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2. Description uf tk» ivestent islands of Scollaml, 2 vol. in-8°, et Londres 181!).
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couches le présentent aussi (lie de Skv, etc.), mais dans d’autres (lie de Bute) la coïncidence n’existe pas.
Le premier groupe comprend les îles de gneiss, dont la plus grande partie constitue la chaîne des lies occidentales, presque identiques d’un bout à l’autre; puis Coll, Terey, et, très-près de Mull, Joua, eu sont des démembrements. Macculloch étudie successivement tous les éléments constituant ce groupe, depuis ces dernières lies et Barra-llead jusqu’à Suliker et North-Rona, les plus septentrionales de la chaîne. Après une description détaillée, il présente des remarques générales sur les roches qui les composent essentiellement, et qu’il divise en deux variétés principales: l’une de structure granitique, l’autre de structure schisteuse. La stratification générale, dirigée comme en Écosse, est surtout apparente dans la variété schisteuse, de même que dans les micaschistes, les quartzites et les schistes argileux. Les variations dans l’inclinaison coïncident avec celles de la direction, et se voient particulièrement dans la variété granitique. Les unes et les autres sont pénétrées de veines de granité qui les caractérisent en quelque sorte, ne se montrant guère dans les schistes micacés, que lorsqu’elles proviennent de quelque masse granitique voisine. Abondantes surtout dans le gneiss granitique, elles y sont diversifiées à l’infini par leur nombre, leurs dimensions et leurs ramifications en réseau. Les contournements du gneiss sont toujours en rapport avec le nombre et l’importance des veines; aussi la variété schisteuse est-elle beaucoup moins accidentée que l’autre.
Ces veines sont parfois tellement multipliées que la roche primitive disparait presque, comme dans les îles Flanman, et surtout le long de la côte nord-ouest, entre Loch-Laxford et le cap VVrath. Sur ce dernier point, aussi remarquable par son aspect pittoresque que par la netteté que présentent tous les résultats du phénomène et leurs dimensions, le schiste amphiboleux et le gneiss sont rompus en une multitude de fragments, enveloppés de toutes parts par les veines du
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granité, comme le sont les roch'es stratifiées dans l’ile de Sky.
On voit donc que ces veines sont plus récentes que le gneiss qu’elles traversent. Dans le gneiss schisteux, elles en suivent souvent la direction; à leur passage, il se manifeste une inflexion si elles en suivent une autre. 11 en est de même si c’est une masse calcaire qu’elles traversent; si c’est une masse serpentineuse , la veine participe à la nature de cette dernière. Le granité de ces veines est à grandes parties (feldspath et mica). La pegmatite est beaucoup plus fréquente dans les veines qui traversent le gneiss que dans -les aut res, et le feldspath y domine. Enfin le gneiss parait è.tre inférieur à toutes les roches primaires comme aux secondaires ; le schiste micacé et les quartzites lui succèdent ordinairement, et reposent accidentellement sur le granité.
Macculloch termine l’étude de ce premier groupe par une classification pétrographique fort détaillée des diverses variétés et sous-variétés de la roche principale ou du gneiss, étude qui, comme on le conçoit, ne peut avoir qu’un intérêt local.
Le second groupe comprend un ensemble d’iles où les trapps dominent, mais sans que ce soit toujours à l’exclusion d’autres roches. Considérés en eux -mêmes, les trapps forment aussi deux massifs principaux qui ont pour centre file de Sky et file de Midi, et qui se rattachent l’un à l’autre par des ilôts ou des parties de la côte d’ Écosse. Les lies Shiant au nord et Saint-Kilda à l’ouest sont des points complètement détachés du groupe. Le qui frappe d’abord dans ces îles, c’est leur non-conformité par rapport à la disposition générale des côtes au nord-est. Ce caractère est surtout remarquable dans file de Sky, dont la plus grande partie manifeste une direction différente de la plus petite. La première est formée de trapps, la seconde de roches stratifiées primaires ou secondaires qui se conforment à l’allure générale du relief de l’Ecosse.
La comparaison générale de ces îles trappéennes fait voir
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que, malgré les caractères communs qui les relient en un groupe assez naturel, il y a quelques-uns de ceux-ci dans l'Ile de Sky et dans celles qui l’avoisinent, qu’on retrouve à peine dans l'Ile de Mull, plus géographiquement reliée à la côte voisine de l’ Écosse. Les relations des premières avec celle-ci sont dues aux roches primaires seulement, tandis que les relations de l’ile de Mull sont dues aux roches secondaires et aux trapps qui les recouvrent. 11 en résulte, dans les unes et dans les autres, un arrangement différent, auquel d’ailleurs ne participent nullement les ilôts, qui, comme Staffa et Saint-kilda, n’offrent point de roches stratiüées.
Dans les divisions nord des îles trappéennes, on trouve à la fois des exemples de roches primaires et secondaires, c’està-dire des gneiss et des grès, puis des calcaires à Gryphites ou du lias, et les couches arénacées qui les surmontent. Les deux premières roches se prolongent suivant la même direction N.-E., en Écosse, où le grès alterne avec le gneiss, circonstance anomale qui n’a été comprise et expliquée que dans ces derniers temps. Tous ces massifs de grès isolés aujourd’hui, soit dans ces lies, soit sur les côtes voisines, si profondément découpées, ont donc fait partie d’un seul et même tout.
Le prolongement des calcaires secondaires doit se terminer entre Sky et Rum, au S.-O., où ils ne paraissent pas, et à Rasay, au nord , ce sont des couches plus récentes que le lias, qui reposent évidemment sur le grès rouge primaire. Dans ces îlots microscopiques de Shiant, perdus au milieu des Ilots, on découvre encore des argiles à Bélemnites sous les trapps et des argiles grises avec des lits de schistes siliceux semblables à ceux de Sky. Ce sont donc aussi des portions isolées d’un même tout, à moins qu’elles ne se réunissent sous la mer, ce qui semble d'ailleurs peu probable. Quoi qu’il en soit, ces lambeaux qui bordent une plus ou moins grande partie des îles Shiant, de Sky, de Rasay et de Scalpa, n’ont aucun représentant sur les côtes opposées de T Écosse, si ce
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n'est dans le locli Creinord, bien loin vers le N., où s’observent deux petits lambeaux isolas de même nature.
Maccullocb fait remarquer que, malgré des dérangements locaux, il y a, dans la position de ces couches, une conformité et un ensemble de caractères communs qui permettraient difficilement de regarder ces diverses portions, aujourd’hui distinctes, comme s’étant formées d’une manière isolée et indépendante les unes des autres dans un aussi grand espace.
Quelle que soit la position des roches non stratifiées par rapport aux roches sédimenlaires, on voit que ces dernières en sont complètement indépendantes, et n'ont été nullement influencées par l’arrivée des premières. La position des couches est due à une autre cause antérieure aux trapps. Les dérangements occasionnés par ceux-ci ne s’observent que jusqu'à une fort petite distance des points où ils coupent les couches, ou bien y étendent leurs ramifications. Aucune dislocation n’a affecté les trapps et les roches stratifiés par un mouvement commun ou postérieur à tous deux. 11 n’y a aucun signe de dérangement qui ne soit antérieur aux trapps, sauf les petits accidents occasionnés par les veines.
Maintenant quel laps de temps s’est écoulé entre .les dépôts secondaires et l’apparition des roches ignées, les dislocations des premières étant antérieures à l’apparition des secondes, qui se sont introduites dans les vides que ces dislocations avaient préparés, pour s’étendre ensuite en recouvrant leurs ruines? C’est ce qui reste encore à déterminer.
Nous ne suivrons pas le savant auteur dans les descriptions non moins intéressantes qu’il donne des trois autres groupes A' lies de grès, A' îles schisteuses et de celles de l’ embouchure de la Ch/dr , y compris l’île de Man; il nous a sufli de montrer, par quelques exemples, la manière dont il avait compris et traité son sujet. Si l’on se reporte maintenant au temps où Maccùlloch observait et écrivait, on ne pourra méconnaître dans son travail l’une des œuvres scientifiques les plus complètes qui aient encore paru. Précision des faits, exac-
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titude des détails nombreux et variés, aperçus sobres de toutes déductions théoriques et n'allant jamais au delà de ce qui est probable; observations généralisées et résumées à la fin de chaque sujet principal; dessins, coupes, cartes à grande et à petite échelle, exprimant graphiquement les caractères extérieurs et les relations des rdches, toutes ces qualités, que l’on trouve dans la Description des îles occidentales de l’Ecosse, en font un livre qui peut être encore présenté comme un excellent modèle aux géologues de nos jours.
Orcade. OU Orkneyi. — Jameion. Les OrCadeS, placées
sur le prolongement de la pointe nord-est de l’Écosse, constituent un groupe d’iles étudiées par Jameson ', et présentant toutes les grès anciens qui forment cette même pointe. Ces roches quartzeuses, arénacées, plus ou moins micacées et schisteuses, rougeâtres, blanchâtres ou jaunâtres, avec des pouditigues subordonnés, désignées plus tard sous le nom de vieux grès rouge [old red sandstone), n'ont acquis leur célébrité que lorsque leur place dans la série géologique générale a été bien déterminée, et qu’elles eurent présenté cette faune icthtliyologique si curieuse, où l'on voit la classe des poissons apparaître avec les formes les plus étranges et les plus variées.
shetland. — s. Hibbert. — Le s îles Shetland, autre groupe d’iles nettement détachées des précédentes, mais les continuant géographiquement au N.-N.-E., offrent une composition beaucoup plus compliquée. Déjà étudiées partiellement par Jameson*, Traill* et Fleming*, elles doivent leur illustration particulière à un ouvrage très-détaillé et très-considérable du docteur Sam. Hibbert*. La Description des iles