‹ Géologie et paléontologieChapitre 155 sur 190 · Hilt. de» progrès de ta gèotog te, roi. H, p. tOKt · texte numérisé non relu

Hilt. de» progrès de ta gèotog te, roi. H, p. tOKt

TERRAIN TERTIAIRE

Si l’on oppose au contraire la faune tertiaire de l’est des Cordillères à celles de l'ouest, on trouve que les fossiles recueillis entre les mêmes paralèlles ont dû vivre simultanément sous des conditions de température à très-peu près semblables et bien en dehors des limites des tropiques. Néanmoins la faune orientale diffère complètement de la faune occidentale; car non-seulement il n’y a aucune espèce commune à l’une et l’autre, mais encore la série des genres V est tout à fait distincte ; d’où l’on doit conclure que les deux Océans étaient aussi séparés qu’ils le sont aujourd’hui. La Cordillère avait déjà un relief suffisant pour former entre eux une vaste barrière qui, en interrompant toute communication directe, produisait des différences analogues à celles des faunes actuelles. Ainsi les mouvements qui se sont manifestés depuis ont pu augmenter le relief général de la chaîne, mais on voit que dès cette époque elle était déjà parfaitement tracée et continue.

Les conclusions paléontologiques de M. Ch. Darwin s’accordent assez avec les précédentes ; mais, quoique regardant aussi ces dépôts comme fort anciens, il ne' se prononce pas positivement sur leur parallélisme avec la formation inférieure de l’Europe.

Quant à la comparaison des dépôts tertiaires des deux Amériques, elle ne nous offrirait avec ceux de l’Europe aucun rapprochement plus précis que ce que nous venons d’indiquer, mais ce qui, jusqu’à présent du moins, distingue l’Amérique du Sud des autres continents, c’est la faiblesse comparative du nombre des espèces fossiles, qui ne s’élève pas à 100 pour toute l’époque.

Ce que nous connaissons de la partie sud de l’Afrique et de l’Australie montre aussi que les sédiments tertiaires de l’hémisphère sud diffèrent autant par leurs fossiles que les faunes qui habitent aujourd’hui ces terres ou vivent sur leurs

1. Voy. aussi Introduction à l'étude de la paléontologie, vol. II, p. 318. 1864.

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