Ibid., vol. m, p
nombre d’expériences parfaitement concluantes, en démontrant que la même substance devenait cristalline ou vitreuse suivant que le refroidissement était lent ou rapide1. Or ou conçoit que, vu la faible conductibilité des roches, le refroidissement des matières fluides injectées a dû, dans le plus grand nombre de cas, être excessivement lent. Ces expériences ont été faites sur un grand nombre d’échantillons de diverses roches trappéennes ( nhinstone ) et porphyriques. Le basalte, fondu d’abord et refroidi brusquement, a donné un verre, lequel, fondu une seconde fois, mais refroidi alors très-lentement, a reproduit le basalte primitif avec tous ses caractères. La variété des essais ayant constamment amené les mêmes résultats, l’auteur n'a point hésité à les généraliser, à attribuer la même propriété à toutes les roches cristallines , réfutant ainsi les arguments invoqués contre la fusion souterraine des roches.
Les expériences faites avec des laves provenant de volcans différents ont amené des résultats identiques, et prouvé le peu de valeur des opinions de Dolomieu et de Kirwan contre l’intensité de la chaleur du feu des volcans pour fondre les roches, laquelle, au contraire, doit être supposée atteindre une très-grande élévation. La comparaison des trapps de l'Ecosse avec les laves porte l'auteur à les regarder comme des produits identiques. Kennedy avait déjà montré que la proportion de la soude (A à 5 0/0) y était la même. Ces deux sortes de roches ont coulé par l’action de la chaleur qu’elles ont éprouvée, et elles ne diffèrent, dans l'opinion de J. Hall comme dans celle de Hutton, que par suite des circonstances différentes dans lesquelles elles se sont trouvées. Le premier compare encore aux trapps les liions verticaux de lave compacte traversant les nappes amphigéniques de la Somma, qui entoure le Vésuve au nord.
Les idées de Hutton sur les effets de la compression pro-