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surfacer^ qui feraient Yapoint nécessaire à Texhaussement des eaux du golfe et à la formation du gulf stream * .
Les écoulements, que j'ai signalés autour du golfe du Mexique, n'y sont point connus encore en nombre assez considérable pour résoudre de tels problèmes ; mais combien d'autres ne peuvent-ils pas y être découverts , quand leur recherche sera devenue un but scientifique spécial ! En attendant ce résultat , n'oublions pas les écoulements semblables reconnus sur les bords de la Méditerranée , et l'hypothèse qu'ils ont suggérée à Tamiral Smyth dans son savant ouvrage sur cette mer. Les sources d'eau douce , surgissant au milieu des eaux salées du littoral , y ont été parfaitement remarquées par l'auteur. Ainsi , dans le golfe de la Spezzia , dans les ports de Syracuse et de Tarente , en Grèce surtout et ensuite en Syrie , ces sources sont signalées comme ajoutant aux fleuves superficiels des écoulements souterrains, dont on a beaucoup trop négligé l'importance. Contredisant alors la vieille opinion que la Méditerranée reçoit peu d'eau de ses affluents , l'amiral soulève un des plus graves problèmes de l'hydrologie.
« Il se peut bien , dit-il , que , sans les constantes additions reçues par •les détroits de Gibraltar et de la Mer Noire , la Méditerranée ne rece-
1 Voici encore un problème dont l'hydrologie sous-marine me semble donner la clef:
M. D*Ârchiac, dans sa belle Histoire des progrès de la. géologie^ parlant de l'espace où les matières alluviales du Gange ont relevé le lit de TOcèan, mentionne une portion de mer de cinq ou six lieues de long, sur trois ou quatre de large, où le fond n'a jamais été atteint. «; C'est le trou sans fond des 9 cartes; anomalie remarquable, dit-il, qui n'a pas encore reçu d*explication satisfaisante, n Qu'on se rappelle pourtant ce qui a été dit des courants souterrains et sous-marins propres à chaque vallée , et Ton reconnaîtra que ceux débouchant de la vallée du Gange dans l'Océan-Indien peuvent très-bien être capables d'entraîner les sondes ; ce qui empêcherait de sonder certains parages soumis à leur action directe, entre autres celui précité. Le salomètre aurait du moins permis d'y reconnaître la présence des eaux douces ou saumâtres. {Histoire des progrès de la géologie ^ T. i»»", p. 342, par M. le vicomte D*Archiac, citant la Géologie et minéralogie du voyage de la Bonite^ p. 324, par E. Chevalier.)
En attendant que l'hydrologie explique tant de phénomènes sous-marins, et les fasse d'abord vérifier et coordonner, il en est un que je ne puis omettre ici.
« L*île Baharen (dans le golfe Persique) n'a qu'une eau malsaine et salée, et ceux qui ne peuvent » s'en contenter, en envoient prendre au fond de la mer à une lieue du rivage. Deux hommes plon- »gent avec des vases bien bouchés attachés à leur ceinture; arrivés au fond, ils débouchent et » emplissent les vases, puis les rebouchent et montent : l'eau se trouve fort bonne et douce; elle » Test jusqu'à deux ou trois pieds du fonH. » ( Extrait du Voyage de Gemelli Carreri , dans la Collection abrégée des Yoyages autour du monde ^ par F.B...1, T. UI, p. 219. Paris, 1808.)