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PIERRES DE CONSTRUCTION

fort durs et divisés en l)ancs assez minces ; ils sont alors avantageusement exploités pour le dallage ; quand ils sont marneux, ils peuvent donner des chaux hydrauliques. A Paris même et dans ses environs, surtout dans l'Oise , autour de Creil , de Saint-Leu et de Chantilly on exploite sur une vaste échelle des calcaires tertiaires. Les ouvriers en distinguent plusieurs variétés qui sont propres à tel ou tel usage et qu'ils désignent sous les noms particuliers de liais, cliquart, banc-franc, pierre de roche, lambourdes, etc. Elles font partie de l'étage connu sous la dénomination de calcaire grossier parisien.

Les calcaires d'eau douce généralement siliceux que renferment les formations tertiaires sont souvent susceptibles par leur compacité de recevoir les détails les plus fins de la moulure; aussi sont-ils employés pour la construction des monuments importants. L'Arc-de- Triomphe de l'Étoile, le pont de l'École militaire ont été construits avec le calcaire d'eau douce de Chateau- Landon, près de Nemours.

Les formations miocènes renferment dans le midi de la France à Saint-Paul-Trois-Châteaux, près d'Aix, et à Fontvielle, près d'Arles, un calcaire coquiller qui founit d'excellentes pierres de taille dont Marseille et Lyon font une grande consommation et que l'on transporte môme en Afrique . En Toscane, l'étage tertiaire supérieur est couronné par un calcaire coquiller, nommé panrhina par les Italiens, qui possède les mêmes quali-

lot GÉOLOGIE ET ARCHITECTURE.

tés que la pierre de Fontvielle et sert aux mômes usages.

Enfin, on emploie, en plusieurs lieux, les dépôts calcaires ou tufs qui se rattachent aux formations les plus modernes, il en est d'excellente qualité. On peut citer principalement le travertin commun en Italie et avec lequel ont été élevés à Rome tous les temples antiques et la plupart des monuments modernes. C'est une pierre blanche ou jaunâtre dont il existe de vastes carrières auprès de Tivoli et dans différentes parties de la Toscane .

C'est à côté du calcaire proprement dit que nous devons mentionner la dolomie qui n'en diffère que par la présence d'une notable .quantité de magnésie. Cette roche appartient à toutes les formations sédimentaires. On commence à la rencontrer dans les terrains palœozoïques des Pyrénées; elle existe en masses considérables dans le terrain permien de l'Allemagne centrale ainsi que de l'Angleterre; dans le terrain triasique et surtout dans l'étage des marnes irisées, elle forme à des niveaux différents des masses régulièrement stratifiées qui alternent avecdu sel gemme, des argiles et du gypse. On la rencontre en couches continues sur de grandes étendues séparées par des couches de calcaire et d'argile à la partie inférieure du lias du sud et du sudouest de la France, notamment dans les départements de la Dordogne, de la Corrèze, du Lot, de l'Aveyron, du Tarn et de l'Hérault. Près Montbron (Charente), elle

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se montre dans l'étage jurassique inférieur; dans une grande partie de la Provence et sur quelques points du Jura les calcaires portlandiens passent à la dolomie. Enfin on cite la roche qui nous occupe dans la formation néocomienne. Non-seulement les dolomiessont bonnes pour les constructions mais certaines d'entre elles sont de vrais marbres applicables à la décoration et même à la sculpture .

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