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ACCIDENTS DES COUCHES DE HOUILLE

complique beaucoup Texploitation. Ainsi, dans les couche» de h Loire-Inférieure , il y en a une telle quantité que ces couches ne sont plus qu'une suite d'amygdales, séparées par des interruptions aussi longues que les portions de coudies ellesmêmes. Cette allure, nommée allure en chapelet, n'est nulle part aussi prononcée que dans les mines de Languin , près de Nort : les travaux de ces mines ont constaté l'existence de trois plans de stratification des grès et schistes, inclinés de 76 à 80*, dans lesquels se trouvent des masses amygdalines de houille. Ces masses ont 4 et 6 mètres dans leur plus grand renflement, mais leur puissance se soutient à peine sur des longueurs de 10 et 20 mètres ; elle s'étrangle ensuite pour être interrompue par un crain ; de telle sorte que la coupe de chaque partie de la couche est réellement lenticulaire, et a rarement au delà de 40 à 60 mètres de direction.

Les exploitants sont quelquefois très-embarrassés lorsqu'ils ont poursuivi la trace d'un crain pendant un long espace ; car, s'ils ne rencontrent aucun indice de reprise, ils ne savent si l'intemiption doit être attribuée à la présence d'un crain ou à la cessation définitive du charbon. Aucune rè^ê ne peut être posée à cet égard ; l'étude de la structure et de la composition du terrain peut «eale fournir quelques indications. Ainsi, dans le cas de la cessation complète d'une couche, cette cessation n'est pas accompagnée, comme dans le crain, de perturbations dans l'allure et la texture du charbon , non plus que dans la stratification du toit et du mur. La couche maigrit sans aucun signe précurseur, se divise et s'appauvrit; le charbon devient moins pur, mais sans être brisé; il ac>quiert même plus de solidité en se chargeant de parties terreuses.

Les failles sont des accidents très-communs dans les couches de houille Ce sont des cassures qui affectent tout l'en-, semble du terrain et y causent des dénivellations plus ou moins considérables.

Ces failles ont une direction déterininée, et, généralement,

TERRAINS DE TRAHSITION.

si un bassin est affecte par plusieurs systèmes de caasures qui suivent des directions différentes, ces systèmes sont composés chacun de plusieurs failles , liées entre elles par le parallélisme de leur direction.

L'intensité des failles est très-variable : parfois e&a interrompent à peine le terrain et apparaissent comme de simples fissures qui ont changé le niveau des deux parties rompues , mais pas assez pour qu'il y ait interruption tO' taie de la houille , qu'il est toujours facile de SQivi« , lorsque le rejet ne dépasse pas l'épaisseur de la couche; d'autres fois , au contraire , il y a isolement complet des deux parties rompues , non-seulement par l'efEét d'an rejet ou dénivellation très-considérable, mais par l'interposition et l'épaisseur de la cassure , laquelle est remplie par les roches écroulées et brouillées qui en formaient les pa-

La couche du Monceau, près de Blanzy, présente des (ailles très -prononcées qui changent à la fois le niveau et l'iaclinaison

de la couche; et comme il existe un autre système de failles perpendiculaire à celui qui est indiqué par la coupe figure 23, il en résulte que la coudie est divisée en parallélipipèdes plus ou moins grands, tout à fait isolés les uns des autres , et qui

ACCIDENTS DES COUCHES DE HOUILLE. Ui

ont été longtemps regardés comme des masses n'ayant aucune relation entre elles.

Cette coupe de la couche du Monceau, fournit encore l'exemple d'un étranglement causé par les mouvements postérieurs au dépôt du terrain houiller, et d'un brouillage qui interrompt totalement la houille. Les brouillages sont, comme on le voit, des intervalles plus ou moins considérables, compris entre deux plans de fracture et dans lesquels toutes les couches sont brisées et réduites en blocs anguleux mélangés ensemble.

Le caractère essentiel qui résulte de cette explication des fiûlles et des brouillages, c'est que ce sont des plans de fracture qui, dans les bassins houillers, ont une direction et une inclinaison fixes, et peuvent, par conséquent, être déterminés comme les plans des couches de houille. Ces plans de dislocation sont , de plus , assujettis entre eux à des lois de parallélisme. U peut y avoir plusieurs systèmes ayant des directions et des inclinaisons différentes; mais toutes les failles d'un bassin sont coordonnées relativement à ces divers systèmes; de telle sorte qu'il suffit souvent de déterminer la direction et l'indinaison d'une faille pour savoir (d'après l'étude de l'ensemble dn terrain) quelle peut être son importance relativement au rejet de la couche, et dans quel sens ce rejet a pu avoir lieu. Qodques lois, communes aux failles et aux filons, sont d'ailleurs d*un puissant secours pour cette étude ; nous les exposerons en traitant des filons métallifères.

Lorsque les fedlles font partie des grands accidents qui ont déterminé le relief de la surface du sol , les rejets sont , en quelque sorte, proportionnés aux inégalités que présente ce relief. Ainsi , il y a des rejets de plus de 100 mètres dont l'existence est généralement indiquée par les vallées et les inégalités de la surface.

On a souvent cherché à établir des rapports entre l'allure des couches de houille et les accidents de la superficie du sol. Ainsi, dans un grand nombre de bassins, la direction des couches coïn-

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eide avec celle du grand axe da terrain houiUer, et ce grand axe est lui-même dirigé dans le même sens que les vallées; de telle sorte que la direction des couches se confond avec celle des lignes de partage des eaux et des thalvegs priih dpaux. Dans quelques autres, les plans de stratification dnte^ rain ont non-seulement la même direction, mais encore les mêmes inclinaisons que les versants. D'autres fois enfin, la disposition est inverse, et l'inclinaison des couches est à contre* pente des versants sur lesquels elles affleurent.

Il ne faut pas attribuer une grande importance à ces coor cordances de l'allure des couches avec les ondulations de la surface, les dislocations des couches ajrant été le plus son* vent produites par des mouvements très-anciens qui n'ont laissé que peu de traces sur les surfaces actudies.

KeHierehe de l« koalUe. — La formation houillère est la seule, dans toute la série des terrains, où la présence des conches de combustible soit assez fréquente et assez ordinaire pour qu'il soit rationnel d'y faire des recherches sans aucun autre indice que la certitude de l'existence de la formation, c'est-à-dire la reconnaissance des grès et schistes de cette époque.

Deux cas peuvent se présenter dans une recherche de houilk : 1* avoir à rechercher la houille dans un bassin connu où il existe déjà des exploitations : 2^ chercher la prolongation d'un basatn houiller sous d'autres terrains superposés, ou même chercher tf priori si la formation houillère existe sons les terrains de la surface.

Dans le premier cas, les recherches doivent être guidées par la connaissance des accidents et de l'allure des couches de houiDe du bassin que l'on explore. Toutes les fois que, dans un bassin, la direction des couches connues conduit sur un point , et qoe l'inclinaison consultée donne également l'espoir de rencontrer, à une profondeur convenable , le prolongement de ces couches, une recherche est rationnelle et peut être entreprise. Si, par suite de l'absence ou du trop grand éloignement des exploita^

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