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Prospectus d’une Histoire naturelle. 5 vol. in

FRANCE CENTRALE

dier, revenant aussi sur un point important rpi’ avait examiné Faujas, compare le massif du Mezenc, dans le haut Velay, à ceux du Puy-de-Dôme et du Mont-Dore. 11 le trouve mieux caractérisé encore que ces derniers et y distingue les matières volcaniques antérieures à la période du cataclysme diluvien et celles qui ont succédé à toutes les révolutions. La masse des montagnes est d’ailleurs presque entièrement composée des premières, constituant un cône très-surbaissé dont le sommet, suivant ses mesures et celles de Ramond, atteindrait 1774 mètres d'altitude et s’élèverait de 800 mètres audessus du plateau granitique qui lui sert de base.

Les produits incohérents n'ont point été changés en tufs, ni en conglomérats ou en brèches; lès scories rouges, noires, les lapilli, etc., ont conservé tous les caractères extérieurs que le feu leur a imprimés. Confier ne voit dans la désignation particulière de domite, de Graustein et de Klingstein, que trois modifications du porphyre feldspathique des courants de lave lithoïde. Les laves modernes, peu nombreuses, sont formées de basaltes à cristaux de péridot et de pyroxène avec du péridot grenu.

Quant au massif du Cantal, malgré l’intérêt qu’il devait inspirer, nous ne voyons pas qu’il ait encore été à cette époque l’objet de recherches un peu importantes, et nous ne connaissons que l’ouvrage de Buchoz, publié en 4792, qui en fasse mention.

On voit, d’après ce qui précède, que si les phénomènes volcaniques de la France centrale avaient été, vers le commencement de ce siècle, l'objet de travaux réellement importants, sur lesquels nous avons dû insister, il n’en était pas de même des dépôts sédimentaires qui les avoisinent, surtout en Auvergne, dans le Cantal et le Velay, et encore moins des richesses paléontologiques qui depuis y ont été découvertes sur tant de points.

DEUXIÈME PÉRIODE

Dépôts sédimentaires.

Indépendamment des Mémoires de Passinge, pour servir à l’histoire naturelle du département de la Haute-Loire, qui sont exclusivement météorologiques ou pétrographiques, on peut remarquer que cet observateur a signalé des sédiments d’origine lacustre à Expailly, au Puy, à Rctournad (Haute- Loire) comme à Surv-le-Comtal au nord de Roanne, ce qui en 1796 n’était pas chez nous sans quelque mérite.

On a déjà dit que les dépôts coquilliers ou faluns , si riches dans la Touraine et l’Anjou, .avaient attiré l’attention de Réaumur et de BulTon; plus tard Bruguières publia les notes recueillies par Odanel sur les localités de Sainte-Maure, de Bossé, de Bosselière, etc., où les faluns sont particulièrement exploités, et critiqua vivement la Sauvagère , pour avoir encore attribué ces coquilles à une végétation spontanée. De Gensanne, qui avait visité les environs de Doué, donne de ces mêmes dépôts une description exacte. Plus au sud, le long des côtes basses et marécageuses de la Vendée, Fleuriau de Bellevue décrivit de nouveau ces bancs d’ Huîtres de Saint- Michel-en-l’Herm, déjà mentionnés depuis plus d’un siècle, et encore aujourd’hui l’objet d’opinions diverses.

Cotentin. — Alex. Brongniart, de Gcrville. — En 1813, Alex. Brongniart constatait dans le Cotentin, en même temps que M. d’Omalius d’Ilallov au fond de la Bretagne1, que des roches cristallines, syénitiques et granitiques, étaient plus récentes que certains schistes fossilifères et alternaient même avec eux. C’étaient des faits analogues à ceux qu’avaient observés de Bonnard et de Raumer dans le Ilarz et l’Erzgebirge, Léopold de Buch et llaussniann aux environs de Christiania , et qui étaient depuis longtemps familiers aux élèves de Hutton.

Loin de tout centre scientifique, du Hérissier de Gerville

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