FORMATION TERTIAIRE INFÉRIEURE
iode. Ild alternent souvent avec des roches arénacées ou arpenses et forment notamment sur le littoral méditerranéen les dépôts trës-puissants et trës-étendus.
Les types des divers étages calcaires qui constituent les formations tertiaires inférieure et moyenne, peuvent être pris dans e bassin dont Paris occupe le centre, bassin où le terrain est dos complet que partout ailleurs et présente de nombreuses alernances d'étages successivement caractérisées par des coquilles narines et par des coquilles d'eau douce.
l^ argile plastique, qui se trouve presque toujours au-dessus le la craie parisienne, est une argile onctueuse et délayable. [''épaisseur en est trës-variable ; tantôt elle est de plus de 16 mètres , tantôt elle se réduit à quelques décimètres ; plu-
9ears exemples semblent indiquer que cette épaisseur est en "aison inverse de la proximité de la craie , de sorte que son '^t en aurait nivelé la surface inégale et ondulée.
L'argile plastique affecte des couleurs très- variables : le plus ouvent elle est d'un gris a^sez foncé ; d'autres fois elle est veinée e rouge et de jamie : elle est rouge dans le sud de Paris , de 'entilly à Meudon ; il y en a de blanche à Moret et dans la ^rêt de Dreux. Selon ses diverses qualités , elle est employée ^ faire de la faïence, de la poterie rouge, des creusets, des car- ^nx, des briques, des tuiles, etc — Les substances accidendles y sont : les lignites et-de nombreux débris de végétaux , es pyrites en grains cristallins ou substitués à des débris orga> iqnes, du succin et des nodules résineux, des cristaux de i7)se, des fragments siliceux ou calcaires. Les fossiles y conitent en végétaux carbonisés et en coquilles d'eau douce et irines, que l'on trouve mélangées dans les couches supérares. Les premières sont, des planorbes, des lymnées, des Indines , des nérites, des mélanies. . . ; les secondes sont , des rites, des ampullaires, etc., qui se trouvent aussi dans le calire marin superposé.
Les lignites de l'argile plastique ont conservé le tissu lieux ; tantôt ils forment de véritables couches stratifiées, ter-
108 TERRAINS TERTUIRES ET ALLUYIEMS.
reuseb ou schisteuses, qui ne sont qu'un mélange d* argile, de carbone et souvent de pyrites, ce qui leur a fait donner le nom de cendres pyriteuses et les rend propres à la fabricili(m du sulfate de fer et de l'alun : d'autres fois , on les trouve en couches compactes , d un noir brunâtre , denses et à cassoie conchoïde.
Le calcaire grossier t composé de calcaires caractérisés par une quantité prodigieuse de coquilles marines , alternant avec des marnes argileuses et des marnes calcaires , succède à l'argile plastique.
Les calcaires des assises inférieures sont souvent sablonneux: il arrive même qu'ils ne recouvrent pas immédiatement l'argile plastique et qu'ils en sont séparés par un banc de sable. Ces calcaires sont trës-coquillers , d'une texture grossière et parsemés de grains d'un vert foncé, analogues à ceux de la glaoconie. Les coquilles marines y abondent et sont remarquables par leur conservation , un assez grand nombre ayant encore leur éclat nacré : ce sont des nummulites, des lucinee, des bucardes , d^s crassatelles , des turritelles , des cerites et notamment la cérite gigantesque [cerithium giganteum], qoi caractérise cet étage.
L'assise moyenne est composée de couches de calcaire grossier jaunâtre , d'une solidité variable, très-coquiller, et contenant rarement des grains de chlorite. L'on y remarque un banc tendre, verdâtre ou gris jaunâtre , dont la partie inférieure présente souvent des empreintes brunes de tiges et de feuilles de végétaux non marins , mêlées avec des coquilles marines , telles que des cérites, des ampullaires, des orbitolites, pétoncles, cithérées, turritelles, etc. , et surtout des miliolites, que l'on peut trouver aussi dans les couches plus élevées , mais dont la profusion est ici caractéristique.
L'assise supérieure du calcaire grossier commence par les couches les plus solides et les plus propres aux constructions, qui sont désignées par les ouvriers sous le nom de roche. A mesure qu'on s'élève, les «bancs deviennent plus minces, plus