‹ Géologie et paléontologieChapitre 165 sur 190 · NOUVELLE-ZÉLANDE · texte numérisé non relu

NOUVELLE-ZÉLANDE

d'un mètre de longueur, montre beaucoup de rapports avec celui des Kanguroos; le D. anstralis était de la taille d’un Hippopotame. Quant au Nololherium Mitrhelli, il était aussi de la taille d’un Bœuf, et voisin, quoique différent, du précédent. Avec ces grands marsupiaux vivait encore, sur les bords de la rivière Condamine, le Megalania prisca, reptile carnivore, assez rapproché des Monitors actuels, etqui n’avait pas moins de 7 mètres de long1.

g 6. NOUVELLE-ZÉLANDE.

La plus singulière des faunes actuelles est sans aucun doute, celle des îles de la .Nouvelle-Zélande. Une petite espèce de Rat parait être le seul mammifère terrestre indigène, et le plus caractéristique des animaux à sang chaud est V Aptéryx ou Kivi, le plus petit des oiseaux coureurs, dont les ailes rudimentaires sont moins développées que dans aucun autre, et dont les os ne présentent point de cellules aériennes.

Dans les dépôts de transport des plaines et des vallées de l’ile du Nord, dans la baie de Poverty, aux environs de Wanganui et de Vairva, dans les vases de la côte que recouvre la haute mer, à l'embouchure du Waingongoroet dans des sables volcaniques provenant du mont Egmont, on rencontre des débris d’oiseaux ayant les plus grands rapports avec l’Apteryx, mais d’un tiers plus grands que l’Autruche actuelle d'Afrique. L’une des espèces de ces oiseaux parait n’avoir disparu que depuis quelques siècles, et il ne serait pas même impossible, dit M. J. Haast, qu’il en existât encore dans quelques parties reculées de ces îles.

Ces grands oiseaux, appelés Moa dans le pays, et dont les

1. L’opinion qnc le Mastodonte avait existé en Australie, contrairement à toutes les lois de l’analogie, a été suflisamment réfutée. (Voy. leçons sur la faune quaternaire , p. 206. )

TERRAIN QUATERNAIRE

restes ont été recueillis par MM. Taylor, W. Mantell et par d'autres voyageurs, ont été particulièrement étudiés par M. R. Ovven, qui leur a donné le nom générique de Dinornit. 11 en a reconnu dix espèces (D. giganteus, qui devait atteindre 3mf>0 de hauteur, D. struthioidcs, de la taille de l'Autruche ordinaire, I). rhcidex, dromoides, rasuarinus , ingénu, robuslus , gernnioides , curtus et elepharUopus , ce dernier ainsi nommé à cause des dimensions des doigts du pied, comparables à ceux de l'Éléphant). Les espèces du genre Palapteryx ont été réunies au précédent. Le genre Apterornis est peu connu encore, et le genre Notornis de la famille des macrodactyles a été retrouvé vivant dans l’île du Milieu. Deux espèces A' Aptéryx qui ne diffèrent point des espèces actuelles ont été rencontrées fossiles dans les mêmes gisements que les Dinornis. Ceux-ci différaient, à ce qu'il semble, d’une île à l’autre, ceux trouvés dans l’ile du Nord n’étant pas les mêmes que ceux recueillis dans l’île du Sud. Le détroit de Cook devait être, en effet, un obstacle à la migration d’oiseaux qui n’étaient ni nageurs ni voiliers. Dans les îles du Nord et du Milieu, on a constaté des preuves de la contemporanéité de plusieurs de ces grands oiseaux tridactyles avec l'homme'. Enfin, aucune trace de mammifère fossile n’a encore été trouvée dans ces îles, dont les animaux à sang chaud montrent, entre la faune actuelle et celle qui l’a précédée immédiatement, la même analogie qu’entre les faunes quaternaire et moderne dans les plus grandes divisions naturelles des terres actuellement émergées.

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