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ment utiles ou même indispensables , y devient bientôt impropre à la culture.
C'est précisément le cas du sol des Pinières , qui suffit à peine à une récolte par Timpuissance où sont les plantes d'y puiser et digérer toujours la même alimentation minérale. La variété des aliments leur est absolument nécessaire ; mais si elles n'y trouvent le plus souvent que l'élément siliceux, comment ne s'épuiseraient- elles pas à cette digestion uniforme ? Elles périraient de même sur un terrain qui ne contiendrait que l'élément calcaire ; car il leur faut l'un et l'autre élément , et bien d'autres encore , dont les grandes alluvions se trouvent toujours abondamment pourvues.
Ces derniers terrains, si différents des précédents, ne sont, en effet, qu'un mélange infini d'autres matières minérales provenant d'anciennes roches , et outre le sable ou la chaux , contenant du mica , feldspath , sulfate de chaux, alumine, oxyde de fer, etc., auxquels viennent s'ajouter les débris lacustres ou marins. Cette dernière qualité des terrains tertiaires est celle qui se rencontre dans les bluffs du Mississipi et ceux de la Rivière Rou{i;e : inutile de faire remarquer combien elle l'emporte en fertilité sur le pauvre et invariable sol des Pinières. Quand donc on va s'établir dans celles-ci , il importerait d'examiner si leur élément siliceux, quand celui-ci domine trop exclusivement, trouvera dans le voisinage ses correctifs , et si le chaulage ou l'argilage y est praticable sans trop de frais. Parfois aussi on rencontre dans les coulées des Pinières des glaizes ou licks, dont les argiles salées seraient les meilleurs amendements des terres circonvoisines. Ce sont de vraies mines d'engrais ; pourtant je n'ai jamais vu qu'on y eût recours. N'importerait-il pas, enfin, de connaître la nature précise de ces sols de Pinières? Tous ne sont pas siliceux ; il en est d'argileux , de calcaires , de magnésiens ; et pour savoir le meilleur parti à tirer de chaque espèce , il faudrait d'abord les bien distinguer. Aussi leur classification sur la carte d'un pays serait-elle un véritable service à rendre à l'agriculture.
J'en dirai autant des terres marécageuses qu'il faut bien distinguer entre elles, ('elles où les eaux douces stagnantes engendrent les tourbes sont par là même rendues impropres à la culture, à moins de puissants