‹ GéologieChapitre 28 sur 77 · DÉPÔTS ANCIENS ATTRIBUABLES A L ACTION VOLCANIQUE · texte numérisé non relu

DÉPÔTS ANCIENS ATTRIBUABLES A L ACTION VOLCANIQUE

qûableff par les acides» sont des roches assez rares qui semblent avoir préludé auic basaltes qui, comme elles, sont indépendants des vrais trachytes, et se trouvent rejetés à Textérieur quand ils sont en relation avec les groupes trachytiques. 11 y a en Allemagne et en Ecosse des phonolithes qui sont liées au basalte sans indice de terrain trachylique proprement dit.

Certains volcans actifs sont ouverts. dans le trachyte, comme au Mexique, qui offre des dômes trachytiques crevés à leurs sommets et qui ont rejeté des obsidiennes; comme aussi à Ténériffe, à Java, à Sumbawa, etc. Mais en Europe il n'existe aucune trace de cet ordre de choses : seulement, au pied des dômes de Giermont, nous trouvons quelques ^plosions de scories à travers le trachyte, et en même temps nous remarquons que les cônes volcaniques se trouvent sur la grande ligne de dislocation suivie parles trachytes aussi bien que par les basaltes, et qui avait été préparée par d'autres grands événements (g 347).

§ 197. Diorite, rthem trappéenneM) «mysdaloTde«9 eie. — ^

Rien de plus analogue au basalte que certaines roches noires dont les unes, d'après les nombreux passages qu'elles offrent à des dépôts où les éléments sont distincts, doivent être des mélanges d'albile et d'amphibole, et dont les autres sont dç nature inconnue ou du moins assez douteuse. Les premières sont celles qu'on a désignées en France sous le nom de diorite et qu'on connaît eu Allemagne sous le nom de grunstein. Les autres sont connues depuis long^ temps sous la dénomination de trapp, qu'on admet encore, vu l'impossibilité où l'on est de se prononcer définitivement sur leur nature (g 312 A). Ces roches ont des relations, tant par leur position dans certaines localités que par leur passage minéralogique, avec certaines matières désignées sous le nom à'amygdaloïdês, à cause des noyaux de diverses substances qu'elles renferment, et qui sont connues en Angleterre sous le nom de toadstone et de winstone, dont souvent la nature n'est pas mieux connue.

On a longtemps attribué â ces roches une origine aqueuse; d'un côté, parce qu'on ne trouve jamais au milieu d'elles, ni dans leur voisinage, aucun de ces accidents auxquels on s'est particulièrement attaché pour en conclure une origine ignée, c'est-à-dire ces scorifications de la roche, ces amas de scories que nous avons vus auprès des basaltes et des trachytes; de l'autre, parce qu'elles se lient intimement avec beaucoup de roches qui n'offrent pas plus les caractères ignés; enfin parce qu'on les a trouvées plus tard en couches distinctes, souvent plusieurs fois répétées, au milieu même des dépôts de sédiment, d'où l'on a conclu qu'elles avaient la

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même orif^ne. Ces conclusîona cependant doîTent Stre anjoui^ d'hni complâtement rejelées, et les recherches da docteur Haoculloch, de H. Sedgwich et de M. Conybeare, en Angleterre, eu Ecosse et dans les tles voisines, où les falaises présentent des facilités particulières pour ce genre d'observations, ont offert des faits qui ne peuvent maintenant laisser «ucun doute.

g 198. Malgré l'absence des matières scoriacées, ces iwdies pré ■entent toutes les allures des dépôts basaltiques; elles se trauvent en bottes isolées, ou en plateaux plus ou moins étendus ; leur masse divisée en colonnes prismatiques oftre tous les caractères des colonnades Ile basalte, et des pavés des Géants. D'un autre côté, ' elles se trouvent fréquemment en filons qui se terminent aussi dans le haut en une masse effilée,comnie<i(lîg. 142), ou bien envoient dans leur trajet de petites ramifications b dans les roches qu'elles ' traversent, de petits lopins (^, tantôt e isolés, tantât communiquant avec la niasse principale par une traînée mince. Les roches encaissantes sont quelquefois criblées de ces petites ra- R .u. c.„ . . ,, j mirications,etiusquedanslesfissares les plus unes. Ces circonstances démontrent évidemment que ces Ëlons ne sont pas des fentes remplies par te haut, et qu'on ne peut les considérer que comme des injections poussées de l'intérieur à l'extérieur avec assez de force ponr pénétrer dans les plus petites fissures, pour détacher et entraîner des morceaux de la roche, qu'on trouve aussi quelquefois dans leur épaisseur, comme en d.

Toutes ces circonstances sont exactement celles que nous avons observées dans le basalte (§ 184|. lien est de même des couches en apparence réglées qu'on remanie entre des assises sédimentaires : car l'observation montre encore qu'elles ne sont que des ramifications de filons : c'est ce qu'on voit clairement à Trottemish, lie de Sky (flg. 113), oA un gros filon de trapp communique avec une

tif. lU, hiuiiau ie Infp itra

BiPOTS ANCIENS AnHlUUAliLES A C'AGTION VOLCANIQUE. ICS»

eouché de matière semblable, qui elle-même se divise plos loin en trois branches, dont deux se terminent en coin. Il est évident dès lors que Tintercalation des roches trappéennes dans les matières aréBacées est le résultat d'une injection entre les couches sédimentaires, comme dans le cas des basaltes de Villeneuve-de-Berg {ûg 136). Il n'y a pas là plus de difficultés que pour Tinjection dans une fente oblique qui couperait toutes les couches, comme on le Toit dans une foule de localités, puisqu'il faut bien, dans toys les cas, que la partie supérieure soit soutenue par. la force qui pousse la matière en fusion. Nous devons remarquer, pour compléter l'analogie, que les plateaux trappéens communiquent, comme lés plateaux basaltiques (fig. 138), ou même les laves ordinaires (fig. ^ et 34, g 71)» avec des filons qui traversent tout le terrain inférieur, et qui ont évidemment amené la matière au jour.

§ 199. Maintenant, si ces premières analogies avec les matières d^origine ignée ne suffisent pas, en voici d'autres qui viennent les compléter. Les filons de trapp ont aussi attaqué les roches qu'ils ont traversées; ici ce sont des matières charbonneuses, qui ont perdu leur bitume, sont réduites en fraisil, en coke au contact du filon, comme on le voit dans plusieurs points du Staffordshire; là, des calcaires sont devenus cristallins, saccbaroldes jusqu'à quelque distance du contact comme quand ils sont fondus dans Texpérience de Hall. Les calcaires se remplissent même de grenat, de pyroxëne,d*amphibole,d'analcime qu'ils ne renferment pasaillenrs, comme à Plasnewidd, dans l'île d'Anglesey, à Ttle de Thirey, etc. Les argiles schisteuses sont converties en jaspes divers; les grès passent à des matières analogues, comme en plusieurs points de FËcosse, etquelquefoisilssontconvertisen quarz compacte, comme à nie de Sky. La matière même du filon, en traversant diverses, roches, paraît en avoir subi l'influence; et l'un des faits les plus intéressants est la conversion d'un filon de trapp en serpentine dans les portions de sa masse qui se trouvent encaissées dans les calcaires, comme on le voit à Clunie, dans le Perthshire.

On observe des faits du même genre auprès des diorites porphyroldes désignées sous le nom à'^aphite dans les Pyrénées. En effet, les calcaires soulevés par ces roches deviennent cristallins et dolomitiquesdans leur voisinage; ils semblent même avoir été convertis en gypse à leur contact, sans doute par l'action des matières gazeuses qui se dégageaient en même temps; car partout le gypse accompagne immédiatement les ophites, se trouve même entremêlé avec ces roches, et ne se présente nulle part ailleurs le lon|( de cette chatne de montagnes.

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g 200. 8«r|iMi«tae té «iallaiie, porphyres 4i¥er«« — Les roches magnésiennes nommées serpentines (voy. Minéralogie), dans lesquelles nous Tenons de voir un filon se transformer en traversant un dépôt calcaire, accompagnent assez souvent les trapps et les diorites; elles forment aussi très-fréquemment â elles seules des filons, autour desquels on remarque toutes les altérations de roche que nous venons d'indiquer. Ces faits se montrent surtout dans la Ligurie, où les serpentines et les euphotides (mélange de diallage avec Talbite ouïe labradorite) sont injectées de toutes les manières dans des dépôts calcaires qui appartiennent à la période jurassique. Tantôt elles y forment des filons^ et tantôt elles présentent des couches puissantes; souvent elles offrent des brèches de toute espèce qui constituent les marbres nommés vert antique, vert d'Egypte, vert de mer, etc. Or les calcaires entremêlés avec ces roches sont tous à Tétat saccharolde, et nous offrent les plus beaux marbres statuaires, les marbres brèches les plus éclatants; cependant, en les suivant avec soin, on voit qu'ils se rattachent entièrement aux calcaires compactes, et plus ou moins terreux, des dépôts environnants, dont ils sont évidemment la continuité. Les argiles schisteuses et les grès qui alternent avec ces derniers se trouvent convertis dans les autres en jaspes de diverses variétés.

g 201 . L'apparition des roches pyroxéniques, des mélaphyres et des autres porphyres qui s'y rattachent, a produit des circonstances du même genre, que M. de Bûcha signalées depuis longtemps dans le Tyroletdans la Lombardie supérieure. On les reconnaît encore tout le long des Alpes, et elles se représentent sur la même direction dans la Provence au milieu des montagnes de l'Ësterel. Tout est bouleversé dans le voisinage de ces roches, qui ont soulevé autour d'elles les dépôts calcaires de diverses formations, les ont disloqués et poussés dans les positions les plus anormales. Partout au contact de ces porphyres, et jusqu'à des distances considérables, les calcaires sont transformés en dolomie, et de telle manière» que les mêmes dépôts sont de calcaire simple dans une de leurs parties, et de dolomie crevassée dans celles qui se rapprochent des roches de cristallisation (ûg. 144).

Ce qu U y a de plus remarquable, c'est que, dans le peu de débris Fig. 144. Doiûmisation des calcaires, organiques qu'on a rencontrés çà

et là dans des calcaires modifiés, le test même des coquilles ou les madrépores^se trouvent être chargés de magnésie : cela démontre sans réplique que la présence de cette substance; est due à une ac-

DÉPOTS ABCIBKS àHRIBUiBLES A L'ACTIOB TOLCAHEQUE. 1>S

lion posiérieure à la formation du dépôt, car il n'existe aucune coquille, aucun madrépore qui naturelleuient renferme de la magnésie, pas plus à l'élat vivant qu'à l'état fossile, partout où le dép6t n'a subi aucune modification.

g 202. Les porphyres feldspathiques (g 313 n] présentent souvent aussi des caraciëres qui ne peuvent laisser de doute sur leur origine ignée. Non-seulement on les trouve en filons au milieu de tontes les roches, mais encore ils se conduisent esaclement comme les trachyles(§ 193),enpassantàlraver8desrochesflssurée3 dont ils empâtent les fragments pour former des conglomérats; ils se lient souvent ainsi du la maniërelaptus intioieaux dépôts arénacés qu'ils durcissent dans leur voisinage ; c'est ce qu'on voit clairement dans les montagnes de l'Esterel, dans les Vosges, dans un grand nombre de localités en Allemagne, dans l'tle deSky en Ecosse, etc., et. comme' pour que rien ne manque à la comparaison, on reconnaît encore dans le voisinage de ces porphyres des matières vitreuses que nous avons lécriiessons le nom de rélinite {Minéralogie), qui passent à des malii'ics liiholdes diverses, comme les obsidiennes, sans toutefois offrirde passages laponce (g 74).

Dans le bassin houiller de l'Arroux, au sud d'Autun, de tels porphyres ont pénétré dans le grès houiller ou dans la houille mème(fig. 145), etdansle voisiu nage le combustible est devenu sec, brillant et caverneux; le grès s'est durci, et les parties A feldspathiques qu'il renferme

Lgileried'eipioitaiton.— G.eicBiiouii- Ont été fritlées. La même chose lor.— a.houillB.-P.porplijra. esl arrivée en plusieurs lieux,

f!g. 145. D^it haaiiier inttrti p*r des et c'est ainsi qu'à Schœnfeld, en ptrriifm. Saxe, les dépôts charbonneux

tout passée à l'état d'anthracite par l'apparition des porphyres. " g 203. Kacbea cr>nlti«|aea. — Il ne peut y avoir de doute sur la nature ignée des roches précédentes, d'après leur manière d'âtre injectées dans toutes sortes de dépôts, et leurs actions sur les matières qu'elles ont traversées ou soulevées. Or il en est de même des granités proprement dits, des syénites qui leur ressemblent, de toutes les roches enfin qui s'y rattachent. En effet, il résulte d'un*) grande masse d'observations, recueillies en Angleterre par le docteur Macculloch, vérifiées, complétées depuis par beaucouf d'aul tes géologues, que les granités, qui sont de* roches massives

<66 G^OUXÏIE-

et par nli mfimedéji distinctes des dépAts Bqaess ordiDairemeut stratifiés (S 1]6), se eosdnisent exactement dans leur apparition comme les trapps, les diorites et les porphyres.

Dans la Tatlée de Glen-lltt, en Ecosse, le granité se troaTe injecté dans des dépAts calcaires qiii alternent aTec les schistes argileux (fig. 146), où il pousse quelquefois des lopins séparés, a. Ailleurs, ce sont des filons verticaux qui traversent la roche (fig- 1471, tantôt en entier, tantôt en se terminant par des masses effilées, comme les diorites et les basaltes (§ 184 61197), œ qui annonce aussi qne la matière est venue de bas en haut, et qu'elle a it Être ponssée avec une grande force. Or ce n'est pas seulement dans une localité particulière qoe de tels faits se présentent, il en a été maintenant observé dans toutes les parties dn monde : dans les Pyrénées, dans les Alpes de la France, de la Savoie et de la Saiase, en Norvège, sur tons les points de l'Angleterre, dans l'Amériqne septentrionale, an cap de Bonne-Espérance, ete.

Fis. IW. Fig. U7.

8 9Û4. La floidité pâlense des granités est encore indiquée par la manière dont ces roches ont enveloppé les débris [b, fig. 146) des lerrains qu'elles ont traversés. En Bretagne, les granités, qu'on a employés à Paris pour les trottoirs, les bornes, etc. , ont enveloppé des fragments anguleux de schistes, quelquefois assez nombreux pour donner i la masse l'apparence d'une brèche. An Harz, cette roche a empâté des fragments de grauwackes schisteuses qui renferment des débris organiques. En Ecosse, près de Landside, où le jpanite paraît avoir traversé un terrain calcaire dont il renferme des

DEPOTS ANCIEKS AHRlBUAfiLCS A L'ACtIOH VOLCASLQUë. lu:

blocs, il s'eet &it une brtehe formée de frafpnento ealeslres lida entre eux par nne pite granitique; feit analogue A ce que noni vons cité à l'égard des trachytês et des porphyres (g 191 et 203). g 205. Quelquefois il y a des portions assez étendues des dépôts sédimentaires qui ont été enveloppées par le granité. Ainsi, dam les hoDÏllëres de la Pléau {Corrèze}, au snd-est dllasel (g 245), une portion de terrain houiller a été enveloppée par les granités porphyroïdes de la contrée, qni se trouvent placés dès lors an-dessni et au-dessous du dépôt sédimentaire (flg. 148).

L'épaocbement des granités snr les terrains qu'ils ont traversés est encore une nouvelle preuve de leur fusion. Or on voit ces roches superposées dans un grand nombre de lieux à tous les dépAtB de sédiment; dans les Alpes on les voit épanchées sur les terrains jurassiques, et l'on peut, en divers points, toucber à la fois la roche cristalline et le dép6t sédimentaire (Ag. 149). Le granité repose sur la craie à Weinhalle, en Saxe, et snr des argiles assez modernes, en Sibérie, où même il est poreux.

gS06. L'action des roches granitiques snr les matières qu'elles ont traversées est encore la même que celle des roches précédentes. Les calcaires compactes, oolitiques, terreux, sont convertis en calcaires saccharold es, où les débris organiques ont le pins souvent disparu; ils ont pris des couleurs vives de toute espèce : vert, rouge, noir, etc., se sont remplis, au contact, de mica, de grenat, d'amphibole, e^de diverses autres substances cristallines. Souvent ils ont été convertis en dolomies, qui sont très-abondantes autour des granités dans les Alpes et les Pyrénées, et quelquefois en gypse, comme le prouvent les masses de cette substance dont on voit les affleurements dans certains ciranes des Alpes, tandis vue sur leur proloo*

i68 GÉOLOGIE.

gemeni dans les vallées voisines on bo voit plus que des calcaires purs et simples. Les argiles et diverses matières arénacées se sont converties en jaspes, se sont remplies des diverses substances (pie nous venons de citer, et ont pris enfin les caractères des schistes micacés, des schistes talqueux et des gneiss; les matières charbonneuses qui se rapportent à cet âge ont pris les caractères de Tanthracite, comme on le voit surtout dans les Alpes, et les grès sont devenus des couches de quarz grenu. Il arrive quelquefois que les grès schisteux modifiés conservent encore la structure arénacée, quoique les matières aient souvent pris beaucoup de solidité; les micaschistes mêmes auxquels ils passent renferment encore çâ et lé des strates minces de quarz sableux, interposées entre les lames de mica, qui semblent annoncer les restes des anciens grès modifiés : c'est ce qui a été observé depuis longtemps par Playfair dans les monts Grampians en Ecosse, et ce que rappelle aussi le peu de solidité qu'offrent par place les schistes micacés des montagnes des Maures, entre Toulon et Ântibes, aussi bien que ceux qu'on désigne au Brésil sous le nom d'itacolumitef qui passent au grès par toutes les nuances.

Les roches granitiques, qui se rapportent à différents âges, comme nous le verrons plus tard (g 314), sont très-abondantes à la surface du globe, formant tantôt des chaînes de montagnes élevées, et tantôt des collines arrondies, désagrégées à la surface, qui couvrent des étendues considérables. En France, nous voyons ces roches sur une grande partie de la Bretagne, dans le Limousin> l'Auvergne, le Gévaudan, dans les Pyrénées, dans le Dauphiné, où elles se lient avec celles des Alpes de la Savoie, au centre de la Bourgogne, dans les Vosges, d'où elles se prolongent de l'autre côté du Rhin dans la forêt Noire (g 323).

§ 207. Glle0 métaUifères, flioiui, mmmm. ^ La dolomisation et la sulfatisation des calcaires, la présence de diverses substances dans les roches adjacentes, ne sont pas les seuls faits gui se rattachent à la sortie des roches ignées, du sein de la terre. Il arrive aussi (fig. 150), qu'au /^ .^ ^;^ contact de la nouvelle roche K /^ V ^ . /s ' et des anciennes les dépôts se /^ v^ ^y\^'^/^

remplissent de divers mine- >\ .^ ^A 'r-

rais métalliques, soit dissémi- r^. ibq. uimiO» au contact du grmUa nés, soit injectés dans les fis- et des calcaires.

sures et entre les couches, ou enfin rassemblés en petits amas quelquefois liés entre eux par de minces filets : c'est ce que M. Dufrénoy a fait remarquer à l'égard des minerais de fer qui existent dans les

DEPOTS ANCIENS ATTRICUàBLES A L'ACTION VULCAHIQU&. lU» Pyrénées, et qu'on troare placés soit dans les calcaires, soit entre ces dép&is sddimeiitaires et le granité qui en a soulevé la masse

consojidée. C'est ce qui existe encore dans un grand nombre de ocalitéa pour des minerais de toute espèce qu'on trouve à la joncion des matières cristallines et des dépôts de sédiment divers, tels que les arkoses de divers âges qui enlourent le plateau granitique du centre de la France, ou bien les calcaire» qui les recouvrent; on en retrouve de mÈrae â la jonction des granités ou des porphyres avec les gneiss et les schistes argileux qu'ils ont soulevés, ou pénétrés, dans un grand nombre de lieux. Ce sont là évidemment des gîtes de minerais en relation avec les actiois ignées.

§ SOS. Quant ans minerais en filons, il est d'abord à remari]uer qu'on n'a jamais eu l'occasion de les poursuivre assez loin dans la profondeur pour savoir s'ils s'y terminent en coin, et par conséquent s'ils remplissent des fentes ouvertes par le haut, tandis qu'on eu a TU se terminer en masses effilées dans la partie supérieure, comme â Joachimstal en Bohème, et dans un grand nombre d'antres lieux. Cette dernière circonstance conduit déjà à penser que les filons métallifères ont été produits, aussi bien que les filons pierreux précédent (g 184 i 205), par une injection de Tintérieur a l'extérieur. Mais il y a plus : les deux sortes de filons ont la plus grande liaison entre eux; ainsi, à Pongibaud, les mSmes filons sont tantôt granitiques et tantôt métallifères; dans beaucoup d'autres lieux, des filons métallifères accompagnent des filons porphyriques ou même basaltiques, comme en Bohème, et, les deux matières se pénétrant mutuellement, c'est tantôt l'une, tantôt l'autre qui prend le dessus. D'un autre côté, on trouve très-fréquemment dans diverses localités des filons pierreux et des filons métallifèree qui tantôt marchent parallèlement les uns aux autres, tantôt se croisent dedifférenles manières, \ se rejetant les uns les autres de côté, et se produisant ainsi mutuellement des failles (fig. 151).

Tantôtcesonides filons pierreux qui dérangent les filons métalliques; tantôt, au contraire, c« sont ces derniers qui déroutent les autres; en tout ils se conduisent exactement de la même manière, et ildevientimpossible Fis. lui P"'"" de fl/o.i. jg penser qu'ils n'aient pas la

mimo origine. Remarqu.'ins m-si qu'en général les filons suivent

les grandes lignes de dislocation de la croûte terrestre; ainsi, en Auvergne, les principaux filons suivent la grande ligne de dislocation par les fentes de. laquelle la chaîne des Puys s'est fait joui' (g 347); dans les Vosges» ils sont parallèles à la grande faille qui termine cette chaîne de montagnes (g 532 1% 342); partout, enfin, Ton reconnaît que la, présence de ces dépôts coïncide avec les lignes diverses des soulèvements qui ont agité le globe» ce qui fournit un puissant secours dans leur recherche.

On trouve dans les filons içétallifères Tinfluence de ceux qui les traversent ou les longent, et qui viennent y jeter, jusqu'à une certaine distance, des matières qu'on n'y observait pas auparavant. L'influence de la roche traversée se fait aussi bien sentir sur les filons métallifères que sur.ceux de trapp (g 199); et c'est un fait connu depuis longtemps des mineurs qu'un filon pauvre, dans une couche déterminée, augmente tout à coup de richesse en pé* nétrant dans une autre, ou réciproquement; de là les succès su* bits et les revers imprévus des exploitations.

g 209. Les amas métallifères n'étant en général qu'une accumulation de petits filons dirigés dans tous les sens (fig. 152), ou

une dissémination abondante dans une des matièi-es pierreuses que nous devons attribuer à la voix ignée, il est clair que ces dépôts sont produits comme ceux dont 1?. .IJ 4^ \. ,Tr^ nous venons de parler. Les principaux

¥\2. \^% Amas métalhferet. , . . f • • j»jt* • j

^ nous présentent des minerais d étain, de

cuivre pyriteux, de fer magnétique, et ont pour masse principale des granités, des porphyres, des roches magnésiennes diverses, dans lesquels se trouvent les minerais. L'amas métallifère de Zinwald en Bohème offre un granité particulier encaissé dans un porphyre; celui d'Altemberg, en Saxe, est une masse porphyrique encaissée dans du gneiss. Le célèbre amas de fer magnétique du Taberg, en Suède, est une masse de diorite enfermée dans la même roche; celui de Cogne, en Piémont, offre une serpentine enclavée dans du schiste micacé calcarifère. Ces amas sont souvent peu profonds : aussi est-il arrivé quelquefois que, faisant peu d'attention à la roche encaissante pour suivre des veines qui s'y introduisaient accidentellement, on a été sur le point d'abandonner l'exploitation dont on avait dépassé la partie productive; c'est ce qui est arrivé à Joachimstal en Bohème.

Les gîtes métallifères qui paraissent être en couches réglées ne sont souvent que des filons qui ont suivi la stratification du terrain, comme nous l'avons vu pour les trapps (g 198); ou bien ce sont.

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