CRATERES DE SOULÈVEMENT
Telle est la disposition que présentent la plupart des chaînes ou groupes de montagnes.
Dans les groupes du Cantal , du Mont-Dore et du Mezenc , traits principaux du relief de la France centrale , les roches éruptives occupent les points culminants de chaque groupe, et les roches sédimentaires stratifiées sont relevées autour d'elles comme vers des centres de soulèvement.
Dans les chaînes de montagnes , telles que les Alpes , les Pyrénées, etc., les roches éruptives forment l'axe culminant, axe minéralogique, de chaque côté duquel on retrouve la série symétrique des terrains sédimentaires. à travers lesquels les éruptions se sont fait jour.
Pour bien comprendre la structure physique des groupes et des chaînes de montagnes, il faut se reporter à l'origine que nous leur supposons, et se rendre compte de tous les mouvements qui ont dû se produire par suite des soulèvements.
Cratères de sooièiremeiit. — Que l'on suppose une épaisseur de roches stratifiées , dont les couches, sensiblement horizontales , tendent à être soulevées en un point par une force agissant de bas en haut . Le point sur lequel agira cette force sera d'abord élevé autant que le permettra l'élasticité des roches; mais, lorsque l'élévation sera telle que les couches distendues ne pourront plus couvrir la surface devenue trop convexe , il se produira des ruptures. Ces ruptures détermineront nécessairement une disposition constante; elles produiront un étoilement, c'est-à-dire une série de cassures convergentes vers le point de soulèvement , et laissant par l'écartement des parties soulevées un vide ou cratère dans le centre. C'est ce que l'on appelle un craièi^e de soulèvement, La région centrale de ce cratère sera occupée par les roches éruptives, lorsqu'elles auront percé jusqu'au jour.
Les exemples de ces cratères sont nombreux : le Cantal , le Mont-Dore et le Mezenc, en France, se rapportent à ce mode de formation. .Parmi les volcans modernes beaucoup occu-
PHENUMËN'ES SUPERFICIELS.
petit ainsi le centre d'un cratère de soulèvement ; tel est le pic de Ténériffe dont le cône volcanique est entouré d'une
enceinte tie mi -circulaire , étoilée par une série de vallées divergentes.
Tel est le Vésuve dont le cône est entouré par la montagne semi-circulaire de la Somma.
La figure 4 indique les dispositions tjue peuvent présenter les volcans qui se sont ainsi fait jour en soulevant les dépôts stratifiés. Les couches soulevées et rompues sont indiquées en a, b, g, h: le volcan f surgira au centre d'une dépression cralûriforme plus ou moins régulière, toutes les fois que son cône ne dépassera pas les couches soulevées, tandis que, d'autres fois, ses accumulations s'élevant jusqu'en v, recouvriront les roches soulevées.
Cette origine est plus difficile à constater lorsque les roches soulevantes ne se sont pas fait jour au centre du cratère.
Telle est la disposition que présente l'île de Palma. Un vaste cirque, appelé caldera, forme la partie centrale de cette île; il est profondément encaissé par les bords escarpés du cratère qui s'abaissent par des pentes régulières vers la mer, en formant un cône surbaissé, sillonné par les vallées rayonnantes qu'a produites l'étoilement du sol.
La carte de l'île de Palma (fig. 6), dressée et présentée par