STRATIGRAPHIE
La région qui m’occupe est constituée par des roches stratifiées et par des roches éruptives, dont l’étude fera ici l’objet de deux chapitres distincts. Les premières forment des séries qui, envisagées dans leur ordre de superposition, se rapportent aux époques azoïque, secondaire, tertiaire, quaternaire et actuelle. C’est dans cet ordre que je les ai étudiées et que je vais présenter les observations dont elles ont été respectivement l’objet.
Caractères généraux
Le terrain le plus ancien du Sahel est formé par de très puissantes assises de schistes micacés dont l’épaisseur totale est difficile à évaluer d’une manière exacte, mais dépasse certainement plusieurs milliers de mètres. Par suite des dislocations qu’elles ont subies à charpie mouvement du sol, ces couches schisteuses présentent des inclinaisons variées, mais, en général, toujours accentuées et voisines de 45°, quand elles ne sont pas supérieures à ce chiffre. Leur direction est également variable pour la même raison. Cependant, l’ensemble plonge vers le Sud-Est et, des nombreuses mesures prises, on peut déduire une direction moyenne donnant une horizontale, c’est-à-dire une ligne d’intersection du plan des couches avec l’horizon, qui tend à se confondre avec Taxe principal du Sahel dont j’ai parlé plus haut.
Avant d’entrer dans le détail des faits dont la constatation m’a permis de déterminer exactement son âge et sa place dans la série stratigraphique, je puis dire que ce grand ensemble est absolument azoïque.
Tous les efforts que l’on a pu faire pour y découvrir des traces fossiles d’êtres organisés ont été vains. J’ai moi-même examiné avec le plus grand soin de vastes surfaces anciennes