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CARACTÈRES DE LA STRATIFICATION

Pour établir une échelle géognostique de tous les terrains sédimentaires , il faudrait rencontrer une contrée qui, avant d'être soulevée au-dessus du niveau des eaux , aurait successivement été couverte par tous les dépôts sédinientaires des diverses périodes géologiques. Le sol de cette contrée serait ainsi composé de dépôts superposés dont l'épaisseur résumerait les caractères comparatifs de tous les terrains sédimentaires.

Mais , puisque cet examen n'est pas possible et que nous ne pouvons voir et étudier les terrains sédimentaires que lorsqu'ils ont été émergés , nous sommes obligés de les examiner partiellement sur les flancs des vallées et sur les escarpements qu'elles présentent , ainsi que sur les parois des excavations artificielles ouvertes dans le sol ; pour retrouver ensuite les terrains supérieurs ou inférieurs, nous devons nous transporter sur d'autres points en suivant avec attention les positions relatives de la stratification des couches successives.

L'étude des terrains de sédiment porte donc , à la fois , sur les caractères minéralogiques qu'ils présentent, et sur les tracés stratigraphiques qui établissent les relations des divers terrains entre eux.

La stratification est concordante, toutes les fois que les strates successifs de deux formations sont parallèles et superposés, de telle sorte qu'on en puisse conclure qu'aucun mouvement du sol, aucun déplacement ne s'est opéré dans l'intervalle

de leur dépôt. Elle est discordante , au contraire , lorsque les couches d'une formation i.

c, d (fig. 16) recouvrent celles de la formation sous-jacente, sans que les plans de stratification soient parallèles; cette discordance indique que le terrain le plus ancien avait déjà subi des dérangements quand le terrain

Fig. 16.

postérieur a été déposé. La figure 17, qui représente un terrain stratifié en couches fortement inclinées, dont la base

Fig. 17.

est recouverte par un terrain postérieur en couches horizontales, démontre évidemment que le terrain a, b, c, était formé et accidenté lorsque le terrain d, e a,éié lai-même déposé.

Sobdi vision de la série des dépôts sédimentalres. — On

a reconnu, par cette étude géologique de la surface du globe, que la série des dépôts sédimentaires peut être subdivisée en formations successives , ces formations ayant été séparées par des mouvements du sol qui ont déplacé une partie des eaux, changé à un degré plus ou moins prononcé la carte géographique des surfaces émergées, et accidenté la stratification de tous les dépôts antérieurs.

Vue formation comprend, suivant la définition de M. Élie de Beaumont , tous les dépôts qui se sont succédé dans Tin' tervalle compris entre deux révolutions du globe, c* est-à-dire entre deux époques de soulèvements.

M. de Humboldt définissait une formation comme comprenant une réunion de masses minérales tellement liées entre elles , quon les suppose formées à la même époque et que, dans toutes les contrées du globe , elles offrent les mêmes rapports de gisement.

Quant au mot terrain, il est employé dans la classification géognostique pour désigner des groupes de formations réunies entre elles par des analogies de gisement et de fossiles caractéristiques.

Ainsi , dans la série des dépôts sédimentaires , le terrain représente la grande unité, et se subdivise en plusieurs ybriMtions qui peuvent elles-mêmes être composées de pioaievrB

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