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physiques dans les divers pays, la marche générale de la nature organique n’en a point été sensiblement affectée quant au développement graduel de ses types. Le nombre de ceux-ci est à la vérité beaucoup plus restreint ; il semble y avoir eu un moindre développement des forces vitales pendant cette période; mais la cause de cette faible énergie, que nous avons déjà fait entrevoir et sur laquelle nous reviendrons plus loin, doit être cherchée ailleurs que dans les actions physiques dont l’origine est à l’intérieur. La distance qui sépare les animaux et les plautes carbonifères des faunes et des flores du trias devait être comblée par les animaux et les végétaux permiens dont les espèces particulières sont généralement plus voisines des types carbonifères que des types triasiques.
lies-Britanniques. — LeS couches permiennes des Iles-Britanniques présentent de haut en bas les trois groupes suivants.
1° Marnes et sables rouges.
*2° Marnes schisteuses et conglomérats magnésiens (schistes cuivreux et zechstein de l’Allemagne).
3° Grès inférieurs jaune et rouge (rothe lodt Liegende).
Le grès inférieur dans le comté de Durham à l’ouest de Sunderland est d’un rouge foncé à la base, passe au jaune vers le haut et supporte le calcaire magnésien dont il suit les inflexions stratigraphiques. A leur jonction sout des marnes avec Unguia Credneri et des poissons ( Palæoniscus , Pygopterus, Cœlaamthus, Acrolcpis et Platysomm).
Le second groupe, particulièrement décrit dans le Durham, le Yorkshire et le Nottinghamshire par M. Sedgwick qui a établi son parallélisme avec les dépôts contemporains de l’Allemagne, est bien développé dans la falaise de Sunderland à Hartlepool et caractérisé par XAxinm obxcurus. 11 disparait ensuite sou3 des dépôts plus récents pour se montrer de nouveau à Doncaster et à Nottingham. Il a fourni les matériaux de construction pour les plus grands monuments anciens et modernes de l’Angleterre. Ses caractères sont
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d’ailleurs aussi variables qu’en Allemagne, et il en est de même de son épaisseur. Suivant M. king, qui a donné une excellente monographie de ses fossiles , les bancs inférieurs du calcaire compacte représenteraient le zechstein inférieur et les calcaires concrétionnés et bréchoïdes du Durham le zechstein supérieur, avec ses dolomies, les Rauchwackcs et le Stinkstein.
Aux environs de Manchester, le calcaire magnésien n’est plus indiqué que par des bancs subordonnés aux grès et renfermant des moules de coquilles (Schizodus, Avicula, Turbo , Rissoa). Dans le Lancashire, où ses relations avec la houille au-dessous et les grès et marnes rouges au-dessus ont été étudiées par M. Binney, l’épaisseur totale du système serait de 350 mètres, dont 100 mètres de marnes rouges avec gypse au nord et nodules de calcaires au sud, 3 de calcaires magnésiens fossilifères et 247 de grès rouge recouvrant les dépôts houillers.
En résumé, M. Murchison estime à 000 mètres l’épaisseur totale du système dans les Iles-Britanniques. Les grès de Corncockle-Muir, près de Dumfries (Écosse), avec les empreintes de grands reptiles, décrites par M. Jardin, appartiendraient encore au grès inférieur. Les mêmes assises se prolongent au sud de Manchester par le Shropshire, le Staffordshire et le Worcestershire où les travaux de MM. J. B. Jukes et Ramsay ont fait bien connaître leur composition et leurs relations stratigraphiques. Dans le nord de l’Irlande, un équivalent du calcaire magnésien a été reconnu par M. J. Bryce à Cultrea, sur la côte méridionale de la baie de Belfort, dont M. king a décrit les fossiles ( Schizodus , Mytilus, Area, Pleurophorus ). Près d’Artrœa (Tyrone), une dolomie sableuse, recouvrant le calcaire carbonifère, a présenté le Mytilus squamosus, le Backwellia dntiqua, le Schizodus obscur us, le Plcurophorus costatus, le Turbo helicinus, fossiles dont quelques-uns ont été retrouvés par le comte de keyserling jusque dans le bassin de la Petschora, à l’extrémité nord-est de l’Europe. Les autres formes sont des polypiers et des bryo-
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zoaires fréquents dans le calcaire magnésien d'Angleterre; de sorte qu’il y a toute probabilité que la mer où vivaient ces formes particulières s’étendait du N.-E. au S. -O. sur une surface de 4000 kilomètres.
Les masses minérales ou roches constituantes du système se succèdent, d’après les remarques de M. Murchison, dans le même ordre du N. au S. en Angleterre et en Allemagne.
Ne pouvant reproduire les considérations intéressantes dont M. W. King a fait précéder son importante Monographie (leu fossiles permiens ' , nous donnerons le résumé de son tableau qui, comparé à ce que nous avons dit des faunes et des flores antérieures, ne pourra manquer de rendre frappant l'appauvrissement des forces organiques pendant cette période.