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selon qu'il y avait une ou plusieurs sources sédimentaires , et qu'elle étaient intermittentes , périodiques ou continues.
C'est celte distinction essentielle et trop oubliée que l'hydrologie mettra dans tout son jour, non-seulement pour les terrains modernes , mais aussi pour ceux qui les ont précédés. D'où l'on \oit , par ce premier exemples combien cette science doit faciliter l'étude des anciens âges du globe et concourir aux progrès de la géologie proprement dite.
La distinction des buttes formées par dénudation , de celles produites par les dépôts des sources sédimentaires , ne permettra plus d'abord de confondre l'influence des eaux superficielles avec celle des eaux souterraines , l'une et l'autre devant très-bien se reconnaître à ses propres œuvres. Tout porte ensuite à croire que ces deux influences ont dû constamment se maintenir dans les mêmes rapports , soit entre elles , soit avec les phénomènes généraux de la précipitation et de la distribution des pluies ; d'où il résulterait que , connaissant bien les rapports actuels entre les écoulements superficiels et les écoulements souterrains , nous connaîtrions par là même leur corrélation durant les âges antérieurs. Durant la période diluvienne , par exemple , les fleuves étaient autrement larges et impétueux que ceux de nos jours. Les éléphants , les rhinocéros , le gigantesque mégathérium qui en habitaient les rives , y trouvaient une végétation proportionnée à leurs besoins alimentaires. Le règne animal et le règne végétal se conformaient , sur une échelle colossale , aux conditions de l'atmosphère et des eaux pluviales de cette période. Or, voudrait-on par hasard excepter de cette loi les eaux d'infiltration , et , les supposant sans corrélation avec celles de la surface , admettre une infériorité d'importance pour les seuls écoulements souterrains ? Rien ne serait moins fondé pour une période , où les grandes commotions volcaniques étaient plus récentes, sinon contemporaines; où les crevasses béantes du sol n'avaient eu le temps ni de se boucher ni de s'amoindrir, et où l'air plus chaud et plus chargé d'acide carbonique augmentait et accélérait d'autant l'action dissolvante des eaux. En un mot , quand les actions physique , chimique et mécanique , se réunissaient pour accroître le rôle des eaux souterraines , voudrait-on prétendre que ce rôle n'en avait reçu aucun accroissement , et que les effets n'en étaient point pro-