ÈRE SECONDAIRE ET TERTIAIRE
De là ott doit conclure que les contreforts de ces régions montagneuses ont été tour à tour visités et abandonnés par la mer. Jersey aura sans doute suivi le sort des collines de Bretagne et du Cotentin , mais l'absence complète de toute nouvelle trace du passage de la mer sur la surface de File , fait supposer que depuis son premier retrait à la fin de la Transition, elle ne l'a jamais recouverte de nouveau.
Or pendant la longue durée des siècles nécessaires aux dépôts superposés des régions voisines et aux modifications profondes dont ils portent l'empreinte, tandis que les vagues disloquaient, broyaient et usaient les roches du rivage et en dispersaient les fragments ou la poussière : tandis que les pluies, réunies en petites I ivières par le ruissellement et les sources, creusaient les vallées,^ l'air humide accomplissait aussi son œuvre : il désagrégeait peu à peu les roches de la surface de l'ile, en leur enlevant le silicate alcalin, partie soluble des feldspaths, et il laissait, à la place de la pierre nue, l'argile siliceuse, fond premier de notre terre labourable.
Quelles furent alore la flore et la faune de Jersey? Lii seule analogie avec les pays voisms pourra nous le faire présumer, puisqu'il ne s'est formé ici aucun dépôt pour nous conserver, à l'état fossile , les plantes ni les animaux de ces épocpies reculées.
liO GÉOLOGIE DE JERSEY.