‹ Géologie du Sahel d'AlgerChapitre 8 sur 21 · J AMR A · texte numérisé non relu

J AMR A

Beni-Messous

Espèce indéterminable , mais identique à celle trouvée dans le même terrain, en Kabylie, au Camp-du-Maréchal, où elle abonde.

Gastéropodes

Natica

El-Biar

Un seul exemplaire. Rare.

Espèce indéterminable.

Conus

El-Biar

Un seul exemplaire en mauvais état et indéterminable.

Céphalopodes

Aturia

Morrisii ?

Michelotti

El-Biar

L’espèce ne parait pas identique au type figuré ; mais le genre n’est pas douteux.

MIOCÈNE INFÉRIEUR

Dans la liste qui précède, un certain nombre de fossiles ne figurent que sous leurs noms de genre, parce que le mauvais état de conservation des exemplaires recueillis ne m’a pas permis de distinguer leurs caractères spécifiques.

En revanche, plusieurs espèces sont nouvelles, et toutes appartiennent aux échinides. On en trouvera plus loin les diagnoses (1).

L’ensemble de tous les caractères qui précèdent, tant lithologiques que paléontologiques, n’aurait peut-être pas été suffisant pour déterminer avec exactitude l’âge des sédiments arénacés dont je viens de parler. Mais il existe dans beaucoup d’autres régions, notamment au Camp-du-Maréchal (Kabylie), à Blida, El-Affroun, Cherchell, Miliana, Ténès, pour ne parler que du département d’Alger, des formations également constituées, surtout à la base, par des grès et des poudingues, et qui contiennent une faune fossile très analogue, sinon semblable, à celle que j’ai décrite mais plus riche. Gomme la position stratigraphique de ces formations ne fait plus aucun doute aujourd’hui, comme il est bien établi qu’elles représentent l’étage auquel M. Pomel a donné naguère le nom de Cartennien (tiré de Cartenna, Ténès) (2) il est naturel de rapporter à cet horizon géologique la plus ancienne assise miocène du Sahel.

Cependant, le Cartennien comprend d’ordinaire deux assises

(1) Tous les échinides cités ou décrits dans ce travail seront publiés à nom eau dans un grand ouvrage spécialement consacré aux Echinides d'Algérie, que M. Pomel prépare et qui est déjà en voie de publication.

(2) Voy. Le Sahara, par A. Pomel, p. 38 (Publication de la Société de climatologie d’Alger.)

TERRAINS TERTIAIRES

assez puissantes: l’une inférieure, formée par des grès et des poudingues, où sont les Clypeaster , les Amphiope, etc. ; l’autre, constituée par des marnes grenues, où fourmillent parfois des spongiaires quartzeux, au détriment des autres fossiles qui y sont très rares. Cette assise supérieure fait défaut dans le Sahel proprement dit, et comme elle n’est représentée, meme imparfaitement dans ma zone limite, empruntée à l’Atlas, que sur un seul point, je n’ai par conséquent guère affaire qu’à l’assise inférieure du Gartennien.

Quant à savoir exactement avec quelle division du Miocène d’Europe, et de France en particulier, le Gartennien doit être synchronisé, c’est là une question sur laquelle l’accord n’est peut-être pas entièrement fait. Il a été émis sur ce point des opinions différentes que je crois devoir rappeler, en comparant les faits sur lesquels elles se fondent, pour caser avec le plus de précision possible, dans la classification générale, le terrain algérien en litige.

M. Pomel, qui a créé l’étage, le considère comme l’équivalent exact du Bormidien de Pareto, ou Miocène inférieur de Michelotti. Il le déclare, en outre, certainement postérieur au Tongrien, c’est-à-dire aux Grès de Fontainebleau, en se basant exclusivement sur ces deux faits, savoir: 1° que les deux formations (Bormidien et Gartennien) ont la plupart de leurs espèces fossiles communes ; 2° qu’elles sont contemporaines ou même plutôt supérieures à l’horizon caractérisé par la faune des Antliracotherium.

Dans la même page de l’opuscule auquel je renvoie, M. Pomel incline à penser que son Gartennien pourrait être également synchronisé avec les Faluns à nummulites de Gaas et le Calcaire

MIOCÈNE INFÉRIEUR

à astéries du bassin de l’Aquitaine, où l’on a trouvé des restes d ' Anthracotherium . Il ne verrait même pas d’inconvénient à ce qu’il fût fait de l’ensemble un seul tout, à la condition que ce tout fût placé au-dessus des Grès de Fontainebleau, autrement dit, au-dessus du Tongrien de Paris, du Limbourg et d’Àllemagnc.

Enfin, dans une petite brochure (1) qu’il a publiée en 1869, M. Pomel a donné, page 14, un tableau de classification géologique et paléontologique, où l’étage cartennien est placé audessus de l’étage des Grès de Fontainebleau, et où les deux formations sont séparées par le soulèvement du système du Tatra.

D’un autre côté, M. Hébert, en se basant aussi sur la similitude des faunes, a établi comme il suit, dans les bassins européens dont parle M. Pomel, le synchronisme des couches qui composent le Miocène inférieur :

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