Tçansact, çjeol.soc. of London, Ir# série, vol. VI
AMÉRIQUE DU NORD. 271
nays. Tout y accuse une cause différente de celles qui agissent actuellement, et que peut seule expliquer une grande débâcle venant du nord, et accumulant d'immenses dépôts de sable et de gra\ier trouvés à divers niveaux sur les rives et les îles du lac.
Ces roches transportées sont complètement étrangères à celles des pays qu'elles recouvrent, et sont presque exclusivement plus anciennes. Ce sont des granités, des gneiss, des micaschistes, des diorites, des porphyres, des syénites, des amygdaloïdes venues du nord, où l'on sait qu'elles existent en place. Il en est de même entre le lac Krié et le lac Huron. Ailleurs sont des terrasses semblables à celles de l’Ecosse; et, suivant Al. Croke', les sommets des montagnes de la Nouvelle-Angleterre, composées de schistes, sont couronnés de blocs erratiques de granité. M. Meade a décrit aussi, à 2 00 milles au nord de New-York, des surfaces considérables couvertes de blocs de, quartz, et d’autres roches primitives provenant de montagnes plus ou moins éloignées. Ces faits ont donc pu suggérer à AV. Buckland, comme nous l'avons rapporté {unir, p. 232), l’idée qu'un phénomène, dû à des «aux diluviennes, s'était produit à la même époque dans le nord du nouveau continent comme de l’ancien, ce que toutes les découvertes ultérieures ont pleinement confirmé.
Paicoiooiogie. — Mastodonte. — La connaissance des grands animaux fossiles de l’Amérique du Nord a précédé de longtemps, et même de tout un siècle, celle des terrains qui la constituent, et, ce qui est plus particulier, celle de leurs analogues dans l’ancien continent. Dès 1712, le docteur Alather annonçait que des os de dimensions énormes avaient été découverts en 1705 près d’Albany (New-York), non loin de la rivière Hudson. On les attribuait à une race éteinte de géants, toujours suivant la même, idée qui se reproduisait depuis l'antiquité. En 1739, Ixmgueil, ollirier français, naviguant sur l'Ohio, trouva le long d'un marais des dents, des