‹ Géologie de JerseyChapitre 32 sur 38 · C>° GÉOLOGIE QUATERNAIRE ET MODERNE · texte numérisé non relu

C>° GÉOLOGIE QUATERNAIRE ET MODERNE

ancienne étendue des cotes.

D'après les traditions de Jersey recueillies par M. Le Cornu, président de la Société Jersiaise d'archéologie, et publiées en 1883 dans le Bulletin de la Société, il y eut autrefois une forêt dans une partie de la baie de Saint-Ouen, maintenant submergée ou couverte de sable.

Les restes de la forêt n'ont pas d'ailleurs complètement disparu et, surtout après les grandes tempêtes, on en retrouve des traces dans la grève comprise entre la tour de l'Étacq et le martello le plus voisin, dit Les Laveurs. Pour ma part, le 5 février 1885, à la suite des tempêtes des jours précédents, j'ai pu constater leur existence sur une étendue de plus d'un hectare, entre les roches basses de la grève et le talus récemment construit le long du rivage.

Des tiges sortaient du sol de 20 centimètres environ ; elles étaient droites et dans leur position native. La plupart ressemblaient à celles que laisserait un bois taillis,, et les plus grosses atteignaient à peine un décimètre de diamètre, encore ces dernières étalentelles assez rares. Elles pénétraient par leurs racines dans une marne verdàtre, recouverte çà et là d'une couche d'humus de 10 à 20 centimètres d'épaisseur.

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