‹ Géologie du Sahel d'AlgerChapitre 17 sur 21 · I GO · texte numérisé non relu

I GO

ROCHES ÉRUPTIVES

1" Dyke du Camp-des-Guêtres (auberge Gaspard).

Ici la roche offre la composition normale : labrador, pyroxène, lcr oxydulé, matière vitreuse. Ses éléments sont très nets et d’une extrême fraîcheur ; la matière amorphe abonde; le feldspath est criblé d’inclusions vitreuses à bulles gazeuses ; quelques inclusions se montrent aussi dans le pyroxène. Indépendamment des grands cristaux de pyroxène du premier temps de consolidation on observe aussi un assez grand nombre de microclites d’augite, ce qui permet d’appeler la roche un tachylite de labradorite augitique. En somme, on se trouve en présence d’une roche plus voisine des andésites que des basaltes.

Le dyke du Camp-des-Guêtres est actuellement exploité, et dans la carrière ouverte, on peut juger de l’état général de la masse éruptive. Celle-ci présente à peine la structure prismatique due à des phénomènes de retrait et que nous lui verrons offrir ailleurs d’une manière très accentuée. En revanche, elle est fissurée irrégulièrement et ses fentes sont d’ordinaire bouchées par de belle calcédoine blanche, dans laquelle il n’est pas rare de trouver empâtés totalement des morceaux de labradorite. Enfin, sur son pourtour, le dyke est criblé de produits multicolores qui ont été déposés postérieurement dans ses fissures et que l’on peut rapporter presque tous à des produits ferrugineux et cuivreux.

2° Dyke d’Ameur-el-Aïn.

Ce gisement est le plus intéressant de tous ; aussi ai-je multiplié le nombre de mes préparations pour pouvoir donner une

LABRADORITE

description complète de toutes ses parties. Je ferai d’abord remarquer que, grâce à la carrière d’exploitation ouverte dans le dyke, on peut voir la roche dans ses dispositions générales. Elle se montre en longs prismes de retrait, d’un agencement assez irrégulier, mais où domine cependant la disposition radiée; on dirait une immense gerbe de colonnes prismatiques.

En allant du centre à la périphérie, on remarque dans le dyke trois zones concentriques distinctes : intérieure, médiane et extérieure. La zone intérieure comprend les prismes de roche normale pure, tantôt accolés directement, tantôt séparés par d’autres prismes de matières différentes et sur lesquels je reviendrai tout à l’heure ; la zone médiane est constituée aussi par des prismes, mais que leur couleur rougeâtre différencie notamment, et à première vue, de la roche normale qui est gris noirâtre ; enfin la zone extérieure est formée par une brèche également en prismes et dont le faciès de nougat à éléments blancs sur fond rouge ne permet pas de la confondre avec les autres parties du dyke.

Commençons par la zone centrale et tout d’abord par la roche normale pure. On y observe les minéraux suivants :

Amphibole, labrador, pyroxène, fer oxydulé.

Labrador et pyroxène microlitiques, matière amorphe.

Bastite.

Ici la roche est caractérisée par une extrême abondance de matière vitreuse amorphe et, comme toujours, par la fraîcheur et la netteté de ses éléments cristallisés. Le labrador est criblé d’inclusions vitreuses et, fait digne de remarque, on le

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trouve à l’état microlitique dans certains cristaux de pyroxène, ce qui annoncerait une tendance de la roche à prendre la structure ophitique.

D'ailleurs, les microlites de toute nature sont très rares,, d’où I on peut conclure que la solidification de la masse éruptive s’est effectuée dans un temps très court, ce qui a arrêté la cristallisation.

Quelques rares cristaux d’amphibole, arrondis et comme roulés, se montrent çà et là parmi les autres éléments. Enfin, un minéral, considéré comme un produit d’altération du pyroxène, la bastitc, se fait remarquer par son abondance. Ses cristaux se reconnaissent à leur biréfringence médiocre, à la multiplicité de leurs clivages serrés et à l’introduction habituelle, dans leurs interstices, de matière étrangère. En outre, observés à la lumière naturelle, ils sont gris et non pas jaunes ; enfin, dans la lumière polarisée, ils apparaissent avec la couleur gris bleuâtre des feldspaths.

Au nombre des substances étrangères qui séparent certains prismes de roche normale, se trouve la calcédoine concrétionnée, tantôt pure, tantôt associée au quartz hyalin et à la calcite, tantôt pénétrée par la chlorite et parfois si intimément qu’elle passe à un jaspe presque opaque, de couleur uniforme, vert foncé, très agréable. Comme j’avais remarqué que la roche, au contact de ces filons de calcédoine, avait un faciès un peu différent, j’ai soupçonné une modification et j’ai taillé des lames minces pour voir en quoi elles pouvaient bien consister. Mes préparations sont des coupes transversales dans lesquelles sont naturellement associées la calcédoine filonienne , la roche

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modifiée et la roche pure. J’ai constaté dans l’ensemble la présence des minéraux suivants :

Amphibole, labrador, pyroxène, fer oxydulé.

Labrador, pyroxène, matière amorphe.

Quartz bipyramidé, bastite, calcédoine, chlorite, calcite.

Gomme on le voit, cette composition est précisément la même que celle qui précède, additionnée de quatre espèces nouvelles, le quartz bipyramidé, la calcédoine, la chlorite et la calcite. Or, ces quatre espèces se montrent non-seulement dans la partie filonienne siliceuse, mais encore dans la partie représentant la zone adjacente modifiée où elles sont associées aux autres minéraux composant la roche pure. Le quartz bipyramidé surtout y abonde et s’y présente avec les caractères spéciaux qu’on lui connaît dans certaines roches de la série acide, telles que dacites, ryolithes, etc., c’est-à-dire que ses cristaux sont comme échancrés par de petits golfes plus ou moins irréguliers et profonds, qu’on aperçoit remplis par de la matière \itreuse, laquelle, je n’ai pas besoin de le répéter, existe toujours en abondance. (Voy. pl. VI, fig. 3.)

Au fur et à mesure qu’on s’éloigne de la zone de contact, le nombre des cristaux de quartz diminue peu à peu, puis ils finissent par disparaître tout à fait ; on est alors au beau milieu de la roche pure. Le quartz bipyramidé, pour ne parler que de cette espèce, n’existe donc dans mon tachylite, sous la forme d’élément essentiel, qu’au voisinage des filons quartzeux, mais il y existe toujours.

En vérité, si l’on ne connaissait d’avance la composition fondamentale de la roche, et si l’on examinait des préparations tirées exclusivement de ces zones à quartz bipyramidé, on serait

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tonte d’affirmer qu’on a affaire à une véritable dacite. On sait pourtant qu’il n’en est rien et qu’il ne s’agit là que d’un accident, mais d’un accident constant, d’un même effet produit par une même cause: le voisinage immédiat, c’est-à-dire le contact d’un filon de quartz. Que si on voulait, cependant, s’expliquer le fait, on serait, je crois, obligé d’admettre que la matière siliceuse qui s’est introduite dans les intervalles des prismes pour s’y consolider sous forme de calcédoine et de quartz hyalin, a en même temps émigré dans la pâte même de la roche éruptive adjacente pour s’y consolider sous la forme de quartz bipyramidé d’apparence primordiale.

Au surplus, ce n’est pas la première fois que je constate un phénomène d’émigration de ce genre, et je citerai, à titre seulement de comparaison, une observation que j’ai faite en étudiant une roche éruptive analogue. Cette roche affleure sous la forme d’un immense dyke, à 80 kilomètres environ d’Alger, à l’Est, et elle vient aboutir à la côte où elle constitue le petit promontoire connu sous le nom de cap Djinet. C’est une labradorite augitique normale essentiellement microlitique et entièrement cristallisée, composée de labrador, de pyroxène et de fer oxydulé avec de petites plages de chlorite granuliforme. Sous rinfluence des phénomènes de retrait, cette roche s’est divisée en prismes qui sont eux-mêmes souvent divisés par des fissures transversales. Entre ces prismes et dans leurs fissures, il s’est introduit une matière zéolitique qui y a cristallisé en donnant de la mésotype et de la scolézite, faciles à distinguer l’une de l’autre par leur signe, qui est positif dans la mésotype et négatif dans la scolézite. La couche zéolitique interstitielle est d’ordinaire fort mince etr sauf quelques exceptions, son épaisseur ne dépasse

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guère deux ou trois millimètres. A son contact, la labradorite, dont la couleur est le vert foncé, devient presque toujours gris blanchâtre sur des épaisseurs variables, mais pouvant atteindre plusieurs centimètres.

J’ai pratiqué, au travers de ces parties en contact, des coupes minces, comme je l’ai fait dans les parties analogues du tachylite d’Ameur-el-Aïn, et j’ai successivement observe : 1° la bande de mésotype pure, dont les cristaux aciculaires pénètrent visiblement dans la roche adjacente ; 2° une zone offrant tous les éléments de la labradorite, parmi lesquels sont régulièrement répartis des cristaux de mésotype, aciculaires et groupés par petits faisceaux radiés, si bien qu’on dirait que la mésotype fait partie intégrante de la labradorite ; 3° enfin, la zone de roche pure, où il n’existe plus trace de la zéolite. (Voy. pl. VI, fig. 4.)

Ce phénomène d’émigration est constant et manifeste, puisqu’on voit la zéolite pénétrer dans la roche ; or, si l’on compare ce qui se passe pour la mésotype dans la roche du cap Djinet, avec ce qui se passe pour le quartz bipyramidé dans le tachylite d’Ameur-el-Aïn, on ne peut s’empêcher de reconnaître qu’il y a entre les deux phénomènes au moins une très grande analogie.

Un fait, cependant, semble à première vue contraire à l’hypothèse de l’émigration du quartz bipyramidé et militerait dès lors en faveur de l’opinion qui considère ce minéral comme primordial, c’est qu’il contient quelques inclusions vitreuses. Mais un examen attentif de ces inclusions fait voir qu’elles ne sont pas les mêmes que celles dont le labrador fourmille et qui s’y montrent fort belles et typiques, affectant pour la plupart des formes cristallines. Celles du quartz, en effet, sont plutôt de

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petites enclaves irrégulières, et si l’on se rappelle que les cristaux de quartz sont pénétrés par des ramifications de matière amorphe, rien n empêche de supposer que quelques-uns d’entre eux se sont fermés à la périphérie et ont englobé totalement des morceaux déjà consolidés de cette matière.

Quoi qu’il en soit de ces hypothèses, un fait reste acquis, c’est que: 1° dans certaines parties déterminées, connues d’avance, le tacliylile labradorique que je décris contient du quartz bipyramidé ; 2° l’existence de ce quartz est toujours subordonnée au voisinage immédiat d’un filon quartzeux d’âge postérieur à celui de la roche.

Entre les prismes de tachylite, on trouve encore une matière d’un blanc légèrement verdâtre, disposée aussi en grands prismes étroitement unis à ceux de la roche pure. Cette matière est facile à reconnaître à la propriété qu’elle a de s’effriter et de tomber entièrement en poussière, après une exposition de quinze à vingt jours à l’air. Les ouvriers carriers en mettent à part les morceaux qui se transforment alors rapidement en tas pulvérulents. Taillée en plaques minces avant sa désagrégation, et examinée au microscope, cette matière se montre composée de tous les éléments du tachylite, mais dans un état de décomposition très avancée. Le pyroxène est complètement décomposé et comme kaolinisé; le feldspath, encore chimiquement intact, est fissuré et pénétré par de la matière amorphe et ferrugineuse ; le fer oxydulé est changé en limonite; enfin la matière vitreuse elle-même est décomposée. On se trouve donc là en présence d’une altération intime qui a affecté particulièrement certains prismes et qui se communique aux autres, car, au con-

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tact de la matière altérée et de la roche pure, le passage de l’une à l’autre est presque insensible.

Passons maintenant à la zone médiane du dyke. J’ai déjà dit qu’elle était composée de prismes de retrait caractérisés extérieurement par leur couleur rougeâtre. Au microscope, la matière de ces prismes ne m’a donné que les éléments de la roche pure ; mais elle s’en distingue nettement par sa structure scoriacée et par une abondance de produits ocreux qui remplissent ses vacuoles et auxquels elle doit évidemment sa couleur.

Enfin, la zone extérieure du dyke, très differente par son aspect de tout le reste, est encore de structure prismatique, mais elle est constituée par une brèche à éléments blanchâtres dans une pâte brune. Les éléments ne sont que des morceaux anguleux de tachylite plus ou moins altéré ; la pâte est formée par une matière ferrugineuse compacte, à éclat résinoïde et à poussière orangée. Au microscope, elle apparaît rouge et sous forme , tantôt de sphérolites s’éteignant tout d’une pièce, tantôt de prismes allongés s’éteignant en long. Sa biréfringence est assez vive.

Sur le pourtour du dyke, c’est-à-dire au voisinage des sédiments qu’elle a traversés, la roche cesse d’ètre massive pour prendre l’état fragmenté. Elle consiste alors en un nombre infini de petites dalles minces disposées par lits réguliers, à la façon d’une roche sédimentaire, et alternant avec des lits de produits siliceux, parmi lesquels on trouve de belles concrétions de calcédoine et des jaspes de toutes les couleurs.

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Los jaspos se font remarquer par la facilité avec laquelle ils se cassent. Au moindre choc, un hloc un peu volumineux se divise à la fois dans tous les sens en une foule de petits fragments.

3° Dyke de VHarrach

À rentrée môme des gorges de l’oued Harrach, sur la rive gauche, se montre un nouveau pointement de tachyli te labradorique. Ici, la roche offre une composition presque identique à celle du dyke du Camp-des-Guêtres : labrador, pyroxène, fer oxydulé, matière vitreuse ; pas d’amphibole ni de bastite. Le labrador du premier temps est criblé d’inclusions vitreuses ; le pyroxène du premier temps en contient aussi. J’ai remarqué cependant quelques particularités intéressantes :

1° Le pyroxène présente une orientation manifeste ; sur deux plaques minces, taillées au hasard, mais dans le même sens, la plupart de ses cristaux sont coupés suivant Gt ; 2° les microlites de pyroxène sont rares ; 3° en revanche, les cristaux microlitiques de labrador abondent, mais ils sont extrêmement petits, de sorte que, très visibles en lumière naturelle, ils disparaissaient pour ainsi dire entre les niçois croisés, leur petitesse les empêchant de polariser. Ils sont en outre remplis de grumeaux de matière amorphe.

Enfin la roche présente des zones d’altérations rougeâtres, qui se lient insensiblement aux parties pures. J’ai constaté que cette modification est due à l’introduction, dans ces zones, de produits ferrugineux qui se sont logés entre les éléments,

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Les échantillons de tachylite, recueillis dans les autres localités, El-Affroun, Zurich, environs de Marceau, ne m’ont rien ofTcrt de particulier qui ne puisse être rapporté aux trois principaux types que je viens de décrire. J’arrêterai donc là ma description. Elle établit d’ailleurs suffisamment, je crois, ce fait sur lequel j’ai cru devoir insister, à savoir que, si le tachylite labradorique reste fondamentalement le même, d’un bout à l’autre de ses deux longues bandes d’affleurement, les milieux différents dans lesquels il s’est consolidé lui ont fait subir des influences qui ont notablement modifié sa structure et sa composition.

APPENDICE

Régime des eaux

Le régime des eaux dans le Sahel est assez simple, et ce que j’ai dit de la nature et de l’agencement des diverses roches permettra de le saisir facilement.

D’abord, il faut remarquer qu’aucune rivière n’apporte au Sahel une quantité d’eau capable de suppléer à celle que l’atmosphère lui refuse. Par conséquent toute l’eau qu’il consomme c’est-à-dire qui est utilisée pour les besoins de l’homme, des animaux et des plantes, lui vient exclusivement des pluies qui l’arrosent directement chaque année, pendant l’hiver. Si bien, que la succession ininterrompue de quelques années très sèches tarirait infailliblement la presque totalité des sources.

Or, de la quantité de pluie qui est déversée annuellement sur le Sahel, il peut être fait trois parts distinctes : la première s’en va tout droit à la mer par les ravins à pentes raides, dont j’ai parlé au commencement de ce travail ; la seconde descend dans la Mitidja, où elle s’ajoute à Peau qui y tombe directement et à celle qui s’y rend des pentes de l’Atlas ; la troisième s’infiltre dans le sol et y reste. Ces deux dernières parts offrent donc seules de l’intérêt, puisque la première échappe à toute captation.

APPENDICE

Dans la Mitidja, une coupc verticale donnerait, de haut en bas, les dépôts suivants : 1° à la surface, les alluvions caillouteuses de la plaine ; 2° au-dessous, le Pliocène supérieur, composé de sables et de poudingues, plus ou moins agrégés, et alternant, au moins deux fois, sinon plus, avec des couches de marne glaiseuse imperméable; 3° au-dessous, le Pliocène inférieur, formé par des calcaires molassiques ; 4° au-dessous enfin, le Miocène supérieur, exclusivement représenté par la marne sahélienne, épaisse et imperméable. Je laisse de côté les autres terrains sous-jacents. Ceux que je viens d’énumérer constituent, on le voit, un milieu éminemment propre à emmagasiner des eaux, et la plaine est comme une immense cuvette, en quelque sorte étagée, où des nappes aquifères abondantes sont retenues à plusieurs niveaux. Voilà pourquoi les forages artésiens et autres, qui y sont pratiqués, sont toujours couronnés de succès.

Dans le massif sahélien proprement dit, on peut, au point de vue de l’aptitude à l’emmagasinement des eaux, classer les formations géologiques en deux grandes divisions ; la première comprenant les roches antérieures à la marne miocène sahélienne, la seconde toutes les roches postérieures à cette même marne.

J’ai dit que la marne peut passer pour un terrain imperméable. En effet, la faible quantité d’eau qui y pénètre par les fissures superficielles est une quantité absolument négligeable. Tous les puits qu’on y a creusés n’ont jamais joué que le rôle de citernes, en d’autres termes, n’ont jamais recueilli que les eaux tombées directement du ciel. En hiver, ils sont pleins ; en été, ils sont à sec.

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