Hamites elatior G . B. Sowerby
» M. d'Orbigny dit(') que MM. Hombron et Grange ont trouvé dans le voisinage de cette localité un Ancyloceras, peut-être VA. simplex, une Ammonite, une Plicatule, et une Modiola. D'après le caractère général de ces fossiles et d'après la ressemblance de V Ancyloceras avec VA. simplex d'Europe (autant que l'état incomplet de l'exemplaire permet la comparaison), M. d'Orbigny pense que cette formation appartient à une époque ancienne du système crétacé. Le professeur E. Forbes, d'après l'examen de mes seuls échantillons, se range à la probabilité de cette conclusion. VHamites elatior de la liste ci-dessus, dont M. Sowerby a donné la description dans l'Appendice et qui est remarquable par ses grandes dimensions, n'a été vu ni par M. d'Orbigny, ni par le professeur E. Forbes, car depuis mon retour en Angleterre les exemplaires ont été perdus.
» Le fait que la grande formation argilo-schisteuse de la Terre de Feu est crétacée est certainement très intéressant, soit que nous considérions l'aspect du pays qui, sans les preuves données par les fossiles, paraîtrait l'analogue des localités les mieux connues et serait rattaché probablement aux séries paléozoïques, soit que nous trouvions dans ce fait la confirmation de l'identité d'âge (comme nous le verrons plus tard) de cette portion terminale du grand axe de l'Amérique du Sud avec la Cordillère du Chili et du Pérou.
» En beaucoup de points de la Terre de Feu, le schiste argileux est interrompu par des dykes (^) et par de grandes masses de greenstone souvent très chargées de hornblende : c'est ce qui constitue presque tous
(1) Voyage, Part, geolog., p. a4a.
(*) Au canal Magdeleine, dans undyke de greenstone, le feldspath se clivait avec l'angle de Talbite. Ce dyke était traversé, comme le schiste voisin, par une large veine de quartz, fait qui est exceptionnel (Note de Darvsrin).
les petits ilôts compris dans les régions du schiste argileux. Le schiste devient en général près des dykes d'une couleur plus pâle; il est plus dur, moins fissile, prend un caractère feldspathique, et passe au porphyre ou au greenstone : dans une circonstance cependant, il était devenu plus fissile, de couleur rouge, et contenait de petites parcelles de mica qui n'existaient pas dans les roches dépourvues d'altération. Sur la côte Est de la baie Ponsonby, on voit des dykes constitués par une roche feldspathique, pâle, sonore, porphyritique avec un peu de feldspath. Ces dykes se font remarquer par leur nombre; — il y en a au moins une centaine sur un mille d'étendue, — par leur volume presque égal à celui des couches schisteuses intermédiaires; ils sont surtout remarquables par l'excessive finesse de leur dessin (qui est comme la plus belle marqueterie), et par le parallélisme parfait de leurs jonctions avec les lames presque verticales de schiste argileux. Je fus incapable de me persuader moi-même que ces grandes masses parallèles avaient été injectées, jusqu'au moment où je découvris un dyke qui brusquement se réduisait à la moitié de son épaisseur, et avait une de ses parois déchiquetées avec des fragments de schiste inclus dans cette paroi.
» Dans la partie Sud de la Terre de Feu, le schiste argileux vers sa limite Sud-Ouest devient très altéré et feldspathique. Par exemple, dans rile WoUaston, on peut suivre nettement le schiste et la grauwacke passant aux roches feldspathiques et aux greenstones, renfermant des pyrites de fer et de l'épidote, mais conservant encore des traces de clivage, avec la direction et l'inclinaison habituelles. Une de ces masses ainsi métamorphosées était traversée par de larges filons d'un beau produit (examiné par le professeur Miller), composé d'épidote verte, de grenats et de spath blanc calcaire. A la pointe Nord de cette île, on a observé diverses roches volcaniques, sous-marines anciennes, constituées par des amygdaloïdes avec de la terre noire et de l'agate, — par des basaltes avec de l'olivine décomposée, — par des laves compactes avec un feldspath vitreux, — et par un conglomérat grossier de scories rouges, ces parties étant amygdaloïdes avec du carbonate de chaux. La région Sud de l'Ile Wollaston, les îles L'Hermite et Horn tout entières, paraissent formées de cônes de greenstone : les îles Ildefonso et
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Diego Ramirez passent pour être formées de lave porphyritique (*).
M En traversant la presqu'île Hardy, le schiste, qui conserve encore des traces de son clivage habituel, passe à des roches feldspathiques colonnaires, suivies d'une bande irrégulière de roches trappéennes et basaltiques contenant du feldspath vitreux et beaucoup de pyrites de fer; il y a également une roche argileuse porphyritique rouge, rugueuse, et un trachyte presque vrai avec des aiguilles de hornblende. Dans un endroit, il existe une curieuse roche schisteuse divisée en colonnes quadrangulaires, dont la base est presque comme un trachyte, avec des cavités hérissées ou tapissées de cristaux trop incomplets, d'après le professeur Miller, pour être mesurés, mais ressemblant à la zéagonite C).
» Au milieu de ces roches singulières, ayant sans aucun doute pour origine un ancien volcan sous-marin, se projetait une haute colline de schiste argileux feldspalhique, conservant son clivage habituel.
» Près de cet endroit, il y avait un petit monticule dont l'apparence était celle du granit, mais qui était constitué par de l'albite blanche, de brillants cristaux de hornblende (ces deux minéraux constatés par le goniomètre à réflexion), et par du mica, mais sans quartz. Dans aucun endroit de la Terre de Feu, on n'a observé de centre volcanique récent.
» Lorsqu'on se trouve à 5 milles à l'Ouest de la bifurcation du canal du Beagle, la formation schisteuse, au lieu de devenir feldspathique comme dans les parties plus méridionales de la Terre de Feu, et de s'associer, comme dans ces régions, avec des roches trappéennes ou volcaniques anciennes, — cette formation schisteuse passe par altération à une grande masse sous-jacente de beau gneiss et de schiste argileux brillant qui est suivie à peu de distance par une grande formation de schiste micacé contenant des grenats. Les feuillets de ces schistes métamorphiques courent parallèlement aux plans de clivage du schiste
(») Déterminée par le professeur Jameson : P^ojage de Weddoll, p. 169. ) Voyez le Mémoire de M. Brooke dans le London PhiL Mag.^ vol. X. Ce minéral (gismondine) se rencontre dans une roche volcanique ancienne près de Rome (Note de Darwin).
argileux, qui ont une direction très uniforme sur toute cette partie du pays. Toutefois, ces couches sont ondulées et tortueuses, tandis que les feuillets de clivage du schiste sont plans.
» Ces schistes constituent la principale chaîne de montagnes duSud de la Terre de Feu. Elle longe la côte Nord du bras septentrional du canal du Beagle, sur une courte ligne dirigée Ouest-Nord-Ouest et Est-Sud- Est, et présente deux sommets (le mont Sarmiento et le mont Darwin) qui s'élèvent a 6800 et à 6900 pieds. Sur la côte Sud-Ouest de ce bras septentrional du canal du Beagle, le schiste argileux se montre avec ses strates inclinées vers l'extérieur de cette grande chaîne, de sorte que les schistes métamorphiques forment là une arête bordée de chaque côté par le schiste argileux.
» Plus au Nord cependant, à l'Ouest de cette grande rangée de montagnes, il n'y a pas de schiste argileux, mais seulement des gneiss, des micas et des schistes à hornblende, reposant sur de grandes collines dénudées, composées de vrai granité : ces roches forment une bande d'environ 60 milles d'étendue. A l'Ouest de cette ligne, les îles les plus éloignées sont de formation trappéenne, laquelle, d'après les renseignements recueillis pendant les voyages de VAdçenture et du Beagle ( * ) semble complètement prévaloir le long de la côte Ouest jusqu'à l'entrée du détroit de Magellan, au Nord. Un peu plus dans l'intérieur de la contrée, sur la côte Est de l'île Clarence et de la Terre de Désolation, le granité, la diorite, le schiste micacé et le gneiss paraissent dominer. Je suis tenté de croire que là où le schiste argileux a été métamorphosé à de grandes profondeurs au-dessous de la surface, le gneiss, le schiste micacé et d'autres roches voisines se sont formées; lorsque cette action s'est passée plus près de la surface, il en serait résulté des porphyres feldspathiques, des greenstones, etc., accompagnés souvent d'éruptions volcaniques sous-marines.
» Il ne reste qu'une autre roche, rencontrée dans les deux bras du
(*) Voir le Mémoire du capitaine King dans le Geogmph, Journal; — une lettre adressée au D'' Fitton dans les Geolog. Proc, vol. I, p. ^ig; — quelques observations du capitaine Fitz-Roy, dans les Fojrages, vol. I, p. ZyS, Je suis également redevable à M. Lyell d'une série d'échantillons recueillis par le lieut. Graves. (Note de Darwin.)
2i MISSION DU GAP HORN.
canal, du Beagle et dont la composition mérite une mention spéciale : c'est un mélange granulo-cristallin d'albite blanche, de hornblende noire (comme la démonstration en a été faite en mesurant les cristaux,, et confirmée par le professeur Miller), et de plus ou moins de mica noir, mais sans trace de quartz.
» Cette roche se présente en grandes masses, ressemblant exactement, comme apparence extérieure, à un granité ou à une syénite. Dans le bras méridional du canal du Beagle, une de ces masses est sous-jacente au schiste micacé, auquel est superposé le schiste argileux. Cette roche plutonique spéciale qui, comme nous l'avons vu, s'observe aussi dans la presqu'île Hardy, présente de l'intérêt à cause de sa parfaite identité avec celle qui forme les grands axes injectés de la Cordillère du Chili (roche dont je parle souvent sous le nom d'andésite, à propos de la géologie des Cordillères du Chili.
y> La stratification du schiste argileux est généralement très obscure, tandis que le clivage est remarquablement bien défini. En commençant par les régions de la Terre de Feu situées le plus à l'Est, les plans de clivage près du détroit de Lemaire se dirigent Ouest et Est ou Ouest- Sud-Ouest et Est-Nord-Est, et sont fortement inclinés. La forme du terrain, y compris ce qui se voit dans l'île des États, indique que les axes de soulèvement se sont prolongés dans cette même direction, quoique j'aie été incapable de distinguer les plans de stratification. En continuant à m'avancer vers l'Ouest, j'ai soigneusement examiné le clivage du schiste argileux sur les côtes Nord, Est et Ouest (35 milles de chaque côté) de l'île de Navarin, et j'ai trouvé partout les couches courant avec une extrême régularité O.-N.-O. et E.-S.-E., et variant rarement de cette direction de plus d'un degré (*). Sur la côte Est aussi bien que sur la côte Ouest, j'ai croisé à angles droits les plans de clivage sur une étendue d'environ 8 milles; j'ai trouvé qu'ils plongeaient sous un angle compris entre 45® et go**, généralement au S.-S.-O., quel-
(^) Le schiste argileux dans oelte lie (Navarin) était traversé, en beaucoup d'endroits, par des cassures parallèles, lisses. Sur cinq cas, Tangle d'intersection entre la direction de ces cassures et celle des lames de clivage a été deux fois de 4^° et deux autres foi^ de 79**, (Note de Darwin.)
quèfois au N.-N.-E., et souvent tout à fait verticalement. Le plongeaient S.-S.-O. était dans certain cas suivi brusquement par un plongement N.-N.-E., et celui-ci par un clivage vertical, ou bien par un nouveau plongement S.-S.-O. Comme sur une haute falaise de Textrémité Est de rile les lamelles schisteuses étaient entourées de très larges courbes escarpées dirigées suivant la ligne O.-N.-O. habituelle, je présume que les plongements opposés et variés peuvent s'expliquer vraisemblablement par des lames de clivage qui, tout en paraissant rectilignes à l'œil, seraient des parties de larges courbes abruptes, dont les sommets auraient disparu par usure.
» Dans plusieurs endroits j'ai été particulièrement frappé de ce fait que les belles lames de schiste argileux, qui présentaient des sections droites à travers les bandes de stratification et par conséquent où il y avait incontestablement de vrais plans de clivage, différaient légèrement d'une lame à l'autre par leurs teintes grisâtres ou verdâtres, par leur compacité, et par une apparence plus ou moins jaspée. Je n'ai pas vu ce fait mentionné ; il me parait important, car il montre que la même cause qui a produit la structure nettement fissile de la roche a légèrement altéré son caractère minèralogique dans les mêmes plans. Les bandes de stratification, dont il vient d'être question, peuvent être distinguées en de nombreuses localités, spécialement à l'ile Navarin, mais seulement sur les surfaces du schiste exposées à l'air. Elles consistent en zones légèrement ondulées de teintes et d'épaisseurs difi*érentes, et ressemblant (c'est la comparaison la plus juste que je puisse trouver) aux marques laissées à l'intérieur d'un verre dont on a rejeté un liquide sale qui y avait été légèrement en mouvement. Sur les surfaces fraîchement cassées on ne voit, dans la composition de la roche, aucune diff^érence correspondant à ces zones. Dans les parties les plus planes de Tile Navarin, ces bandes de stratification étaient presque horizontales; sur les flancs des montagnes elles étaient inclinées, mais dans aucun cas, autant que j'ai pu le voir, l'inclinaison n'était considérable. Je pense que ces zones, qui se montrent seulement sur les surfaces exposées a l'air, sont les derniers vestiges des premiers plans de stratification presque effacés actuellement par la composition très fissile et l'altération présentées par la masse.
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» De même que sur Tîle Navarin, le clivage du schiste argileux court O.-N.-O. et E.-S.-E. sur les rives du canal du Beagle, sur la côte Est de l'île Hoste, sur la côte Nord-Est de la presqti'ile Hardy et à la pointe Nord de Tile Wollaston, bien que dans ces deux dernières localités le clivage ait été très obscurci par l'état métamorphique et feldspatbique du schiste.
» Dans toute la région de ces diverses îles, y compris l'île Navarin, la direction de la stratification et des chaînes de montagnes est très obscure, quoiqu'en plusieurs endroits les montagnes paraissent se diriger suivant la même ligne O.-N.-O. que le clivage. Toutefois le contour des côtes ne correspond pas à cette ligne. Près de la bifurcation du canal du Beagle, où les schistes métamorphiques sous-jacents commencent à se montrer, ils sont lamelleux, avec quelques irrégularités, suivant la même ligne O.-N.-O. et parallèles, comme il a élé établi plus haut, à la principale chaîne de montagnes de cette partie du pays. A l'Ouest de cette principale rangée, les schistes métamorphiques sont lamelleux, quoique moins complètement, suivant la même direction qui est aussi la direction commune à la zone de roches éruptives anciennes formant les îlots extérieurs. De là, résulte une zone dans laquelle le clivage du schiste et la foliation des schistes métamorphiques courent suivant une direction moyenne O.-N.-O. et E.-S.-E., et qui s'étend sur une longueur d'environ 4o milles du Nord au Sud, et de 90 milles de l'Est à l'Ouest.
M Beaucoup plus au Nord, près de Port-Famine dans le détroit de Magellan, la stratification du schiste argileux et des roches associées est bien définie, et là seulement le clivage et les plans de stratification sont parallèles.
» Un peu au Nord de ce port, il y a un axe anticlinal courant à peu près Nord-Ouest Sud-Est; au Sud de Port-Famine, jusqu'à l'Admirai ty- Sound et le canal Gabriel, le contour des terres montre clairement l'existence de plusieurs lignes d'élévation dans la même direction Nord- Ouest. J'ajouterai que cette direction est si uniforme dans la moitié occidentale du détroit de Magellan que, comme l'a remarqué le capitaine King (*) : « Une règle à bords parallèles, placée sur la carte au-dessus
(*) Ceogrop/iic Journal, vol. I, p. 170.
des points en saillie de la côte Sud, touchera également par son autre bord les caps de la côte opposée du détroit. »
» 11 semblerait, d'après les observations du capitaine King, que sur toute cette région le clivage se continue sur la même ligne. Toutefois les canaux profonds, dans toutes les parties de la Terre de Feu, se sont fait jour à travers les obstacles de la stratification et du clivage. La plupart se sont formés pendant l'élévation des terres, par une érosion lente et prolongée; mais d'autres, par exemple le canal du Beagle, qui s'étend pendant 120 milles comme un canal étroit, obliquement, à travers les montagnes, pourrait difficilement avoir cette origine.
» En résumé, nous avons vu qu'à la pointe Est extrême de la Terre de Feu, le clivage et les lignes de côte s'étendent Ouest à Est et même 0. -S.- 0. à E.-N.-E. Dans une zone de large étendue à l'Ouest, le clivage, la principale chaîne de montagnes et quelques chaînes accessoires, mais non les contours de la côte, se dirigent O.-N.-O. à E.-S.-E. Dans les parties centrale et occidentale du détroit de Magellan, les bancs de stratification, les chaînes de montagnes, les contours des côtes et le clivage sont tous dirigés à peu près Nord-Ouest a Sud-Est. Au Nord du détroit les contours de la côte et les montagnes du continent courent à peu près Nord et Sud. Nous voyons ainsi, à cette extrémité méridionale du continent américain, comment la Cordillière s'incline graduellement de la ligne Nord-Sud qu'elle a gardée pendant tant de milliers de milles de longueur, jusqu'à la direction Est et même E.-N.-E. »
Nous trouvons encore dans le même ouvrage la courte note suivante sur la géologie de la Terre de Feu.
« Terre de Feu orientale (*). — A en juger par la hauteur des collines, leur aspect général, et la couleur blanche des lambeaux de terrain visibles sur leurs flancs, la plaine la plus élevée, sur les côtes Nord et Ouest du détroit de Magellan et sur la côte Est de la Terre de Feu jusqu'au voisinage de l'anse Policarpo, dans le Sud, appartient probablement à la grande formation tertiaire patagonienne. Les chaînes plus élevées de ces collines sont bordées de vastes plaines basses, irrégu-
(*) Ch. Darwin, Geological Observations ; London, 1876, p. 385.
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Hères, appartenant à la formation de galets (*), et composées de masses grossières, sans stratification, associées quelquefois (comme au Nord du cap des Vierges) à des grès fins, lamellaires, spongieux). Les falaises de la baie Saint-Sébastien (au Nord du cap de ce nom), hautes de :2oo pieds, sont composées de grès fins, disposés souvent en lits curvilignes, contenant des concrétions dures de grès calcaire, et des bancs de graviers. On trouve dans ces couches des fragments de bois, des pattes de crabes, des anatifes incrustés avec des corallines conservant encore en partie leur couleur, des fragments incomplets d'une phollade différente de toutes les espèces connues, et d'une Vénus très rapprochée, mais un peu différente par sa forme, de la V. lenticulariSf espèce vivante de la côte du Chili. On rencontre de nombreuses feuilles d'arbres entre les lamelles du grès spongieux; elles appartiennent, comme j'en ai été informé par le D"" J.-D. Hooker (*), à trois espèces de bouleaux à feuilles caduques, différentes des deux espèces qui constituent la plupart des arbres de cette terre boisée.
» D'après ces observations, il est difficile de conjecturer si nous voyons ici la partie inférieure de la grande formation patagonienne ou quelque autre dépôt plus tardif. »