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CRATÈRES DE SOULÈVEMENT

M. de Buch , à l'appui de sa théorie, est l'exemple le plus expressif de la structure d'un cratère de soulèvement.

On trouve ce type de soulèvement modifié par une multitude de circonstanceB, qui dépendent d'abord de l'altitude à laquelle les bords du cratère ont été relevés et de la surface fitir laquelle le bombement s'est réparti , ensuite , des inégalités préexistantes du sol soulevé, puis, enfin, des érosions et des altérations subies par le cratère depuis l'époque de son soulèvement. La présence ou l'absence des roches ignées sou-

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levantes au centre du cratère, leur développement plus ou moins considérable en altitude et en étendue, lui donnent aussi des physionomies très-diverses. Néanmoins , le type une fois bien compris , se reconnaît même dans les ébauches les plus imparfaites et les plus altérées.

Chaînes de montai^es. — Beaucoup de chaînes de montagnes ont , par leurs formes , leur structure et leur composition, la plus grande analogie avec les cratères de soulèvement.

Les roches éruptives en constituent généralement la ligne de faîte, et, de chaque côté, les roches sédimentaires sont soulevées et rompues de manière à déterminer des crêtes et des vallées longitudinales , c'est-à-dire parallèles à Taxe. Cette rupture linéaire des roches soulevées a la même origine dans les chaînes de montagne que les vallées circulaires et centrales dans les cratères de soulèvement; seulement, le phénomène, au lieu de s'être produit sur un point, s'est produit suivant une ligne.

Les grandes Alpes de la Savoie, dont le massif du mont Blanc forme les sommités, peuvent être considérées comme représentant les diverses parties d'un immense cratère de soulèvement longitudinal , au centre duquel les masses éruptives et soulevantes ont été portées à des hauteurs bien plus considérables que celle des arêtes rompues et soulevées.

Les masses éruptives et soulevantes sont représentées par le massif du mont Blanc , chaîne centrale et culminante , qui , lorsqu'on l'examine de la vallée de Chamonix (planche I), présente une arête linéaire dont toutes les sommités sont formées par les granités et les protogines. Les deux vallées qui entourent ce puissant massif d'éruption sont les dépressions cratériformes, encaissées sur les côtés opposés par les relèvements des roches sédimentaires.

Les roches soulevées qui encaissent les vallées de chaque côté du massif du mont Blanc semblent représenter les bords d'une boutonnière à travers laquelle serait sortie la masse culminante.

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