Ibid. y vol. V, p. 43, 1805. Mém. lu en
ÉCOSSE
voquèrent encore, de la part de son savant compatriote, des expériences non moins curieuses que les précédentes, qui furent exécutées de 1801 à 1803 avec une persévérance et une variété de procédés bien rares et bien propres à eu relever le mérite. Sir J. Hall1 * mit d’abord du carbonate de chaux, à diverses reprises, dans des tubes de porcelaine fermés, et qu'il portait à une haute température, mais il n’obtint que des résultats incomplets; le calcaire était endurci et non fondu, ou bien une partie de l’acide carbonique s’était dégagée. Mais ayant ensuite employé des tubes en fer forgé d’une grande résistance, il parvint à y faire fondre et cristalliser le carbonate de chaux. Ces expériences, on le conçoit, donnaient un grand appui à la théorie de llutton, dont les volcans actuels n’étaient plus qu'un cas particulier, et sir J. Hall ne manqua pas de faire l’application de ses résultats à ces derniers.
Enfin , le savant expérimentateur, frappé des plissements et des contournements que présentent les couches schisteuses anciennes de l’Ecosse et même de leur position verticale, surtout dans le voisinage des éruptions granitiques, a cherché à se rendre compte de ces elîets au moyen de dispositions ingénieuses qui, depuis quarante ans, ont été reproduites dans tous les livres élémentaires. Il a fait voir comment un certain nombre de pièces d’étoffe représentant des couches , soumises à des pressions latérales en même temps qu'elles supportaient un poids considérable, pouvaient prendre dans leurs plissements des dispositions parfaitement comparables à ce que l’on observe dans la nature’.
J. Hall s’est aussi occupé, dans son mémoire sur les révolutions de la terre3, du transport des blocs erratiques des Alpes. Il les suppose d'abord apportés des sommets des montagnes ou de la base des glaciers dans les vallées par les