, ne nous a fourni aucun indice de parenté. Cette langue, quoique moins sonore et moins douce que le hponais, ne paraît pas cependant offrir ces sons rudes qui caractérisent un peuple féroce.
La Pérouse, qui a visité les Aïnos de la côte occidentale de l’île de äghalien, en trace un portrait très-favorable sous le point de vue monl L'intelligence de ces pauvres insulaires lutte contre un climat rigoureux : ils sont pêcheurs et chasseurs; ils se tatouent; ils font des
Miles d'écorce de saule tout comme les Aïnos d’Yeso. Leur langue
re quelques mots germaniques et mandchoux. Entre l’extrémité nord-est de l’ile d’Yeso et la pointe méridionale du kamtchatka s'étend une chaîne d’iles qui sont véritablement le prolonment de la chaîne de montagnes de cette grande péninsule. Ces îles ont reçu des Russes le nom de Kouriles : leur nombre n’est pas encore déterminé d’une manière précise. Cet archipel se partage naturellement n deux parties; l’une au nord du Passage de la Boussole, et l’autre au sud, Cette dernière chaîne, qui comprend les iles les plus considérables ji l'archipel, est appelée grandes Kouriles, et l’on donne le nom depetites Kouriles aux îles situées entre le passage de la Boussole et le Kamlhatka.
Les petites Kouriles, habitées par quelques Kamtchadales émigrés de leur pays natal à l'approche des Russes, ne présentent qu’une séric de rochers escarpés, stériles, et en grande partie volcaniques. Plusieurs ont inhabitables parce qu’elles manquent d’eau douce. Parmi les petites Bouriles, nous nommeurons Alaid qui m'est qu'un volcan, Souchon
qui offre des indices de mines d'argent ; Paramouchir, la plus considira. ble de toutes; Onékotan, Kharamalkotan , qui renferment des volcans éteints, tkarma, qui a un mont ignivome en activité, et Ouchichir, où juil. lissent des sources chaudes. Les rares habitants de ces îles sont sou à la Russie et lui paient un tribut en fourrures et en peaux de veaux marins.
Les grandes Kouriles promettent beaucoup plus d'avantages à des colons intelligents. L'ile d’Ouroup, appelée aussi le de lu Compagnies, offre des sapins et des merisiers; ici commencent les M'ouriliens velus, «ui sont de la même famille que les Aïnos d’Yeso et de Saghalien, Hourouws, nommée aussi Itouroup, Atorkou et île desÉtuis, est. la plus grandede toutes les Kouriles. Elle a de belles forêts que menace un volcan en activité, Non loin de ce volcan, on trouve un établissement japonais, nom Ourbitch, avec un petit fort et un port fréquenté par des pêcheurs, Kounachir estremarquable par ses hautes montagnes couvertes de mélèzes, de pins et de sapins magnifiques. Au nombre de ces montagnes estun volcan brûlant. C’est dans l’île de Kounaciur que le capitaine russe Golownine fut fait, en 1811, prisonnier des Japonais, L'ile de Tehikotan, là plus méridionale des Kouriles, paraît être également volcanique, Les grandes Kouriles appartiennent aux Japonais ; mais elles sont convoi. tées par les Russes, qui ne tarderont sans doute pas à s’en emparer,
Voyons maintenant une autre chaîne d'îles, qui s'étend au sud du Japon, et forme une espèce de barrière entre ia mer Orientale ct le grand Océan, de même que l'archipel des Kouriies entre ce dernicr et la mer d'Okhotsk.
Les deux chaînes de montagnes qui traversent la Corée et le Jaron semblent se rapprocher et se continuer sous la surface de la mer, cu formant une suite de petits archipels qui s’étenuent du Japon vers l'ile de Formose. Dans cette région maritine peu connue, nous trouvons l’État de Lieou-Khieou, État assez florissant et digne de nous intcresser. Les premiers bons renseignements qu’on en a eus sont dusi un ambassadeur chinois, nommé Soupatouang, qui y fut envoxé en 4719, et dont le P. Gaubil, missionnaire, a extrait la relation.
Selon Gaubil, ces îles, ainsi que nous venons de le dire, forment, depuis l’île de Kiou-Siou, la plus méridionale des grandes îles du Jupon, une espèce de chaine, ou plutôt une suite de petits archipels qu
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ASIE : JAPON. J0ÿ aboutit à l’île Formose. 11 y en a en tout trente-six, sans compter celles qui relèvent du Japon. Au sud de Kiou-Siou sont 7 petites îles, et une grande appelée Taneya-sima : ‘elles dépendent de l'empire du Japon.
Au sud de ces 7 Îles, on en rencontre une dizaine d’autres qui appartiennent au roi de Lieou-Khicou. On les nomme Oufou-Sima, c'est-ùdire, tles d’Oufou. La principale s’appelle Oufou dans le pays, et Tatao chez les Chinois, c’est-à-dire, Grande-Ile, Ces Îles sont fertiles et peuplées. Ki-Kiai, la plus septentrionale, passe pour être habitée par une race sauvage et barbare.
Au sud-ouest de ce groupe est la grande île de Lieou-Khieou ow Lieou- Tcheou (Loochoo des Anglais). Salongueur du nord au sud est de 24 lieues; mais sa largeur n’est que de 5 à 6lieues. La capitale, qui est larésidence du roi, esf située dans la partie méridionale de l’île, à peu de distance de la mer. On lui donne le nom de Shoui et de King-tching. Le port de Napakiang, à 2 lieues de Schoui, est le port le plus fréquenté de l'ile. A l’ouest de la grande Lieou-Khieou, on compte dix îles très-fertiles et bien peuplées, si l’on en excepte Lieou-hoang-chan, c’est -à-dire l'ile du Soufre, parce que ceite substance s'y trouve en abondance. Cette île renferme un volcan qui émet constamment de la fumée. L'île de Komisang, appelée Amakirrima par les habitants, a un volcan en activité,
Lu grande Île de Licou-Khicou était partagée, il y a environ 400 ans, en trois États, ce qui l’a fait nommer, dans quelques cartes, Ftle des trois Ross, Découvertes dans le vue siècle par les Chinois, ces îles n’ont été subjuguées que sept siècles plus tard. La grande île est représentée par les navigateurs anglais comme une des contrées les plus pittoresques et les plus délicieuses du globe. De riches cultures ajoutent aux Leuutés que la nature a prodiguées à cette terre. Les brises de mer, qui soufllent pendant tout le cours de l’année, la garantissent contre les extrêmes du froid et de la chaleur ; de nombreuses sources la fertilisent ot y purifient l’air. Licou-Khicou, ainsi que plusieurs des îles voisines, abonde en-riz, légumes, melons, ananas, bananes, figues, citrons, limons, thé, gingembre, poivre, camphre, bois de teinture et de chauffage, soie, cire et fil. Les animaux sont des bœufs, des buflles, des moutons, des chevaux, des ânes, des porcs et des chèvres. Seulement tous ces
animaux paraissent être d’une taille plus petite qu'ailleurs, La volaille Aile 09
306 CHAPITRE VINGT-DEUXIÈME, est aussi fort grêle, quoique très-bonne, Le poisson fourmille sur toute la côte.
Les habitants de Lieou-Khicou sont également d’une taille au dessous de l'ordinaire. Elle n’est en moyenne que de 4 mêtre 57 centimétres12, c'està dire de quatre piedsdix poucesenviron. Néanmoinsils sont bien faits et virsoureux. Leur figure est plutôt agréable que belle. Les Lieou-Khicuans scrapprochentdes Japouaispar les traits physiques. Is ont la politesse, l’affab.iité et le cérémonial des Chinois, avec plus d'honnêteté, et de franchise ; ils ont la dignité et la gravité japonaise, avec moins de cruauté et ae détiance. Leur caractère est doux, gai ct sociable. Quoiqu'ils aient adopté le principe chinois et japonais d'interdire l’intérieur de leur pays aux étrangers, quoiqu'ils refusent de commercer avec eux, ils ont toujours accacilli avec la plus cordiale amitié les navigateurs quileuront rendu visite, et ilsleuront prodigué les soins de l'hospitalité la plus touchante ct la plus désintéressée. Les capitaines Broughton Macleod, Hall, Maxwell ct Beechey sont unanimes sur ce point. La répuguance de ces indigènes à reccvoir un salaire en retour d'un service et même de fournitures faites, est poussée ju:qu'à une susceptibilité incroyable. Le capitaine Maxwell recevait chaque jour gratuitement les vivres frais nécessaires à la consommation de son équipage malade. Un balcinicr qui relècha en 1826, à Napakiang, s'y ravitailla, et, er échange de deux douzaines de bœufs et d’autres provisions, il put à peine faire accepter aux insulaires une grande mappemonde. Les eapitaines Hall et Macleod avaient prétendu que cctte race primitive ignorait l’usage de la monnaie, et même qu’elle n'avait niarmes défensives ni armes offensives: mais les observations de Beechey ont démontré que, sous ces deux rapports, les habitants de Lieou-Khieou ne se dsinguaient pas du reste du genre humain : néanmoins l'artillerie et les fusils anglais leur parurent quelque chose de tout nouveau et de merveilleux. Broughton, en visitant quelques-unes des îles à l’extremité est de l'archipel Liou-Khieou, y trouva la même race douce et hospitalière.
La religion dominante dans ces îles est celle de FÔ ou Bouddha. Les prêtres sont des bonzes, pour la plupart élevés au Japon. Leslivres de religion, de morale et de science sont en caractères chinois; mais dans l'usase ordinaire on se Sert de ceux des Japonais. Leur langue est dif-
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au dessous mètres, it bien faits icou-Khicont la poliôteté, et de de cruauté Quoiqu'ils l'intérieur r AVEC EUX, Javigateurs l'hospitalité Broughton nt. La répua service et oplibilité inaitemeni les malade. Un illa, et, en ns, il put à le. Les eapitive ignorait éfensives ni montré que, 1e se disiünillerie et les et de merà l’extremiti > et hospita-
ouddha. Les Leslivres de js; mais dans ingue est dif-
férente de celle des Chinois, quoique composée de beaucoup de mots de l’une et de l’autre nation. L'empereur Kang- Hi, en 1720, y établit une bibliothèque et ordonna que dans l'ile principale on bâtit un tem ple à Confucius.
On trouve dans ces îles des manufactures de papier, de soie et d'armes. Il y a de bons ouvriers en or, argent ct autres métaux, Leurs bâtiments de mer sont très-recherchés à la Chine et au Japon.
Le roi de Lieou-Khieou paye à l’empereur de la Chine un tribut annuel qui consiste en soufre, cuivre, étain, corail et nacre de perles. Ce prince ne peut choisir ses épouses que dans trois familles ; on ne sait rien sur ses revenus ct sa puissance.
£atre le groupe des îles Licou-Khicou ct l'île de Formose, on rencontre un autre groupe moins considérable, qui porte le nom d'Île Had= jico=Sima, et qui fait aussi partie du royaume de Lieou-Khicou. La plus grande des Îles de ço groupe cst Typinsan, la Taypin des missionnaires ; c’est aussi la plus rapprochée des îles Licou-Kieou propreinent dites, Les habitants des îles Madjico-Sima ressemblent à ceux de ces dernières, et paraissent d’origine japonaise plutôt que chinoise. Ils parlent et écrivent la langue du Japon, avec lequel ils sont en relation de commerce. [ls commcrcent aussi avec la Chine ct avec l'ile de Formose. Ils élèvent des chevaux, du gros bétail, et une race fort grande de co-
chons, très-différente de celle que l'on trouve en Chine. Le groupe de Madjico-Sima se compose d’une vinglaine d'îles fort petites pour la plupart. Les plus considérables après Typinsan sont Patchousan et Rochoukoko. Koumi est la plus occidentale de tout l’archinel.
ET