DUPLEXIONS SL' H L’ANCIENNETÉ DE L’HOMME
de Mavilapouram en face de Ceylan, les bas-reliefs taillés sur les pentes des montagnes de la Perse et couverts d’inscriptions cunéiformes, les splendides et bizarres constructions de Khorsabad, de Persépolis, deTasargade et de Babylone, les temples excavés dans les grès d’ipsamboul en Nubie *, ces innombrables et prodigieux monuments de l’Égypte qui nous paraissent déjà si anciens, étaient probablement aussi éloignés eux-mêmes des premiers établissements de l’homme en Asie et en Afrique, d’un âge de pierre réellement primitif dans ces régions, que le Parthénon, Saint-Pierre de Rome et le Louvre sont éloignés des Kjokkenmôddings du Danemark, des habitations lacustres de la Suisse, des palafiita de l’Italie. L’étude de l’Asie, sous ce point de vue, doit être le grand desideratum de la géologie et de l’archéologie.
La simultanéité des civilisations n’existant pas, nous pouvons seulement regarder comme probable que l’établissement des premiers hommes a commencé en Asie, où se montrent aussi les restes des civilisations les plus anciennes. Les peuples dont nous savons quelque chose ne sont déjà plus de l’àge de la pierre, et beaucoup peut-être sont plus récents que l’âge du bronze, car nous ne possédons encore aucune notion , ni sur le moment où ces diverses populations ont commencé à fixer leur pensée par des caractères ou des signes représentatifs, ni sur ces caractères eux-mêmes. On ne connaît que des systèmes paléographiques complets, et l’on ne sait ni quand ni comment chacun d’eux s’est formé dans l’origine non plus que les langages qu’ils traduisent. Nous pouvons donc, comme résultat de ce coup d’œil sur ses premiers établissements dans quelques parties de la terre, entrevoir combien a été longue l’enfance de l’humanité, enfance que tant de peuples n’ont pas encore dépassée et ne dépasseront sans doute jamais, puisqu’un si grand nombre d’autres se sont éteints sans avoir été au delà.