‹ Géologie et Sources Minérales et Thermales de la Savoie: Source de l'Échaillon en Maurienne (Examen des Eaux et des Sédiments)Chapitre 26 sur 36 · TT · texte numérisé non relu

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Volumétriquement, on a recours à la méthode de Mohr ou de Charpentier-Wohlard.

Avec la première, on opère sur 100 cc. d’eau, que l’on rend légèrement acide par quelques gouttes d’acide azotique exempt d'acide chlorhydrique. On neutralise ensuite par une pincée de carbonate de chaux pur et, après avoir ajouté 5 à 6 gouttes d’une solution concentrée de chromate de potassium, on verse la solution titrée d’azotate d’argent (1), goutte à goutte, jusqu’à précipité rouge persistant de chromate d‘argent.

Si l’eau est sulfurée ou renferme des hyposulfites : ou des iodures en quantité appréciable, on fait disparaître ces produits, qui influent sur le dosage par oxydation, au moyen d’une solution à 10 % de persulfate de sodium ou d’ammonium, ajoutée dans l’eau à l’ébullition.

ACIDE SULFURIQUE. — 200 cc. d’eau sont acidulés par l'acide chlorhydrique, évaporés à sec à deux reprises et repris par l’acide chlorhydrique et 50 cc. d’eau distillée. La silice est insolubilisée. Le liquide filtré, recueilli dans un vase, est porté à l’ébullition. On y fait tomber goutte à goutte un léger excès de solution chaude de chlorure de baryum au vingtième et on laisse bouillir 20 minutes. Après un repos de 12 heures, le précipité est recueilli sur le filtre. On lave, se-

(1) Solution de nitrate d’argent N/10 : on pèse 17 gr. de nitrate d’argent fondu et on fait avec de l’eau distillée et 1 cc. d’acide azotique pur 1 litre de solution que l’on conserve en flacon de verre jaune, bouché à l’émeri. Ù

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che, calcine, avec précaution et pèse. Du poids de SO'Ba on calcule SO”,

ACIDE PHOSPHORIQUE. — 500 cc. d’eau sont, par évaporation, réduits à 100 cc. On ajoute 10 cc. d’acide nitrique à 25 % et 20 cc. d’une solution nitrique de nitrate d’ammonium à 34 %. On porte à 80° et dans le liquide chaud on verse en agitant 10 cc. d’une solution de molybdate d’ammonium à 3 %. Le phospho-molybdate d’ammonium est recueilli sur un filtre. On lave, on sèche et calcine’ avec précaution au moufle, jusqu’à transformation complète du précipité jaune en précipité vert noirâtre d’anhydride phosphomolybdique P‘0° (Mo0". Le poids multiplié par le facteur 0.03946 donne P‘O.

IopE. -— Dans une éprouvette de 125 cc. environ, on verse 100 cc. d’eau, que l’on neutralise, si alcaline, avec l’acide sulfurique. On acidifie ensuite par 1 cc. d'acide sulfurique N/1 et on ajoute 0 cc 3 d’une solution de nitrite de soude à 5 %. On laisse reposer 10 minutes et agite avec 2 cc. de chloroforme pur. On compare la teinte rose violacée du chloroforme avec une gamme de couleurs préparée au moment. On retrouve ainsi facilement le demi-milligr. d’ion iode contenu dans un litre d’eau.

BROME, méthode Denigès-Chelle. — Le dosage repose sur la formation d’un dérivé bromé de la rosaniline par l’action de l’ion brome sur une solution de : ; en SU :

fuchsine décolorée par 1 acide sulfurique. La méthode,

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simple et rapide, permet de déceler 0 milligr. 005 de brome.

Dans un tube de 20 cm. de longueur et 15 mm. de diamètre environ, on verse : 10 cc. d’eau, 8 gouttes d'acide chlorhydrique pur, 8 gouttes de solution de chromate de potassium à 10 %, 2 cc. d’acide sulfurique. On agite et plonge le tube dans l’eau froide. Au bout de 15 minutes, on ajoute 1 cc. de réactif fuchsiné (1) et 2 cc. de chloroforme pur. On agite vivement. La teinte rose du chloroforme est comparée avec une gamme de coloration préparée avec des s0lutions titrées de bromure de potassium.

En opérant à froid, on évite, en présence de chlorures, la formation de chlore libre. L’ion I n’est pas mis en liberté.

ARSENIC. — Pour les eaux, nous avons eu recours à la méthode colorimétrique de Sanger, modifiée par Cribier, et pour les sédiments, à la méthode gravimétrique, à l’état de pyro-arséniate de magnésie.

Un contrôle qualitatif a été fait au moyen de l’appareil de Marsh.

a) La méthode colorimétrique, d’une grande sensibilité, permet une appréciation minutieuse pour des teneurs en arsenic de 0 milligr. 0001 à O0 milligr. 1. Elle repose sur l’action de l’hydrogène arsenié sur le chlorure mercurique, les composés oxygénés de l'ar-

(1) Réactif fuchsiné : on prépare à chaud une solution aqueuse’ de fuchsine au millième et on en verse 10 cc. dans 100 cc. d'acide sulfurique au vingtième. Le mélange se décolore et peut être utilisé après une heure.

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senice étant réduits par l'hydrogène naissant à l’état d'hydrure volatil AsH°. La coloration obtenue sur le papier imprégné de chlorure mercurique est jaune, orangé, rouge brun, selon les quantités d’arsenic. Elle est stable et spécifique de l’arsenic.

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Le dispositif comprend : un flacon à large ouverture de 120 à 150 ce., fermé par un bouchon de liège paraffiné, dans lequel est fixé un tube de verre de 5 mm. à » mim. 5 de diamètre intérieur, effilé à une extrémité en forme de compte-gouttes et de longueur

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totale de 30 cm. environ. À 25 mm. de la pointe, est une petite ouverture circulaire de 3 mm. de diamètre. La pointe elle-même est à 35 mm. de la face inférieure du bouchon.

On introduit d’abord dans le tube une pièce de papier filtre enroulée de 4 cm. sur 10 cm., pour retenir l’eau, et ensuite une bande de papier au chlorure mercurique de 5 mm. de largeur sur 12 à 15 cm. de longueur.

Dans le ballon, on met 10 cc. d’eau distillée, 1 goutte de sulfate de cuivre à 1/10 et 8 gr. de zinc pur. On laisse minutes, en agitant. On décante et lave. On a le zinc activé, attaquable par l’acide sulfurique étendu, dont on ajoute 12 gr. et de l’eau distillée en quantité suffisante pour 75 ce. On laisse l’hydrogène se dégager dix minutes. L’appareil étant purgé d’air, on introduit une quantité mesurée de solution arsenicale. La coloration du papier au chlorure mercurique est rapide, maximum en 30 minutes environ. En comparant avec une échelle colorimétrique, on a la teneur en arsenic.

Le papier employé est le papier à dessin de Wathman, imprégné d’une solution de chlorure mercurique à 5 %. Les taches jaunes sont fixées par une solution d’iodure de potassium à 10 % et deviennent brun foncées. Elles sont lavées à l’eau distillée et séchées à la température ordinaire. La coloration est d’une stabilité parfaite.

Pour résoudre la plus ou moins grande rapidité de dégagement de AsH' suivant la présence d’arsénites ou d’arséniates, les*arsénites sont transformés en ar-

séniates. L'oxydant employé est le permanganate de potasse, qui transforme à froid l’acide arsénieux en acide arsénique et son action s'exerce sur tous les composés d’oxydation inférieure du soufre, du phosphore, qu'il transforme en sulfates et en phosphates à froid par l'hydrogène naissant. L’hydrogène arsénié se dégage donc, à l'exclusion de l'hydrogène phosphoré ou sulfuré. É S Quelques gouttes de permanganate de potassitm à 1 p..1.000 suffisent pour l'oxydation et 2 à 3 gouttes d’eau oxygénée diluée à 1 % font disparaître la coloration rose due à l’excès de permanganate.

b) Méthode par pesée. — Le précipité obtenu par l'hydrogène sulfuré dans la solution arsénicale est dissous dans l’ammoniaque chaude. On ajoute, pour chaque 0 gr. 1 de sulfure, 30 à 50 cc. d’eau oxygenée à 3 % ; on chauffe-au bain-marie et quelques minutes à l’ébullition. La liqueur contenant l’arsenic à l’état d’arséniate est additionnée de 5 cc. d’acide chlorhydrique concentré, ensuite de 7 à 10 ce. de mixture magnésienne pour chaque 0 gr. 1 d’arsenic, et d’une goutte de phénolphtaléine. On verse de l’ammoniaque à 2 1/2 %, jusqu’à coloration rouge persistante et une quantité d’ammoniaque concentrée égale au tiers du liquide. On laisse au repos 12 heures, on filtre et lave avec l’ammoniaque à 2 1/2 % contenant 2 gr. % de nitrate d’ammonium, jusqu’à disparition du chlore dans le filtrat. Le précipité est dissous dans l'acide azotique étendu. On évapore à sec dans un creuset de porcelaine taré. On chauffe d’abord lentement,

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tant qu’il se dégage des vapeurs et on élève la température au rouge blanc. On pèse, après refroidisse-

ment au dessicateur, le pyro-arséniate de magnésie, Mg'As'O".

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