U» MATERIAUX A POLIR
On détache quelques fragments deréchantillon soumis à l'examen, et on le brise dans un mortier d'Abich au moyen de deux ou trois coups de marteau; ensuite on jette le contenu du mortier dans un tamis de crin ayant, par exemple, 900 trous par centimètre
FiG. 60. — Polissage du diamant le Ko-hi-noor à l'aide d'une meule enduite d'égrisée.
carré : ce qui passe à travers le tamis est recueilli, et le reste est remis dans le mortier, cassé et tamisé encore, et ainsi de suite jusqu'à l'épuisement de l'émeri.
Ainsi pulvérisé et bien mêlé, l'émeri est pesé et soumis à l'épreuve suivante. On pèse une lame de verre ronde ayant environ iO centimètres de diamètre et on y place l'émeri par très-petites doses à la fois , On le
PIEREES A REPASSER. 209
frotte avec le fond d'un mortier d'agathe. On enlève L'émeri de temps en temps avec une petite brosse ou une barbe de plume, et quand tout a passé une fois sur le verre, on le recueille sur du papier pour recommencer la même opération qui est répétée deux ou trois fois. Le verre est pesé encore et soumis de nouveau au frottement avec le môme émeri qui commence à devenir impalpable. On continue ainsi jusqu'à ce que la pesée indique que l'émeri a cessé d'user le verre. La perte du poids du verre, sous l'action de divers émeris, donne une idée exacte de leur dureté effective comparée ; et en prenant pour unité un corps déterminé, par exemple le saphir bleu de Ceylan, on pourra exprimer ces duretés en chiffres.
Diamant. — Le diamant, que nous ne décrivons pas ici, ayant à y revenir plus loin, est employé en poudre, sous le nomd'égrisée, pour le polissage des substances les plus dures. L'égrisée est la seule substance assez dure pour tailler et polir les diamants (fig. 60).